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Les moldus du forum se sentent cruellement seuls au milieu de tout ces sorciers, alors pensez à les privilégier pour vos personnages

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Uroko - Thalia & Utakata :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
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Jeu 14 Fév - 12:42
Uroko
Thalia & Utakata
7.01.19  Uroko

Je n'ai pas l'habitude de beaucoup sortir ici. En vérité, ça ne m'arrive qu'une seule fois par semaine, quand bien même il n'y aurait pas de couvre-feu à l'université. Je ne sors que le samedi, pour me rendre à Poudlard et rencontrer mon ami et ex-professeur, Erebos Asclépiades. Un nom complexe et étranger qui cache en réalité de vieilles traditions et un penchant pour le côté obscur de la magie, que l'individu en question ne semble pourtant pas suivre. Je sais qu'il est curieux bien évidemment, mais je ne pense pas qu'il tombe dans la voie de la facilité comme ça, ce n'est pas son genre. Il a pourtant tout pour faire un bon petit mage noir ; l'ascendance, la descendance, l'intelligence et un compagnon reptilien qui fait peur à beaucoup de monde. Il semble même très sinistre quand on le regarde comme ça, sans le connaître. Mais...c'est justement quand on apprend à le connaître qu'on se rend compte qu'en vérité c'est un nounours. Enfin je n'irais pas jusque là, mais il est trop maladroit et sympathique pour faire partie de ce groupe nommé les Mangemorts. L'habit ne fait pas le moine, n'est-ce pas ?

Mais c'est justement à cause de ça que ce que j'ai vu entendu soir m'a troublé. Rien de bien particulier vous allez me dire, nous avons seulement écourté notre rendez-vous car il devait voir quelqu'un d'autre...mais la curiosité étant l'un de mes plus grands défauts, je n'ai pas pu m'empêcher de l'espionner un peu, d'un simple coup d'oeil si j'ose dire, pour savoir qui était ce fameux rendez-vous. S'il devait voir le professeur de potions, il n'aurait pas hésité à m'en parler ; après tout, je connais monsieur Harrisson, et je sais très bien qu'ils sont amis de longue date. S'il s'agissait d'un autre professeur également d'ailleurs, il m'a raconté une réunion un peu tendue avec la directrice des...putain mais comment ça se prononce ce machin ?! « pfou-sfouffleef » ou un truc du genre, bref, ceux qui sont habillés en jaune et dont le nom me donne beaucoup trop de fil à retordre, qui semble avoir très peur de lui pour raison obscure. Tout ça pour dire que « un rendez-vous » n'est pas une réponse que je peux accepter comme ça...est-ce qu'il retente sa chance avec une demoiselle ? Je le sais marié, mais qu'il ne vienne pas me dire qu'il n'a jamais trompé sa femme ; ils se bécotaient bien avec la bibliothécaire de Mahoutokoro, moi qui restais souvent fourré là-bas et qui me fondait parfois dans le décor, je les ai vu plusieurs fois flirter ensemble. Alors est-ce ça ? Dans ce cas, c'est normal qu'il ne m'ait rien dit. Notre relation est spéciale, amicale mais avec tout de même un certain fossé dû à l'âge et à sa profession. Hyacinthe dit parfois que c'est du favoritisme d'ailleurs de boire le thé tous les samedis avec lui, parce qu'il est notre directeur de maison...mais Erebos et moi, nous savons que jamais il ne me fera un traitement de faveur ; un peu comme Hyacinthe qui a osé m'enlever des points à cause d'un oubli de cravate. Saloperie.

Bref, la curiosité est un vilain défaut, et elle me mène presque aux abords du lac alors que la nuit vient tout juste de tomber. Il est tôt, le désavantage de l'hiver je présume...enfin d'où je viens c'est très courant, il arrive même que le soleil se couche à quatre ou cinq heures de l'après-midi en hiver. Six heures, c'est une heure parfaitement décente à cette période de l'année. Mais pourquoi venir sur le lac dans ce cas ? Mon ami est accompagné...et je reconnais cette fille, même de loin. Je la connais parce qu'elle est à la fac avec moi, et qu'à défaut d'avoir des amis, je suis très observateur. Elle n'est pas dans le même cursus, pas la même maison et nous n'avons aucun cours en commun...mais je l'ai déjà vu traîner avec Hyacinthe, lui qui se dit non sociable et se balade avec absolument toute la fac. Forcément, j'ai repéré toutes ces personnes, jalousie oblige. Je fixe longuement la barque en question, et crois voir une masse tomber à l'eau. Non mais...c'est quoi ce bordel ?!

Je décide de partir avant d'être repéré, par crainte d'avoir vu quelque chose qu'il ne fallait pas. Le souci...c'est que je ne pense pas être seul à avoir été témoin de cette scène, si j'en juge par les murmures que j'entends sur le chemin du retour. Deux noms, une rumeur qui pour le moment ne semble qu'une vague ébauche d'histoire...Mais je ne peux pas laisser cette histoire derrière, ce serait faire du tort à Erebos. Devrais-je me taire ? En parler à Erebos ? Non, il me fixerait bizarrement et se mettrait peut-être en colère de savoir que je l'ai espionné. Alors...peut-être que je pourrais approcher cette demoiselle ? C'est quand même un étrange rendez-vous que de voguer à la surface du lac avec un professeur, surtout lorsqu'on sait que ledit lac est apparemment la maison d'un calamar géant. Et quelle était cette masse tombante venant troubler la surface de l'eau ? Je ne pense pas l'attendre de pied ferme à la fac mais...je dois trouver un moyen de la capter demain matin.

Je n'en ai pas parlé à Hyacinthe, peut-être par honte d'avoir espionné un ami et par crainte d'avoir découvert un odieux secret. Oui, odieux, car si ces deux personnes sont ensembles, amants si je puis dire, alors il s'agit d'une violation d'un décret vieux comme le monde : un professeur ne doit pas coucher avec ses élèves. Je ne veux pas leur attirer des ennuis, c'est vraiment la dernière chose dont Erebos a besoin ! Et si on lui retirait son poste à cause de ça ? Mais je n'ai sûrement pas été le seul à les capter, si ? Le lac est plat, on le voit bien depuis le château...ah, me voilà perturbé de nouveau. Si bien que je ne fais franchement pas attention à où je mets les pieds, perdu dans mes pensées, et ce qui devait arriver arriva.
BAM !!!
Je heurte violemment un autre étudiant qui passait lui aussi par là, ce qui est normal puisque la salle du déjeuner est dans les parages. Le choc est tel que je me retrouve les fesses par terre, et l'autre personne également. Heureusement que personne d'autre n'est témoin de cet énorme fail, je m'en serais voulu toute ma vie !

