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Les moldus du forum se sentent cruellement seuls au milieu de tout ces sorciers, alors pensez à les privilégier pour vos personnages

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Moonlight Sonata - Thalia & Heimir :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
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Mer 20 Fév - 13:07
Moonlight sonata
Thalia & Heimir
Date à définir
J'ai un rythme de travail assez chaotique, et c'est rien de le dire. Peut-être parce qu'avant de plonger dans le lac, par souci de ne pas faire n'importe quoi, je suis obligé de me sevrer partiellement. C'est difficile quand on tourne à un gramme minimum dans le sang au quotidien, de devoir passer sous la barre des 0,5 pendant deux putain de jours. Mais c'est nécessaire ; je n'ai pas Sören pour me tirer d'affaire en cas de besoin ici, étant donné que le lac est beaucoup moins dangereux que ce que j'ai eu à affronter jusque là si on oublie le calamar géant au centre. Il ne s'agirait pas de m'endormir sur place et de risquer d'être bouffé sous forme animale ! Ou de reprendre mon apparence à plusieurs mètres en-dessous de la surface, au risque de me noyer...non, vraiment, le semi-sevrage avant le plongeon est le meilleur. Surtout qu'en pleine nuit, personne ne risque de me retrouver si jamais j'ai un accident. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour éviter les élèves, qui seraient trop perturbés de voir un type de mon genre flâner vers le lac et y plonger pendant des heures. C'est aussi un caprice ; je tiens à mon apparence, et j'ai remarqué plusieurs fois que si je me transformais avant de plonger et que je reprenais mon apparence une fois sur terre et un minimum sec, je n'avais pas une seule goutte d'eau sur moi. Ca, c'était le passage « esthétisme pur » ! Mais il faut bien prendre un peu soin de soi de temps en temps, n'est-ce pas ?

Le soleil se couche enfin, ce qui me permet d'entrer dans l'enceinte de Poudlard. Les élèves sont censés rentrer dans le château, peu s'aventurent de toute façon du côté de la forêt interdite par laquelle je transite depuis Pré-au-Lard. J'ai cette petite particularité de pouvoir me balader d'un endroit à un autre à certaines heures de la journée, ce qui m'oblige quand même à avoir des horaires fixes dont je n'ai forcément pas l'habitude. D'ailleurs, j'ai mis bien deux mois à m'y habituer à ces histoires d'horaires ; combien de fois me suis-je retrouvé aux portes du château, incapable d'entrer à cause d'une petite heure de retard ? C'est une journée de perdue pour mes recherches, même si je la passe du coup à faire autre chose de mes dix doigts en attendant le soir-même. Ca inverse seulement ma présence dans la forêt avec celle dans le lac, des recherches nocturnes au lieu de diurnes. Rien de bien méchant, n'est-ce pas ? Mais la préparation n'est pas du tout la même...alors oui, ça me fait chier quand les sortilèges de protection ne me sont pas ouverts à cause d'une histoire d'heures décalées !

Je suis au bord de l'eau, sur la rive opposée de là où se tient le château. C'est une précaution supplémentaire, au cas où des élèves fassent le mur quelques minutes de plus, histoire de ne pas me faire repérer. J'ignore si le directeur en a parlé à tout le monde, peut-être a-t-il placé quelques mots aux professeurs, mais les enfants n'ont sûrement pas à savoir qu'un type bizarre vient squatter leur école bien-aimée. Ca pourrait les choquer, peut-être choquer leurs parents, et nous ferions face à un problème assez embêtant qui pourrait mener à la fin précipitée de mon travail dans les environs. Non...il vaut mieux que ça reste comme ça. Je m'accroupis au bord, tends la main pour tester la température ; ce n'est pas parce que je suis une créature aquatique que je peux tout supporter, aussi ! Un frisson parcourt tout mon corps, et je soupire d'exaspération. A quoi est-ce que je m'attendais, au juste ? On est encore en hiver, et pour une fois le lac que je visite n'est pas recouvert par une bonne couche de glace ! Je prends donc mon courage à deux mains, retire ma cape au cas où il y ait un souci en-dessous, range soigneusement ma baguette contre mon tibias et prends immédiatement forme animale. Pas le temps de niaiser ici !

Malgré les années, je mets toujours un petit temps à m'habituer à cette forme minuscule. J'aurais pu trouver plus gros, certes, c'est la réflexion de Sören à ma première transformation ; mais je n'ai rien choisi, et au final je trouve cette forme bien plus pratique pour se fondre dans le décor lorsque je dois découvrir un nouveau peuple. Moi, le minuscule crabe nocturne noir aux taches rouges et violettes. Je regrette seulement un peu d'être incapable de plonger sous l'eau salée, sous peine de terribles brûlures et démangeaisons pour les jours à venir...sans parler de mon incapacité à respirer, qui est le problème principal ici. Mais disons que j'ai déjà beaucoup à faire du côté plus « terrestre » de la chose, et qu'une mauvaise expérience en Floride me fait m'y reprendre à deux fois avant de replonger dans l'océan un jour. Je n'ai pas besoin de ça pour boucler mon troisième livre, n'est-ce pas ?

Je pousse un petit soupir, et entre délicatement dans l'eau. Si je pouvais frissonner sous cette forme, je tremblerais carrément de froid ! Quelle idée de venir en hiver, sérieusement ! Mais c'est comme ça, je ne peux pas seulement choisir de faire trempette les jours de beau temps, je perdrais de précieuses informations j'en suis certain. Surtout actuellement...j'ai cru comprendre qu'une des sirènes du groupe que je suis est sur le point d'avoir un enfant, et je tiens à être là pour voir ça !

