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Les moldus du forum se sentent cruellement seuls au milieu de tout ces sorciers, alors pensez à les privilégier pour vos personnages

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PLEASE, LET ME REACH OUT (Ishan & Edward) :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
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Mer 16 Jan - 22:00
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«FT ISHAN »
« Bien, le cours est terminé. Le prochain sera sur la persécution des sorcier(e)s au Moyen-Âge, alors faites en sorte de vous documenter le plus possible pour suivre le cours plus facilement. Merci à tous et à lundi. » Il sourit en voyant les élèves de premières années décamper de la salle le plus vite possible. Eddy devait bien avouer que les premiers cours de potions n'étaient pas aussi détendus que les Sortilèges par exemple, mais il ne pouvait rien y faire. Peut-être mettrait-il en place une activité la prochaine fois, histoire de ne pas perdre les plus distraits si tôt dans l'année. Il soupira. Sa première semaine était à peine terminé qu'il pensait déjà à la deuxième, c'était dépitant. En voilà une façon de penser qui allait vite l'épuiser. Il s'étira et rangea ses affaires, prenant bien soin d'effacer le tableau et de jeter les quelques papiers éparpillés sur le sol avant de sortir de la salle et de fermer la porte derrière lui. Eddy était épuisé. Il serait bien rentrer dans ses appartements pour faire un somme mais il y avait quelque chose qui le préoccupait depuis la rentrée, et bien avant même.

Dans sa jeunesse, Edward avait fait bien des rencontres. Bonnes ou mauvaises, iconiques ou gênantes, c'était là tout ce que les élèves qui marchaient dans ces couloirs vivraient un jour ou l'autre. Cependant, Ishan n'était pas une rencontre comme les autres, loin de là. Lorsqu'il était rentré à Poudlard pour sa troisième année à l'époque, il avait fait connaissance d'un première année qui s'était bien vite fait une place dans son cœur. Intelligent, très intelligent, bien que trop naïf pour son bien. Ils étaient vite devenu de très bon amis malgré la différence d'âge et Eddy s'était fait une promesse de le protéger dans la mesure du possible. Malheureusement, ils avaient perdu contact. Ou plutôt, Eddy n'avait pas garder contact, si les lettres qu'il avait lu en rentrant chez lui après dix ans à l'étranger étaient une indication. Elles étaient toutes espacées dans le temps et bien vite, il a arrêter de les recevoir. Et maintenant c'était son attention qu'il ne recevait plus ; il avait la vague impression que l'ancien Serdaigle l'ignorait.

Eddy devait absolument s'excuser. Il était sûr qu'Ishan comprendrait ; ce n'était pas qu'il n'était pas important – il était la personne la plus proche que le petit dernier des Harrison avait d'un petit frère – c'était juste qu'il avait été pris par les richesses magiques qu'il avait trouvé à l'étranger et n'avait pas pensé à l'Angleterre, ni à ses habitants. C'était donc pour ça qu'il était devant le bureau de ce dernier, le cœur qui battait à la chamade. Il devait absolument renoué les liens. Il avait été fou de joie quand il avait appris qu'Ishan allait être professeur ici mais il n'avait pas l'impression que le sentiment était réciproque.

Eddy toqua à la porte, et posa une main sur la poignée sans pour autant rentrer. « Ishan ? C'est Edd... Edward. Je peux entrer ? »
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Mer 16 Jan - 22:06

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Ishan & Edward - 08 septembre 2018
Cette première semaine venait de se terminer. Elle avait été très éprouvante, autant par les émotions que tu avais ressenti, l'anxiété, la peur, mais aussi par l'assimilation des tâches que tu avais à effectuer. Car oui, travailler comme médicomage dans un hôpital, et gérer une classe où tous les regards étaient braqués sur toi pendant des heures, et où l’on attendait de toi la perfection, ne demandait pas la même organisation. Mais tu t'en étais plutôt bien sorti jusqu'à présent, et les élèves, peut être un peu trop curieux à ton goûts n'étaient pas moins gentils. Alors tu t'épanouissais doucement. Cela devenait un plaisir de travailler ici, dans ce décor que tu connaissais déjà si bien pour y avoir passé ta propre scolarité, mais que tu ne te lassais pas de redécouvrir. Tu prenais aussi l'habitude d'être entouré d'élèves, te plaisais à leur apporter de l'aide, à discuter avec certains aussi. Tu reconnaissais déjà certains visages, pouvait mettre un nom sur quelques uns d’entre eux, les plus curieux, ou les plus turbulents que tu devais reprendre quelques fois, mais d’autres restaient encore dans l'ombre, peut-être encore un peu trop méfiants, et tu avais encore un peu de mal à aller vers eux. Mais tu ne baissais pas les bras. A vrai dire, tu n’y avais même pas encore pensé une seule fois. Tu restais optimiste, et savais que cela ne pourrait que s’améliorer avec le temps. Tu te levais donc chaque matin avec la satisfaction de retrouver ta passion la journée, de déambuler dans les rangs d’élèves pour leur apprendre cette médecine qui te passionnait tant. Aussi, tu t'entendais avec la plupart de tes collègues, même si les affinités se faisaient avec certains plus que d'autres. Parmi eux, tu avais même retrouvés certaines connaissances de ton passé, même si la présence de certains ne t’avait pas forcément réjoui.