« Aaaah sumimasen, sumimasen ! Euh...pardon ! Ca va ? Vous allez bien, sûr ? »

Je me redresse et...bug un instant en comprenant qui a été victime de ma stupidité. C'est elle ! C'est la demoiselle du lac, j'en mettrais ma main à couper ! Choqué par la coïncidence de l'instant, je reste bouche bée pendant de longues secondes qui doivent me faire passer pour l'idiot du village. Non mais...est-ce qu'une force supérieure a décidé de me filer un coup de pouce sur la décision à prendre ? Est-ce que ça signifie que je devrais lui parler, là, tout de suite ? Il faut que je me décide ou elle va finir par se barrer !

« Euh...est-ce que je peux vous...euh...vous parler ? S'il vous plaît ? Enfin...euh...si vous voulez pas c'est pas grave ! »

Utakata, toujours à l'aise pour parler aux inconnus. Utakata et son éloquence magnifique, Utakata qui sans Chang se trouve complètement paumé dans cet endroit bizarre avec des gens bizarres qui parlent avec un accent bizarre une langue qu'il ne comprend pas totalement. Putain mais pourquoi j'ai dit ça, moi ?! J'aurais simplement dû la laisser repartir et oublier cette histoire ! Non mais quel con ! Je sens le rouge me monter aux joues, ce qui irait à merveille avec son uniforme d'ailleurs. Il faut que je me reprenne, ce n'est qu'une fille après tout ! Mais justement, c'est une fille...j'ai toujours eu plus de mal avec ce spécimen qu'avec les hommes, je ne les comprends pas. Si ça se trouve, elle va devenir hystérique en fonction du sujet mis sur le tapis.

« Il vaut mieux le faire en privé, je pense...pour vous. »

Ok, là ça sonnait franchement bizarre. Pourquoi ne puis-je pas simplement dire les choses telles qu'elles sont ? Pourquoi faire des mystères alors que je sais très bien de quoi je veux parler ? Mais justement...le sujet est délicat et des oreilles indiscrètes pourraient traîner par ici. Je prends mon courage à deux mains et l'invite à me suivre un peu plus loin, dans un coin de couloir qui ne risque pas d'attirer l'attention. J'ai appris à connaître cet endroit avec le temps, et heureusement ! La rentrée commence à dater après tout, il s'agirait de ne plus se paumer comme en septembre. Par habitude et pour m'assurer que rien ne risque d'être entendu, je marmonne un  Assurdiato qui doit l'intriguer davantage. Puis, d'un air particulièrement sérieux, je la fixe droit dans les yeux.

« Est-ce que vous couchez avec le professeur Asclépiades ? »

Ok, pour le tact, on repassera. Je me frotte l'arrière du crâne, gêné d'avoir sorti ça en premier alors que des dizaines, voire des centaines de phrases tournaient et retournaient dans ma tête. Si je voulais qu'elle le prenne mal, je n'aurais pas pu m'y prendre autrement.

« Désolé, c'est pas ce que je voulais dire, euh...en fait...c'est par rapport à hier...enfin...vous comprenez, Erebos est mon ami, et il ne semblait pas vouloir prononcer votre nom...et comme je vous ai vu sur le lac, euh...enfin...voilà... »

Le vouvoiement est de mise avec les autres, même ceux qui semblent plus jeunes que moi. Le seul que je n'ai jamais vouvoyé est Hyacinthe, à cause de son nom de famille. Je ne me voyais pas montrer du respect à un Chang, psychologiquement je l'aurais très mal pris. Mais elle ? Ah...en plus, c'est une fille. Je lui dois une forme de respect plus poussée qu'à un autre garçon. Pourtant je lui ai cash sorti cette question. Il faut croire qu'en présence d'une demoiselle mon cerveau refuse de tourner correctement. La logique n'est pas de mise !
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Thalia Carrow
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Ven 15 Fév - 23:27
Uroko
Utakata & Thalia

« You know there's too many people trying to take care of other folks business, and they can't even take care of their own, but what you need to do is take 6 months to mind your own business, and 6 months to leave other folks business alone  »
La veille avait eu lieu ma baignade mensuelle. Comme à l’habitude, j’avais pris rendez-vous avez le professeur Asclépiades, nous nous étions rejoints aux cheminés et nous avions déambulé jusqu’au lac, il m’y a emmené en chaloupe, j’avais passé la nuit à l’eau et il était revenu me prendre à l’aube. Tout s’était bien passé, rien de glorieux à raconter, seulement une nuit bien ennuyeuse dans les eaux froides du lac noir. La routine de solitude commençait franchement à me rentrer dedans et j’en venais à me demander si j’étais seule dans ma situation au pays. On m’avait dit qu’en Grèce c’était quelque chose de rare, mais que ça arrivait. Par contre, ici, j’avais l’impression d’être un extraterrestre. Cette réflexion venait jusqu’à la constatation que j’allais devoir m’y faire. J’allais devoir passer le reste de ma vie à plonger des nuits complètes à l’eau à fréquenter les êtres-de-l’eau, les poissons et autres créatures marines qui n’avaient rien à voir avec moi. C’était un tableau que je trouvais désolant, surtout que je considérais mon avenir comme très incertain. Je savais que travailler dur faisait une bonne partie du travail. Par contre, malheureusement, les contacts y étaient aussi pour beaucoup et, vu ma situation familiale, je n’en avais plus beaucoup. Les gens puissants étaient du côté de mes parents, pas de l’autre. J’allais devoir faire comme tout le monde et faire ma place. J’aurais encore plus de mérite à réussir, si j’y arrivais.