Je marche d'un pas rapide au fond de l'eau, caché la plupart du temps par les hautes algues. La première fois que j'ai plongé ici, j'ai failli me faire bouffer par un strangulot. Ces créatures ne mangent pas de crabes ordinairement, mais elles sont un peu stupides, alors j'imagine qu'elles doivent tenter de manger tout ce qui bouge et ne les repousse pas...malheureusement pour lui, j'ai vite repris forme humaine pour lui lancer un sort particulièrement agressif, poussé par la colère d'avoir dû laisser tomber mes recherches du jour et en prime d'avoir mouillé mes cheveux et ruiné mon maquillage. Eh, j'ai quand même quelques standards ! Mais depuis, je fais attention. Je sais où ils se planquent la plupart du temps, je connais leurs habitudes...merci à Sören pour les informations complémentaires d'ailleurs. Je l'aurais bien amené dans mes bagages mais il avait d'autres chats à fouetter loin de l'Angleterre ! Tant pis, je prouve comme ça que je sais me débrouiller seul. Il s'agirait d'avancer, ça fait quand même dix ans qu'il s'occupe de moi comme si j'étais un gamin !

Je me laisse tomber, laissant échapper quelques bulles pour réguler la pression dans mon corps. Un crabe, particulièrement de mon espèce, n'est pas habitué à plonger si profondément dans l'eau. Mais après les années d'entraînement, je suis maintenant capable de supporter pas mal de pression et de me contenter du peu d'oxygène qui filtre par ici. C'est un peu comme un humain qui fait de la plongée en soi, tout le monde ne peut pas descendre à 40m de profondeur ! Mais petit à petit, le corps s'habitue et on est surpris de pouvoir supporter ça. Comme l'alpinisme. Comme tant d'autres activités humaines, en fait...mais faites par un crabe. Amusant, n'est-ce pas ?

Sous l'euphorie de ma petite plongée, je ne remarque pas tout de suite l'ombre menaçante qui guette non loin. Je me sais presque invisible aux yeux des créatures, aidé par mon apparence sombre en l'absence de lumière solaire, mais mieux vaut ne pas trop compter là-dessus. Les algues sont une bien meilleure couverture, après tout ! Je choisis de rester sur place, sans bouger, me rendant enfin compte de cette ombre qui rôde. Ca ne me dit rien qui vaille...et pourtant, je risque ma vie chaque jour pour le bien de mes études. Une attitude peut-être un poil suicidaire, mais que voulez-vous ! C'est un héritage de mon passé. J'ai pourtant un instinct de survie particulièrement développé, pour compenser. Et là, cet instinct me dit de m'éloigner au plus vite de cette fameuse ombre...

Je pédale dans l'eau, cours dans les hautes herbes en tentant de fuir ce que je prends pour un prédateur. Putain, c'est dans ces moments-là que j'aurais voulu me transformer en quelque chose de plus imposant ! Chaque mètre semble faire des kilomètres, et l'ombre avance à une vitesse hallucinante. Est-ce un énième strangulot ? Une autre créature agressive, alors ? Ce n'est certainement pas une sirène, pas aussi proche de la surface ! Il faudrait qu'elle ait quelque chose à y faire...

Je fonce malgré moi dans des algues plus claires, et me retrouve vite coincé dedans. Mon petit corps tremble de terreur, caché dans cette nouvelle planque, mais je me rends vite compte que l'ombre ne me suit plus. Je ne suis plus visible du tout, perdu dans ces algues...algues... ? Eh...elles sont vachement fines et douces pour vraiment en être ! Non...en fait, on ne dirait pas du tout des algues, et je m'y connais là-dessus. On dirait...des cheveux... ? C'est marrant, parce qu'ils ressemble vachement aux miens. Je m'accroche d'une pince à ces algues-cheveux, pour observer un peu le rocher sur lequel elles sont accrochées. Un rocher avec...des yeux ?! AH ! La panique me fait faire n'importe quoi, et me voilà de nouveau emmêlé dans ces cheveux roux que j'ai pris pour des algues. Trop près, beaucoup trop près ! Est-ce une sirène ? Une autre créature humanoïde dont on m'avait caché le nom ? Ah, mais je ne viens pas si près de mes sujets d'étude normalement !

 
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Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Dim 24 Fév - 20:11


Moonlight Sonata
Heimir | Thalia
Toute la journée je m’étais préparée mentalement à passer une nouvelle nuit en solitaire dans le lac. J’avais été à mes cours durant la journée, me forçant pour rester concentrée sur ce qui se passait devant moi. Par contre, je devais l’avouer, les jurisprudences dont nous parlions n’étaient pas très intéressante et je suis parfois tombée très loin dans mes pensées. Tout avait été fait comme d’habitude, ma routine, jusqu’à présent, était intacte. J’avais communiqué avec le professeur Asclépiades un peu plus tôt dans la semaine pour qu’on se prenne un rendez-vous, histoire de me faire escorter jusqu’au lac comme la direction de l’école le voulait. J’étais parfaitement capable de me rendre au point d’eau seule, mais pour une question de sécurité de pour ne pas que je fasse de connerie, apparemment je devais être surveillée. Clairement, ils n’avaient pas regardé mon dossier scolaire, parce que le département de la connerie, il n’était pas de mon côté. Certes, je parlais un peu forte et j’avais tendance à vouloir m’obstiner, mais autrement, je n’avais jamais fait de vagues. Mais bon, si ça leur faisait plaisir, autant obéir et me laisser guider. Par contre, dernièrement, j’avais triché en me rendant au lac en solo. J’avais pu exercer ma vengeance sur Eljas en l’entrainant dans l’eau, histoire de l’effrayer autant qu’il l’avait fait avec moi. Jusqu’à preuve du contraire, il n’avait toujours pas compris comment il s’était rendu au milieu du lac et c’était ce que je désirais. Je voulais qu’il reste sur ses gardes, qu’il soit nerveux autant que je l’étais. Il avait risqué la noyade après tout. Mon plan avait fonctionné et un certain poids s’était retiré de mes épaules. Cependant, ça n’avait pas tout fait disparaître. J’allais devoir faire pas mal de travail sur moi-même pour redevenir la Thalia que j’étais avant son attaque. Allais-je seulement pouvoir le redevenir ? Une partie de moi croyait que non, que ça allait me marquer jusqu’à la fin de mes jours. Tous les moments que nous vivions nous changeait et cet événement n’allais pas être différent des autres sur ce point.  

