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Better in the Morning - Hestia :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
Thalia Carrow
Thalia Carrow
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Lumos
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Thalia Carrow
Dim 7 Avr - 17:47
Better in the Morning
Thalia & Hestia

« It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night. »
Après avoir essayé de noyer Eljas, je m’étais sentie beaucoup plus légère. Ça n’avait pas tout réglé, il ne fallait le croire. Sur le coup, voir le Serpentard faible et à ma merci avait été grisant. Je reprenais le contrôle des événements, je montrais au garçon que je n’étais pas faible, que je pouvais faire mieux que lui, que je valais plus que lui et que je ne me laisserais plus jamais faire par un sorcier comme lui. Le seul problème dans tout ça était qu’il n’avait absolument pas eu conscience que c’était moi qui l’avait entrainé à l’eau. C’était autant un avantage qu’un désavantage. Il ne pourra jamais me dénoncer, il n’aurait aucun souvenir de ce qui s’était passé. La seule chose qu’il allait savoir, c’était qu’il s’était réveillé un milieu du Lac Noir, seul au milieu de la nuit. Il allait probablement se douter qu’il s’était fait avoir. Après tout, c’était un hibou anonyme qui l’avait emmené près de l’eau. Quelqu’un l’avait attiré là, quelqu’un lui en voulait. La question qu’il aurait à se poser était de savoir qui était responsable. Il y avait tellement de gens qui voulaient sa tête dans le château que prendre une décision à ce sujet serait difficile. Adèle, Ezechiel, moi et probablement un paquet d’autres filles qui n’en pouvaient plus de se faire traiter comme des pièces de viande. Rien ne pouvait m’indiquer moi personnellement, j’étais dans l’ombre.

Je n’étais pas complètement satisfaite à cause de ça, mais c’était mieux ainsi. Je ne pouvais pas me permettre d’avoir des problèmes à cause de ce que je pouvais faire. L’école me laissait de la liberté pour que je puisse vivre ma scolarité normalement tout en utilisant le lac, je ne devais pas trahir leur confiance. J’allais probablement tout perdre s’ils finissaient par savoir ce que j’avais fait. J’avais abusé de mes pouvoirs particuliers après tout. Je touchais du bois pour que ça reste ainsi et je me cherchais une autre occasion pour le confronter, face à face. J’espérais pouvoir le faire, mais je ne savais pas si j’allais y arriver. Le temps me le dirait. J’espérais y arriver, mais je doutais un peu. Je réfléchissais à tout ça quand j’ai croisé Adèle dans un couloir et elle semblait assez contente de me voir, bien qu’elle avait aussi l’air soucieuse, les sourcils froncés et les traits fatigués. Je me suis dirigée vers elle, curieuse.

«Ça va Adèle ? T’es pâle un peu.»

«Salut, je te cherchais. Écoute faudrait que tu ailles à l’infirmerie, Hestia est mal en point elle s’est pétée le bras cette nuit...»

«Je...ok merci»

Je n’ai pas posé de questions même si j’en avais plein la tête. Je voulais voir ma soeur et j’ai réfléchi à toute vitesse en me rendant à son chevet. Elle s’était pétée le bras en pleine nuit ? Comment avait-elle fait son compte ? Était-elle tombée dans des escaliers ? Quelqu’un l’avait poussée ? Qu’est-ce qu’elle faisait en dehors de son dortoire en pleine nuit ? Elle avait droit, ce n’était pas la question, mais pour en arriver à avoir un bras cassé il faut qu’il se soit passé quelque chose de particulier. Et puis à voir la tête de la blonde, elle avait dû être avec ma soeur. Elle avait des cernes sous les yeux et elle était encore plus pâle que d’habitude. Ce n’était pas grand chose, par contre, c’était assez pour que je me demande ce qui s’était passé pour qu’elles finissent dans cet état toutes les deux.

J’ai galopé dans les couloirs pendant quelques minutes jusqu’à ce que j’arrive enfin à l’infirmerie. J’ai pris le temps de reprendre mon souffle après mon jogging jusqu’aux portes et je suis entrée calmement. Oui j’étais inquiète, mais il ne fallait pas trop en faire non plus. On s’était occupé d’elle après tout, elle était entre de bonnes mains. Il ne lui restait plus qu’à se reposer jusqu’à temps que ces os se soient ressoudés. À la fin de la journée ça devrait être bon normalement. J’ai marché dans l’infirmerie, regardant derrière tous les paravents pour essayer de trouver ma soeur. Vers le milieu de la pièce, je suis finalement arrivée près d’elle. Elle était réveillée et semblait plutôt ennuyée. Je me suis approchée de son lit, soucieuse, et je suis restée debout.

«Salut...j’ai croisé Adèle dans le couloir et elle m’a dit que tu étais blessée. Comment tu vas ?»
(c) DΛNDELION



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Hestia Carrow
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Serpentard
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Lumos
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Hestia Carrow
Dim 14 Avr - 23:55
Better in the morning


Thalia ◊ Hestia

It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night


 

Si la balade dans les bois d’Adèle et Hestia avait finalement été loin de la promenade de santé initialement prévue, le retour jusqu’à l’hôtel particulier de l’université n’avait pas été davantage une partie de plaisir, loin de là. Jamais la traversée du parc n’avait semblée aussi longue à Hestia. Comme si le chemin jusqu’au château s’était amusé à se rallonger peu à peu pour faire payer aux deux étudiantes leur imprudence. Pendant ce qui lui avait semblé des kilomètres, Hestia n’avait pas réussi à se défaire de la terrible impression que le loup était toujours à leur trousse, prêt à les débusquer pour achever la chasse qu’il avait commencé un peu plus tôt. Même si, la bête ne les avait pas rattrapé, la peur qui tordait l’estomac de la Serpentarde n’avait commencé à refluer qu’une fois qu’elles avaient atteint le château. Peu à peu, elle avait retrouvé son calme et la maitrise de ses émotions, la nuit avait été terrible mais les conséquences auraient pu être bien pires. Adèle s’en sortait avec quelques égratignures et une sacrée frayeur, Hestia avait été moins chanceuse, sa rencontre brutale avec le loup garou lui avait valu un bras cassé mais au moins elle avait évité de sentir les crocs de la bête s’enfoncer dans sa chair, même si elle était consciente que tout s’était joué à quelques secondes. Pour sa part elle ne comptait pas se plaindre, un bras cassé n’était pas cher payé pour une rencontre avec un loup garou enragé. Si la Carrow avait été soulagée de remettre enfin les pieds dans l’enceinte de l’école, son réconfort n’avait été que de courte durée. Elle comprit une fois devant les cheminées installées pour rejoindre l’université que son calvaire n’était pas terminé. Si son bras l’avait élancé à chaque pas qu’elle avait fait pour rejoindre Poudlard, passer par la poudre de cheminette fut une épreuve bien plus difficile pour Hestia. La brune eut beau serrer les dents, elle avait atterrie difficilement sur le sol de l’université, aveuglée par une nouvelle vague de douleur qui lui donnait la nette impression que son bras avait été cassé une seconde fois. C’était Adèle qui l’avait empêché de rencontrer le sol une nouvelle fois et c’était épuisées moralement et physiquement qu’elles avaient rejoint l’infirmerie.

Au milieu de tout ce chaos, les deux vertes n’avaient pas pris le temps de réfléchir à l’excuse qu’elles allaient donner à l’infirmier. Clairement, lui annoncer de but en blanc qu’elles s’étaient rendues dans la forêt interdite au beau milieu d’une nuit de pleine lune et qu’elles avaient été poursuivies par un loup garou était hors de question. Hestia n’osait même pas imaginer les répercussions si cette histoire venait à se savoir. Au-delà des problèmes qu’elle aurait avec l’école c’était la réaction de ses parents qui l’inquiétait le plus, ils ne manqueraient pas d’être mis au courant et alors elle pourrait dire adieu aux brins de liberté auxquels elle se raccrochait quand elle se trouvait à l’université. Elle n’avait pas eu le temps d’en parler avec Adèle, et avait de toute façon l’esprit bien trop occupé par la douleur qui pulsait dans tout son bras gauche, mais elle savait que son amie partageait son avis. La française aussi risquait gros si la nouvelle de leur escapade se répandait dans les couloirs. Dire la vérité n’était pas une option. Aucune d’entre elles n’avait été mordue ou griffée par le loup alors rien ne les obligeait à dévoiler ce qu’elles venaient de vivre, elles avaient eu assez de problèmes comme ça pour la nuit, nul besoin de s’en rajouter. Elles s’en tinrent donc à un mensonge un peu bancal inventé à la dernière minute sans même se concerter, mais dans lequel elles mirent toute leur conviction. L’infirmier eut beau leur poser des dizaines de questions, elles ne dévièrent pas de leur version de l’histoire et même s’il paraissait perplexe il finit par se résigner. Au moins les talents de menteuse d’Hestia servaient à autre chose qu’à passer pour la petite sang-pur parfaite que ses parents exigeaient qu’elle soit lorsqu’ils donnaient des soirées huppées affreusement ennuyeuses. Pour une fois elle pouvait remercier son éducation, ce n’était pas très glorieux de mentir de manière aussi éhontée à quelqu’un qui voulait les aider, mais au moins ça leur avait permis de s’éviter des ennuis. Elles en avaient bien eu assez pour la nuit.