J’avais fait une petite sieste au matin, le temps de me remettre de ma nuit à barboter sans dormir et surtout avant de reprendre les cours. J’avais des dérogations de passage pour avoir facilement accès au lac de Poudlard, mais je n’avais pas de dérogation pour manquer les cours. Je devais être efficace malgré mes différences. J’aurais aussi bien pu choisir d’aller au lac une autre journée, mais je ne l’avais pas fait. J’étais la seule à fouetter. Ceci étant dit, j’avais été à mon cours de droit magique ce matin-là et grâce à ma baignade et malgré mon peu d’heures de sommeil, je me sentais en pleine forme. C’était bien l’un des avantages d’avoir des batteries qui se rechargent au contact de l’eau, ça avait une grande influence sur mon état général. Le sommeil aidait, mais avait une moindre importance. En sortant de classe, J’étais descendue vers le hall d’entrée, pour me rendre au réfectoire et manger un peu. J’avais faim, que voulez-vous. Ça creuse l’appétit les nuits de natation. Bref, je m’en allais vers le réfectoire sans trop regarder quand on m’a littéralement foncé dedans. Clairement, ce n’était pas que la faute de l’autre. Je regardais plus ou moins où j’allais, marchant à bons pas en place, ça pouvait causer des collisions. Sur le cul, je me suis dit que j’avais été plus sonnée que je le pensais parce que je n’avais pas vraiment compris ce qui s’est dit après.«Aaaah sumimasen, sumimasen ! Euh...pardon ! Ca va ? Vous allez bien, sûr ?»  Un point d’interrogation a dû apparaître sur mon front tellement j’étais surprise. Mais c’était quoi cet accent ? Un peu sonnée, j’ai regardé le sorcier qui m’avait foncé dessus en essayant de comprendre ce qu’il m’avait dit. Sumimaquoi ?

«Oui, oui, ça va t’en fais pas.»

Avec une tête comme la sienne, je l’avais déjà vu dans les couloirs. Je ne lui avais jamais vraiment parlé, par contre. Sans dire que je n’en avais pas envie, nos chemins ne s’étaient jamais vraiment croisés avant, nous avions tous les deux nos propres cercles d’amis alors bon, chacun sa vie. Je pensais pouvoir reprendre mon chemin tranquillement vers le réfectoire, mais en me relevant, je me suis rendu compte que ce ne serait pas le cas. L’asiatique me fixait bouche bée comme si j’étais complètement nue devant lui. Considérant que ce n’était pas le cas, j’étais un peu confuse de le voir me regarder comme ça.«Euh...est-ce que je peux vous...euh...vous parler ? S'il vous plaît ? Enfin...euh...si vous voulez pas c'est pas grave !»  Avais-je vraiment le choix ? Il semblait complètement en état de choc le pauvre gars. J’avais rarement vu un Serpentard aussi timide. J’avais surtout l’habitude de les voir flamboyant et complètement maître de leurs moyens. Là, ce n’était nécessairement le cas. Non pas que c’était une mauvaise chose. Au contraire, ça faisait du bien de voir autre chose que des stéréotypes ambulants.

«Oui ok, pas de problème.»

Est-ce que je pouvais vraiment lui refuser ça. Le pauvre, il fallait que je l’aide. Je ne sais pas si c’était de ça qu’il avait besoin en fait. Il m’a dit qu’il voulait me parler, pas qu’il voulait de l’aide. C’était seulement ses expressions faciales qui le trahissaient un peu. « Il vaut mieux le faire en privé, je pense...pour vous. »Est-ce que je pouvais vraiment lui refuser ça. Le pauvre, il fallait que je l’aide. Je ne sais pas si c’était de ça qu’il avait besoin en fait. Il m’a dit qu’il voulait me parler, pas qu’il voulait de l’aide. C’était seulement ses expressions faciales qui le trahissaient un peu. «Il vaut mieux le faire en privé, je pense...pour vous. » Mais qu’est-ce qu’il allait me sortir pour qu’il me veuille me parler seul à seul ? J’ai hoché la tête pour lui montrer que je voulais bien le suivre et je lui ai emboîté le pas. Et pourquoi il me vouvoyait celui-là ? Ce n’est pas vraiment la façon de parler en 2019. La politesse était tellement surfaite. Bah, ça ne passait pas seulement par les pronoms personnels que nous utilisions selon moi. Ça passait surtout par nos propos et le ton avec lequel on parlait. Pour le reste,je ne considérais pas que c’était important. Debout dans un coin de couloir, je me demandais franchement ce que le Serpentard allait me raconter et avec le assurdiato qu’il a lancé, je commençais presque à stresser. Qu’est-ce qu’un presque inconnu pouvait bien me dire de si secret ? Me fixant sans ciller, le vert et argent m’a lancé ça comme si c’était normal. « Est-ce que vous couchez avec le professeur Asclépiades ?»C’était une mauvaise blague, c’était quoi ça ? J’appréciais énormément le professeur Asclépiades. Il m’avait énormément aidée quelques années plus tôt, mais je ne le voyais pas autrement que comme un mentor, un ami, mais rien de plus.

«T’es pas bien, c'est quoi ça comme question putain !?»

J’étais franchement au bout de ma vie. Je ne parlais à personne de la relation particulière que j’avais avec mon ancien enseignant. Je n’avais dis à personne, mis à part à la direction de l’université, de Poudlard et de quelques enseignants, ce que j’étais. Ça ne regardait personne et je ne voulais pas me rendre la vie plus compliquée qu’elle ne l’était déjà. Alors là, sans mauvais jeu de mot, mis à part aller à la pêche aux info, l’asiatique devant moi ne devait rien savoir de ce que j’étais. Il m’avait peut-être vu parler avec Erebos, sans plus. « Désolé, c'est pas ce que je voulais dire, euh...en fait...c'est par rapport à hier...enfin...vous comprenez, Erebos est mon ami, et il ne semblait pas vouloir prononcer votre nom...et comme je vous ai vu sur le lac, euh...enfin...voilà... » Il nous a vu sur le lac ? Il avait vu quoi ? Qu’est-ce qu’il faisait là bordel ? Il se la jouait Jackie Chan en mission d’espionnage c’est ça ? Je ne connaissais pas grand chose au monde moldu, mais pendant mon temps en vadrouille, j’avais vu des films du cascadeur et j’avais capté ce qu’il était. Bref, on s’en foutait, là je bouillais. Il se mêlait de quoi lui bordel ? Les yeux remplis d’éclairs, j’essayais de calmer ma colère pour ne pas écrabouiller le sorcier contre un mur.