Je devais me baigner environ une fois tous les mois pour pouvoir garder mon énergie vitale et puisque ça avait déjà été fait, je n’étais pas obligée d’être là. Par contre, je devais sauver les apparences, personne ne devait savoir que j’avais moi-même entrainé Eljas dans l’eau alors j’allais faire comme d’habitude. Très peu de gens savaient réellement ce que j’étais, mais Erebos aurait très bien pu voir ce que je cachais. Je n’avais aucune raison d’avoir été nager ailleurs alors c’est pourquoi je me suis retrouvé dans le bateau avec mon ancien enseignant alors qu’on se les gelait comme jamais. C’était l’avantage d’être une sirène en plein mois de février, tu vas te baigner quand même. En plein mois de juillet, il fait hyper chaud alors j’ai envie d’y aller, ça va. Mais en hiver, le trajet pour me rendre au lac, je le trouve épouvantable. J’avais de la difficulté à me rendre. Au coup dans l’eau, ça va, mon corps prend l’habitude et tout. Mais la transition entre ma forme humaine, que je me dénude et que je me jette à l’eau. C’était épouvantable, je détestais cette petite transition en hiver. Ça me pousse à me lancer à l’eau encore plus vite, mais en même temps j’ai une barrière mentale. Je le sais que l’eau va être glacée, je vais le sentir le choc thermal, c’est certain. Mais j’ai pas le choix, je dois me lancer. C’est ce qui s’est passé ce soir-là. Après quelques secondes, j’ai fini par me lancer dans l’eau glacée.

Un coup à l’eau, ça a été plus facile. Ma jambes se sont figées en une seule grande queue et mon corps s’est habitué à la température et tout s’est bien passé. Je n’avais plus qu’à passer le temps en barbotant jusqu’à ce que le professeur Asclépiades revienne me chercher à l’aube. Je n’avais pas grand-chose à faire dans ce lac, je n’avais pas vraiment de compagnie. Il y avait le calmar géant qui était plutôt gentil. Il chatouillait les pieds des gens qui se prélassent près de son lac après tout. Il était sympathique, je l’aimais bien, mais je ne pouvais pas m’occuper une nuit complète avec lui. Il y avait aussi les êtres de l’eau, mais ils sont plutôt territoriaux et je ne fais pas partie de leur groupe. Ils m’enduraient, me laissaient vivre dans le lac, mais je ne devais pas les déranger. Je faisais donc toujours ma petite affaire de mon côté, me baladant à gauche et à droite, explorant pour m’occuper et surtout en réfléchissant beaucoup. Je pensais à ma soeur que je voulais avoir près de moi, à Ezechiel qui je pensais pouvais devenir plus qu’un ami, à Eljas que j’aurais sincèrement voulu noyer et à Faust qui m’effrayait toujours autant. Beaucoup de choses m’occupaient l’esprit et je me baladais dans l’eau sans réellement regarder où j’allais. Mis à part des algues et des pierres, il n’y avait pas grand chose à voir.

Je suis passée justement à travers quelques algues et quelque chose s’est mis à tirer sur mes cheveux. Je me suis donc arrêtée pour essayer de voir ce qui me dérangeait autant. Ce n’était pas très douloureux, mais ça me titillait. Quelque chose était caché dans ma chevelure et je ne savais pas ce que c’est. Mes cheveux flottant autour de ma tête, j’ai essayé de tous les ramasser pour tous les tâter et trouver la source de mon inconfort. Passant mes doigts dans mes longues mèches brunes, j’ai senti un petit truc dur. J’ai ramené la couette devant mes yeux pour voir ce que c’était. C’est là que j’ai vu un tout petit crabe qui s’accrochait tant bien que mal à ma tête. J’ai souris, le trouvant très mignon.

«Mais qu’est-ce que tu fais là toi ? Je suis pas une algue, tu sais ? Je vais te déposer à côté, tu vas être beaucoup mieux tu vas voir.»

J’ai ramassé le petit crabe entre mes doigts pour le déposer plus loin, mais il se tenait fermement le bougre.