Quand Adèle avait fini par quitter l’infirmerie pour rejoindre leur salle commune, Hestia s’était senti étrangement seule. Après ce qu’elles venaient de vivre elle se sentait encore plus proche de la française, ce n’était pas le genre d’aventure qui arrivait tous les jours mais c’était clairement de celles qui rapprochaient. Pas un instant les deux Serpentardes ne s’étaient laissé tomber, malgré les difficultés et la peur, sous la pression elles auraient pu s’irriter mutuellement et finir par s’acagner, surtout quand on connaissait leurs caractères. Mais non, elles s’étaient accrochées l’une à l’autre et Hestia savait que leur amitié n’en serait que renforcée. Bon peut-être qu’elles n’auraient pas eu besoin de se faire courser par un loup garou en furie pour sceller définitivement leur amitié, mais il était trop tard pour ça. Peut-être que d’ici quelques mois elles pourraient se souvenir de cette aventure en riant et en se moquant de leur inconscience mais pour le moment c’était bien trop tôt. Hestia avait donc laissé partir la blonde avec une pointe de regret. Sans protester, la verte avait suivi les directives de l’infirmier qui ne cachait pas son irritation de s’être fait réveiller au milieu de la nuit par les deux Serpentardes. Hestia lui avait donc obéi sans rien dire, troquant ses vêtements sales et humides pour ceux de l’infirmerie et laissant le sorcier mettre son bras en écharpe sans laisser échapper d’autres sons que des grognements de douleur à chaque mouvement qu’il imprimait à son bras blessé. Comme elle s’y attendait la potion pour ressouder les os qu’il lui fit avaler avait un goût affreux -un jour il allait vraiment falloir qu’elle se penche sur l’invention de potions aux gouts meilleurs comme elle l’avait dit à Miss O’Hara- mais elle ne fit aucun commentaire. Elle était trop épuisée pour se plaindre de toute façon. Et puis ce n’était pas comme si elle avait le choix, ce combat-là était perdu de toute façon alors autant l’accepter tout de suite, elle trouverait le repos plus vite.

Sauf que le repos elle eut bien du mal à le trouver. Ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait, elle se sentait terriblement fatiguée, aussi bien physiquement que psychologiquement, se faire poursuivre par un loup garou ça laissait quelques traces. Seulement dès que la potion se mit à faire effet elle comprit que trouver le sommeil serait impossible. Ça avait commencé par des légers picotements qui avaient tracés un sillon le long de son bras, partant de son épaule pour rejoindre le bout de ses doigts, si infimes qu’elle aurait pu ne pas les sentir si elle avait été endormie. Mais la sensation, plutôt agréable par rapport aux élancements que ses os brisés lui faisaient ressentir, s’était estompée assez vite, bien trop vite au goût de la Serpentard. Rapidement, une douleur vive s’était installée, pulsant en continu dans la chair de l’anglaise, lui donnant l’impression que sa peau était peu à peu chauffée à blanc. A part serrer les dents et espérer que les prochaines heures passent en un éclair, elle ne pouvait rien faire pour atténuer la souffrance. Alors bien sûr les heures s’étaient étirée et peu importe ce qu’elle faisait Hestia ne parvenait pas à occulter la douleur trop présente, trop envahissante. Elle avait alterné les phases de demi-sommeil agité et d’éveil confus. A un moment pendant la nuit les élancements s’étaient mués en des fourmillements désagréables qui lui donnaient l’impression que son bras s’engourdissait petit à petit, ce qui était sûrement la meilleure chose qu’elle pouvait souhaiter après tout ce qu’elle venait de subir. Quand le soleil vint enfin traverser les rideaux de l’infirmerie, la verte eu la désagréable impression de ne pas avoir fermé l’œil de la nuit. Alors que l’université se réveillait lentement elle laissa l’infirmier examiner une nouvelle fois son bras et soupira de soulagement quand il lui annonça qu’elle devrait en retrouver l’usage dans les heures à venir, avec un peu de chance elle pourrait quitter les lieux avant la fin de la matinée et tenter de mettre toute cette affreuse histoire derrière elle.

Assise dans son lit, Hestia venait de terminer de grignoter une part de brioche apportée sur un plateau déjeuner par un elfe de maison consciencieux et envisageait de plus en plus sérieusement de demander une tasse de café à l’infirmier quand elle entendit la porte de la pièce s’ouvrir et se refermer. Elle se redressa, à l’affut du moindre mouvement qui pourrait lui occuper l’esprit. La nuit avait été terriblement longue et elle se doutait que la matinée le serait tout autant si elle devait restée clouée dans ce lit sans bouger. Pour le coup elle aurait bien préféré devoir aller en cours. Elle fut surprise de voir sa sœur contourner les paravents installés autour de son lit. « Thalia ? » Souffla-t-elle, incapable de cacher son étonnement. Au milieu de la confusion et de la fatigue, les questions se mirent aussitôt à tournoyer dans l’esprit de la Serpentarde. Comment Thalia avait-elle su où la trouver ? Pourquoi avait-elle cet air si soucieux de peint sur le visage alors que cela faisait des mois qu’elles ne s’étaient pas parlées ? Heureusement, ces interrogations, Hestia n’eut pas besoin de les formuler à voix haute. « Salut... J’ai croisé Adèle dans le couloir et elle m’a dit que tu étais blessée. Comment tu vas ? » La verte retint un soupir. Elle savait qu’Adèle n’avait pas pensé à mal mais il allait peut-être falloir qu’elle ait une discussion avec son amie pour lui exposer ce qu’elle pouvait dire ou ne pas dire à sa sœur aînée -Oh Hestia si tu savais. Les relations entre les deux Carrow n’étaient toujours pas au beau fixe et la Serpentarde n’aimait pas se retrouver au pied du mur comme ça. Mince Adèle aurait quand même pu attendre avant d’informer la rouge de son passage à l’infirmerie, et depuis quand elles se connaissaient d’ailleurs ? Et était-ce Thalia qui avait été interrogé la française ou elle qui avait été la prévenir ? La logique lui échappait mais tant pis elle chercherait à comprendre plus tard. En attendant, Hestia n’était absolument pas prête à faire face à sa sœur, surtout dans un tel état. Elle passa sa main valide sur son visage, regrettant que par ce simple geste elle ne puisse pas apaiser ses traits tirés par la fatigue. « Hum... Ça va. C'est rien, c'est juste... » Elle jeta un bref coup d’œil chargé de reproche à son bras en écharpe. Comme si ça pouvait le faire guérir plus vite. « Juste une mauvaise chute. » Elle haussa vaguement les épaules mais s’arrêta aussitôt dans son mouvement quand son bras blessé protesta désagréablement. Oui bon, ce n’était pas tout à fait la vérité mais franchement elle ne pouvait pas non plus raconter à Thalia ce qu’il s’était vraiment passé. Et puis ce n’était pas vraiment un mensonge. Juste l’omission de l’énorme loup garou qui avait chassé les deux Serpentardes à travers les bois et qui lui avait sauté dessus, causant la fracture de son bras. Des détails sans importance. Si elles avaient été en meilleurs termes Hestia aurait pu songer à partager tout ça avec la lionne mais pas maintenant. Pas alors que ses sentiments envers sa sœur étaient encore si confus. « Qu'est-ce que tu fais ici ? » Demanda-t-elle doucement, sans la moindre brusquerie ou animosité. La dernière conversation que les sœurs Carrow avaient tenue n’avaient pas vraiment été des plus agréables, ni pour l’une ni pour l’autre. En fait ça avait même été particulièrement éprouvant pour Hestia qui s’était retrouvée submergée par les émotions qu’elle refoulait depuis la fuite de son aînée. Et aujourd’hui elle ne se sentait pas la force d’affronter une telle tempête de nouveau.

CODAGE PAR AMATIS



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Thalia Carrow
Mer 10 Juil - 21:28
Better in the Morning
Thalia & Hestia

« It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night. »
Je me tenais près du lit de ma soeur à l’infirmerie et j’essayais de calmer les battements de mon coeur. J’essayais de donner le change devant elle, de ne pas lui montrer que j’avais couru pour venir la voir. Notre relation n’était pas au beau fixe alors ça pourrait franchement se retourner contre moi. Peu importait ce que je faisais, rien n’allait pour Hestia. J’essayais de réparer ce qui était brisé et j’en faisais trop et je ne le méritais pas. Si je ne faisais rien, j’étais à peu près certaine qu’elle disait que je ne faisais rien et que j’étais ingrate de la repousser autant. Mais au point où j’en étais, je commençais royalement à me foutre de ce qu’elle pensait. Elle était ma soeur et je l’aimais, peu importait tout le reste. Il fallait seulement qu’elle comprenne que je lui avais écris, que j’avais voulu prendre contact avec elle, mais que c’était probablement nos parents qui avaient intercepté les hiboux que je lui avais envoyés. Elle devait m’écouter. « Thalia ? »  Quand j’ai regardé ma petite soeur, je n’ai pas vu de colère, ce qui m’a énormément soulagée. C’était un pas dans la bonne direction après tout. Je me suis dis que ce n’était pas nécessairement le meilleur moment pour parler de nos problèmes communs, par contre, ça pouvait être une bonne idée de faire comme s’ils n’existaient pas. J’étais franchement inquiète pour Hestia. J’ai seulement hoché la tête quand elle a dit mon nom, confirmant comme une idiote que c’était bel et bien moi. Alors que j’expliquais ma présence dans l’infirmerie, j’ai vu les traits de ma cadette changer un peu. Ça ne semblait pas lui plaire que je parler avec sa meilleure amie. Elle était cloué à un lit, à quoi bon s’enfarger dans les fleurs du tapis. On s’en foutait de comment j’étais arrivée là, l’important était que j’y étais.  