«Et t’as vu quoi sur le lac, Sherlock ?»

Une autre référence moldue. J’avais lu pas mal de Conan Doyle pendant mon temps entre ma septième année et mon entrée à l’université à l’automne. Mon ton avait été arrogant, mais sans hurlement. Je devais rester calme.
(c) DΛNDELION



We're stuck inside paradise motion
'Cause I'm upset and you're outside and we're both stuck in our paradise. You're weightless hoping, I'm out just smoking


Uroko - Thalia & Utakata Ms9i
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Invité
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Invité
Ven 22 Fév - 13:22
Uroko
Thalia & Utakata
12.01.19  Uroko
Bon. Très, très mauvaise approche d'une demoiselle apparemment. Pourquoi s'effarouche-t-elle si rapidement ? Eh, si je demandais à un mec s'il avait couché avec un autre, il aurait pris ça à la rigolade...à part s'il a quelque chose à se reprocher évidemment, comme une insécurité de sa sexualité ou le fait qu'effectivement il a batifolé avec ce garçon en question. Mais là ? Ah, les filles sont des créatures extraterrestres qui me sont totalement inconnues. Je n'en ai pas approché depuis longtemps, et même comme ça, je trouve que les occidentales sont quand même bien plus « prudes » que les japonaises. Peut-être à cause du contexte ? Hyacinthe m'a pourtant assuré du contraire, disant que c'était nous qui avions une réputation de timides en public, de ne pas dire les choses telles qu'elles sont. Bah putain, quand je vois la réaction excessive de la demoiselle en face, je me demande s'il ne s'est pas trompé de pays !

« Pas la peine de le prendre comme ça hein, c'était juste une question... »

Je marmonne dans ma barbe, reprenant involontairement mon fort accent étranger au point de ne pas me faire comprendre. Elle a l'air furieuse pour un truc aussi con que ça ! Peut-être est-ce parce qu'elle a effectivement quelque chose à se reprocher ? Hmm...ça ne fait que la rendre plus suspecte à mes yeux, là, je dois dire. Je la fixe longuement, la détaillant du regard, de bas en haut, puis plonge de nouveau mes yeux dans les siens. Quand j'étais à Maho, je n'arrivais pas à regarder les gens comme ça, droit dans les yeux. Peut-être parce que quand je le faisais je me faisais railler ou tabasser, qui sait. Mais depuis que j'ai pris un peu confiance en moi, je n'hésite plus à les regarder de la sorte. C'est comme ça qu'on décèle le mensonge après tout, on peut voir la véritable réaction des gens à travers leurs prunelles.

Je peine à comprendre ce qu'elle me demande, mais la phrase finit par être traitée par mon cerveau et par donner quelque chose de cohérent en japonais. C'est le plus chiant ici en fait, je suis obligé de tout retraduire parce que je n'ai pas encore le réflexe de comprendre immédiatement tout ce qu'on me dit...surtout avec tous les accents différents de tout le monde. Le pire étant celui de Hyacinthe quand il s'énerve ou qu'il parle trop vite, avec son pur accent écossais. Quand il fait ça en général je me contente d'acquiescer, de lui dire « oui Hyahya » et c'est fini ! Mais elle, ça va, je la comprends plutôt bien. Même si je ne sais pas du tout qui est ce Sherlock et ce qu'il vient foutre dans la conversation.

« Bah...en fait, je vous ai vu tomber à l'eau. Ou plonger, je sais pas trop. Et vous n'êtes plus ressortie après, mais lui est resté alors...je sais pas. Normalement, les gens ne vont pas sur le lac, comme ça. Surtout s'ils viennent de la fac, vous savez ? Le lac est dangereux apparemment, y'a un calamar géant dedans alors...c'est bizarre de mon point de vue. Et c'est quoi, Sherlock ? »

J'ai beau chercher à comprendre par moi-même, je ne trouve aucune réelle explication qui pourrait me donner une réponse avant qu'elle ne tente de m'entuber. Elle est tombée à l'eau, mais Erebos n'a jamais essayé de la remonter. Il s'est contenté de la regarder...comme un type sinistre qui essaye de se débarrasser d'un corps, mais elle est là donc elle n'est pas morte, n'est-ce pas ? Pourquoi plonger dans le lac alors ? Je suis peut-être trop curieux, mais j'aimerais tout de même comprendre. C'est important pour moi.

« Il ne vous fait pas de mal au moins ? Enfin ça m'étonnerait de sa part, c'est un chic type...je sais que ça paraît bizarre comme conversation, mais c'est important. »

Je ne saurais pas dire pourquoi c'était si important pour moi, en fait. Peut-être parce que je ne veux pas me faire de fausses idées sur Erebos, peut-être aussi parce que j'ai un peu peur d'avoir raté quelque chose d'important à son sujet qui pourrait changer toute la vision que j'ai de lui. Je ne veux pas lui attirer des ennuis, juste comprendre...et si je dois pour cela mettre mal à l'aise madame rouquine, soit, ce ne sera pas la première ou dernière personne que ma présence et mes questions dérangent.

« Du coup...une balade nocturne à la nouvelle lune sur le lac, pour prendre un petit bain en solitaire amenée par l'un des professeurs les plus discrets et silencieux de toute l'équipe, université comprise. Il y a beaucoup de choses qui clochent dans cette histoire. Beaucoup trop, si vous voulez mon avis. Je doute que vous étudiez simplement la faune locale. »

Je sens que je suis sur une piste, sur quelque chose de plus concret qui n'a peut-être rien à voir avec Erebos, finalement. Ca me rassure en un sens, même s'il est impliqué, il ne fait peut-être pas de conneries avec cette fille...dont je ne connais même pas le nom d'ailleurs, aussi étrange que cela puisse paraître. Je crois qu'elle est dans ma classe pour un ou deux cours, à moins que je la confonde avec une autre. Après tout, je n'observe jamais la gente féminine, elles se ressemblent toutes ici pour moi !

