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I Was A Knife In A Gunfight - Ezechiel :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
Thalia Carrow
Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Jeu 24 Jan - 4:07


I Was A Knife In A Gunfight

FT. Ezechiel


J’avais pensé que ma journée allait bien se passer quand elle avait commencé plus tôt ce matin-là. Ce matin-là, le soleil brillait. Ce matin-là, je souriais et je me disais que les choses se plaçaient tranquillement pour moi. Au lieu de marcher en zigzaguant pour éviter les crevasses, un chemin pavé se construisait tranquillement devant moi et je commençais à prendre goût à y marcher. Fini la complexité, fini les casses-têtes et surtout, fini le blues. Je commençais régler certains dossiers. Je me disais que tout ne pouvait qu’aller mieux. Je me trompais royalement en fait. La loi de Murphy avait fait son oeuvre. Si quelque chose peut mal tourner, elle va mal tourner. Je n’avais reçu aucune brique sur la tête depuis trop longtemps. L’univers m’avait donc envoyé Eljas pour briser les pavés devant moi et me pousser dans une crevasse. J’y étais tombée, Ailsa m’avait rattrapée, mais j’avais tout de même vu ce qui se cachait à l’intérieur. On n’oublie pas ce genre de chose. Elles restent ancrées en nous jusqu’au temps que le temps les efface complètement et cela pouvait être très long. Je sentais encore sa main passer sur mon ventre dénudé, son haleine remplie d’alcool ne quittait plus mes narines et je voyais encore ses yeux. Ils étaient noirs, froids et vides de toute humanité. Ils m’avaient terrorisée jusqu’à ce que la blonde me sorte de ce mauvais pas.

Chancelante, je l’avais suivie. Elle avait été bonne pour moi, elle m’avait réconfortée comme elle l’avait pu. Surtout, elle avait essayé de me faire oublier, pour le moment au moins. Ce n’était une question de sortilège d’oubliette. C’était une question d’alcool. De whisky si nous voulions être plus précis. Je savais très bien que ce n’était pas la solution, j’avais bien vu ce que faisait l’alcool sur les gens, j’en étais le résultats à ce moment-là. Cependant, je n’avais pas d’autres options qui m’étaient offertes et j’avais besoin qu’on prenne les décisions à ma place, qu’on me dise quoi faire. Je ne voulais plus réfléchir, je voulais m’engourdir et c’est ce que j’avais fait à grandes lampées de whisky pur feu. Tant qu’à faire les choses, autant bien les faire. Ayant remerciée et quittée Ailsa en lui promettant que je ne ferais pas de connerie,  j’étais partie faire l’inverse complètement. J’étais partie dans les sous-sol pour régler mes comptes avec un Serpentard. Je n’allais pas chercher Eljas, je ne pensais même pas à lui alors que je marchais un peu chancelante vers leur salle commune. Je voulais voir Ezechiel, je voulais comprendre ce qui s’était passé et surtout je voulais lui faire mal. Je voulais qu’il ait mal lui aussi. Je pensais que nous étions sur le bon chemin, je pensais que je valais quelque chose pour lui et je pensais aussi qu’Eljas était son ami. Là, je ne voyais pas clairement. Je voulais vider ma colère et ma peine sur quelqu’un et je n’avais personne. L’alcool me brouillait l’esprit tout autant que le regard.

Je ne savais pas ce que j’allais lui dire, je ne savais pas ce que j’allais lui faire, mais je savais que je devais le voir. C’était la seule chose que mon cerveau acceptait que je comprenne. J’étais comme contrôlée à distance. Mon instinct prenait le dessus alors que le reste de ce que j’étais était recroquevillé au fond de moi, implorante. Arrivée près de la salle commune des Serpentards, il ne me restait plus qu’une chose à faire, attendre qu’Avery passe par là. La patience n’étant plus une de mes qualités à cette heure-là, je n’ai trouvé qu’une chose à faire. J’allais accoster tous les vert et argent que j’allais voir et leur demander de faire sortir le grand brun de sa chambre pour me voir. Je ne savais même pas s’il était là. J’allais seulement à la pêche pour me trouver une porte de sortie. Je ne pouvais pas aller vers ma soeur qui refusait de me parler et côté ami, j’étais un peu à court. Ils n’y comprendraient rien et ça ferait probablement plus de merde qu’autre chose. Était-ce logique ? Non. J’étais saoule, j’avais le droit d’être conne. Voyant un mec de la maison arriver, je me suis jetée dessus pour qu’il m’aide.

«Newton ! Non Ashton ! Brandon ? Tu irais me chercher Avery ? J’ai...j’ai besoin de le voir...tu comprends merci.»

Je ne savais plus du tout quel était le nom de ce gars, je savais seulement qu’il pouvait m’aider. «Tu fous quoi Carrow, lâche moi.» Alors qu’il me disait ça, je me rendais compte que je devais avoir l’air pitoyable. Je ne m’étais pas vu dans une glace depuis le matin et en sachant le genre de journée que j’avais eu, ça ne devait pas être joli. En voyant le regard du Serpentard me juger, je me suis tout de suite senti gênée et je me suis affalée contre le mur en face de leur porte de salle commune.

«S’il-te-plaît...»

Les genoux remontés sur moi, j'ai caché ma tête sur eux et j'ai entendu les pas du sorcier partir et j'ai commencé à oublier ce que je faisais là, préférant l'oublie aux batailles inutiles que j'allais sûrement perdre de toute façon.

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Lun 28 Jan - 9:18
I Was A Knife In A Gunfight
Thalia & Ezechiel

« I should be over all the butterflies But I’m into you»

Deux mois, voilà maintenant deux putains de mois, plus de soixante jours, plus de 1460 heures, que tu n’as pas croisé Carrow. Depuis le soir d’halloween et son baiser… Tu as encore la sensation de ses lèvres contre les tiennes. Tu ressens encore la chaleur que ça t’a procurée quand elle a exécuté ce geste totalement imprévisible. Pour la première fois de ta vie, une femme a réussi à te faire perdre la parole. Tu es restes comme un con à la regarder partir, sans savoir quoi faire. Si seulement tu pouvais revenir en arrière. Tu l’auras rattrapé, et tu lui aurais rendu son baiser. Un baiser qu’elle n’aura jamais vu qu’elle t’évite soigneusement depuis ce soir-là.

Tu as passé ces deux mois plongé dans tes études pour oublier ce qu’il s’est produit. Mais rien n’y a fait. Elle t’a lancé un sort, une malédiction. Impossible de la sortir de ta tête. Et ça commence à doucement te rendre barge. Tu as essayé de passer ta frustration avec d’autres filles, mais rien n’y a fait. C’était tellement fade, sans saveur, comparée au baiser de la jeune femme. Tu en deviens dingue. Tu as pourtant tout fait pour attirer son attention, mais rien n’y a fait. Elle t’ignorait royalement. Comme si tu étais invisible pour elle. Le retour du jeu du chat et de la souris, mais en plus malsain.

Plongé dans un livre, tu t’es posé dans les escaliers pour lire. Dans l’espoir de la croiser peut-être ? Elle va bien devoir passer par là à un moment pour rejoindre la grande salle ou simplement pour retourner à son dortoir. Et là, tu l’attraperas pour lui parler. De force, s’il le faut. Tu en as marre d’être pris pour un con.

- Avery !