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Moonlight Sonata - Thalia & Heimir Ms9i
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Mer 20 Mar - 13:54
Moonlight sonata
Thalia & Heimir
Date à définir
Je suis particulièrement vulnérable sous cette forme, une fois repéré. C'est pourquoi en général je dois me retransformer en humain pour me battre contre les créatures qui peuvent me bouffer, même si le crabe ne fait en général pas partie de leur régime alimentaire. Mon animagus est fait pour m'aider à espionner des populations, me fondre dans le décor, dans l'ombre projetée par le lac, même si ça signifie devenir une proie plus qu'un prédateur. Là, en tout cas, je suis à deux doigts de reprendre ma forme normale, mais ça pourrait blesser la sirène. Parce que c'en est bien une, n'est-ce pas ? Oui, maintenant qu'elle me tient dans sa main, je peux constater sa forme hybride. Cependant elle paraît beaucoup plus humaine que celles que je croise en général dans ce lac particulier, dont l'eau douce et froide semble avoir eu un impact génétique sur ses populations. Vient-elle d'un autre endroit ? Comment est-elle arrivée ici ? Y a-t-il une autre population de sirène dans ce lac que je ne connais pas encore ? Je l'ai pourtant déjà exploré maintes et maintes fois, comparé aux grandes étendues d'eau d'Amérique du nord, il est quand même minuscule. Aurais-je loupé quelque chose ? Peut-être qu'elles ne sorts qu'à un moment précis, en pleine nuit comme là et selon une certaine phase de la lune...ah, c'est ce que je préfère dans ce métier, même si ça peut être très frustrant. Découvrir de nouvelles choses en explorant un endroit à la recherche de quelque chose d'autre.

Malheureusement pour moi, elle ne semble pas vouloir me garder près d'elle tel un petit animal de compagnie sous-marin. J'ai beau tenter de m'échapper de son étreinte, d'escalader sa main en vitesse, elle parvient tout de même à se débarrasser de moi à mon grand dam. J'avais trouvé un véhicule parfait pour parcourir le lac, mince alors ! Je claque des pinces d'un air agacé, mais tente tout de même de la rattraper par la queue, ce que je parviens à faire de justesse avant qu'elle ne soit hors de portée. Elle est rapide, celle-là. Pas autant que les autres sirènes plus traditionnelles que j'ai pu observer, mais elle n'est pas trop mal dans son genre. Et objectivement parlant, c'est un très beau spécimen. Ce qui me donne d'autant plus l'envie de la suivre, de savoir où elle vit, et surtout de connaître ses congénères. Peut-être y en a-t-il d'autres du même gabarit ? Elle me fait un peu penser aux sirènes d'eau douce qu'on peut trouver en Floride, le côté anthropophage en moins. Quoique...j'ignore si son régime alimentaire comporte de l'humain, après tout je ne l'ai observé que quelques secondes à peine. Le seul moyen de le savoir, c'est de jouer les appâts...mais puisque je n'ai pas Sören à mes côtés pour me sauver la vie, on va peut-être éviter de la mettre en danger.

Mon instinct de petite proie se déclenche soudainement, alors que je sens un faible courant non naturel m'atteindre. C'est comme si une créature nous épiait, comme si...un prédateur attendait simplement tapi dans l'ombre le meilleur moment pour attaquer. Je tourne dans tous les sens, un peu paniqué d'un coup, à la recherche de ce fameux prédateur. C'est vrai qu'à l'origine, j'étais poursuivi...oui, si je suis entré en collision avec cette jolie sirène, c'est à cause d'une bande de strangulots qui voulaient sûrement tenter le crabe pour le dîner. Accroché à la queue brillante de la créature, j'observe intensément les ombres que je vois bouger non loin. Deux...non, trois...quatre...cinq...il y en a au moins cinq qui attendent plus ou moins patiemment le meilleur moment pour attaquer. Normalement, les strangulots évitent les sirènes, non ? Mais celle-ci n'est pas semblable aux habituelles créatures qui peuplent ce lac, peut-être que leur stupidité les empêche de comprendre. Ils la prennent peut-être pour une humaine !

C'est alors que je me demandais s'il ne valait mieux pas me retransformer immédiatement que les créatures sortirent finalement de leur cachette, fondant en un seul mouvement sur la pauvre sirène. Se retransformer ? S'éloigner tant qu'il est encore temps ? L'abandonner à son sort puisqu'elle réussira probablement à s'en sortir toute seule ? Je ne suis pas un héros...mais en même temps, c'est potentiellement moi qui les ai amenés ici. Je soupire longuement en crabe, regarde la sirène, regarde les strangulots...et m'éloigne suffisamment pour me retransformer sans la frapper involontairement au passage.

Un éclair d'eau bouillante sort de ma baguette pour heurter l'une des créatures les plus agressives, puis un autre pour éloigner celle qui commençait à m'attraper par la cheville. Ces choses sont des putains de parasites ! Et à cause d'elles, je peux dire adieu à mes recherches du jour. D'ailleurs, je peux aussi dire adieu à mes cheveux qui sortent pourtant d'un soin, l'eau dégueulasse du lac ruine absolument tous mes efforts ! Ah, tout ça parce qu'une bande de stupides trucs tentaculaires s'est dit que le moment était bien choisi pour attaquer !

Comme l'air commence à sérieusement me manquer, à tout de même plusieurs mètres de la surface, je tente désespérément de m'éloigner des bestioles pour lancer un sortilège de têtenbulle. Je pourrais tout aussi bien sortir de là, mais ces horribles machins reviennent à la charge et m'empêchent de bouger ! Au moins, je ne risque pas de me noyer pour le moment. Je me tourne vers la sirène, elle aussi aux prises avec nos adversaires communs. Ce n'était décidément pas le bon jour pour descendre dans le lac. En plus...l'eau est glacée ! Même si j'ai l'habitude de descendre dans des zones froides, il me faut quand même un temps d'adaptation. Je frissonne, simplement fringué de mon sous-vêtement justement au cas où une transformation d'urgence ait lieu, les muscles tétanisés par le froid.