On frappa à la porte, et tu relevas instantanément cette plume qui grattait une pile de parchemins depuis une petite heure déjà. Tu n’attendais personne, et pourtant, cela ne t’étonnait pas plus que ça de voir débarquer un élève pour te demander de lui expliquer tel ou tel chose. C’était même quelque chose qui te remplissait de cette satisfaction de servir à quelque chose. Pouvoir être présent pour eux, même en dehors des cours. Pourtant, la voix qui retentit de l’autre côté de la porte avant même que tu ne puisses l’inviter à entrer n’était pas celle d’un de tes élèves. Bien trop mature, elle ne pouvait qu’appartenir à l’un de tes collègues, et puis de toute façon, aucun élève ne se permettrait d’appeler un professeur par son prénom. Autant dire que cette visite là, tu t’y attendais à un moment ou un autre. Tu soupiras, avant de te lever et te diriger vers la porte que tu ouvris toi-même, d’un mouvement un peu trop brusque qui reflétait parfaitement ta nervosité. Tu reconnus alors parfaitement l’homme face à toi, malgré les années qui avaient marqué son visage depuis la dernière fois que tu l’avais vu. « Edward … » Répétas tu d’une voix très basse. Edward, ou Eddy comme tu l’appelais par le passé, faisait parti de ces personnes que tu n’étais pas ravi de revoir, malgré toi. Bien sûr que cela aurait pu être un plaisir de le retrouver ici, sous ce même toit après tant d’années, de l’autre côté de la barrière. Plus des élèves, mais des professeurs. Il représentait tant pour toi, à l’époque. Certainement que tu lui devais beaucoup, même s’il le niait. Mais pourtant, sa présence devant toi te rendait nerveux, et c’est avec une pointe d’agacement que tu t’écartas pour libérer le passage. « C’est bon entre. » Tu illustras cela d’un signe de tête vers l’intérieur de la pièce, puis tu retournas te poster devant ton bureau d’un geste las, avant de t’y appuyer. « Tu te souviens que j’existe ? Ca y est ? » Lanças tu ironiquement, tu n’avais pas pu t’en empêcher.


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Mer 16 Jan - 22:24
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«FT ISHAN »
Il ne savait pas à quoi il s'était attendu lorsqu'il avait toqué à cette porte. S'il avait été réaliste, il aurait vu que les tensions entre lui et son vieil ami étaient beaucoup plus épaisses que celles d'un simple éloignement. Il aurait compris que le temps qu'il avait passé sans donner de nouvelles à Ishan avait coupé progressivement les liens qu'ils s'étaient tout les deux appliquer à créer dans le passé. Pourtant, il avait voulu croire que cette réticence qu'il avait eu l'impression de voir chez l'autre professeur n'était que, effectivement, une impression. Ironiquement, c'était Eddy le plus naïf dans cette situation. Il n'avait pas pu concevoir qu'Ishan, son Ishan, lui en veuille ou n'ait plus envie de le voir. C'était une idée tellement étrange et... douloureuse qu'il l'avait inconsciemment rejetée de son conscient et avait continué à se dire que ce n'était que son imagination, que son ancien ami était simplement occupé et il lui donnerait son temps lorsque lui même en aurait pour sa personne. Après tout, il venait inauguré cette année le nouveau système de l'école où ils avaient étudié et si Ishan n'avait pas changé d'un poil, il devait travailler dur pour faire en sorte que tout soit fonctionnel dans ses cours... de médecine magique ? Il ne savait même pas en quoi il s'était spécialisé ces dix dernières années. Pire encore, il ne s'était même pas informé sur ce qu'il voulait faire plus tard lorsqu'il était plus jeune. Ce manque de considération aurait dû être le premier signe qu'Eddy avait fauté et il aurait pu s'en rendre compte s'il n'avait pas été aussi têtu.