Tu tournes ton visage vers la voix qui t’interpelle. Merde comment il s’appelle déjà ? Tu as totalement oublié.

- Salut…
- Y’a Carrow bourrée qui te cherche près de notre salle commune. Dit-il avant de reprendre son chemin l’air de rien.
- Comment ça ? t’écris-tu.

Mais il a déjà disparu dans les étages. Tu soupires, ton sang ne fait qu’un tour et tu te précipites vers la salle commune des serpents en insultant la gryffondor pour son inconscience. Pourquoi s’infliger ça franchement ? Elle mérite mieux qu’une grosse mine. En arrivant, tu découvres la jeune femme recroquevillé sur elle-même contre le mur près de la porte d’entrée. Une forte odeur d’alcool embaume l’air ambiant. Putain. C’est pire que ce que tu pensais. Elle est dans un état pitoyable. On dirait toi quand tu reçois des nouvelles de ton frère en prison et que tu cherches à oublier qu’il cherche en vain à te parler.

- Et …Thalia. Dis-tu en posant une main sur son épaule. Qu’es-ce-que tu t’es fait putain…

Tu la regardes, replié sur elle-même. Et ce n’est pas bon signe, tu sens qu’elle est prête à exploser. Et tu es prêt à prendre tout dans la gueule cette fois, juste pour la voir te parler enfin. Juste pour savoir qu’elle pose de nouveau les yeux sur toi après deux longs mois.
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Thalia Carrow
Mar 29 Jan - 2:49


I Was A Knife In A Gunfight

FT. Ezechiel


Je n’avais jamais été aussi bas dans ma vie. Je n’avais jamais vécu un événement aussi choquant de toute ma vie. Elle était plutôt courte jusqu’à présent, mais j’en avais eu assez dans ma vie pour me rendre compte que c’était déjà beaucoup. Mes parents me détestaient, je n’avais plus de famille, mon cousin avait probablement tué ma tante et j’étais probablement l’une des rares à le savoir et maintenant, j’avais été agressée par Eljas dans un couloir. Je n’avais jamais été aussi humiliée de ma vie, même après avoir été rayée de notre arbre généalogique. Il m’avait touchée, avait brûlé ma peau de ses doigts froids comme si je n’étais qu’une simple nouveau jouet entre ses mains. Je savais qu’il avait la réputation de jouer avec les filles comme avec des marionnettes, mais je n’aurais jamais cru possible qu’il puisse se forcer auprès de l’une d’entre elle pour son simple plaisir. Je me sentais sale et ma tête tournait sous l’effet de l’alcool qui ne m’aidait pas à digérer toutes les informations confuses que j’avais en tête. Je ne savais pas auprès de qui me tourner pour me libérer l’esprit, comprendre et vomir toute ma colère et ma tristesse. Il n’y avait que le visage d’un autre Serpentard qui me venait en tête pour verbaliser tout ce que je voulais dire. Je l’avais embrassé en octobre et depuis, je l’avais évité. Je ne savais pas pourquoi j’avais joué comme ça. Je me disais que j’avais peut-être poussé le bouchon trop loin, peut-être que j’avais tout brisé en prenant les devants. Peut-être préférait-il les filles plus passives ? C’est bien vers ce genre de fille qu’Avery se tournait normalement. Il ne se coinçait pas les têtes fortes comme moi. Je ne me laissais pas faire.

Normalement je ne me laissais pas faire. Là, j’avais perdu la face. J’avais toujours une si haute estime de moi, disant à qui voulait l’entendre qu’on ne pouvait pas se frotter à moi de trop près sans recevoir une bonne baffe quand on me fait chier. Je jouais les effarouchées, mais je ne valais pas mieux que les autres au final. J’étais faible et maintenant j’étais sale. Il avait touché mon ventre et joué très près de ma poitrine sans que je ne puisse le repousser. Pour certaines, peut-être que ce n’était rien, mais pour moi, c’était brûlé au fer autant dans mon esprit que sur mon corps. C’était les sensations de brûlures que j’avais essayé de noyer dans le whisky en compagnie d’Ailsa, mais ça n’avait servi à rien. J’étais encore plus à fleur de peau, j’étais encore plus instable et fragile...cassable. Et puis, tout le monde le sait, rajouter de l’alcool dans un feu, ça ne fait que l’aider à se propager. C’est ce que j’avais fait et maintenant je flambais sur place, accroupis au sol en n’attendant plus rien. Je n’espérais plus l’arrivée du Serpentard, j’étais beaucoup trop pitoyable pour pouvoir arriver à quoi que ce soit et surtout pour lui donner envie de venir à mon aide. Recroquevillée tout contre le mur, j’essayais de me donner le courage de bouger, repartir d’où je venais, d’aller retrouver ma salle commune et dormir jusqu’à ce que tout ce mal me quitte. Le ferait-il seulement, me quitter ? J’en doutais. Les brûlures comme ça, elles restent apparentes toute la vie.

J’avais essayé de me cramponner au mur pour me relever, mais j’étais trop instable pour pouvoir y arriver. Foutu whisky, en plus de ne pas régler mon problème, je m’humiliais encore plus et en publique. Il n’y avait pas beaucoup de gens dans le couloir, mais ceux qui passaient me jetaient des regard d’incompréhension, de jugement ça ne m’aidait pas du tout. Il était clair qu’ils ne pouvaient pas comprendre, ils n’étaient pas à ma place. Ils n’avaient pas été coincés par Eljas contre un mur. Ils n’avaient pas été là. J’ai entendu des pas venir vers moi et je me suis préparée à entendre une remarque cinglante comme quoi je souillais le plancher. J’ai donc rentré ma tête dans les épaules, attendant les mots que j’anticipais dures. «Et...Thalia.» J’ai tout de suite reconnu sa voix et sa main maintenant posée sur mon épaule a répondu une onde de chaleur dans mon corps. Il était venu. J’ai sorti ma tête de mes genoux et je l’ai regardé, ne sachant plus quoi faire. «Qu’est-ce que tu t’es fait putain...» J’ai haussé un sourcil en entendant ses derniers mots. Je pensais qu’il me connaissait assez bien pour savoir que je me ferais ça pour le plaisir.

«Tu penses...vraiment que je me suis fait ça moi-même ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça, Ez’.»

J’ai essayé de me redresser, mais je ne tenais toujours pas debout. J’étais au sol et j’allais probablement encore y rester un bout de temps. Maintenant que je savais que j’étais coincée au sol, je me suis dis que mon humiliation était complète. La tête me tournait, je ne voyais plus clair, j’étais perdu.

«Regarde ma tête...tu vois quoi là ? Hein ! Je me suis pas regardée depuis des heures et j’imagine que ça doit pas te plaire hein ! T’aimes les jolies poupées hein ! Je dois plus être aussi jolie maintenant ! Hein ! Tu penses encore que je me suis fait ça ?!?»

L’écluse était ouverte, maintenant que j’avais commencé à parler, plus rien ne retenait tout ça et les larmes coulaient sur mes joues en même temps que je déversais ma colère sur le Serpentard qui ne devait pas comprendre ce qui se passait. Je transposais sur lui. C’était ce que j’aurais aimé dire à Eljas, mais rien n’avait sorti au bon moment. J’avais été coincée et là je pleurais à chaude larme. Une Thalia saoule, c’est une Thalia vulnérable et une Thalia imprévisible. Mes larmes coulaient sur mes joues sans rencontrer d’obstacle.