« Derrière toi ! Merde...derrière toi ! »

Vieux réflexe habituel de reprendre ma langue natale, moi qui suis ordinairement habitué à sortir seulement avec Sören. J'attaque le dernier strangulot d'un simple sortilège informulé, mes dents claquant beaucoup trop fort pour me faire prononcer le moindre sort sans problème. Au moins...l'assaut est arrêté. Je m'approche en nageant de la sirène, qui doit être perturbée de voir débarquer un type inconnu en boxer dans un lac censé être vide de toute présence humaine.

« Désolé de t'avoir effrayée. Je suis un simple scientifique travaillant dans le lac, j'étais parti à l'origine en observation d'une communauté de sirènes. Mais je pense que mon observation ne va pas pouvoir se faire ce soir... »

L'avantage du têtenbulle, c'est qu'on peut toujours parler même si la voix est modifiée. Le désavantage, c'est la durée limitée d'un tel sortilège, qui s'épuise plutôt rapidement. D'où mon animagus extrêmement pratique et ma tendance à éviter les eaux salées ! Mais ah, je n'ai pas eu le choix ce soir. C'était soit ça, soit finir dans l'estomac d'un strangulot ! Ou noyé, au choix. Ma profession recèle tout de même beaucoup de dangers au final.

« Je n'ai jamais vu de spécimen tel que toi dans ce lac, pourtant, depuis que je suis ici. Ce n'est pas un endroit très vaste, mais certaines zones me sont sûrement inaccessibles ou inconnues...vis-tu dans cet endroit ? Je dois avouer que ton apparence très humaine me fait songer aux sirènes de Floride sur lesquelles j'ai eu la chance...ou la malchance peut-être...de tomber. Ce sont de magnifiques créatures à la voix angélique, malheureusement elles ont un petit faible pour les hommes...enfin...surtout pour la chair des hommes. D'où le mot « malchance », tu vois ? »

Je me suis enfin habitué à la température de l'eau, mais je dois avouer que notre conversation paraît presque surréaliste. Je n'ai pas pour habitude de discuter avec mes sujets d'études, mais puisque cette demoiselle semble plutôt avenante, je préfère en profiter !



explication HRP:
 

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Thalia Carrow
Mar 2 Avr - 0:15


Moonlight Sonata
Heimir | Thalia
Moi qui avait l’habitude de passer des nuits tranquilles et solitaires dans le Lac Noir, j’avais vécu une soirée bien différente ce jour-là. Normalement je tournais en rond, je regardais les étoiles et je réfléchissait beaucoup. Alors là, à peine embarquée dans l’eau que j’avais un crabe dans la crinière qui essayait de jouer au coiffeur. Après avoir envoyé patauger le crabe un peu plus loin, le laissant partir avec quelques uns de mes cheveux, j’ai repris ma route tranquillement. Je me disais que ce n’était qu’une petite anecdote que j’aurais vite oublié plus tard dans la nuit. Le genre de chose qui ne retient jamais vraiment l’attention. Par contre, ça, c’était sans compter la suite des évènements. C’est sans me soucier de ce qui se passait autour de moi que je nageais tranquillement et c’est avec cette même naïveté et imprudence que j’ai entendu du mouvement dans l’eau et ça venait vers moi. Rien de bon ne serait fondu aussi vite sur quelque chose. Je me suis retournée rapidement pour trouver des strangulots qui nageaient à pleine vitesse vers moi. J’allais avoir de la difficulté à me sortir de ce pétrin. Je n’avais jamais été attaqué par quoi que ce soit dans ce lac, je ne comprenais pas d’où cette agressivité venait. J’ai essayé de nager au loin, à partir le plus rapidement possible, mais ce n’était pas assez.

J’ai essayé de me débattre, de frapper les créatures de ma queue et de mes mains, mais elles étaient beaucoup plus rapides que moi. C’est que ces créatures étaient petites les vauriennes. Alors que je me chamaillais avec ces bestioles, un éclair d’eau bouillante est venu frapper une des bestioles à tentacules. Je me suis dis qu’avec cette attaque, dont je ne connaissais pas la provenance, ces créatures finiraient par partir, effrayées. Malheureusement pour moi, ce n’était pas le cas. J’ai continué à essayer d’éloigner les strangulots de moi alors qu’elles me faisaient des ecchymoses et des griffures. « Derrière toi ! Merde...derrière toi ! » J’avais tellement été occupée à me débattre avec ces bestioles que je ne m’étais pas demandée d’où venaient les éclairs d’eau bouillantes qui m’avaient tant aidée. Alors que je voyais le dernier strangulot partir, dépité, j’ai vu d’où venaient ces sortilèges et ce léger cris. C’était bien l’une des rares choses que je ne pensais jamais entendre sous l’eau avec moi. Je n’ai pu que sourciller, confuse de voir un sorcier arriver en caleçon avec un sortilège de tetenbulle. Moi qui pensait me retrouver seule à l’eau comme d’habitude, j’allais être gâtée. « Désolé de t'avoir effrayée. Je suis un simple scientifique travaillant dans le lac, j'étais parti à l'origine en observation d'une communauté de sirènes. Mais je pense que mon observation ne va pas pouvoir se faire ce soir... » Mais qui parlait de cette façon ? Ma première question avait été de me demander si quelqu’un savait qu’il était présent dans le lac. J’étais à peu près certaine que le professeur Asclépiades n’avait aucune idée de la présence du scientifique dans le Lac Noir. Si ça avait été le cas, il ne m’aurait probablement pas laissée plonger. Par contre, il n’avait pas tord sur un point, probablement que ses observations n’auraient pas lieu comme il le voulait.