Lorsqu'il avait entendu les pas d'Ishan s'approcher à travers la porte, il avait sourit. Bien que son silence était quelque peu surprenant, s'il n'avait pas voulu le voir, Edward doutait qu'il aurait accepté d'ouvrir la porte. Son sourire s'estompa bien vite cependant lorsqu'il eut sa main presque arrachée de la poignée par la force avec laquelle la porte avait été ouverte pour disparaître complètement lorsque lorsqu'il posa ses yeux sur son ancien camarade. Il avait l'air tendu. L'irritation s’échappait presque de ses pores et si ce n'était pas une indication, alors le temps de sa voix en était bien une. Il était loin d'être amical, comme son déni lui avait fait imaginé et lorsqu'il l'autorisa à entrer avant de lui même aller s'appuyer contre son bureau, Eddy obtempéra en silence tout en fermant la porte derrière lui. La tension palpable qu'il pouvait sentir partout dans la pièce l'empêcha de se mettre à son aise, il se posta donc debout devant son interlocuteur, la posture ni à l'aise, ni trop tendue. Ce n'était vraiment pas comment il avait imaginé leur retrouvaille. Pendant un court instant, il jeta un coup d’œil à la pièce. Il aurait pensé qu'en une semaine, elle crierait plus Ishan mais il constata avec surprise que la pièce était restée sobre, si ce n'était les quelques objets personnels qu'il avait sur son bureau.

La voix d'Ishan le coupa dans son inspection et en assimilant ce que son collègue venait de lui dire, ses yeux imitèrent presque comiquement la forme d'un soucoupe. Se souvenir qu'il existe ? Bien sûr qu'il s'en souvenait ! Il n'arrivait pas à croire que c'était ce que pensait de lui l'homme en face. Ce n'était pas son genre d'oublier ses amis et encore moins ceux qui avaient eu la place d'Ishan dans sa vie. Il ne put empêcher la pointe d'indignation de faire surface dans sa voix lorsqu'il prit enfin la parole. « Comment ça 'tu te souviens que j'existe' ? Bien sûr que oui Ishan bon sang ! » Bien sûr, il s'en rendait compte maintenant que la vérité lui éclatait enfin au visage, il avait agit comme le pire des camarades au mieux et un vrai enfoiré au pire. Cependant, ça ne voulait pas dire qu'il allait laisser penser le professeur de médecine qu'il n'avait été qu'un passage dans sa vie. Un soupir traversa ses narines. Il savait qu'il devait se calmer, surtout que ce n'était pas Ishan en faute dans la situation, mais bel et bien lui. Ce ne serait pas juste de sa part de s'emporter, surtout qu'il avait déjà eu son quota de « je passe pour le premier des connards » pour une vie avec cette situation. Eddy continua donc plus doucement, titubant occasionnellement pour trouver ses mots.« Ishan... Je sais que ce que j'ai fait... Ne pas avoir pris de nouvelle pendant tout ce temps... C'était vraiment con de ma part. J'aurais pu envoyer un hibou de temps en temps mais... Je sais pas quoi te dire. J'ai mal agi et j'ai aucune excuse. Je suis parti de Poudlard en colère et avec une envie de partir plus pressante que... Pas que notre amitié mais ça à troublé mes sens de jugement. J'ai voulu te contacter quand je suis revenu mais... je ne savais plus où aller. J'ai vraiment honte... Je suis désolé. » Et c'était vrai. Le déni avait laissé place à une honte brûlante que seul le professeur en face de lui pouvait lever. Lui qui se pensait fièrement juste était maintenant le dindon de la farce. Il pouvait donner des leçons comme il le voulait à ses élèves, ça n'empêchait pas qu'actuellement, c'était lui qui en avait besoin d'une. Carla, sa sœur, l'assassinerait si elle savait ce qu'il avait fait. En entendant, il ne pouvait qu'attendre que son ami, mais l'était-il encore, pose son verdict.
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Mer 16 Jan - 22:28