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Ven 1 Fév - 17:20
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Thalia & Ezechiel

« I should be over all the butterflies But I’m into you»

Les cuites ça te connaît. Tu es déjà passé par toutes les étapes. Évitent même parfois le coma éthylique. Il y a plusieurs façons de boire, tout d’abord, la plus fun, celle pour se détendre en soirée, afin de se sentir libre. Il y a ensuite la sérieuse. Celle ou l’alcool aide à régler ou à négocier. Puis il y a celle ou tout ce que l’on cherche, c’est oublier. Oublier des souvenirs, des évènements, s’oublier aussi. Et il n’y a aucun doute que Thalia est dans ce cas de figure. Mais tu es intrigué de savoir ce qui a poussé une si brillante jeune femme à boire jusqu’à en devenir aussi désespéré. Mais aussi, tu te demandais pourquoi t’avoir demandé toi et pas un autre. Car mine de rien, elle t’a évité pendant plusieurs semaines, te laissant désemparé après son baiser. Te rendant totalement dingue.

Alors pourquoi toi ? Pourquoi sa bête noire ? Le dernier mec sur terre qu’elle aimerait bien voir. Car avec le recul, tu as compris qu’elle était spéciale, pas comme les autres. Elle a ce petit truc qui te fait doucement sombrer. Même si tu refuses de l’avouer. Pourquoi toi ? Alors que tu as été un parfait salop avec elle. Et maintenant tu regrettes. Toi, Ezechiel Avery, tu regrettes ton comportement auprès de la jeune femme en piteux état à tes pieds.

«Tu penses...Vraiment que je me suis fait ça moi-même ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça, Ez’. Regarde ma tête...tu vois quoi là ? Hein ! Je me suis pas regardée depuis des heures et j’imagine que ça doit pas te plaire hein ! T’aimes les jolies poupées hein ! Je dois plus être aussi jolie maintenant ! Hein ! Tu penses encore que je me suis fait ça ?!?»

Tu soupires doucement face au flot de paroles de la jeune gryffon. Bien que ton coeur est tiqué sur le diminutif de ton prénom. C’est bien plus complexe que tu ne le pensais. Doucement, tu t’accroupis face à elle tout en posant ton livre au sol afin d’avoir les mains libres. Et tu l’observes bêtement. Tu ne lui avoueras jamais, mais même dans cet état, elle dégage ce petit truc qui t’attire vers elle comme un aimant.

« J’avoue que tu as une sale gueule. » Dis-tu avec un petit rire afin de tenter de la détendre. Mais tu sens que ça va échouer.

D’un geste vif, tu poses ton livre sur les cuisses de la jeune femme avant de passer un bras sous ses genoux et l’autre autour de ses épaules. Puis tu la soulèves sans effort. Tu t’approches alors de l’entrée de l’antre à serpents puis dis le mot de passe. Tu n’as pas peur qu’elle l’entende, de toute façon dans son état, pas sûr qu’elle se souvienne de quoi que ce soit demain. Tu passes la porte pour avance dans la salle commune vide, vers le feu de cheminé ou se trouve un canapé en velours vert, couleur de ta maison. Tu la déposes délicatement dessus dans de récupérer ton bouquin et de t’asseoir sur la table basse parallèle à la jeune femme.

« On sera mieux au chaud. C’est mieux que le couloir humide des cachots. » Tu passes doucement une main dans tes cheveux en posant ton bouquin à côté de toi. « Maintenant qu’on est seuls, dit moi ce qu’il t’arrive Thalia. Hurle, frappe moi, mais dit moi ce qu’il t’est arrivé. » Ta voix est posé, calme. Bien loin du séducteur habituel. Comme-ci tu cherchais à dompter un cheval sauvage, ou pire un hippogriphe.


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Thalia Carrow
Sam 2 Fév - 16:55


I Was A Knife In A Gunfight

FT. Ezechiel


Je ne me rappelais pas avoir déjà pris autant de whisky. Vous pourriez très bien me dire qu’avec toute cette quantité, c’était normal de ne pas s’en souvenir. En même temps, c’était le but de la manoeuvre ce soir-là. C’était bien la première fois que je voulais oublier des évènements. Normalement, je suis capable de gérer les désagréments de la vie et depuis mon départ de chez mes parents, il y en avait eu plusieurs que je n’avais pas noyés dans l’alcool. La nouvelle du meurtre de la femme de Faust, ma transformation en Grèce, les rayures sur mon nom dans l’arbre généalogique de la famille et le refus de ma soeur de revenir près de moi. J’avais été démolie en apprenant tout ça, mais j’avais géré. Je m’étais dis que je pouvais passer par dessus, que je je pouvais être brave et que je pouvais me tenir sur mes pieds solidement malgré tout ça. Jusqu’à maintenant, je me considérais solide comme un roc. Par contre, la pierre avait été fendue et j’avais été incapable de recoller les morceaux. Ça avait été beaucoup trop violent pour mon esprit. Techniquement, c’était moins violent qu’un meurtre, mais sur mon esprit, ça l’était beaucoup plus. C’était mon intégrité qui avait été touchée et ça ne m’était jamais arrivé jusqu’à présent.

Là, le whisky me rendait la tête lourde, je me sentais amère et les liens qui devaient se faire normalement dans mon esprit ne se faisaient plus aussi facilement. J’avais besoin d’aide et ma tête embrumée avait décidé de me diriger vers Ezechiel. Ma raison depuis quelques mois me disait de rester loin de lui malgré tout le désir qui m’habitait, se disant que ce n’était pas raisonnable et que mon baiser furtif avait probablement été de trop. Ma raison étant endormi, mon désir avait pris le dessus et c’est comme ça que je m’étais retrouvée suppliante sur le sol des cachots de l’université. J’ai regardé, les yeux vitreux, le grand Serpentard s’accroupir près de moi, pensif. Je lui avais demandé s’il me trouvait encore jolie comme ça et il semblait se demander quelle réponse me donner. La vérité ou un doux mensonge. «J’avoue que t’as une sale gueule.» C’était plein de bon sens ce qu’il disait là et je n’ai pu que hocher la tête pour dire que j’étais d’accord. Je ne m’étais pas vu, mais je m’en doutais. Il allait jouer franc jeu avec moi, pas faire le dragueur. C’était très bien, j’allais pouvoir continuer à lui faire confiance. Mon instinct avait peut-être eu raison de m’emmener près de lui. Je n’avais pas conscience de tout ça sur le moment, mais pas après, c’est ce que je me suis dis.  

«Merci de pas dire de conneries.»

Son petit rire m’a fait sourire alors que j’en oubliais presque pourquoi j’étais là. Jusqu’à présent, le whisky ne m’avait pas trop fait faire de conneries. Je m’étais plantée sur le plancher de la salle commune des verts et j’avais eu l’air d’une vraie débile qui ne sait pas se gérer, mais autrement, ça avait été payant dans les dernières secondes. À long terme ça ne donnerait peut-être rien, mais je n’arrivais pas à avoir une pensée sur le long terme. Il n’y avait que le ici et maintenant qui comptait et je me sentais au bon endroit. Alors que je ne m’attendais à rien, j’ai reçu le livre d’Ezechiel sur les genoux et il m’a prise dans ses bras, comme une princesse comme si je ne pesais rien et m’a fait entrer chez lui. Je me suis accrochée à son cou et, curieuse, j’ai regardé partout autour de moi voir à quoi ressemblait son chez lui. C’était plutôt classe pour un environnement en cachot. Toujours accroché au sorcier, je me suis dis que je n’avais sûrement pas le droit d’être là.