Intriguée, je me suis approchée un peu du scientifique, l’analysant comme si c’était moi la scientifique et lui l’objet de ma recherche. Ses cheveux étaient très longs, beaucoup plus que les miens et flottaient autour de sa tête comme une auréole foncée. Ne portant qu’un boxer, il avait bien peu à cacher et c’est sans gêne que j’ai nagé autour de lui. S’il ne m’avait pas aidée avec les strangulots, je me serais probablement sauvée le plus rapidement possible pour me cacher. Par contre, vu les circonstance, je me suis dis que j’allais laisser une chance au scientifique. « Je n'ai jamais vu de spécimen tel que toi dans ce lac, pourtant, depuis que je suis ici. Ce n'est pas un endroit très vaste, mais certaines zones me sont sûrement inaccessibles ou inconnues...vis-tu dans cet endroit ? Je dois avouer que ton apparence très humaine me fait songer aux sirènes de Floride sur lesquelles j'ai eu la chance...ou la malchance peut-être...de tomber. Ce sont de magnifiques créatures à la voix angélique, malheureusement elles ont un petit faible pour les hommes...enfin...surtout pour la chair des hommes. D'où le mot « malchance », tu vois ? » Ce sorcier était un vrai verbomoteur. Il parlait, inlassablement sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Il me posait des questions sans que je puisse y répondre. J’ai donc nagé sur place tout au long de son monologue, espérant éventuellement pouvoir répondre à tout ça.  

«Non, je ne vis pas ici...je ne suis comme ça que quand je m’immerge. Ce sont les sirènes grecques qui ont...qui m’ont fait ça. Est-ce que les sirènes de Floride peuvent faire ça elles aussi ? Je veux dire, transformer les gens ?»

Je me suis approchée un peu du scientifique en caleçon, m’installant sur une pierre pour étendre ma nageoir devant moi. J’avais tellement peu l’habitude d’être accompagnée sous l’eau que je comptais bien en profiter un peu.

«C’est quoi votre nom ? Vous en faites pas, je mange pas les gens...je mange sur les heures normales des repas.»





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Moonlight Sonata - Thalia & Heimir Ms9i
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Anonymous

Invité
Dim 12 Mai - 23:55
Moonlight sonata
Thalia & Heimir
Date à définir

Finalement, peut-être que ça pourrait être plus compliqué que prévu, de discuter avec elle. J'ai l'impression de l'avoir effrayée, pauvre petite...mais est-ce vraiment de ma faute ? Ces foutus strangulots ont bien failli me bouffer, eh ! Normalement ils ne sont pas aussi agressifs avec un petit crabe qu'ils ont du mal à voir, mais il semblerait que je n'aie pas beaucoup de chance aujourd'hui. Enfin peut-être que je pourrais transformer ma malchance en opportunité, si elle accepte de me répondre...mais pour ça, il faudrait déjà que je lui en laisse le temps, n'est-ce pas ?

« Tu as été...transformée en sirène, c'est ça ? Etrange...je n'avais encore jamais entendu parler de cas du genre. »

Les hybrides, du moins ceux que j'étudie en tout cas, sont généralement nés comme tel et non pas transformés comme un loup-garou quelconque par exemple. J'ignorais que c'était possible d'ailleurs...c'est étrange, non ? Je veux dire...qu'il n'y ait absolument aucune explication génétique là-dedans ! S'est-elle fait mordre par une sirène en Grèce ? Il faut dire que là-bas, les créatures ne sont pas très commodes. Plus abordables qu'en Floride, mais toujours à prendre avec des pincettes. C'est le caractère de la méditerranée ça, les humains du sud ont également un peu de mal à communiquer sans trop d'agressivité ! Je tourne autour d'elle, intéressé par son apparence tout à coup. On dirait une vraie sirène d'eau chaude, enfin le même genre d'hybrides que là-bas. Comment fait-elle pour supporter la température de l'eau en plein hiver ? Est-ce une condition génétique liée à sa forme humaine ? Après tout, je suis un crabe d'eau chaude moi aussi normalement, et pourtant comme j'ai une grande résistance au froid grâce à mon vécu et mon patrimoine génétique, je n'ai pas de problème en entrant dans l'eau de ce lac. Enfin...c'est difficile en hiver évidemment, mais comme j'avais l'habitude avec des amis islandais de me baigner dans de l'eau à zéro degrés voire moins ça ne me paraît pas insurmontable.

« Mon nom est Heimir Karjalainen, mais tu peux m'appeler Heimir. »

Présentation standard quand on porte un nom aussi complexe que le mien. Complexe pour les étrangers évidemment, parce qu'il n'est pas différent des autres noms nordiques. Et encore, je ne suis pas islandais, seulement finlandais ! Les noms de cette île toujours présente dans mon cœur sont impossible à se souvenir correctement. Je me souviens qu'on utilisait des surnoms lorsque j'étais enfant, pour éviter de les écorcher ou d'en zapper des bout. Ah...la nostalgie m'envahit soudainement...mais je ne dois pas me laisser aller, j'ai du travail ! Je ne suis pas ici seulement pour faire trempette après tout, je m'en serais bien passé en pleine nuit dans un lac à moitié gelé !