J’ai regardé le visage de la brune au lit et j’ai vu qu’elle semblait très fatiguée. Ses traits étaient tirés et elle avait le teint gris et je devais avouer qu’elle avait le même genre de tête que moi avant d’aller à l’eau. Mon corps m’envoyait ce genre de signaux pour me dire que je devais aller me ressourcer à l’eau. J’étais toujours fatiguée et j’avais mal partout. Rien de bien amusant, je le jure. Une main est venue cacher le visage de la Serpentard quelques secondes avant qu’elle me réponde. « Hum... Ça va. C'est rien, c'est juste... » J’ai rapidement haussé un sourcil, qu’est-ce qu’elle allait essayer de me faire croire. C’est juste quoi ? Elle avait un bras immobilisé, en écharpe. Ce n’était pas rien non ? Ma soeur elle même semblait en vouloir à son bras, comme si c’était de sa faute à lui qu’il était blessé. Ma question était surtout : qu’avait-elle fait pour se ramasser dans cette posture ? « Juste une mauvaise chute. » Elle était tombée où ? Si j’avais eu des gallions à mettre là-dessus, j’aurais dit qu’elle était tombée dans les escaliers. Une poussée ou une marche de manquée était si vite arrivée. (If you know what I mean.) C’était probablement arrivée durant la nuit vu qu’elle avait passé la nuit à l’infirmerie et à voir sa tête, elle n’avait pas vraiment dormi. « Qu'est-ce que tu fais ici ? » Elle se foutait de ma gueule là. Qu'est-ce que je faisais là ? Elle voyait bien que j'apprenais la claquette, non ? Putain de tête de mule, elle pouvait me rendre folle quand elle le voulait. J'ai pris une grande inspiration pour ne pas dire de bêtise. Déjà qu’Hestia avait un caractère assez pesant, la fatigue et sa blessure ne devait pas la laisser dans le meilleur état pour avoir une conversation civilisée. J’ai regardé à ma droit pour voir une fenêtre au fond de l’infirmerie et surtout le soleil qui était fraîchement levé avant de reporter mon attention sur ma soeur.

«Bah, je suis venue voir comment tu allais...je viens de le dire non ? Adèle avait l’air d’être dans un sale état et je m’inquiétais...t’es ma soeur Hestia. T’as beau pas le vouloir, ça reste que c’est moi que tu as, personne d’autre pour prendre ma place.»

Je me suis un peu emportée vers la fin de ma réponse, j’ai donc pris une grande inspiration et j’ai mis mes mains sur mes hanches au lieu de gesticuler comme la stressée que j’étais savait le faire si bien.

«Pour être dans cet état, t’es sûrement pas seulement tombée de ton lit. T’as fais quoi ?»

Les traits de mon visage se sont adoucis un peu, laissant place à une inquiétude assez maternelle. J’aimais ma soeur et je voulais le meilleur pour elle, rien de moins. Ce que j’espérais, ce que je voulais vraiment, c’était que le meilleur implique que je sois dans sa vie et que nos parents n’y soient pas. Rien n’était perdu, je l’espérais en tout cas.
(c) DΛNDELION



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Hestia Carrow
Jeu 18 Juil - 23:42
Better in the morning


Thalia ◊ Hestia

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Ce n’était pas la première fois que Hestia se retrouvait à devoir passer la nuit à l’infirmerie. En fait, la Serpentarde avait même renoncé à en tenir le compte, au bout d’un moment ça perdait son sens, et au fond ça n’avait pas grand-chose de drôle. Mais ce qui était souvent particulièrement exceptionnel pour les autres élèves de Poudlard, ne l’était plus vraiment pour elle. Elle n’irait pas jusqu’à dire que c’était devenu une habitude ou que c’était normal à ses yeux de se retrouver là pour la nuit, mais ce n’était plus véritablement insolite. La plupart des autres étudiants pouvaient compter sur les doigts de la main leurs passages à l’infirmerie, surtout pour une aussi longue période, pas elle. Hestia avait renoncé à ce petit privilège le jour où elle s’était présentée aux sélections de l’équipe de Quidditch de Serpentard et qu’elle avait annoncé qu’elle souhaitait devenir batteuse. A partir de ce moment-là elle avait fait connaissance avec l’infirmerie de l’école et n’avait pas manqué de lui rester fidèle au fil des ans. Il fallait dire qu’être batteuse n’était pas sans risques, loin de là, elle occupait certainement le poste le plus dangereux de l’équipe et, si elle n’avait pas le courage des Gryffondors, elle n’était pas non plus du genre à fuir face à la première difficulté. Jouer avec prudence ce n’était pas pour elle, et ce n’était d’ailleurs pas le but du Quidditch. Les coups, chutes et blessures faisaient partis intégrante de son poste et rien de tout ça ne lui faisait peur. Alors oui, elle aurait presque pu avoir un lit à son nom au sein de l’infirmerie, surtout que, comme le démontrait cette balade imprudente, il n’y avait pas que sur un terrain de Quidditch que Hestia prenait des risques inconsidérés. Son impulsivité et son caractère froid, mais fort, la mettaient souvent dans des situations hasardeuses, et si pour s’en sortir elle devait compter sur ses poings alors elle n’hésitait jamais. Au fond, se retrouver à l’infirmerie, une fois de plus, n’avait rien de vraiment exceptionnel pour elle, même si elle s’en serait bien passée, ça allait de soi.

Ce qui était exceptionnel, en revanche, c’était la présence de sa sœur à ses côtés. Après deux ans de silence et des retrouvailles particulièrement épineuses, Hestia ne s’était pas attendue à trouver Thalia à son chevet. Après tant de temps on aurait pu imaginer que les retrouvailles auraient été émouvantes et chaleureuses, mais ça n’avait pas été le cas. Il y avait eu trop de temps, trop de rancune et de douleur. La Serpentarde était trop rancunière pour pouvoir effacer tout ça en un instant, même si c’était sa sœur qui était à l’origine du problème, surtout si c’était elle en fait. Elle ne parvenait pas à faire table rase du passé, tout oublier et repartir de zéro était inconcevable à ses yeux. Thalia lui avait fait du mal, l’ignorer reviendrait à tout pardonner, à lui laisser l’opportunité de recommencer, et ça Hestia en était incapable. Alors non, leurs retrouvailles n’avaient été ni larmoyantes ni affectueuses. En fait, elles avaient été tendues et pleines de sentiments négatifs qui menaçaient d’exploser. L’absence de Thalia, son silence -qu’il ait été imposé ou non- avaient fait des dégâts, elles ne pouvaient l’ignorer. Et aujourd’hui c’était sa présence qui posait question. Après qu’elle ait déversé sur elle sa hargne et sa rancune, après qu’elle lui ait affirmé qu’elles étaient des inconnues l’une pour l’autre désormais, après de nouveaux mois de silence, Thalia se trouvait tout de même là, au pied de son lit. Hestia ne parvenait pas à saisir le sens de son comportement et ni la sensation désagréable dans son bras cassé, ni la fatigue ne l’aidaient à réfléchir correctement. « Bah, je suis venue voir comment tu allais... je viens de le dire non ? Adèle avait l’air d’être dans un sale état et je m’inquiétais... t’es ma sœur Hestia. T’as beau pas le vouloir, ça reste que c’est moi que tu as, personne d’autre pour prendre ma place. » Hestia se redressa un peu plus dans son lit, les traits figés face à la réponse de son aînée. Et à son audace. Son ton ne manqua pas de la hérisser, peu importe les raisons de la présence de Thalia, il suffit à la mettre sur la défensive. Elle interprétait ses derniers mots comme une preuve d’autorité, comme si la rouge voulait lui imposer sa présence dans sa vie après l’avoir quitté pendant des années. Si elle ne s’était pas sentie si éreintée, Hestia aurait peut être laissé échapper une exclamation amusée face à la l’ironie de la situation. Elle se contenta d’adresser un long regard détaché à la Gryffondor. « C'est pas l'impression que tu m'as donné quand t'es partie. » Lâcha-t-elle calmement d’une voix encore teintée par la froideur et la rancune. Thalia voulait se la jouer grande sœur qui assoit sa position d’ainée ? Ce n’était pas aussi simple. Ce n’était pas un rôle qu’elle pouvait choisir d’endosser quand ça lui chantait. Cette place, elle l’avait abandonné pendant deux longues années, elle ne pouvait pas revenir comme ça et la réclamer de nouveau comme si rien ne s’était passé. Thalia avait raison, il n’y avait personne d’autre pour prendre sa place, et c’était sûrement ça le pire. Parce que le jour où elle était partie elle avait laissé un vide béant dans la poitrine de sa petite sœur. Mais cette place, ce n’était pas en s’imposant qu’elle parviendrait à la regagner. Elles étaient sœurs, mais encore fallait-il que ce mot veuille dire quelque chose pour elles.

La verte soupira doucement, elle n’avait ni l’envie, ni la force de se lancer dans un nouveau bras de fer avec Thalia, mais elle ne pouvait s’empêcher de réagir à ses paroles, ça réveillait en elle des sentiments trop difficiles à contenir. Se réfugiant dans le silence, elle observa son ainée poser ses mains sur ses hanches. En guise de nouveau geste autoritaire ou pour s’empêcher de gesticuler dans tous les sens, la brune n’aurait su le dire. « Pour être dans cet état, t’es sûrement pas seulement tombée de ton lit. T’as fais quoi ? »La première impulsion d’Hestia aurait été d’envoyer promener Thalia. Elle lui avait déjà dit qu’elle avait fait une mauvaise chute, elle n’avait pas besoin d’avoir plus de détails, surtout que ceux-ci ne manqueraient pas de la pousser à lui mentir. La Carrow avait beau manier le mensonge à la perfection, elle n’avait pas non plus envie d’y avoir recourt avec Thalia, qu’elles soient en froid était une chose, mentir sciemment à son ainée en était une autre. Mais elle ne pouvait tout de même pas lui dire que son bras cassé était le résultat d’une rencontre avec un loup-garou. Lui affirmer que tout ça ne la regardait pas serait un bon moyen de contourner ce problème. Ce fut un éclat particulier dans le regard de la rouge qui la stoppèrent. Les mots s’évanouir dans sa gorge quand elle réalisa que ce qu’elle pouvait lire dans les prunelles de sa sœur n’était autre qu’une inquiétude sincère. Hestia se figea, un peu perdue face à cet air adouci et cette sollicitude qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps. Son cœur se serra un instant, par Merlin, sa sœur lui manquait tellement. Finalement, la verte prit une profonde inspiration. « Je me suis pris les pieds sur le chat d’une des filles de mon dortoir. » Commença-t-elle avec lenteur. Elle refoula au fond d’elle l’idée que cette excuse n’était pas la meilleure qu’elles auraient pu trouver, au moins elle était réaliste. Ce n’était pas la vérité et elle n’appréciait pas de devoir mentir à Thalia, mais elle ne pouvait pas lui révéler ce qu’il s’était vraiment passé. Du moins pas pour le moment. Au moins cette explication-là n’était pas complètement éloignée de la réalité, seulement ce n’était pas un chat qui l’avait fait chuter mais un lycanthrope bien décidé à avoir sa peau. La Serpentarde tenta de se convaincre que ce n’était pas vraiment un mensonge, juste une version légèrement modifiée de la vérité. « Cette sale bête s’est mise dans mes jambes au pire moment et m’a fait tomber. » reprit-elle en passant une main dans ses cheveux pour leur redonner un peu d’ordre. C’était la version qu’Adèle et elle avaient donné à l’infirmier quand elles étaient arrivées pendant la nuit et elle n’avait pas l’intention de s’en détourner. Si jamais Thalia croisait le sorcier en sortant au moins elle ne risquait pas de se trahir aussi bêtement. Sa rencontre avec le loup-garou n’avait pas eu d’autre conséquence que de lui filer la peur de sa vie, ce n’était pas la peine de tout dire. Et puis c’était vrai, une sale bête était à l’origine de tout ça.