«Non mais Ez j’ai pas le droit d’être là, c’est pas chez moi...»

J’ai collé ma tête dans le creu du cou du garçon et je me suis tout de suite détendue un peu. C’était confortable et chaud, ça changeait beaucoup de plancher. Mes mains, accrochées à son cou, se sont mises à jouer avec la racine de ses cheveux par réflexe alors que je prenais de grandes inspirations.

«Tu sais que tu sens bon ?»

J’ai lâché un petit gloussement alors que le garçon me déposait sur un canapé en velours vert. J’ai passé une main sur un bras du sofa pour en sentir la douceur. «On sera mieux au chaud. C’est mieux que le couloir des cachots.» J’étais plutôt d’accord avec ce qu’il disait, mais on ferait quoi si quelqu’un arrivait et je dois avouer que j’ai eu une pensée pour Eljas. Ma bonne humeur passagère est disparue aussi vite qu’elle était arrivée et la peur a pris le dessus.

«On fait quoi si quelqu’un arrive...j'ai pas ma place ici Ez'»


Nerveuse, j’ai passé mes mains dans mes cheveux et sur mon visage. Ma tête tournait, mais maintenant que j’étais dans la salle commune des Serpentards, je ne pouvais plus reculer. Quelque chose en moi m’avait poussée jusqu’à lui. Quelque chose d’instinctif, quelque chose sur quoi je n’avais plus vraiment de contrôle à ce moment-là. «Maintenant qu’on est seuls, dit moi ce qui t’arrive Thalia. Hurle, frappe moi, mais dis moi ce qui t’est arrivé.»  Si j’étais venue jusque là, c’était pour ça. Par contre, placée devant les évènements que je devais raconter, j’ai senti ma gorge se bloquer. Le sorcier était patient et doux dans ses mots et il était magnifique. J’ai vu ses cheveux ondulés passer entre ses doigts et mon regard s’est baissé sur la mâchoire carrée du garçon qui semblait plutôt serrée. Il était aussi nerveux que moi peut-être ? Je devais parler, mais je n’y arrivais pas. Je me battais contre moi-même et je me sentais coincée. L’émotion montait en moi à la vitesse grand V et je n’avais plus aucun contrôle dessus. Ma vue se brouillait à cause des larmes que j’essayais de retenir, mais je savais que c’était une bataille perdue d’avance. Désespérée, j’ai lâché un sanglot et quelques larmes se sont détachées de mes yeux.

«C’est Eljas...il m’a...il m’a...je comprends pas je pensais que c’était ton ami. Je...»

Les sanglots m’ont complètement bloqué la gorge et je n’arrivais plus à dire un mot. Ma respiration s’était accélérée et j’avais de la difficulté à ne pas étouffer. Je ne savais pas si je faisais la bonne chose, je ne savais rien en fait. Par contre, placée ici au coeur de la salle commune des Serpentard, je savais que je n’avais plus le choix. Je devais me calmer, je savais que je devais le faire, mais je n’y arrivais pas. Je voulais lui parler, je voulais lui dire, mais j’avais peur de sa réaction. Allait-il me dire que ça ne lui faisait rien, que je n’avais rien à dire sur le comportement de son ami ? Que ça ne le regardait pas et que de toute façon il n’y avait rien entre nous. Il aurait eu raison. Par contre, ça n’excusait tout de même pas qu’il m’ait touchée comme il l’avait fait. Et puis, dire tout ça allait ancrer les évènements dans le réel et ça me faisait peur.

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Dim 3 Fév - 14:51
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« I should be over all the butterflies But I’m into you»

«Tu sais que tu sens bon ?»

Tu ne dis rien, mais tu es troublé. Cette fille est un alien. Son comportement avec toi va finir par te rendre dingue. Elle est tellement contradictoire. Un coup, elle t’embrasse avant de fuir et t’ignorer pendant des semaines. Un coup, elle te dit ce genre de phrase. Tu ne sais plus quoi penser et ça commence à doucement t’énerver. Après, tu mets ça sur le compte de l’alcool. Et tu es sur que demain, elle n’aurait plus aucun souvenir de ce qu’elle t’a dit ce soir. Elle redeviendra la jeune femme qui t’évite depuis que vos lèvres se sont rencontrées. Et tu redeviendras celui qui lui cours après de la façon la plus lourde possible.

«On fait quoi si quelqu’un arrive...j'ai pas ma place ici Ez'»

Tu ignores totalement ses jérémiades. Car tu t’en fous totalement qu’une gryffondor se trouve dans votre salle commune. Tu vois surtout une jeune fille totalement perdu, ivre morte, qui a besoin d’aide et le premier qui dit quoi que ce soit, tu lui mettras les idées en place avec un bon crochet du droit. Après l’avoir installé dans le coin le plus chaud de la salle commune, tu lui demandes ce qu’il lui arrive. Car mine de rien, son comportement est inquiétant, et déstabilisant.

«C’est Eljas...il m’a...il m’a...je comprends pas je pensais que c’était ton ami. Je...»

Puis elle explose. Ses sanglots te déchirent le cœur. Du moins, ce qui te sert de cœur. D’un bon, tu viens t’asseoir à ses côtés afin de la prendre dans tes bras et de lui caresser les cheveux doucement. Pour la calmer. Tu faisais souvent ça avec ta petite sœur, et ça fonctionné toujours, alors pourquoi pas avec elle ? Et encore une fois, le ez fragile refait surface.

« Prends ton temps Thalia… Respire et dis moi ce qu’a fait Eljas… »

Tu caresses doucement ses cheveux. Ils sont doux, comme du velours. Mais tu ne peux pas t’empêcher d’être inquiet de cas fait ton meilleur ami à Thalia… Pour la mettre dans cet état, il a dû y aller fort… Et au fond de toi, une petite rage commence à pointer le bout de son nez. Il le sait pourtant que la jeune femme ne te laisse pas insensible… Il sait qu’il ne doit pas l’approcher. Rien que d’imaginer les deux ensembles te rend dingue…

« Quand tu seras prête, dit moi ce qu’il t’a fait… Que je juge si j’ai besoin de lui refaire son portrait ou si je dois lui creuser une tombe. »

Tu essaies de nouveau de faire de l’humour, dans l’espoir de la détendre de la revoir sourire, même un peu. Car la voir dans cet état t’est vraiment insupportable. Qu’à bien pu faire ton meilleur ami ? C’est si horrible que ça ? Pourquoi ? Pourquoi elle ? Trop de questions se bousculent dans ta tête. Pour te détendre, tu observes les reflets du lac noir sur les murs, attendant sagement que la jeune femme lové dans tes bras se calme. Et qu’elle te parle de ce qui l’a tant traumatisé.
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Thalia Carrow
Dim 3 Fév - 20:33