« Voilà le topo. J'aimerais juste comprendre...rien de très compliqué, non ? Je suis une tombe, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne dirai jamais rien à personne sur n'importe quel sujet. Il y a encore des secrets qui datent de Maho qui restent gravés dans ma mémoire, et ne seront jamais ébruités. Si le secret que vous cachez est si important qu'un seul professeur se doit d'être au courant...déjà, vous ne le cachez pas très bien si j'ai pu le constater par un hasard total. Ca signifie que n'importe quel élève de Poudlard peut vous avoir observé, et en avoir conclu hâtivement des choses telles que ma première question. Je ne veux pas être à l'origine de fausses rumeurs, et je ne veux surtout pas que Erebos ait quelques soucis avec des élèves ou d'autres professeurs qui ne sont pas au courant de ce qu'impliquait votre petit rendez-vous. J'ai compris que ça n'avait rien de sentimental, quelque chose de plus grave peut-être...de plus important qu'une histoire entre prof et élève. »

J'ai l'impression d'approcher du but, si j'en juge par l'expression de son visage. Elle souhaiterait sûrement partir, là tout de suite, mais je suis comme un chat jouant avec une souris. Je ne la laisserai pas s'échapper avant d'avoir obtenu ce que je souhaite, à savoir une simple réponse à une question qui me titille. Alors, madame ? Vas-tu enfin te décider à me répondre, ou vais-je devoir continuer les suppositions toutes plus osées les unes que les autres ? Oui, je sais, je pourrais laisser ça de côté et vivre ma petite vie tranquillement, mais...c'est bien mal me connaître. Déjà, je ne la menace pas pour obtenir ce que je veux. Je pourrais pourtant, mais ça ferait du tort à Erebos et je n'ai vraiment pas envie d'entamer notre amitié pour une fille. Mais si besoin, je saurais trouver un moyen de pression sur elle indépendamment de sa relation avec mon ami. Après tout, je suis un Serpentard, n'est-ce pas ? C'est dans ces moments-là que je comprends la signification des couleurs que je porte sur le dos.
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Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Mar 26 Fév - 23:12
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« You know there's too many people trying to take care of other folks business, and they can't even take care of their own, but what you need to do is take 6 months to mind your own business, and 6 months to leave other folks business alone  »
Je n’en revenais pas de la connerie de ce gars-là. Je l’avais déjà vu dans les couloirs de l’université, mais sans plus. Je veux dire, on ne se connaissait pas du tout. Il me vouvoyait bon sang de bonsoir ! Si c’était pas parlant ça. Juste ça, ça me rendait mal à l’aise et sa curiosité mal placée me fâchait plus qu’autre chose. Il se prenait pour qui pour vouloir tout savoir. C’est comme si j’allais le voir pour lui demander combien de fois par semaine il se masturbait. Ça ne me regardait pas et en plus ça ne m’intéressait pas. C’était pas ses affaires ce que je faisais avec le professeur Asclépiades. Je lui demandais pas ce qu’il faisait de ses temps libres après tout. Il aurait dû se mêler de ses affaires et il devait clairement le voir sur mon visage que sa curiosité n’était pas la bienvenue.« Pas la peine de le prendre comme ça hein, c'était juste une question... » Et il était surpris de ma réaction en plus de ça. Il sortait d’où ce Chinois ? Il ne savait pas comment les relations sociales fonctionnaient pour penser que venir poser une questions du genre n’allais pas faire de remous. Ce n’était pas juste une question. Une question de base serait de me demander mon repas préféré ou bien si j’aimais les chats, pas de me demander si je couchais avec l’un de mes anciens profs. Moi qui pensais que les asiatiques avaient tendance à rester discret et à ne pas faire de vague, celui qui était devant moi me prouvait que ce n’était pas du tout le cas.

«C’est pas qu’une question ! Tu te prends pour qui merde ? »

En même temps que la colère bouillait en moi, je commençais à me sentir coincée et quand ça arrivait, je faisais comme un animal, j’attaquais. Je voulais savoir ce qu’il avait vu alors qu’il reluquait ma balade sur le lac avec mon ancien enseignant. Je devais savoir ce qu’il avait vu pour le faire taire s’il avait vu quelque chose et si ce n’était pas le cas, pour me rassurer et l’envoyer sur une fausse piste. Mon cerveau commençait à fonctionner en quatrième vitesse. Comment pouvais-je justifier une balade sur le lac en plein hiver, le soir avec un enseignant ? Clairement, ce n’était pas un rendez-vous ? Est-ce que dire que je prenais des cours de natation avec Erebos pourrait avoir du sens dans la tête de cette foutue fouine ? Rien ne pouvait me le garantir, mais je devais essayer. Je ne pouvais pas dire à un parfait inconnu que je me changeait en sirène de temps en temps pour reprendre mes énergies vitales en barbotant. Les mains croisées sur la poitrine en essayant de calmer ma respiration, j’ai écouté les explications du Serpentard, avide de tout savoir ce qu’il avait vu. « Bah...en fait, je vous ai vu tomber à l'eau. Ou plonger, je sais pas trop. Et vous n'êtes plus ressortie après, mais lui est resté alors...je sais pas. Normalement, les gens ne vont pas sur le lac, comme ça. Surtout s'ils viennent de la fac, vous savez ? Le lac est dangereux apparemment, y'a un calmar géant dedans alors...c'est bizarre de mon point de vue. Et c'est quoi, Sherlock ? » Il m’a vue aller à l’eau, ne pas ressortir et il avait vu le professeur Asclépiades rester. Je devais penser vite, très vite. Les cours de natation c’était pas la meilleure des excuses, parce qu’autrement il m’aurait vu ressortir de temps en temps. L’air c’est quelque chose d’assez nécessaire dans la vie quand même, qu’on soit sorcier ou pas. Réfléchir, je devais réfléchir. Je devais me la jouer tranquille, genre c’était normal.