Peut être que d’ici quelques jours Hestia s’en voudrait surtout à elle-même pour avoir été si inconsciente mais pour le moment elle en voulait au sorcier qui avait oublié de prendre sa potion. « Il mériterait de finir en descente de lit. » Grommela-t-elle à mi-voix. Est-ce qu’elle était sérieuse ? Parfaitement. La sale bête qui l’avait mise dans cet état ne méritait aucune clémence à ses yeux. Les droits des animaux, c’était bien la dernière chose que Hestia avait en tête après la nuit qu’elle venait de vivre. Tant pis pour l’animal qui l’avait poursuivi et envoyé directement à l’infirmerie, l’indulgence ce n’était pas son truc, surtout quand elle était passée à un cheveu d’une malédiction à vie, ou pire. Est-ce qu’elle serait capable de mettre sa menace à exécution ? C’était une chose bien différente. Parce que mine de rien, et malgré ce qu’elle affirmait, il ne s’agissait pas du chat intenable d’une colocataire mais bien d’un loup-garou enragé dont il était question. Et tout de suite ça rendait la tâche de la vengeance infiniment plus difficile. Un nouveau soupir s’échappa de ses lèvres. Aucune vengeance ne serait d’actualité, Hestia avait pris bien assez de risques comme ça, elle devait se contenter d’être heureuse d’en être sortie -presque- en un seul morceau. Pas la peine de chercher plus d’ennuis. D’ici quelques heures son bras serait soigné et elle pourrait sortir d’ici reprendre le cours de son existence. Elle jeta un coup d’œil à Thalia. « Tu n’es pas obligée de rester, je vais bien. » Souffla-t-elle finalement. Ça c’était l’entière vérité, elle allait bien, ou du moins elle irait bien dans quelques heures quand ses os cesseraient de la faire souffrir. Mais est-ce que elles, elles allaient bien ? Ça c’était une toute autre histoire.

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Thalia Carrow
Dim 8 Sep - 21:10
Better in the Morning
Thalia & Hestia

« It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night. »
Je me tenais près du lit de ma soeur et j’avais un sentiment de déjà vu. Ce n’était pas la première fois que je veillais Hestia comme ça. Elle s’était souvent blessée durant ses parties de Quidditch. Je n’avais jamais joué, alors j’allais autant l’encourager elle, que ma maison.Et à chaque fois qu’elle se prenait un cognard ou bien qu’elle recevait un coup de batte ou n’importe quoi d’autres, j’allais la voir à l’infirmerie et je la distrayais. Là, ce n’était pas aussi évident vu le froid qui s’était installé entre nous depuis mon départ de la maison. Malgré tout, je tenais tout de même à être là, près d’elle. J’étais mal à l’aise, je ne savais pas quoi lui dire, comment lui dire, sur quel pied danser. Tout était tellement plus compliqué après ces deux années passées au loin. J’aurais voulu pouvoir tout effacer d’un coup de baguette, lancer un oubliette pour pouvoir tout oublier et recommencer où nous avions tout laissé avant que je parte. Malheureusement, la vie ne fonctionnait pas comme ça. Elle était complexe, tendue et fragile. On allait devoir travailler sur notre relation, autant Hestia que moi. J’allais le faire, c’était certain. Hestia, par contre, je ne savais pas où elle se tenait. J’allais devoir attendre et voir ce qu’elle allait me montrer. Elle avait toutes les cartes en main, elle devait seulement décider lesquelles elle allait placer sur la table.

Alors que j’expliquais à Hestia pourquoi j’étais là, je l’ai vue essayer de se redresser dans son lit. Ce que je venais de lui dire ne semblait pas du tout lui faire plaisir. Son regard était loin et quand il tomba sur moi, je me suis sentie comme si j’était le dernier des verracrasses. « C'est pas l'impression que tu m'as donné quand t'es partie. » Sa voix était aussi froide que de la glace, j’aurais pu geler sur place tellement son indifférence me saisissait. J’ai baissé les yeux sur le sol, essayant de me donner une contenance. Je comprenais ce qu’elle me disait, mais je considérais que ce n’était pas juste. J’avais voulu garder le contact avec Hestia, je lui avais écris, deux à trois fois par semaine, mais je n’avais jamais eu de réponses. Ce n’était pas ma faute si mes parents avaient volé le courrier que j’envoyais. Ils ont tout filtré , rien n’a pu être lu par ma sœur. Elle pensait que je l’avais abandonnée, que je ne voulais rien avoir à faire avec elle, alors que c’était complètement faux. Je n’ai jamais voulu ça. J’avais voulu m’émanciper, j’avais voulu voler de mes propres ailes, m’enfuir de la cage que nos parents avaient mise sur nous. Au lieu de ça, j’avais brûler le seul pont que je voulais garder. J’avais voulu le sauver, mais au lieu de ça je l’avais poussé vers sa destruction.

J’ai préféré ne rien dire, sentant que ça ne donnerait rien du tout, mis à part de la bisbille et je n’avais franchement pas envie de me prendre la tête. Mains sur les hanches, j’analysais ma sœur sous toutes ses coutures. Je lui ai donc demandé ce qui s’était passé pour qu’elle se retrouve dans ce lit. Ce n’était pas une partie de Quidditch et vu l’état d’Adèle, pour que ce soit arrivé en pleine nuit, ça devait être autre chose. Après un long soupir, ma sœur a fini par me répondre et, bien que j’essayais de ne pas trop lui montrer, j’étais contente qu’elle le fasse. « Je me suis pris les pieds sur le chat d’une des filles de mon dortoir. Cette sale bête s’est mise dans mes jambes au pire moment et m’a fait tomber. Il mériterait de finir en descente de lit.» Mouais, j’y croyais pas trop, mais je ne savais pas trop si je devais la confronter directement. Pourquoi son amie aurait été dans cet état seulement pour une histoire de chat ? Il s’était peut-être débattu si Adèle avait essayé de le prendre... Pourquoi tout était toujours si compliqué ? J’ai lâché un petit rire avant de commencer à lui répondre, trouvant son commentaire sur le chat plutôt amusant.

« C’est bête comme accident...et Adèle a essayé de le ramasser ? C’est pour ça qu’elle a des égratignures sur les bras ? J’aurais cru que ça aurait été quelque chose de pire qui vous est arrivé. »

J’étais curieuse de savoir ce qui s’était vraiment passé, mais c’était peut-être bien la vérité. Je n’en savais rien et je ne le saurai probablement jamais. Je me suis assise sur le bord du lit, songeuse. « Tu n’es pas obligée de rester, je vais bien. » Un petit sourire est apparu au coin de mes lèvres, je reconnaissais bien là l’orgueil typique de ma famille. Tout va toujours pour le mieux, nous n’avons jamais besoin d’aide et tout est parfait dans le meilleur des mondes.

« Je sais, mais j’ai envie d’être là, si ça ne te dérange pas trop. Tu me manques Hestia et quand j’ai vu Adèle je me suis foutrement inquiétée. Je suis contente que tu n’aies que ça. J’aime pas...j’aime pas où on est. Je voudrais tout reprendre comme avant, mais je sais que ça ne se fait pas juste comme ça. Mais tu voudrais bien qu’on essaie ? »

J’avais commencé à parler doucement, mais plus j’avançais dans mon discours, plus je parlais vite et plus j’étais nerveuse. J’étais nerveuse et tout avait déboulé de ma bouche comme une avalanche incompréhensible.