I Was A Knife In A Gunfight

FT. Ezechiel


Alors que j’étais dans les bras du Serpentard, je m’étais dis que j’aurais très facilement pu prendre goût à y être installée. J’étais confortable et le sentiment d’oppression que je ressentais depuis plus tôt aujourd’hui était endormi. Je n’allais pas dire qu’il était disparu parce que ce serait franchement trop facile. J’avais pris sur moi de ne pas retourner le voir après le baiser que je lui avais donné en octobre. C’était la seule chose que je voulais faire, j’étais comme une mouche qui était attirée par la lumière d’une lampe. Je savais que je pouvais me brûler les ailes, mais la logique disparaissait. Maintenant que le whisky coulait bien à flot dans mon sang de traîtresse, j’avais laissé le désir prendre le dessus et mon instinct avait pris toutes mes décisions depuis que j’étais de retour dans les couloirs de l’université Je ne prenais plus de décisions, je voulais qu’on me dise quoi faire, qu’on me dise où aller et ce que je devais penser. Mon esprit était trop engourdi pour le faire par lui-même de toute façon. Ezechiel, pour moi, était un modèle de solidité. Pour certains, ça pouvait être de la belle connerie, mais je l’avais déjà vu se tenir pour moi et c’était exactement de ce sorcier que j’avais besoin et j’espérais qu’il allait être disponible. Alors qu’il m’avait embarquée pour sa salle commune, il m’avait prouvée qu’il existait encore et qu’il me prenait en charge. Le poids qui était sur mes épaules avait été grandement allégée juste avec sa présence.

Mes réticences à rester dans la salle commune des verts et argents ont complètement été évitées et maintenant installée sur un sofa près du feu, je les avais oubliées. J’étais maintenant au chaud et surtout j’étais face à mon problème. Comment raconter tout ça comme il faut au sorcier devant moi. Sans dire que je me sentais coincée il y avait des contradictions épouvantables dans la situation et je ne savais pas où me positionner face à elles. Pourquoi un ami ferait ça ? Eljas n’était pas mon ami, loin de là. Par contre, pour moi il était ami avec Ezechiel et vu ce qui se passait entre nous, je me disais que j’était une chasse gardée. Je m’étais peut-être méprise sur ce que je pensais que nous avions aussi. Ce conflit intérieur et la situation qui m’avait choquée plus tôt faisaient que je n’avais presque plus de contrôle sur moi. Je me faisais une fierté de penser que j’avais une maîtrise quasi impeccable de qui j’étais et là toute cette façade que je m’efforçais de garder s’effondrait devant moi, révélant au Serpentard qui j’étais réellement, de corps et d’esprit. Il n’y avait pas plus réel que le lambeau qui était assis près de ce feu. Mes sanglots étaient les plus sincères que j’avais que depuis des années et mes peurs me prenaient à la gorge.

J’étais aveuglée par mes larmes et étouffée par mes sanglots quand j’ai senti les bras du grand Serpentard venir m’entourer fermement. Une de ses mains est allée se perdre dans mes cheveux qui étaient probablement emmêlés de mes cavalcades de la journée. Enveloppée dans l’aura de chaleur du sorcier, ma tête est allée se réfugier dans son cou pour y trouver le plus de réconfort. Mes larmes coulaient sur mes joues et allaient se perdre sur lui, mouillant son col et sa peau. «Prends ton temps Thalia...Respire et dis moi ce qu’a fait Eljas...» Mes bras sont allés entourer le torse ferme du garçon, cherchant à prendre un peu de sa force pour répondre à sa demande. Ezechiel était là pour moi, je pouvais lui faire confiance, il me l’avait prouvé amplement à travers les mois. Je devais lui expliquer pour pouvoir comprendre et régler le problème, parce qu’il y en avait un. Je ne savais pas où il était exactement, mais il était présent. Je sentais la main du serpent se perdre dans mes cheveux et j’ai essayé de synchroniser ma respiration avec ses caresses pour arriver à reprendre le dessus. Au fil des minutes, les larmes ont fini par sécher un peu et l’étau qui était autour de ma gorge s’est desserré. «Quand tu seras prête, dis moi ce qu’il t’a fait...Que je juge si j’ai besoin de lui refaire son portrait ou si je dois lui creuser une tombe.» Au milieu de mes larmes, un pouffement de rire est venu casser mon rythme de peine et a pu m’aider à reprendre le dessus sur mes émotions. L’alcool ne m’aidant pas à être contrôlée, j’ai accueilli cette aide à bras ouvert, voulant me montrer digne du Serpentard qui était aussi solide que les murs de ce château.

«Eljas il m’a...il m’a coincée dans un couloir.»

Des flashs me passaient devant les yeux. Le rictus carnassier d’Eljas, son odeur d’alcool épouvantable, son haleine fétide qui me faisait presque croire qu’il était mort à l’intérieur. J’avais essayé de soutenir le regard du Serpentard, mais je n’y suis pas arrivée. J’ai baissé mes yeux vers mes mains qui ne cessaient de jouer avec mes ongles. Je ne pouvais pas le regarder en lui disant ça, je n’y arrivais pas. J’avais peur de voir de la déception dans son regard. Et s’il s’était attendu à ce que je puisse l’envoyer balader ? Et s’il pensait que je pouvais m’occuper de moi seule, que je n’avais besoin de personne. C’est ce que j’essayais de faire croire à tout le monde depuis des années. Je n’avais pas besoin de ma famille, j’étais partie. Je n’avais besoin de personne. Sauf à ce moment-là, j’avais besoin d’Ezechiel et j’avais peur d’être déçue.

«Il m’a plaquée dans un mur….il m’a touchée.»

J’avais été capable de me gérer quelques secondes, le temps de lui dire ces simples mots. C’était tout ce que j’avais pu faire, les larmes se sont remises à couler sur mes joues et j’ai caché mon visage dans mes mains, le corps penché vers l’avant, près de mes genoux. La voix basse et cassée, étouffée par mes mains, j’ai fait la seule chose logique qui m’est venue en tête.

«Je suis désolé Ez’, je te jure je voulais pas...C’est peut-être rien pour toi, mais ça me dégoute...je me dégoute.»

Sanglot sur sanglot, je n’étais qu’un lambeau et je me trouvais pitoyable. L’alcool m’avait rendue misérable.
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« I should be over all the butterflies But I’m into you»

Une pointe de terreur te prendre alors au creux de ton estomac. C’est bien la première fois que ça t’arrive pour une fille. Mais Thalia n’est pas comme les autres. Non, c’est ta Thalia, ton poison, ta kryptonite. Et la savoir autant troublée, choquée, par ce qu’il lui est arrivé et fait peur. Tu as peur, car ça concerne aussi ton meilleur ami d’après ses dires. Et ça te fou la pétoche de savoir qu’il peut être lié au mal-être de la jeune femme terrifiée entre tes bras. Tu fais tout pour être rassurant avec elle, lui disant qu’elle a tout son temps pour te répondre, qu’il fallait qu’elle respire. Mais la sentence tombe bien vite. Trop vite. Comme une enclume qui te tombe sur la tête.

«Eljas il m’a...il m’a coincée dans un couloir.»


Tes muscles se tendent instantanément en entendant ses mots. Et une douce rage commence à envahir tes veines. Tu tentes de te calmer discrètement, afin de rester un minimum rassurant pour la jeune femme. Tu n’as pas envie qu’elle voit ce visage, le visage de la colère.

«Il m’a plaquée dans un mur….il m’a touchée.»