«Sherlock c’est un détective dans des bouquins pour moldu. Il fume la pipe, résolve des crimes et joue du violon. Un mec bien, je te jure. Il fait tout ça par déduction, mais s’il n’avait pas été moldu, j’aurais juré qu’il avait le troisième oeil. »

Belle manoeuvre d’évitement Thalia, une vraie professionnelle de l’entourloupe  ma jolie. Je le connaissais bien le détective moldu, j’avais lu plusieurs de ses bouquins quand je m’étais baladée un peu partout. Je m’étais fondue un peu dans le monde moldu et j’avais apprécié mes lectures. Ils avaient une imagination débordante ces gens-là. Ils avaient énormément d’histoire de magie entremêlées dans leur monde, je trouvais ça amusant. Ils n’étaient pas loin de la réalité et je trouvais ça magnifique. Malgré tous les efforts du monde sorcier, ils voyaient ce qui se passait sans réellement le voir. Merlin l’enchanteur, le magicien d’Oz, Dracula et tous les autres, ils n’étaient pas loin de la réalité. Stephen King et H.P. Lovecraft semblaient voir un peu derrière le rideau entre nos deux mondes. Ils avaient peut-être une sensibilité que les autres n’avaient pas. C’était bien ça le boulot d’auteur après tout non ? Prendre des faits réels et les tourner dans tous les sens. Utiliser son imagination et tout ça, c’était pour eux. « Il ne vous fait pas de mal au moins ? Enfin ça m'étonnerait de sa part, c'est un chic type...je sais que ça paraît bizarre comme conversation, mais c'est important. » Bien sûr que non. Il le connaissait ou pas Erebos ? Il me disait qu’il était son ami et là il me demandait s’il me faisait du mal. Il n’y avait aucune logique dans tout ça. Le professeur Asclépiades ne m’aurait jamais fait de mal. Il était, tristement, la seule personne à me connaître sous toutes mes coutures dans le château et à l’université. Il m’avait ramassée, à moitié morte, en Grèce et m’avait remise à l’eau, il m’avait expliqué ma condition et s’occupait de moi depuis ce temps. Si ça ce n’était pas de la dévotion, je ne sais pas ce que c’est.

«Bien sûr que non, quelle question ! Tu devrais avoir honte de parler de lui comme ça. C’est l’un des meilleurs sorciers que je connaisse.»

Probablement que sans lui je serais morte seule, desséchée. Il n’y avait que très peu de sorciers qui étaient aussi élevés dans mon estime que lui. Il y avait Eliael qui était à égalité avec le professeur Asclépiades. Les deux étaient des mentors, dans des disciplines différentes, certes, et ils avaient ma confiance toute entière. Je leur aurais confié ma vie si j’en avais eu besoin. Les deux étaient des sorciers qui semblaient toujours en contrôle de leur moyen et que rien ne pouvait ébranler. Je savais que c’était faux, mais leur stoïcisme m’impressionnait. En situation de crise, ils pouvaient être les sorciers de la situation. « Du coup...une balade nocturne à la nouvelle lune sur le lac, pour prendre un petit bain en solitaire amenée par l'un des professeurs les plus discrets et silencieux de toute l'équipe, université comprise. Il y a beaucoup de choses qui clochent dans cette histoire. Beaucoup trop, si vous voulez mon avis. Je doute que vous étudiez simplement la faune locale. » Il ne lâchait absolument pas le con, c’était un vrai chieur. En quoi ça le regardait que cette histoire cloche. Et pourquoi il venait me voir moi plutôt que son ami Erebos.Je venais de trouver ma porte de sortie. Pourquoi parler à une parfaite étrangère qui, clairement, n’avait absolument pas envie de parler plutôt que d’aller voir son «ami». Ça ne l’était peut-être pas tant que ça finalement. « Voilà le topo. J'aimerais juste comprendre...rien de très compliqué, non ? Je suis une tombe, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne dirai jamais rien à personne sur n'importe quel sujet. Il y a encore des secrets qui datent de Maho qui restent gravés dans ma mémoire, et ne seront jamais ébruités. Si le secret que vous cachez est si important qu'un seul professeur se doit d'être au courant...déjà, vous ne le cachez pas très bien si j'ai pu le constater par un hasard total. Ca signifie que n'importe quel élève de Poudlard peut vous avoir observé, et en avoir conclu hâtivement des choses telles que ma première question. Je ne veux pas être à l'origine de fausses rumeurs, et je ne veux surtout pas que Erebos ait quelques soucis avec des élèves ou d'autres professeurs qui ne sont pas au courant de ce qu'impliquait votre petit rendez-vous. J'ai compris que ça n'avait rien de sentimental, quelque chose de plus grave peut-être...de plus important qu'une histoire entre prof et élève. »   Ce gars ne savait absolument pas comment les gens fonctionnent pour me parler comme ça. C’est probablement pas pour rien que je le voyais souvent en solo dans les couloirs. Je n’aurais pas voulu traîner avec lui non plus.

«Écoute moi bien, c’est à mon tour de faire un petit topo. Toi tu t’es dis que c’était une bonne idée d’aller voir une parfaite étrangère en plein couloir pour lui poser des questions sur des trucs qui te regardent absolument pas. D’un autre côté, tu me dis que le professeur Asclépiades est ton ami. Tu viens me demander s’il me fait du mal et en plus tu ne pas le voir lui pour poser tes questions. Donc y’a deux trucs qui peuvent clocher. La première, c’est que t’es pas si ami que ça avec lui. La deuxième, c’est que tu te rends compte que tes questions n’ont pas leur place et tu veux pas les poser à Erebos parce que tu sais très bien que c’est pas tes oignons. Je me trompe ? »

J’étais vachement remontée et aussitôt que j’allais partir d’ici, j’allais me rendre à Poudlard pour poser deux trois questions au professeur Asclépiades parce que ça n’allait pas du tout. Il me faudrait peut-être une cape d’invisibilité, bien un charme ou j’en sais rien. Un oubliette sur le Chinois pourrait faire aussi, j’en sais rien.

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Lun 8 Avr - 17:32
Uroko
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12.01.19 Uroko
« Yabai, yabai, yabai ! » comme on dirait chez moi. J'ai foutu la merde parce que je ne sais pas m'exprimer, que je suis peut-être un peu trop brutal avec les demoiselles et que passer pour un stalker dégueulasse n'est pas franchement ma tasse de thé. Comment faire maintenant ? Je n'ai pas vraiment d'excuse à proprement parler, et je n'ai pas envie de me faire une nouvelle ennemie. Quoique, n'est-ce pas déjà le cas, actuellement ? Je soupire longuement et baisse la tête, un peu honteux de ce monumental fiasco. C'est pourtant pas compliqué d'expliquer quoi que ce soit à quelqu'un d'autre, non ? Bon...recommençons depuis le début.