(c) DΛNDELION



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'Cause I'm upset and you're outside and we're both stuck in our paradise. You're weightless hoping, I'm out just smoking


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Hestia Carrow
Ven 27 Sep - 19:44
Better in the morning


Thalia ◊ Hestia

It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night


 

C'était paradoxal comme la scène qui se déroulait en cet instant dans l'infirmerie pouvait à la fois sembler naturelle et à la fois complètement étrange aux yeux de Hestia. Voir Thalia à son chevet alors qu'elle se trouvait alitée à l'infirmerie n'avait pas grand chose d'inhabituel, elle devait bien en convenir. Joueuse de quidditch depuis de nombreuses années au poste le plus violent, la verte avait cessé depuis longtemps de compter le nombre d'heure qu'elle avait passé dans ce lieu, ou même le nombre de fois où elle s'y était réveillée alors que l'instant d'avant elle se trouvait encore sur son balai. La Serpentarde savait qu'à chaque fois, invariablement, sa sœur venait prendre place à ses côtés à un moment ou à un autre. C'était rapidement devenu une constante, une habitude entre les sœurs Carrow. Quand Hestia se trouvait alitée, Thalia ne tardait jamais à venir lui tenir compagnie. La verte ne s’était jamais posé plus de questions que ça sur ce comportement, c’était comme un rituel entre elles, c’était ainsi tout simplement et la cadette devait bien avouer que ça avait quelque chose de rassurant. Sa sœur avait toujours été là. Jusqu’au jour où ça n’avait plus été le cas. Tout avait été chamboulé, et pourtant en cet instant c’était comme si elles reprenaient ces places qui avaient toujours été les leurs, Hestia au fond d’un lit d’infirmerie et Thalia à ses côtés. Ça aurait presque pu être comme si rien ne s’était passé entre elles pendant ces deux ans, il aurait été presque trop facile de retomber dans le confort des habitudes passées. Sauf que ça n’était pas le cas. Deux années avaient passées sans que Thalia ne soit présente, que ce soit à l’infirmerie ou tout simplement dans la vie d’Hestia et c’était ce qui rendait la situation d’aujourd’hui si étrange. La force de l’habitude se confrontait de plein fouet avec cette réalité dans laquelle Thalia venait de refaire surface. C’était déstabilisant, même pour une sorcière, et surtout pour Hestia qui n’avait jamais été douée quand il s’agissait de gérer les sentiments que tout ça lui inspirait.

Pourtant Thalia était là, à ses côtés comme ça avait toujours été le cas avant son départ, et Hestia devait bien faire avec. Si elle avait été plus en forme elle aurait sûrement choisi de se lever et de partir pour ne pas avoir à faire face à sa sœur et surtout à tous les sentiments que sa présence lui inspiraient, mais elle était loin d’être en état de fuir la lionne. Après tout, les Serpentards n’étaient pas connus pour leur courage et la Carrow n’avait jamais tenté de faire mentir cette réputation. Elle préférait la fuite à l’affrontement, car à chaque fois qu’elle devait en arriver là, rien ne se terminait bien. Mais cette fois elle n’avait pas le choix, elle était bloquée dans ce lit avec la tête lourde et le bras douloureux et une Thalia qui avait bien l’air décidé à savoir ce qui avait mis la brune dans cet état. Même la pique de la plus jeune sur sa présence n'avait pas réussi à lui faire faire demi-tour, la rouge avait toujours été têtue, quand elle avait une idée en tête elle n'en démordait pas, un point commun qu'elle partageait avec sa sœur. Mais si auparavant, Hestia appréciait de voir ces petites choses qui la rapprochaient de son aînée, cette fois ce n'était pas à son avantage. Elle n'avait pas voulu répondre aux questions de Thalia, mais elle aurait préféré ne pas avoir à lui mentir, alors elle avait joué un instant avec la possibilité de l'envoyer balader avant qu'un éclat particulier dans les prunelles de la lionne ne fasse vaciller sa détermination. Ce fut l'inquiétude qu'elle y lut qui la fit changer d'avis. Elle sortit donc à Thalia la même excuse bancale qu'Adèle et elle avaient donnée à l'infirmier. Marcher sur un chat, ce n'était vraiment pas l'excuse du siècle, Hestia avait déjà fait bien mieux en matière de mensonge, mais elles n'avaient pas eu le temps de faire mieux et si elle était un peu ridicule, au moins ce n'était pas une explication trop tirée par les cheveux. Le petit rire qui s'échappa des lèvres de la Gryffondor prouva qu'elle n'était pas complètement dupe. « C’est bête comme accident...et Adèle a essayé de le ramasser ? C’est pour ça qu’elle a des égratignures sur les bras ? J’aurais cru que ça aurait été quelque chose de pire qui vous est arrivé. » Hestia pinça les lèvres en silence pour retenir un soupir. Thalia aurait pu lui dire "tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice" ça aurait été pareil. Elle aurait dû se douter que la rouge trouverait ses explications peu convaincantes, même elle était d'accord pour l'admettre. Mais ça ne servirait à rien de changer de version maintenant, surtout que  Thalia la connaissait bien et dans ce genre de situation ça ne tournait clairement pas à l'avantage de la Serpentarde. « Se faire marcher dessus n’a pas rendu cette salle bête très coopérative. » Lâcha Hestia avec lenteur, d'un ton qui montrait qu'elle voulait conclure là la conversation. Thalia avait raison, ce qui leur était arrivé était pire en réalité, mais ça elle n'avait pas besoin de le savoir. Du moins, pas pour le moment.

Maintenant que Thalia était rassurée sur son état, la Serpentarde s'était imaginé qu'elle ne s'attarderait pas. Après tout, leur relation n'était plus au beau fixe depuis bien longtemps et Hestia n'avait pas très bien accueillies les tentatives maladroites de la rouge pour reprendre une place dans sa vie. Vu la situation, la vipère avait du mal à voir pourquoi sa sœur voudrait rester, elle avait déjà fui sa famille une fois, Hestia n'aurait pas été étonnée qu'elle ait renoncé à elle. Sauf que Thalia n'avait pas l'air du même avis, puisqu'elle balaya les paroles de la verte en venant s'assoir sur son lit. La brune remua entre les draps, un peu gênée par cette soudaine proximité qu'elles n'avaient pas eue depuis des années. La verte lui avait dit qu'elle n'avait pas à rester près d'elle mais la lionne n'était apparemment pas d'accord. Voilà ce qu'il se passait quand deux sorcières têtues se trouvaient face à face. « Je sais, mais j’ai envie d’être là, si ça ne te dérange pas trop. Tu me manques Hestia et quand j’ai vu Adèle je me suis foutrement inquiétée. Je suis contente que tu n’aies que ça. J’aime pas...j’aime pas où on est. Je voudrais tout reprendre comme avant, mais je sais que ça ne se fait pas juste comme ça. Mais tu voudrais bien qu’on essaie ? » Sans un mot, Hestia baissa les yeux sur ses mains, à la fois pour éviter d'avoir à croiser les prunelles de son aînée mais aussi pour se donner l'illusion qu'elle pouvait ignorer le poids que son regard faisait peser sur elle. Néanmoins, elle ne pouvait pas faire comme si elle ne ressentait pas la nervosité de la lionne, elle transpirait par tous les pores de sa peau, jusque dans les mots qui se bousculaient sur ses lèvres. La rouge avait vraiment l’air de prendre tout ça très à cœur. La Serpentarde sentit son cœur se serrer douloureusement. Est-ce que la présence de Thalia la dérangeait ? Elle ne savait pas trop. Deux ans plus tôt, elle aurait tout donné pour retrouver sa sœur à ses côtés, mais désormais les années de silence avaient fait leur œuvre, compliquant tout. Hestia en voulait à sa sœur, elle lui avait fait du mal et elle ne l'oubliait pas, mais son absence aussi l'avait fait souffrir et maintenant qu'elle avait l'opportunité de la retrouver, avait-elle réellement le droit de la repousser les yeux fermés ? Elle avait attendu ce moment pendant si longtemps que la rancœur était finalement venue s'enraciner au manque, s'enchevêtrant à un tel point que la Serpentarde avait du mal à discerner les deux. Par Merlin, tout était si compliqué. Tout bouillonnait en elle, les émotions au fond elle savait les distinguer, elles savaient lesquelles venaient la torturer quand il s’agissait de Thalia. Mais la question la plus importante c'était laquelle viendrait prendre le pas sur toutes les autres. C'était sur cette réponse que viendrait se forger le futur des deux sœurs.

Alors Hestia prit le temps qui lui parut nécessaire. Tant pis si ça paraissait une torture à Thalia, la Serpentarde avait vécu ainsi pendant deux ans elle pourrait supporter quelques minutes de silence. Elle avait besoin de réfléchir, de faire le tri, de réellement analyser la situation, ce qu'elle avait refusé de faire jusqu'à présent. Elle avait été trop aveuglée par la rancune et la douleur, mais désormais plusieurs mois étaient passés, elle avait pu se faire à l'idée que son aînée était de retour, si ce n'était dans sa vie, au moins à Poudlard. Ça ne rendait pas les choses plus simples, loin de là en fait Hestia doutait de voir les choses se simplifier un jour, mais ça lui donnait le recul nécessaire pour ne plus laisser la hargne parler à sa place, ou du moins ne plus être la seule à pouvoir faire entendre sa voix. Et quand elle écartait la colère et la rancœur, son orgueil blessé et ses espoirs piétinés, elle voyait bien ce qu'il restait. « Tu m'as manqué aussi. » Souffla-t-elle doucement. C'était la vérité pure et simple. D'ailleurs, c'était encore le cas aujourd'hui, le cœur d'Hestia se serra à cette pensée mais elle ne parvint pas à la formuler à haute voix. Elle avait déjà été si blessée par Thalia, elle ne savait pas si elle pourrait se rendre un jour de nouveau vulnérable à ses côtés. Mais si elle acceptait de regarder la réalité en face alors elle voyait bien que le départ de sa sœur avait laissé un immense vide dans sa vie, mais aussi dans son cœur. Un trou béant qu'elle n'avait jamais réussi à combler, une blessure qui ne s'était jamais refermée. Sa grande sœur lui avait terriblement manqué, c'était toujours vrai aujourd'hui et c'était ce qui rendait la situation si douloureuse. « Je ne sais pas où on en est... Mais ça ne me plait pas non plus. » Avoua-t-elle à voix basse sans regarder la rouge. Ça aussi c'était la plus stricte vérité, elle avait beau en vouloir à sa sœur, nourrir un profond sentiment d'abandon et de rejet à son encontre, ça ne l'empêchait pas de souffrir. Si seulement il avait été aisé de tout reprendre à zéro, de faire table rase du passé pour repartir sur les bases solides qu'elles avaient construit pendant leur enfance. Mais Hestia ne savait pas si elle en serait capable, elle savait au moins une chose : rien n'était aussi simple. Elle aurait voulu en être capable, vraiment, mais elle restait cette sorcière rancunière qui avait du mal à accorder sa confiance. Les souvenirs étaient toujours là, aussi frais et douloureux qu'au premier jour. « Sauf que je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé. Tu es déjà partie une fois. Comment je peux savoir que tu ne repartiras pas ? » Reprit-elle en relevant enfin le regard vers Thalia. Auparavant, elle lui aurait accordé sa confiance les yeux fermés, après tout la rouge était la seule à ne l'avoir jamais déçue, mais ça c'était avant qu'elle ne fuit la demeure familiale et que Hestia se retrouve sans la moindre nouvelle. Elle aurait aimé être capable de lui refaire confiance aussi simplement, mais Hestia n'était plus la même gamine que celle qui avait dû faire face au départ de son aînée. Finalement, la Serpentarde prit une profonde inspiration et se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis de longs mois déjà. « Ce que tu me disais, au sujet des hiboux… Est-ce que c’était vrai ? Tu as vraiment essayé de m’en envoyer ? » Rassemblant le peu de courage qu’il lui restait après la nuit qu’elle venait de passer, Hestia releva ses prunelles pour les laisser enfin rencontrer celles de sa sœur. Elle ne savait pas trop ce qu’elle cherchait, ni même ce qu’elle faisait, mais elle savait qu’elle devait se saisir de son courage tant qu’il était à portée de main. Parce que, après tout, il faut du courage pour affronter ses ennemis mais il en faut encore plus pour affronter ses amis... Sauf que là ce n’était pas d’amis qu’il s’agissait, mais de sa propre sœur. Et ça rendait tout infiniment plus compliqué.