LE SALOP, LE CONNARD, CE MISÉRABLE PETIT BATARD. Ton corps bouillonne alors. Comment a-t-il pu oser toucher à elle. La rage t’envahit, elle s’installe en toi et tout ce que tu souhaites à cet instant, c’est d’envoyer ton meilleur ami, si on peut dire, six pieds sous terre. Comment a-t-il pu toucher ne serait-ce qu’un cheveu de la jeune femme. Que lui a-t-il prit de faire subir ce genre de chose à la gryffondor ? Trop de questions se bousculent dans ton crâne. Tu fulmines comme jamais. Tu veux le tuer de tes mains, le torturer, lui faire du mal comme il en a fait à la jeune femme. Oh oui, ta vengeance va être horrible.

«Je suis désolé Ez’, je te jure je voulais pas...C’est peut-être rien pour toi, mais ça me dégoûte...je me dégoûte.»
« Hey, hey hey, Thalia ! » Dis-tu en prenant son visage en coupe entre tes mains. « Ne dis jamais ça. Tu es la victime. Celui qui doit avoir honte et se dégoûter, c’est lui. Et crois-moi, il va le payer cher. Très cher. »

Tu essuies doucement ses joues avec tes pouces avant de l’attirer dans tes bras pour calmer ses sanglots insupportables. Tu n’en reviens toujours pas. Si ça se trouve elle te ment, mais tu écartes vite cette hypothèse. Elle ne serait sûrement pas dans cet état si tout ce qu’elle t’a raconté été des mensonges. Et puis à force de l’avoir observé, tu sais qu’elle est une personne droite. C’est pour cela que tu la crois. Tu crois ses dires plus horribles les uns que les autres.

« Je te promets que je vais lui faire sa peau. Personne n’a le droit de te faire ça… » Murmures-tu avant de poser un baiser sur le sommet de son crâne.

Puis tu restes à la bercer doucement afin de la calmer. Tu veux lui faire oublier cette soirée. Tu veux tout effacer de sa mémoire, et effacer Eljas de la surface de la terre. Tout en la câlinant, tu te demandes encore comment, pourquoi, ce qu’il l’a poussé à faire cette chose si horrible. Et surtout pourquoi Thalia ? Tu soupires doucement en resserrant tes bras autour des épaules de la gryffondor, en essayant de trouver des réponses.

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Sam 9 Fév - 19:48


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FT. Ezechiel


Je commençais à vider mon sac devant Ezechiel, me mettant à nue sur mon mal-être pour qu’il puisse m’aider. J’avais besoin d’aide et pour une rare fois je ne m’en cachais pas. À cause de l’éducation de mes parents, j’avais toujours voulu montrer que j’étais forte, que j’étais indépendante et que je savais m’occuper de moi-même. Ce n’était pas toujours vrai, mais j’avais pu garder mon image intacte. Ça, c’était jusqu’à ce qu’Eljas mette la main sur moi. Le choc, l’alcool et le fait que je me rendais compte que je me mentais depuis des années me déprimaient et m’empêchaient d’être aussi orgueilleuse qu’à la normale. Je n’avais plus rien à cacher au Serpentard, je voulais seulement un filet de sécurité pour me rattraper à la fin de ma chute dans le vide. J’estimais très mal l’intensité des évènements. Mes émotions se baladaient comme bon leur semblait et l’alcool aidant, je n’étais pas la sorcière la plus sensée de l’université. Le temps passait et les effets du whisky commençaient à s’estomper un peu, mais je restais tout de même très fragile. Un rien me faisait éclater. J’étais comme une fenêtre zébrée de fissures, sans que les morceaux de verre ne soient tombés. Je tenais, mais de très peu.

Repliée sur moi-même, j’avais raconté très brièvement les évènements de la journée pour en finir rapidement. Je ne voulais m’étendre sur les détails et revivre notre altercation. Il y avait eu une noirceur effrayante dans le regard du sorcier et j’avais peur de le revoir. Que me ferait-il ? Avec Ailsa, nous l’avion repoussé à coup de sortilèges et nous étions parties sans demander notre reste. Il avait répliqué, certes, mais nous restions deux sorcières en colère contre un sorcier saoul. Nous avions pris le dessus. Je n’osais penser à ce qui serait arrivé si la blonde n’était pas venue à ma rescousse. Jusqu’où serait-il allé ? Il est difficile d’imaginer ça, me mettre dans la tête d’un être comme lui me rendait malade. La seule chose que je retenais, c’était que je devais plus qu’une chandelle à la Gryffondor qui m’avait permis de partir de ce couloir. Comment allais-je pouvoir payer la jeune sorcière ? Rien ne pouvait payer un acte comme le sien. J’allais devoir rester près d’elle et l’aider au possible. Je la connaissais peu, mais c’était le moins que je pouvais faire. Je me suis redressée un peu, essayant de calmer mes sanglots en prenant de grandes inspirations, mais je n’y arrivais pas. Je n’avais plus de contrôle sur quoi que ce soit. Je me détestais de paraître aussi faible, mais je n’y pouvais plus rien. J’avais dépassé les limites de toute façon, pourquoi commencer à essayer de reprendre le contrôle à ce moment-là. Ça n’aurait servi à rien. Il ne me restait plus qu’à attendre la réaction du garçon près de moi. «Hey, hey hey, Thalia ! Ne dis jamais ça. Tu es la victime. Celui qui doit avoir honte et se dégoûter, c’est lui. Et crois-moi, il va le payer cher. Très cher.» La moitié du poids qui était sur mes épaules est disparue seulement en entendant ces quelques mots.

«Faut pas te mettre dans la merde pour ça, Ailsa et moi on lui a donné quelques bleus. Elle m’a sortie de là.»

J’ai redressé très lentement mon visage vers le Serpentard, encore tremblante de mes sanglots qui venaient de s’arrêter. Mes joues étaient encore constellées du chemin de mes larmes, mais simplement entendre que ce n’était pas ma faute, qu’Ezechiel me croyait et surtout qu’il ne m’en voulait pas avait fait tout le travail que j’essayais de faire depuis tout à l’heure. Le sorcier a pris mon visage entre ses mains, me forçant à le regarder. Ses pouces sont venus effacer toute l’eau de mes joues et je me suis jetée à corps perdu dans ses bras, pleine de tristesse et de gratitude à la fois. «Je te promets que je vais lui faire sa peau. Personne n’a le droit de te faire ça…» Serrant le garçon dans mes bras, je me suis laissée aller comme je ne l’avais jamais fait. Toute la pression des derniers mois avait profitée de ma faiblesse pour sortir en même temps que mes émotions du jour. J’essayais tellement tout le temps de donner le change qu’à la moindre fissure dans mon mur de fierté faisait tout éclater. Quand je le pouvais, je bouchais les trous, espérant pouvoir avoir un mur de soutien solide malgré tout. La journée avait été trop dure, Eljas avait complètement tout éclaté sur son passage et c’est pour ça que je me retrouvais là, dans les bras d’Ezechiel, n’était plus que l’ombre de moi-même. J’ai senti les lèvres du garçon se poser sur mon front j’ai ressenti quelques papillons, qui n’avaient pas été tués dans ma chute, se manifester, chambranlant, mais présents.

«Dis pas de connerie, tu peux pas faire ça...mais merci. J'avais peur de ce que tu allais penser.»