« En fait...je pensais que tu pourrais m'aider. »

Changement drastique de comportement, à croire que je deviens schizophrène comme on dit. Mais la vérité, c'est que j'ai simplement peur pour Erebos. Et cette demoiselle que je ne connais pas le moins du monde devrait pouvoir comprendre, si elle le connaît également. Je relève la tête pour la fixer droit dans les yeux, histoire de montrer un poil d'assurance et de capter son attention. Je ne dois surtout pas la laisser partir !

« Je n'étais pas seul aux abords de ce lac visiblement. Et je ne suis pas le seul à me poser des questions sur vous deux. Sauf que là où je sais tenir ma langue, ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. Je ne peux pas en parler à Erebos parce qu'il a autre chose à foutre, et surtout parce que je sais qu'il va s'en branler royalement et laisser grossir les rumeurs jusqu'à les voir exploser à sa figure. C'est déjà arrivé au Japon, il a fini par partir de là-bas, alors je n'ai pas tellement envie de le voir quitter son poste ici, tu comprends ? Je ne sais pas d'où ça vient, je ne sais pas si c'est à cause d'hier ou si ça date de plus longtemps, mais le fait est qu'il risque gros. Alors si tu l'apprécies un tant soit peu, tu devrais accepter de m'écouter. »

Je crois qu'elle s'est un peu calmée, à moins qu'elle reste sidérée par ma stupidité latente. J'aurais pu simplement lui parler de ça directement, mais j'ai préféré la confronter à ses conneries d'abord, histoire de connaître la vérité...maintenant, je sais qu'il n'est pas impossible qu'elle mente et qu'ils aient réellement une liaison, mais elle pourrait au moins faire en sorte de ne pas trop se montrer désormais. Hyahya se foutrait sûrement de ma gueule de ne pas savoir comment parler à une fille...

« Je suis désolé de t'avoir mis dans l'embarras au début. Le but était seulement de te faire réagir pour savoir si les rumeurs sont vraies ou fausses. Visiblement...ce ne sont que des rumeurs. Mais tu devrais être aussi concernée que moi à ce sujet, tu sais ? Parce que...c'est comme ça qu'on détruit la réputation de quelqu'un. Ce n'est pas seulement celle d'Erebos qui est en danger actuellement, mais aussi la tienne, tu sais ? »

Puisqu'elle me parle de détective Sherlock Holmes, que je devrais définitivement checker un de ces jours dans une bibliothèque moldue s'il est si fort qu'elle le prétend, il s'agirait de me transformer en détective, moi aussi. Détective Taira, à la recherche de la vérité...ça sonne plutôt bien, non ? En tout cas, si elle refuse de m'aider, je ne sais pas trop comment m'y prendre. Peut-être devrais-je inclure Hyacinthe dans mes recherches ? Il en sait beaucoup plus que moi sur les gens qui peuplent l'université...d'ailleurs, peut-être qu'il connaît déjà cette Carrow. J'avoue ne m'être jamais trop intéressé à ses fréquentations, mis à part les demoiselles qui risquaient de me faire de l'ombre en le draguant ouvertement d'après moi. Je m'assois sur une marche de l'escalier, l'air d'un coup plutôt soucieux. Comment s'y prendre, pour mener une enquête interne de la sorte ? Savoir qui est à l'origine de cette fausse rumeur, apprendre ce qu'il a pu voir, depuis quand elle tourne, si elle a déjà été ébruitée du côté des professeurs...ah, est-ce vraiment une bonne idée de placer toute mon énergie dans cette histoire ? Je devrais plutôt me concentrer sur les examens qui approchent à grands pas, moi qui ai encore du mal avec certains chapitres non appris en classe !

« Du coup...tu serais partante pour m'aider, ou tu préfères laisser cette histoire grossir et risquer d'exploser un jour ? Si tu m'aides, il faudra commencer par lister ceux qui bénéficieraient de cette rumeur...des ennemis, des presque inconnus peut-être, la longue liste des élèves humiliés par Erebos à cause des notes...putain, si on commence comme ça en fait, je pense devoir lister tous les anciens élèves de Poudlard...même Hyacinthe a réussi à le détester un jour... »

La masse de travail à venir commence à m'apparaître sous les yeux, et j'ai déjà la flemme d'avance de toute cette histoire. Il faut dire qu'il est tôt, et qu'on est censés avoir cours dans pas longtemps. D'ailleurs, ce n'est pas forcément une très bonne idée d'entamer cette discussion avant un cours ! Je ne vais pas être super concentré, et je pense qu'elle non plus malgré sa réticence. J'ai dû la choquer pour la semaine entière, parti comme c'est.

« Ca a l'air un peu compliqué, alors...on devrait en discuter après les cours, plutôt. Du moins si tu acceptes ma proposition, je ne te force en rien... »

C'est vite dit, je ne lui ai pas non plus trop laissé le choix en lui disant qu'elle risquait gros à laisser les choses couler de cette façon ! Je ne sais définitivement pas parler aux femmes.

« Si tu veux me suivre, on a qu'à se retrouver ici vers dix-huit heures, ça laisse largement le temps de terminer les cours et c'est juste avant le dîner, n'est-ce pas ? Je finis à seize heures, donc j'aurai déjà le temps de commencer les fouilles de mon côté. »

Ok, cette fois je commence à être un peu excité par cette « chasse à l'homme » que je me suis mis en tête de faire. Chercher la source de cette rumeur, la démanteler et peut-être même accomplir une petite vengeance...Hyacinthe me dit parfois que je n'ai pas volé ma place chez les Serpentard, mais ce n'est que dans ce genre de situation que je comprends vraiment ce qu'il veut dire par là.