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Mar 12 Nov - 18:44
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Thalia & Hestia

« It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night. »
Je me tenais tout près de ma soeur dans son lit à l'infirmerie et ce moment n'aurait pu être différencié de toutes les autres fois où j'étais allée la voir, blessée à cause d'une partie de Quidditch qui avait mal viré. En fait, j'exagérais. Une chose pouvait montrer que nous n'étions pas il y a plus de deux ans, toutes les deux avions l'air misérables. Je détestais ce que nous étions devenus. Avant, lorsque j’étais à ce même endroit, je jouais les fausses mères. Je la réprimandais d’être imprudente, je lui disais que c’était un sport dangereux et que son poste était le pire. Si elle voulait bien faire son travail, allait devoir moins tomber de son balais et faire tomber les autres… Ça se terminait avec moi qui riait malgré mon inquiétude et Hestia qui était un peu exaspérée, mais contente de me voir. Quelle mère indigne je faisais ! Maintenant, je ne jouais pas les mères indignes ni aucun autre membre de la famille. Je ne me sentais plus comme si j’appartenais à sa famille. Je l’avais quittée après tout ! Ce n’était pas mon intention de me couper de ma soeur, mais c'était qui était tout de même arrivé. J’essayais d’être aussi naturelle que possible, de ne pas avoir l’air paniqué, mais je ne savais pas du tout si ça fonctionnait. J’avais interrogé ma soeur et ses réponses ont fini par venir, au compte-gouttes. « Se faire marcher dessus n’a pas rendu cette sale bête très coopérative. » Je pouvais très bien imaginer. J’avais déjà marché sur la queue de mon chat quand j’étais plus jeune et ce n’était pas seulement de la souffrance que j’avais entendue dans les cris de Jules, mais aussi de la colère, à la limite de la haine. Il m’aurait tuée sur place s’il avait pu. Ils étaient comme ça les chats, ils aiment ou ils n’aiment pas. Il n’y a pas de zone grise, mais d’exception. Tout est blanc ou noir.

C’était un peu la même chose avec ma cadette. Elle aimait ou elle n’aimait pas. Les zones grises n’avaient jamais été son fort et franchement, ça pouvait en rebuter plus d’un. Les regards glacials étaient monnaie courante chez eux qui avait la malchance d’être du mauvais côté de la ligne d’appréciation de la verte. Heureusement pour moi, j’avais vécu avec elle pendant des années et j’avais su apprendre à décoder les signaux qu’elle envoyait. Je l’avais blessée, je lui avais donné du temps pour soigner ses blessures, mais la ma patience était près de sa limite et j’allais devoir forcer les choses. C’était pour ça que je me retrouvais là, assise sur la lit de ma sœur à espérer ne pas me faire jeter au sol. Après mon monologue, j’ai attendu plusieurs minutes, patiemment, avant de recevoir une réponse. J’avais attendu deux ans, je n’étais pas à la minute près. « Tu m'as manqué aussi. » J’ai souris, contente d’entendre ces mots. Je n’ai rien dit, attendant de voir s’il y avait une suite à ça. Par contre, j’avais forcé la conversation, je ne pouvais pas en forcer le rythme. Quelques respirations plus tard, ma sœur a parlé à voix basse. Ma patience était payante. « Je ne sais pas où on en est... Mais ça ne me plait pas non plus. » Nouveau hochement de tête de ma part et nouveau sourire accompagné d’un hochement de tête. Nous étions toutes les deux sur la même longueur d’onde. Le dialogue était ouvert. Hestia n’avait jamais été le genre de sorcière qui avait de la facilité à s’ouvrir aux autres. Elle préférait tout garder à l’intérieur jusqu’à ce qu’elle explose. Elle avait une réputation là-dessus d’ailleurs. En plus de ça, elle était particulièrement rancunière, le travail serait long et difficile, mais au moins une ouverture avait été faite. « Sauf que je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé. Tu es déjà partie une fois. Comment je peux savoir que tu ne repartiras pas ? » Ça, c’était une évidence en connaissant bien la verte et argent. J’avais brisé sa confiance et j’allais devoir ressouder tous les morceaux ensemble du meilleur de mes compétences et surtout j’allais devoir faire mes preuves. Prouver que j’étais là pour rester, prouver que je lui étais fidèle et surtout prouver que j’étais sa soeur. Les yeux d’Hestia avaient été fuyant, mais elle venait de souder son regard au mien et je l’ai soutenu. J’ai hoché la tête pour lui montrer que je comprenais ce qu’elle me disait avant de prendre la parole.

«Je comprends, très bien même. J’aimerais ça te dire que je peux te prouver que je suis là pour rester, mais je n’ai que ma parole à te donner et j’imagine qu’elle n’est pas très forte à tes yeux. Je viens de reprendre mes études et ça prend du temps, je peux te dire ça. Je compte rester ici pour bosser, après. Je veux faire ma vie ici, près de toi, chez moi. Je veux pouvoir voir grandir tes enfants si t’en as un jour, je voudrais être leur marraine si tu veux bien et les gâter au point que ça va te faire chier. Je veux me faire un nom pour ce que je vais faire et non pas sur ce qui a déjà été fait par nos vieux. Je veux que le nom Carrow ne soit pas seulement synonyme de connerie de mangemort, mais de mieux. Pour faire ça, il n’y a qu’un endroit et c’est ici. C’est tout ce que je peux te donner pour te prouver que je vais rester.»

Je m’étais emportée un peu avec cette histoire de bébé, mais c’était vraiment des choses auxquelles j’avais pensé au fil du temps. Être loin de sa famille avait des conséquences énormes. La solitude est pesante et peut même écraser jusqu’à la mort et je ne tenais pas à être coincée dans ce cas. J’ai attendu quelques secondes, craintive de la réaction de ma soeur, et j’ai entendu la question qui brûlait les lèvres de ma soeur. « Ce que tu me disais, au sujet des hiboux… Est-ce que c’était vrai ? Tu as vraiment essayé de m’en envoyer ? » J’ai souris en hochant vigoureusement la tête. Son absence de réponse m’avait fait mal et au bout d’un an j’ai abandonné, j’ai arrêté de lui écrire. En me prenant la tête avec Hestia, j’avais fini par comprendre qu’elle ne les avait jamais reçus.

«Je te jure, je t’ai envoyé un hibou par semaine pendant environ trois mois, vu que je n’avais pas de réponses, j’ai ralenti, je t’ai envoyé un hibou par mois pendant les neuf mois suivant. Vu que je n’avais toujours pas de réponses….j’ai arrêté. Je crois que c’est Cyrus et Athéna qui ont joué dans le courrier. Ils ont dû intercepter mes hiboux et t’empêcher de les lire. Je sais que c’est horrible et sûrement difficile à croire, mais je te jure que c’est la vérité Hestia. Je voulais te donner de mes nouvelles, te parler de ce que je faisais, de ce que je sentais et je voulais savoir comment tu allais. Je voulais t’aider, mais je n’en ai pas eu la chance.»