Fermant les yeux, je me suis laissée bercée par le garçon, reprenant un peu de contenance malgré ma tête qui tournait encore un peu. La chaleur du garçon était rassurant et allumait certaines sensations en moi. Eljas avait créé un vide et je voulais le combler. L’une de mes mains est allée se perdre dans les cheveux du Serpentard et je me suis collée à lui, me mettant face à lui. Nous étions seuls dans la salle commune, pourquoi pas. J’ai approché mes lèvres de celles d’Ezechiel et je l’ai embrassé, beaucoup moins chastement que la dernière fois. On m’avait tellement vantée ses capacités, je pouvais bien y goûter moi aussi. Je me suis plaquée à lui, pleine de désir et cherchant à me sentir bien. Il pouvait me le donner, je le savais, tout le monde le savait. Une main à l’arrière de son cou et l’autre dans son dos, je commençais à voir un peu de bonheur dans ma journée.

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Mer 6 Mar - 15:58
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« I should be over all the butterflies But I’m into you»

Tu admires la jeune femme love dans tes bras, et ce n’est pas ton genre en général. Mais avoir le courage de venir voir le mec qu’on déteste le plus pour lui avouer que son meilleur ami est la pire des raclures que ce monde ait pu porter… Il en faut du courage. Ce qui renforce ton idée sur la jeune femme, qu’elle est unique, une petite perle rare qui vient de perdre son éclat à cause de ton meilleur ami. Putain, que lui est-il passé par la tête pour oser toucher Thalia ? Pourquoi elle ? Pourquoi pas une autre. Car oui, si ça aurait été une autre fille, ça t’aurais fait ni chaud, ni froid. Mais quand il s’agit de la Gryffondor… C’est une toute autre histoire.

Tu fais ton possible pour la rassurer. Pour lui enlever cette stupide idée que c’est de sa faute si Eljas l’a touché. Alors que non, c’est lui qui a du mal à contenir ses hormones en fusion. Pourquoi il ne sait pas défoulé avec sa Adèle, ce con ? Oui, tu bouillonnes. Mais tu ne laisses rien paraître, pour ne pas inquiéter la gryffon entre tes bras.

«Faut pas te mettre dans la merde pour ça, Ailsa et moi on lui a donné quelques bleus. Elle m’a sortie de là.»

Tu tiques à l’évocation d’Ailsa… Et une pointe de regret née doucement au creux de ton estomac. Oui, tu bouillonnes. Comme ça, Alisa a sauvé Thalia… Tu enregistres l’information dans un coin de ton cerveau, en te promettant d’aller lui parler, pour t’excuser et la remercier. Bordel… Tu deviens sentimental aux côtés de Thalia…. Ce n’est pas bon ça… Tu promets ensuite à la jeune femme de faire la peau à Eljas tout en berçant la jeune femme doucement… Oh oui, il va payer très très cher ce qu’il vient de faire… Il ne le sait pas encore, mais il est déjà mort.

«Dis pas de connerie, tu peux pas faire ça...mais merci. J'avais peur de ce que tu allais penser.»
« Je pense que je vais finir à Azkaban pour meurtre. » Lâches-tu avec un petit rire. « Jamais, je ne t’aurais jugé, tu n’y es pour rien… »

Ta main caresse doucement le dos de la gryffon, en la resserrant un peu plus contre toi. Tu te veux rassurant, qu’elle oublie ce con… Un long frisson suivis d’une main baladeuse dans tes cheveux, te sortent de tes sombres pensées, interloqué, tu tournes alors ton regard avec la jeune femme. Son visage est vraiment très du tien… Trop prêt pour sa sécurité… Ton souffle se mêle alors au souffle alcoolisé de la gryffon. Et avant d’exprimer quoi que ce soit, ses douces lèvres capturent les tiennes. Son corps collé au tien. Tout ce dont tu as rêvé depuis des semaines. Et pourtant… Tu es pétrifié, pendant une fraction de seconde avant de répondre à son baiser. Tu te laisses emporter par cette envie commune, ce désir qui crépite et qui demande qu’à prendre feu. Mais très vite, tu mets fin au baiser, à contre cœur, tu dois te l’avouer. Tu repousses doucement la jeune femme, la respiration haché et les lèvres rosies par ce baiser enflammé.

« Thalia… Ne le prends pas mal, mais… On ne peut pas… Pas comme ça. Pas dans ton état… »

Tu te frappes mentalement, la fille qui t’attire le plus se jette dans tes bras et toi, tu la rejettes… Qu’est-ce-qui ne tourne pas rond avec toi sérieusement. Tu glisses une main sur sa joue avant de poser un baisé sur son front. En espérant calmer ses ardeurs, et les tiennes.

« Je ne veux pas profiter de toi, dans ton état… » Murmures-tu doucement en soupirant. Oui, pas de doute, cette fille te retourne le cerveau.
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Thalia Carrow
Jeu 7 Mar - 4:49


I Was A Knife In A Gunfight

FT. Ezechiel


Mes épaules commençaient à se sentir plus légères. Non pas que le poids était moins lourd, mais j’avais de l’aide pour tout soutenir. Bien entourée dans les bras du Serpentard, je me sentais à ma place, confortable et au chaud. Mon esprit était embrouillé par mon énorme problème et surtout par sa compréhension. J’avais été visée par cette attaque, elle n’avait pas été faite au hasard et normalement, j’assumais complétement si je faisais une connerie. J’avais de l’orgueil, mais pas au moins de ne pas m’avouer à moi-même ce que je faisais. Devant les autres, c’était autre chose, mais ce n’était clairement pas mon problème du moment. Je ne comprenais pas ce qui avait poussé Eljas à vouloir se jeter sur moi. Il parlait d’Ezechiel, qu’il voulait toucher ses jouets ou je ne savais plus quoi. Je repensais surtout à certains mots qu’il m’avait dit. La vipère m’avait dit qu’il voulait prendre le jouet d’Avery. Je n’étais pas que ça...je n’y croyais pas.« Je pense que je vais finir à Azkaban pour meurtre. Jamais, je ne t’aurais jugée, tu n’y es pour rien…» Blottie contre le garçon, je n’ai rien dit préférant apprécier le moment, sentant la main d’Ezechiel caresser  mon dos calmement comme tout bon gentleman le ferait dans pareille situation. On avait beau dire ce qu’on voulait, le Serpentard était une bonne personne au fond. On ne pouvait pas mentir aussi bien, je n’y croyais pas. J’avais senti de la tension dans tout le corps du garçon, j’avais entendu de la frustration dans sa voix, vu de la colère dans ses yeux. C’était réel tout ça.