« Et quel est ton nom, jeune demoiselle ? »

Cet endroit est particulièrement étrange pour faire connaissance, à plusieurs mètres en-dessous de la surface. Pourtant, nous discutons comme si de rien n'était. Comme si je n'étais pas un type à moitié à poil en train de causer tranquillement à une sirène-garou un soir de pleine lune. Tiens, est-ce que c'est la pleine lune d'ailleurs ? Je n'ai même pas vérifié. Je ne le fais en général que lorsque je dois me rendre dans la forêt interdite, histoire de limiter les risques de tomber nez à nez avec une créature sortie tout droit des enfers. Car les loups-garous, de par leurs instincts primaires difficilement contrôlables, sont l'équivalent d'une créature démoniaque. Ici...je ne sais pas trop s'il y en a beaucoup, mais si on se réfère aux rumeurs qui vont bon train aux Trois Balais, la forêt a une bonne histoire de refuge de loups-garous derrière elle. Je ne veux pas courir de risques inutiles ! Mais peut-être devrais-je aussi vérifier les phases de la lune avant mes petites virées dans le lac, s'il existe effectivement des sirènes-garous ! Peut-être qu'elle n'est pas seule dans son cas ?

« Dis-moi, tu sais si d'autres sirènes dans ton genre existent par ici ? J'avoue que ça m'intéresse beaucoup, cette histoire ! Ca donnerait une nouvelle perspective à mes études. »

Lorsqu'on est un magizoologue comme moi, c'est à dire lorsqu'on s'intéresse à des sociétés humanoïdes, on fait un peu d'anthropologie et d'ethnologie au passage. Apprendre les habitudes des populations locales proches de ces créatures, savoir comment elles les perçoivent, comment elles interagissent avec etc. C'est tout un travail de recherches et d'entretiens, des histoires à écouter et légendes à vérifier. Ce travail est souvent passé sous silence lorsqu'on écrit un bouquin, pourtant j'ai entreposé chez Sören une bibliothèque entière de notes prises sur des populations humaines. Des notes qui ne serviront jamais à me donner une seule noise, mais que je feuillette chaque fois que je dois me rendre dans une nouvelle contrée.

« Par contre on ne devrait peut-être pas rester là très longtemps, parfois le calamar géant se balade dans le coin...je sais pas si tu l'as déjà vu, mais c'est impressionnant de se retrouver en face. »

Surtout quand on est en format crabe de deux centimètres à peine et qu'on a peur de se faire bouffer par à peu près tout ce qui bouge dans cet endroit. C'est dangereux certes, mais l'infiltration est toujours plus simple...et je compte beaucoup sur ma couleur sombre qui m'aide à me confondre avec les algues dans la nuit, raison pour laquelle j'ai tendance à suivre les populations en l'absence de soleil. Il n'y a pas ce souci dans les profondeurs comme dans la forêt, remarquez.

« Après, peut-être que tu préfères être seule, je comprendrais bien...c'est parfois un peu chiant de répondre à un mec curieux comme moi. Si tu ne veux pas, je ne t'en voudrai pas ! »

Curieux, mais pas lourd, et j'en suis fier. Je sais que les types, généralement des idiots sans cervelle et sans aucun jugement, ont tendance à être bien chiants avec ce genre de demoiselles. Enfin ce genre...avec moins d'écailles et deux jambes fonctionnelles évidemment, je n'ai encore jamais connu d'humain tentant de séduire une sirène ! Il faut dire qu'elles ont tendance à s'isoler, et les seules assez proches des humains pour avoir droit à ce traitement non enviable se nourrissent généralement de chair fraîche. D'où mon inquiétude de départ, d'ailleurs. Au moins, c'est justifié !

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Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Mar 20 Aoû - 16:14


Moonlight Sonata
Heimir | Thalia
Toujours assise sur ma pierre, mes cheveux flottant autour de ma tête, je regardait l'homme étrange qui flottait devant moi. J'avais vu beaucoup de choses dans le fond du lac, mais un sorcier comme ça, c’était la première fois. J’avais croisé des strangulots, le calmar géant, des êtres-de-l’eau et un paquet de créatures aquatiques. Je sortais du lot dans toute cette eau et le nouveau venu aussi était différent. J’avais posé quelques questions au nouveau venu que je ne connaissais pas et j’attendais qu’il me réponde, mais il semblait un peu hyperactif, comme si son sujet de recherche l’inspirait comme jamais. Lui-même me posa quelques questions sur mon état. « Tu as été...transformée en sirène, c'est ça ? Etrange...je n'avais encore jamais entendu parler de cas du genre. » C’était légitime, il n’y avait personne comme moi, pour ce que j’en savais, dans la région. J’avais bien essayé de trouver des traces de sirène hybride comme moi, mais je n’avais rien trouvé. Je me sentais bien seule dans tout ça. Je ne connaissais pas mes options, je ne savais pas s’il y avait des remèdes ou bien s’il y avait des moyens pour ralentir le rythme où je devais à l’eau. Je ne savais rien du tout.

«C’est ça, mais ça n’est pas arrivé ici. J’étais en Grèce quand ça s’est produit. Apparemment, c’est plus fréquent là-bas. En tout cas, c’est ce qu’un sorcier du coin m’a dit. J’ai eu de la chance de l’avoir, autrement je serais probablement morte.»