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Hestia Carrow
Sam 30 Nov - 23:17
Better in the morning


Thalia ◊ Hestia

It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night


 

Après deux années de silence et des mois de rancœur, le dialogue était finalement ouvert entre les sœurs. Quelques semaines plus tôt, Hestia n’aurait pas pensé ça possible. Pourtant elles se trouvaient l’une en face de l’autre et cette fois-ci la Serpentarde avait fait le choix d’ouvrir, un peu, un tout petit peu, son cœur à son aînée. Mais ça ne rendait pas les choses plus simples pour autant. Avec Hestia c’était rarement le cas, elle se protégeait bien trop pour ça, percer sa carapace était déjà difficile, se faire une réelle place dans son cœur l’était encore plus. Là il s’agissait pour Thalia de retrouver cette place qu’elle avait perdu en fuyant la demeure familiale, autant dire que c’était une mission d’une complexité infinie. Alors comment faire maintenant ? Hestia ne pouvait pas oublier les années passées, même si elle l’avait voulu elle aurait été incapable d’effacer la douleur et le manque provoqués par l’absence de Thalia. Elle ne pouvait pas tirer un trait sur le sentiment d’abandon, de rejet même, qu’elle avait ressenti quand sa sœur avait choisi de la quitter. Elle s’était sentie trahie, après ça la confiance était difficile à reconstruire. Tout reprendre à zéro était impensable pour la Serpentarde, elle était trop rancunière pour ça. En deux ans elle et Thalia avaient bien changées, elle ne pouvait pas faire comme si de rien n’était et reprendre leur relation là où elles l’avaient laissé. En deux longues années, les nouvelles attentes de ses parents avaient créé en Hestia une armure encore plus épaisse, plus infranchissable. Sans leur fille ainée, les Carrow avaient tournés vers elle tous leurs espoirs et leurs attentes pour ajouter toujours un peu plus de pression sur les épaules de la Serpentarde. Elle était leur héritière désormais, elle n’avait pas le droit de les décevoir, ils le lui faisaient bien ressentir et tout ça ne l’avait pas aidé à s’épanouir. Si Thalia avait été là tout aurait été différent, meilleur certainement. Mais elle n’avait pas été là et Hestia s’était construite seule face à l’influence de parent dont les ambitions ne cessaient de croitre, ça avait laissé des traces. Ces dernières années l’avaient rendue plus distante, plus froide, plus méfiante aussi et ça se ressentait en cet instant même. Un instant, elle se demanda comment sa sœur voyait celle qu’elle était devenue avant de repousser cette pensée aussi vite qu’elle était venue. Elle n’avait pas vraiment envie de savoir. Quant à Thalia, Merlin seul savait combien elle avait évolué une fois libérée des chaînes de sa famille. Seul le temps pourrait le dire à la Serpentarde. En attendant un drôle de dilemme se jouait en elle, entre l’envie inavouable de découvrir cette nouvelle Thalia, et celle, presque nécessaire, de retrouver la sœur qu’elle avait perdue.

Alors comment faire ? C’était toute la question. Les discussions à cœur ouvert, Hestia n’y était pas habituée, traduire en mots ces sentiments, ne serait-ce que les accepter et les comprendre était une tâche particulièrement ardue pour elle. Pourtant elle avait réussi à le reconnaitre à haute voix : Thalia lui avait manqué et cette situation dans laquelle elles se retrouvaient, elle avait envie d’en sortir. Ce n’était pas sain. La lionne était sa sœur et contrairement à leurs parents, elle n’avait pas fait une croix sur elle. Du moins pas totalement. Mais il y avait toujours les souvenirs douloureux de cette soirée où la rouge avait quitté leur demeure familiale, des semaines suivantes à attendre vainement un signe de sa part, et du silence assourdissant avec lequel elle avait dû apprendre à vivre pendant deux ans. Tout ça la poussait à la méfiance, Thalia lui avait fait du mal une fois, rien ne l’empêchait de recommencer. Puisqu’elle n’avait pas de solution miracle à proposer, la Serpentarde choisi finalement la voie de la facilitée. Elle confia ses doutes à la Gryffondor. Elle faisait un pas dans sa direction, lui montrait que malgré ses incertitudes elle ne refusait plus le dialogue. Sûrement n’aurait-elle pas de solution miracle à lui proposer, Hestia n’en demandait pas tant, mais elle pourrait au moins les entendre. « Je comprends, très bien même. J’aimerais ça te dire que je peux te prouver que je suis là pour rester, mais je n’ai que ma parole à te donner et j’imagine qu’elle n’est pas très forte à tes yeux. Je viens de reprendre mes études et ça prend du temps, je peux te dire ça. Je compte rester ici pour bosser, après. Je veux faire ma vie ici, près de toi, chez moi. Je veux pouvoir voir grandir tes enfants si t’en as un jour, je voudrais être leur marraine si tu veux bien et les gâter au point que ça va te faire chier. Je veux me faire un nom pour ce que je vais faire et non pas sur ce qui a déjà été fait par nos vieux. Je veux que le nom Carrow ne soit pas seulement synonyme de connerie de mangemort, mais de mieux. Pour faire ça, il n’y a qu’un endroit et c’est ici. C’est tout ce que je peux te donner pour te prouver que je vais rester. » La Serpentarde hocha lentement la tête, tentant d’assimiler le flot de parole que sa sœur lui avait fait tomber dessus. Hestia fut surprise de constater à quel points ces choses sur lesquelles elle pensait avoir fait une croix, ces choses qu’elle pensait dérisoires et pas faites pour elle, son cœur les réclamait avec avidité. Avoir sa sœur à ses côtés, enfin une famille aimante présente pour elle, avoir ce soutien constant dont elle manquait cruellement. Cette présence dans sa vie, parfois agaçante mais toujours indispensable. Une sœur, une vraie. Elle se mordit les lèvres, sa gorge était étrangement serrée. C’était douloureux de voir mit en lumière toutes ces choses dont elle avait manqué mais qu’elle n’aurait jamais osé réclamer. Son silence ne voulait pas dire qu’elle remettait en question la déclaration de Thalia, loin de là. En fait elle pouvait sentir les éclats de sincérité dans sa voix. Ce feu qui l’animait, elle ne pouvait pas le feindre. D’elles deux, ce n’était pas Thalia la plus douée pour le mensonge. Hestia était touchée de voir qu’une simple question de confiance créait une telle passion chez son aînée, cet emportement c’était pour elle qu’il était là, pour leur nom à laver, pour qu’elles puissent construire une vie près l’une de l’autre.

Les mots de la rouge résonnaient dans le cœur d’Hestia. Thalia avait été un peu loin dans ses arguments -Hestia ne préférait pas penser à l’idée d’avoir des enfants pour le moment, même si elle ne doutait pas de la capacité de sa sœur à pourrir gâter d’hypothétiques neveux- mais tout cela ne faisait que montrer combien elle était décidée à avoir sa sœur dans sa vie. Elle ne comptait plus partir, du moins pas comme elle l’avait fait auparavant, par ces mots elle parvenait à le prouver à la verte. Si ses doutes étaient difficiles à effacer complètement, la Gryffondor avait cependant réussi à toucher juste et à la rassurer. Sauf que, fidèle à elle-même, la Serpentarde avait du mal à trouver les mots, c’était déjà compliqué pour elle en temps normal, mais face à une sœur qui l’avait heurté par le passé c’était encore pire. Mais sa gorge serrée et son regard ému parlaient pour elle aussi se contenta-t-elle de laisser ses prunelles rencontrer celles de la lionne. Pour une fois il n’y avait ni colère, ni douleur dans l’ambre de ses iris. Plutôt de que parler de sentiments, la verte préféra revenir sur un sujet qui les avait opposés lors de leur dispute en septembre : ces fameux hiboux que Thalia affirmait lui avoir envoyé mais qu’elle n’avait jamais reçu. Il était trop tard pour changer quoi que ce soit, mais Hestia avait besoin de savoir. « Je te jure, je t’ai envoyé un hibou par semaine pendant environ trois mois, vu que je n’avais pas de réponses, j’ai ralenti, je t’ai envoyé un hibou par mois pendant les neuf mois suivant. Vu que je n’avais toujours pas de réponses… J’ai arrêté. Je crois que c’est Cyrus et Athéna qui ont joué dans le courrier. Ils ont dû intercepter mes hiboux et t’empêcher de les lire. Je sais que c’est horrible et sûrement difficile à croire, mais je te jure que c’est la vérité Hestia. Je voulais te donner de mes nouvelles, te parler de ce que je faisais, de ce que je sentais et je voulais savoir comment tu allais. Je voulais t’aider, mais je n’en ai pas eu la chance. » Hestia garda la silence un long moment, hochant simplement la tête pour montrer qu’elle réfléchissait. Elle avait besoin de quelques minutes pour assimiler tout ce que Thalia venait de lui dire, et surtout ce que cela impliquait.

Au fond, Hestia avait toujours eu du mal à croire que sa sœur ne veuille véritablement couper les ponts avec elle. Qu’elle fuie leur famille était une chose, mais qu’elle lui inflige un tel silence volontairement, alors qu’elles s’étaient toujours bien entendues ? Voilà qui ne ressemblait pas à la Thalia qu’elle connaissait. C’était aussi la raison pour laquelle ce silence lui avait fait si mal, non seulement elle avait eu le sentiment que sa sœur l’abandonnait, mais elle en était venue à se demander si elle la connaissait véritablement. Non, ce qu’elle lui racontait, les hiboux envoyés par dizaine, voilà qui ressemblait à Thalia. « Je te crois. » Souffla-t-elle finalement. Lentement, Hestia passa sa main valide sur ses yeux, ces révélations lui laissaient un goût amer dans la gorge. Difficile à croire que des sorciers adultes puissent en venir à torturer des élèves innocents. Difficile à croire qu’une famille puisse renier sa fille ainée d’un simple claquement de doigts, comme si elle n’avait jamais compté, comme si elle n’avait jamais existé. Pourtant Hestia savait que tout cela avait eu lieu. Tous ces actes impensables, innommables, sa famille les avait commis sans fléchir. Alors non, au fond ce n’était pas si difficile à croire que ça que leurs propres parents aient pu interférer dans leurs courriers pour les détruire et séparer un peu plus les deux sœurs. Les Carrow n’étaient plus à ça prêt. En fait ce n’était pas grand-chose comparé à tout ce qu’ils étaient capables de faire pour s’assurer du contrôle de la situation. Mais ça n’en rendait pas leurs actes moins abjects. Elle ne parvenait pas à y croire, et pourtant elle n’était pas étonnée. C’était de la faute de leurs parents. Les imaginer se saisir des hiboux de Thalia pour les détruire, intercepter ses propres lettres désespérées qu’elle avait tenté d’envoyer à son ainée, ça la rendait malade. Encore une fois c’était eux qui gâchaient leurs vies.