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Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Sam 11 Mai - 15:32
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« You know there's too many people trying to take care of other folks business, and they can't even take care of their own, but what you need to do is take 6 months to mind your own business, and 6 months to leave other folks business alone  »
Mon coeur battait terriblement vite. Cet asiatique que je ne connaissais pas en savait beaucoup trop et ça m’inquiétait. En même temps, il y avait plus que de l’inquiétude, il y avait aussi énormément de colère. Je ne comprenais pas pour qui il se prenait. Franchement, il venait me voir comme ça, voulait me confronter et racontait des trucs pas possibles comme s’il avait la science infuse. Il essayait de me sortir les mots de la bouche, de me forcer à parler en disant des dégueulasseries épouvantables. Et puis, qui se promenait seul au bord du lac la nuit en plein mois de février ? Durant les mois plus chauds, le professeur Asclépiades et moi étions beaucoup plus prudents dans nos choix de journée. Nous prenions des journées pluvieuses ou bien très nuageuses, ces moments qui ne motivaient pas les balades illégales, mais si romantiques au bord de l’eau. Comme ça, nous achetions la paix. Cependant, en plein hiver, on se disait que la température allait faire le boulot à notre place, mais apparemment nous avions mal pensé et on s’était planté. Nous allions devoir mettre quelques points au clair lui et moi avant ma prochaine baignade. « En fait...je pensais que tu pourrais m'aider. » La colère devait suinter par mes pores de peau et le Chinois avait dû le sentir, parce que son discours venait de changer radicalement et une énorme incompréhension s’est peinte sur mon visage.

«Tu vas devoir être plus clair mon petit père parce que je comprends rien du tout de ce que tu me racontes.»

À partir de ce moment, j’ai écouté le discours décousu ce que le petit asiatique me disait. Là il commençait à m’inventer une histoire de rumeur que je n’avais jamais entendus et qu’il n’était pas le seul à nous observer au bord du lac. Comme si le professeur et moi étions si intéressants que ça, c’était de la foutaise. Il rajoutait à tout ça que, contrairement à d’autres, nous pouvions lui faire confiance, mais considérant que je ne le connaissais pas ce sorcier, le niveau de confiance que j’avais envers lui était plus que bas. Il était abyssal. Pour réponse à mon topo sur le pourquoi il ne parlait pas à Erebos, il disait que le professeur allait s’En branler, ce qui n’était pas faux. Il fallait dire que de mon côté, j’en avais pas grand chose à foutre non plus. L’étudiant avait peur que le professeur perde son emploi, mais ça ne pouvait pas arriver, par pour ça en tout cas. L’asiatique ne savait rien et ça me faisait presque rire. Je pouvais franchement être mauvaise parfois et là, autant je trouvais ce gars débile, autant il me faisait pitié. Il semblait avoir de bonnes intentions, mais pour le reste, c’était bidon. J’ai croisé mes bras sous ma poitrine en haussant un sourcil. Il fallait que je réponde à tout ça en plus.

Ne sachant pas quoi dire de plus, j’ai écouté le monologue que me faisait l’Asiatique. un sourcil toujours dans les airs, arrogante, j’attendais la suite. Je n’étais pas convaincue qu’il soit désolé. Je ne lui avais pas donné ce qu’il voulait et cherchait une autre façon de l’avoir. J’avais l’habitude avec ma famille. Chez les Carrow, la manipulation était une seconde nature. Il venait lui même de le dire, il avait voulu me faire réagir et il le cherchait probablement encore, mais autrement. Pour le reste, ça ne le concernait pas du tout et je ne comptait laisser un parfait inconnu se mêler de ma vie. Ma propre soeur ne savait pas ce que j’étais, alors lui, ça n’arriverait jamais.

«C’est bien gentil de t’inquiéter pour moi, mais ça ne te concerne pas du tout. Je suis assez grande pour m’occuper de mes trucs et le professeur Asclépiades aussi. Tu réfléchies beaucoup trop et il te manque un paquet de données pour estimer ce qui se passe alors laisse tomber, ok ? C’est pas du tout tes oignons. On gère très bien sans avoir un étudiant trop curieux dans les pattes. »

Je me suis détendue un peu en me disant qu’il se pouvait aussi très bien que le Chinois ait de bonnes intentions. C’était possible. Il a commencé à me parler de son plan, de ce que nous devrions faire, une liste de suspects qui, selon lui, pourrait probablement contenir tous les anciens élèves et élèves présents qui ont Erebos. Clairement, ça ne nous avancerait pas. En suivant son raisonnement, ça pourrait aussi être les gens qui me détestent qui ont parti cette rumeur et au caractère que j’ai et surtout à cause de l’outrage que j’ai fait à ma famille, il y avait du monde. « Ca a l'air un peu compliqué, alors...on devrait en discuter après les cours, plutôt. Du moins si tu acceptes ma proposition, je ne te force en rien... » J’avais de la chance de ne pas me faire forcer, je n’aurais pas voulu voir cet Asiatique devenir plus insistant qu’il ne l’était déjà. « Si tu veux me suivre, on a qu'à se retrouver ici vers dix-huit heures, ça laisse largement le temps de terminer les cours et c'est juste avant le dîner, n'est-ce pas ? Je finis à seize heures, donc j'aurai déjà le temps de commencer les fouilles de mon côté. » J’ai levé mes yeux vers le plafond, emmerdée. D’un côté, je ne voulais pas laisser ce gars partir sans laisse à la chasse à pas grand chose. Je n’avais jamais eu conscience qu’il y avait une rumeur sur ce que nous faisions, et puis en bout de ligne, ça ne changeait pas grand chose. La direction de l’université et du collège savait très bien ce que nous faisions, c’était l’essentiel pour moi. Personne n’allait perdre son emploi et personne n’allait se faire expulser de l’école. Et si vraiment tout ça dérapait, je n’aurai qu’à assumer ce que je suis. Tout serait nettoyé.

«Écoute, j’en sais rien. Faisons comme si j’allais venir te rejoindre ce soir, mais je te garanti rien. Au pire j’essaierai de t’avertir si je me présente pas. Faut que je réfléchisse à tout ça...ça en vaut vraiment pas la peine je crois. Je te dirai tout à l’heure ce que j’ai décidé...À plus.»

Sans plus détails, je suis partie vers ma salle commune pour réfléchir à tout ça et surtout me demander ce que j’allais écrire à Erebos dans mon hibou. C’était évident qu’il allait être mis au courant de tout ça. Je ne pouvais pas lui cacher qu’un Asiatique étrange voulait tout savoir de nous.

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