Ma nageoire battait l’eau un peu devant moi, me permettant de rester sur place sur ma pierre. Je dis «ma», mais elle n’appartenait à personne cette pierre. Il était rare que je m’arrêtais longtemps durant mes nuits au lac. Après avoir répondu au sorcier, il a fini par se présenter et je dois avouer que j’ai sourcillé en entendant son nom. « Mon nom est Heimir Karjalainen, mais tu peux m'appeler Heimir. » Je n’avais jamais entendu un nom du genre. Ce n’était pas typiquement anglais. Je me demandais d’où ça venait. Ça se voyait aussi sur les traits de l’homme, il avait des origines autres qu’anglaises. Alors que je me posais des questions, j’ai senti mes cheveux aller un peu trop haut dans l’eau, alors je suis allée les chercher de ma main droite pour les ramener à la hauteur des épaules. Un sourcil dans les airs, j’ai lancé ma question.

«C'est super joli comme nom. D'où ça vient ? »

Généralement, je me gardais une petit gêne sur mes questions sur les gens que je ne connaissais pas. Je dirais même qu’on me disait parfois que je pouvais être froide et que je gardais mes distances avec les autres. J’étais d’accord, je ne sentais pas le besoin de me faire des amis. Je vivais ma vie de mon côté, je croisais des gens, j’interagissais avec eux. Par contre, je ne sentais pas toujours le besoin de garder un contact. J’avais des amis, des contacts que je gardais. Eliael était resté près de moi, Aidan maintenant qu’il était arrivé au pays...j’avais des contacts. Par contre, le contexte était différent. Dans l’eau, je me sentais seule. Pendant un temps, j’avais pensé que j’aurais pu partager tout ça avec Ezechiel, mais il m’avait laissé tomber. Il y avait Erebos qui me connaissait sous cette couture, mais il était le seul et était un enseignant. Ce n’était pas la même chose, il ne venait pas sous l’eau avec moi. Là, Heimir me tenait compagnie et j’appréciais d’avoir quelqu’un ici. « Et quel est ton nom, jeune demoiselle ? » La confiance devait aller dans les deux sens. Bon, je ne lui faisais pas encore confiance, mais j’avais une bonne première impression du sorcier. J’ai sourit avant de lui répondre.

«Eh bien, Heimir, je m’appelle Thalia Carrow.»

Ne tenant pas en place, je me suis remise à nager autour pour passer le temps et attendre la suite des choses. Il semblait avoir un esprit remplit de questions et jusqu’à preuve du contraire, j’étais prête à y répondre. À moins qu’il dépasse les limites, bien sûr. Par contre, je tenais à donner une chance au coureur, ou au nageur dans le contexte présent. Comme je m’y attendais, une question est arrivée. « Dis-moi, tu sais si d'autres sirènes dans ton genre existent par ici ? J'avoue que ça m'intéresse beaucoup, cette histoire ! Ca donnerait une nouvelle perspective à mes études. » J’ai réfléchi un peu et un air un peu triste a dû paraître sur mon visage. J’aurais aimé lui donner une meilleur réponse, mais je ne pouvais pas faire mieux.

«Jusqu’à preuve du contraire, je suis la seule. Je n’ai jamais croisé personne dans ce lac et je n’ai jamais entendu parler d’une autre hybride comme moi. Un de mes enseignants et moi on a essayé de trouver des informations sur mon genre, mais on n’a rien trouvé. Pour ce que j’en sais, il n’y en a pas d’autres dans le coin. Par contre, comme je l’ai dit tout à l’heure, en Grèce on m’a dit que c’était plus fréquent. Je n’en ai pas vu quand j’étais là-bas non plus. »

J’ai ramassé une partie de mes cheveux et je les ai tressés lâchement pour occuper mes mains alors que j’écoutais la suite de ce que le nouveau venu dans le lac me disait. Dire que quelques minutes avant, il était un crabe. Je l’avais peut-être déjà croisé, mais je ne le savais pas. Tout était possible dans un monde comme le nôtre. « Par contre on ne devrait peut-être pas rester là très longtemps, parfois le calamar géant se balade dans le coin...je sais pas si tu l'as déjà vu, mais c'est impressionnant de se retrouver en face. »  J’ai lâché un petit rire amusé. Il avait raison, il était impressionnant le calmar géant, mais il n’était pas méchant, au contraire. Je l’aimais bien. Il était assez joueur et paisible. Même quand j’étais encore normal, il interagissait avec les étudiants qui étaient au bord du lac en leur chatouillant les pieds quand ils les mettaient à l’eau. C’est un bon grand géant.

«Ouais, tu as raison, on ferait mieux de s’éloigner du terrain des strangulots.  Quant au calmar, t’as pas à t’en faire avec lui. Il est impressionnant, c’est vrai, mais il n’est pas du tout agressif. Il est même très détendu pour un calmar de sa taille. Je pourrais t’y amener si tu veux.»

J’ai souris à Heimir, espérant que mon invitation soit tentante. J’espérais franchement qu’il voudrait bien rester encore un peu. Bon, je ne lui en aurais pas voulu de vouloir remettre la visite au calmar à plus tard. La solitude ne me pesait pas autant normalement, mais après m’être fait larguer par Avery, j’étais plutôt écrasée. « Après, peut-être que tu préfères être seule, je comprendrais bien...c'est parfois un peu chiant de répondre à un mec curieux comme moi. Si tu ne veux pas, je ne t'en voudrai pas ! » J’ai secoué la tête négativement pour lui montrer que ça ne me dérangeait pas du tout qu’il reste avec moi.

«Non, ça ne me dérange pas du tout. Ça fait du bien d’avoir de la compagnie ici. Parfois la solitude peut être un peu pesante. »



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