Pour une des rares fois de ma vie, je n’ai pas réfléchi. Depuis plusieurs heures en fait, je ne réfléchissais plus. Mon esprit avait été embrumé par le choc, ensuite par l’alcool et là par un mélange de tout ça. Les effets du whisky commençaient à se dissiper, les émotions s’entremêlaient dans mon esprit et dans mon coeur. Mes hauts étaient très hauts et mes bas allaient probablement l’être encore plus et ils l’avaient déjà été. En d’autres circonstances, je ne me serais jamais retrouvée où j’étais. Jamais je ne me serais laissée aller à embrasser un sorcier, surtout pas un garçon avec la réputation d’Ezechiel sur le sofa de sa salle commune. Jamais. Il n’y avait que les traînées pour agir de cette façon. Il n’y avait que les Marie Couche toi là pour se comporter de cette façon. Je devais faire attention à mon image, constamment. Et si quelqu’un nous voyait ? Maintenant, je m’en foutais. À quoi ça servait de toute façon de vouloir protéger son image. À rien du tout. J’en avais marre de toujours penser aux autres, de me soucier de leur avis, de me demander ce qui pouvait se faire, de toujours tout penser d’avance et de prendre tout en considération pour prendre les meilleures décisions. Ce que je voulais, c’était d’avoir la paix, de penser à moi et à ce que je voulais. De faire ce qui était le mieux pour pour moi, pas les autres. À ce moment-là, ce qu’il y avait de mieux, c’était d’embrasser le Serpentard, comme ça, sur le sofa. C’était ce que je voulais et c’était pour ça que je le faisais. Tant pis si quelqu’un rentrait. Ce n’était probablement pas la première fois qu’ils allaient retrouver leur compagnon de maison comme ça après tout. Nous connaissions tous sa réputation de coureur de jupons.

Mon corps plaqué contre celui d’Ezechiel, je ne pensais plus à rien. Je n’étais plus qu’instinct primaire. Je brûlais à petit feu à l’intérieur et plus mes lèvres se mêlaient aux siennes, plus je me consumais de désirs. Je l’avais toujours trouvé attirant, mais je ne m’étais jamais encore donné le droit de lui sauter dessus de cette façon. Je l’avais bien embrassé à Halloween, mais ça remontait et ça avait été bien chaste. Là, je me tenais loin de la chasteté, je n’en voulais plus. Je voulais plus. Fauchée par la passion du moment, mon rythme a été coupé par le Serpentard qui a décidé de couper court à tout ça. J’étais à genoux sur le sofa, pantelante et déçue.« Thalia… Ne le prends pas mal, mais… On ne peut pas… Pas comme ça. Pas dans ton état… »  J’y croyais pas. Il me laissait en plan comme ça ? Je me jetais dans ses bras comme une assoiffée au bord d’une source d’eau et il se refusait à moi. Il avait le droit, entièrement. Après tout, avec ce qui s’était passé plus tôt dans la journée, je ne pouvais pas le critiquer. Par contre, une énorme partie de moi ne comprenait pas. J’en avais envie et lui aussi en avait envie, ça se voyait, ça se sentait. Depuis le temps qu’il me tournait aussi je savais très bien ce qu’il voulait et maintenant que je lui donnais, ça ne lui convenait pas. « Je ne veux pas profiter de toi, dans ton état… » Alors c’était ça le truc, mon état ne lui convenait pas. Il avait des états d’âme après tout. C’était un point de plus pour lui, mais moi, je n’en menais pas large.

«Les autres filles complètement saoule ça te va à ce qu’on m’a dit...mais pas moi. Je suis si dégueulasse que ça ? Ou bien Eljas avait raison ? Il m’a dit qu’il voulait t’enlever ton jouet en parlant de moi. Est-ce que c’est ça ? Je suis qu’un jouet ? »

J’étais injuste, je le savais et je me donnais des raisons en me disant que c’était l’alcool qui parlait. Par contre, au fond de moi, je savais que les effets de l’alcool se dissipaient et que les mots d’Eljas avaient frappé plus profondément que je le voulais. C’était une inquiétude que j’avais. Découragée et humiliée, je me suis recroquevillée dans un coin du sofa, la tête sur le coussin du siège. Je ne pensais même pas au fait qu’Eljas voulait blesser Ezechiel en m’atteignant. Je ne pensais qu’à moi, égoïstement. Par contre, encore une fois, vu les circonstances, je m’en donnais le droit.
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Ven 15 Mar - 14:39
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« I should be over all the butterflies But I’m into you»

Tu la désires. Ce n’est pas un secret, du moins, plus maintenant, car ton corps, ce traître en montre tous les signes. Plus votre échange dure, et plus tu perds pied, tu t’envoles loin, dans un pays lointain. Jamais tu n’as ressenti ces sensations avec qui que ce soit. Ce sentiment d’être aussi léger qu’une plume. Ce sentiment de te sentir enfin complet et serein. Aucune fille n’a réussi à te faire ressentir ne serait-ce un dixième de ce que te fait ressentir Thalia. Et au fond de toi, tu as peur. Cette peur de perdre le contrôle. Toi qui aimes tant contrôler tes relations, tu sens au plus profond de ton être que la jeune femme n’est pas comme les autres. Elle est imprévisible, peut-être un peu trop pour ton mental. Tu deviens fou à ses côtés.

C’est pour cela que tu l’as repoussé, au contre cœur, tu dois l’avoué. Car tu veux garder le contrôle. Tu ne veux pas qu’elle en vienne à t’en vouloir et à t’éviter de nouveau. Ce serait beaucoup trop dur à supporter pour toi. Alors autant être un parfait gentleman pas vrai ? Éviter les boulettes pour mieux l’approcher. Elle est comme un animal sauvage que tu cherches à apprivoiser. Et pour le moment, ce n’est pas un grand succès.C’est pour cela que tu l’as repoussé, au contre cœur, tu dois l’avoué.

«Les autres filles complètement saoules ça te va à ce qu’on m’a dit...Mais pas moi. Je suis si dégueulasse que ça ? Ou bien Eljas avait raison ? Il m’a dit qu’il voulait t’enlever ton jouet en parlant de moi. Est-ce que c’est ça ? Je suis qu’un jouet ? »

Tu lâches un long soupir en passant une main dans tes cheveux rebelles. Observant la jeune femme totalement décontenancée. Imprévisible… Vraiment trop imprévisible. Elle te désarme de plus en plus, de secondes en secondes, et tu en deviens fou. Mais pas dans le bon sens.

« Faut savoir à la fin Thalia. Pour une fois, que je joue le mec correct, j’en reviens au même résultat. Après, on se demande pourquoi je suis le plus grand des salauds hein… Mais je n’ai pas envie d’être ce mec la avec toi, tu comprends ? Tu n’es pas un jouet, tu es bien plus… Et si je chope Eljas, je vais lui passer l’envie de redire ces conneries.»

Tu soupires à nouveau en la voyant se blottir loin de toi, dans un coin du canapé. Et instantanément, la chaleur de son corps te manque. Tu es à deux doigts de craquer de nouveau, de bondir sur elle comme un serpent sur sa proie. Mais tu te retiens. Tu veux lui prouver qu’elle est loin d’être un jouet. Qu’elle mérite bien plus qu’une simple nuit sans lendemain, bien que tu en meures d’envie.

Tu te lèves du canapé face à son absence de réponse, et tu t’aperçois qu’elle s’est endormie. En attrapant le plaide sur le dossier du fauteuil, tu te traites mentalement, elle s’est offerte à toi et tu la refuses… Vraiment, tu es un bel imbécile. Tu bordes le corps de la jeune femme avec la petite couverture puis tu prends place au sol, à ses côtés pour l’observer dormir. Ta main glisse dans ses cheveux pour les caresser doucement, afin d’apaiser ses rêves qui, tu te doutes, doivent être tout sauf être roses.

Là, assis sur le plancher, tu te promets de protéger son sommeil, quitte à ne pas en dormir de la nuit. Tu profites alors de ce calme fraîchement retrouvé pour reprendre la lecture de ton livre, tout en gardant un œil attentif à la jeune femme endormi sur le sofa.
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