Un long soupir s’échappa des lèvres de la Serpentarde. Les pièces du puzzle se mettaient en place, mais il n’était pas pour autant agréable à regarder. Hestia avait toujours été cruellement consciente du peu d’affection que ses parents lui portaient, mais là c’était pire que tout. Par leur faute elle avait cru que sa propre sœur l’abandonnait, elle lui en avait voulu pendant des années et avait gâché leurs premiers moi de retrouvailles. Elle secoua la tête, dépitée, avant de relever les yeux vers Thalia. « J’ai essayé moi aussi de t’envoyer des hiboux. Moins que toi, mais j’ai essayé. Comme je n’avais pas de réponse, j’ai arrêté. » Expliqua-t-elle lentement. Ces hiboux, elle n’en avait jamais parlé à personne. Il y en avait eu peu, elle n’avait pas réussi à passer au travers du sentiment de trahison que lui laissait le silence de son ainée. Parce que ce qui lui faisait mal elle préférait l’oublier, l’enterrer dans un coin de son esprit et détourner le regard pour ne plus jamais avoir à en ressentir la douleur. Mais ces lettres avaient été chargées d’émotion et la simple idée que leurs géniteurs aient pu lire les mots qu’elle avait souhaité adresser à sa sœur la répugnait. « Je suppose que tu ne les as jamais eu. » Conclut-elle en secouant la tête doucement. Sans l’intervention de leurs géniteurs les choses auraient pu être complètement différentes. Elles ne se seraient pas perdues de vue, Hestia n’aurait pas eu à grandir avec ce trou dans son cœur, leurs retrouvailles auraient été joyeuses. Tout aurait pu prendre une autre tournure. Mais ça, elles ne le sauraient jamais, cette décision leur avait été retirée par leurs propres parents. Ce qu’ils ne pouvaient pas leur retirer en revanche, c’était le futur qui s’étalait devant elles. Maintenant elles avaient le choix. Ou plus précisément, Hestia l’avait. Thalia lui avait tendu la main, désormais c’était à elle de décider si elle s’en saisissait.

Cette fois-ci, la Serpentarde savait qu’elle décision prendre. Elle prit une profonde inspiration et ancra ses prunelles dans celles de sa sœur. « Je veux bien te laisser une chance. » Souffla-t-elle avec un sourire un peu fatigué mais sincère. Sa main tendue, elle l’acceptait. Parce qu’elle le sentait au plus profond d’elle, c’était la bonne chose à faire. Elle avait masqué sa douleur sous la rancune et la hargne, mais tout ce qu’elle avait voulu faire c’était effacer la blessure causée par le départ de son ainée. Quand on enlevait tout ça il ne restait plus qu’une jeune Hestia désespérée de ne plus avoir Thalia à ses côtés. C’était pour ne plus se sentir comme cette gamine perdue qu’elle devait leur laisser une chance. « Je ne sais pas ce que ça va donner, je ne peux rien te promettre. » Les promesses en l’air ce n’était pas son genre, Hestia avait toujours préféré la vérité, même si celle-ci faisait mal. Elle trouvait ça moins cruel. Alors elle ne savait pas ce que tout ceci pourrait donner, quelle relation elles pourraient construire après tant de temps éloigné, mais elle était prête à faire des efforts. « Mais je veux bien essayer. » Affirma-t-elle avec sincérité. Pour cette sœur perdue qu’elle s’autorisait enfin à espérer retrouver.

CODAGE PAR AMATIS



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Thalia Carrow
Lun 2 Déc - 5:04
Better in the Morning
Thalia & Hestia

« It'll all be better in the morning 'Cause while you sleep I'll build a wall. Pick a weapon up or something we're 'bout to have ourselves a brawl in the dead of night. »
Je m’étais vidé complètement le cœur, je lui avais dit, dans les moindres détails. Je ne faisais pas ça souvent, seulement quand c’était nécessaire. La première fois, c’était quand j’avais confronté mes parents et que j’avais quitté la maison. C’était l’un des moments les plus importants de ma vie. C’était le moment où j’avais repris le contrôle de ma vie, j’avais décidé du chemin que je voulais prendre et je l’avais pris. Maintenant, je venais de faire la même chose et encore une fois, c’était pour prendre le contrôle de ma vie, j’avais dit à ma sœur le chemin que je voulais prendre et maintenant, j’attendais sa réaction. Un ange est passé, puis un deuxième et un troisième. Je voyais ma sœur me fixer, m’analyser sous toutes mes coutures. Elle hochait la tête, mais sans plus. Je l’avais peut-être effrayée avec cette histoire de bébé. Après tout, Hestia était assez farouche, tout pouvait la mettre à rebrousse-poil. Je faisais parfois des blagues à propos du fait que son état dépendait de l’alignement des étoiles, de la pression atmosphérique et de la direction du vent. C’était franchement exagéré comme explication, mais ce n’était que pour rire. Par contre, ça illustrait quand même un peu la personne qu’elle était. Considérant que je n’étais plus nécessairement du bon côté de la médaille, j’allais devoir être plus prudente dans mes propos.  

D’un autre côté, elle ne m’avait pas dit de partir encore, elle n’avait rien dit. Ce devait être un bon signe. J’avais pu lui réexpliquer mon histoire de hiboux, de mes multiples essais qui s’étaient conclus par des échecs à répétition. J’avais été persistante, mais j’avais dû abandonner mes espoirs de relation saine, à distance, pour me concentrer une relation inexistante et à la fois malsaine. « Je te crois. » Je n’ai pu retenir un grand sourire et même quelques larmes ont commencé à perler au coin de mes yeux. Certaines personnes ont le don de vous faire fondre. Hestia faisait partie de ces gens. Autant elle pouvait être aussi froide que de la neige, autant elle pouvait irradier autant que le soleil. Là, elle allait probablement s’en rendre compte avec les larmes qui commençait à couler sur mes joues de façon ridicule, mais un poids énorme venait de partir de mes épaules. Où était-il parti ? Je n’en savais rien et je ne voulais pas le savoir. Je voulais qu’il reste aussi loin que possible de moi. Je n’ai rien dit, ne voulant pas l’interrompre et la faire se fermer comme une huître. « J’ai essayé moi aussi de t’envoyer des hiboux. Moins que toi, mais j’ai essayé. Comme je n’avais pas de réponse, j’ai arrêté. » Je n’en revenais pas. Ça n’avait pas seulement été dans un sens, mais bien dans les deux. Nos parents nous avaient forcés à rompre le contact, ils avaient voulu nous séparer. Je savais qu’ils étaient horribles, mais je ne pensais jamais que c’était si pire que ça. « Je suppose que tu ne les as jamais eu. » J’ai hoché la tête, la gorge trop serrée pour lui répondre. Effectivement, je ne les avais jamais reçus et je le regrettais à un point où la nuance entre la tristesse et la colère se mélangeaient dans une soupe épouvantable.

Je ne pouvais pas me nourrir de cette colère. Je devais laisser tout ça derrière moi…derrière nous. Nous pouvions construire un nouveau chapitre dans nos vies. Nos deux livres d’histoire étaient séparés, mais nous pouvions finalement les mettre en commun, mais une seule histoire et c’était franchement excitant. « Je veux bien te laisser une chance. » Les yeux de la verte étaient fixés aux miens et je n’arrivais pas à m’en détacher. Je l’ai vue sourire et je crois que c’était la première fois en un peu plus de deux ans qu’elle me souriait. Je l’avais vu sourire, à d’autres, mais pour moi c’était la première fois. Je voyais de l’espoir dans tout ça. Il y avait beaucoup de fatigue, mais énormément d’espoir dans ses yeux et dans son sourire. Il y avait de l’espoir pour moi, de l’espoir pour elle et surtout de l’espoir pour nous. « Je ne sais pas ce que ça va donner, je ne peux rien te promettre. Mais je veux bien essayer. » J’ai probablement eu le sourire le plus grand de l’histoire de tous les temps. Finalement, nos problèmes allaient finalement se régler. À tout le moins, nous allions enfin pouvoir travailler sur nous, régler nos différents et enfin pouvoir essayer d’avoir une relation saine. J’ai essuyé les larmes de mes joues avec ma paume droite, j’ai pris une grande inspiration et je me suis encore vidé le cœur, mais positivement.

« Oh Hestia, je suis tellement contente. Je te jure, tu ne le regretteras pas. Je sais que ça va être difficile et que ça va prendre du temps, mais je sais que nous pouvons remplir le gouffre qui s’est creusé entre nous avec le temps. Je sais qu’on le peut. Je veux dire, on a survécu à Cyrus et Athéna, on peut tout faire si on s’en donne la peine. On pourrait se voir cet été, faire des activités. D’ici là on pourrait se voir pour bosser nos cours même si on est loin d’avoir les mêmes. Je veux dire, un peu de soutien en étude ça ne fait pas de mal, si ? Et puis, on pourrait manger ensemble de temps en temps, pour papoter, rester à jours sur les nouvelles…le monde est à nous.»

J’avais parlé à toute vitesse et plus je parlais, plus je lisais de la fatigue sur les traits de ma sœur. J’étais enthousiaste, mais je l’étais peut-être un peu trop. J’ai pris une grande inspiration pour calmer mes ardeurs et prendre le rythme de ma sœur blessée, pas celui de la sœur hyperactive.

«Mais tout ça viendra en son temps, à notre rythme, le tient et le miens. On va devoir se parler pour ne pas se piler sur les pieds…et c’est exactement ce que je fais en ce moment. Je vais te laisser te reposer et je vais revenir plus tard aujourd’hui. Il est encore super tôt. Là, tu n’as qu’à prendre soin de toi et te reposer.»

Je me suis approchée de la tête de ma sœur, j’ai caressé ses cheveux, j’ai déposé un baiser sur son front et j’ai dis mes derniers pour cette conversation.

«Je t’aime Hestia Carrow. Je ne te laisserai plus jamais.Je vais repasser plus tard, je te le promets. »

Sur ces quelques mots, je suis partie de l’infirmerie le cœur rempli d’espoir et des rêves plein la tête. Nous allions enfin avoir la chance que nous méritions.
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