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Ishan & Edward - 08 septembre 2018
Le visage qui te faisait face te filait un peu l'effet d'une claque bien puissante en pleine figure, une claque que tu avais attendue mais que tu avais certainement sous-estimée. Tu fixais d'un air impassible ton ami d’enfance dont le malaise était perceptible, les bras croisés sur ton torse, faisant preuve d'un grand calme qui ne te ressemblait pas, après la réplique cinglante et ironique que tu n'avais pu t'empêcher de lui cracher en pleine figure et qui n’était en aucun cas le genre de chose que tu pouvais dire en temps normal. Tu savais que ces paroles allaient l’offenser, peut être même l'achever. Et peut être que tu t'en voudras, ou peut être que non, tu n'en avais aucune idée pour le moment. En réalité, tu étais extrêmement blessé. Tu t'étais tellement senti abandonné par cet homme qui se disait ton ami depuis votre plus jeune âge. Oui, il t'avait délaissé, du jour au lendemain, et tu n'avais même pas eu l'ombre d'une carte, d'une lettre, d'un simple petit mot, pour t'en donner la raison, pour t'expliquer, pour s'excuser. Aujourd'hui, tu n'étais pas sûr de vouloir l'entendre, tu ne savais pas si tu étais réellement prêt à faire des efforts pour l'écouter te dire quoique ce soit. Tout ce que tu voulais, c'était lui faire savoir ta colère, et apparemment, tu le faisais plutôt bien à en entendre le ton indigné d’Edward. Tu lâchas un ricanement nerveux en levant les yeux au ciel, alors qu’il reprit. Comme tu l'avais intérieurement prédit, il annonçait qu'il ne chercherait aucune excuse et qu'il savait ce qu’il avait fait. En réalité, ça ne t'étonnait pas, car malgré ta rancœur pour lui, tu devais bien avouer que la franchise avait toujours été le maître mot de ton ami, et que tu t'y étais attendu, à ce qu'il ne tente même pas de contourner la discussion. Mais malgré cela, tu mettais tout en œuvre pour n'éprouver aucun attendrissement, et encore moins pour le montrer.

Tu restais toujours autant de glace pendant qu'il continuait de parler, riant tout de même intérieurement des dernières paroles qui sortaient de sa bouche. « Dis plutôt que t’as pas beaucoup cherché. » Lanças tu froidement. Tu sentais sa culpabilité, que la situation le froissait réellement et qu'il ne tentait pas seulement de s'en sortir. Et pourtant, tu ne pouvais t'empêcher de montrer encore et encore ta colère et ta déception en lui répondant d'un sarcasme. Mais voilà, ce petit jeu auquel tu jouais ne pouvait pas durer, ta colère voulait sortir, montrer son vrai visage et plus seulement ce simple petit côté ironique qui ne se voulait autrement que blessant. « Tu es la dernière personne de qui j'attendais ça. La dernière que je croyais capable de me laisser tomber de cette façon. J'avais besoin de toi, Edward, j'ai toujours eu besoin de toi, et toi, tu n'étais pas là ! Peut être que tu étais pris quelque part et que tu ne pouvais pas faire autrement, c'est une chose que je peux tout à fait comprendre, je suis pas égoïste. Mais je n'en sais rien, puisque même m'écrire, tu ne l'as pas fait. Tu n'as pas seulement été absent, tu as installé un long silence entre nous, un silence pesant, alors que j'avais besoin de toi. On était ami, tu étais comme mon frère, et tu m'as déçu et blessé … » Tu élevas un peu la voix sur la fin, sans te contrôler, et tu te redressas du bureau pour faire les cent pas dans la pièce, confus, incapable de savoir ce que tu attendais réellement de cet homme. « Alors se revoir aujourd'hui, mais qu'est ce que ça signifie au juste ? Ça veut dire quoi pour toi ? Est-ce que c'est important pour toi, au moins ? Ou tu en as tout simplement rien à foutre et t’es là juste pour soulager ta conscience ? »


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Mer 16 Jan - 22:46
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«FT ISHAN »
Chaque mots, chaque brimades et chaque reproches avaient l’effet d’un poignard aiguisé qu’on enfonçait petit à petit dans son coeur. Eddy écoutait patiemment son maintenant ancien ami détruire un à un tout les espoirs qu’il avait de retrouver le lien si fort qu’ils avaient dans le passé. Mais il se taisait, et écoutait, parce qu’il se rendait compte que pendant une décennie, il ne l’avait pas fait. Il s’était coupé du monde, de son monde et avait laissé toutes âmes qui avaient eu le malheur de l’apprécier dans sa jeunesse pourrir dans leur manque tandis que lui visitait des horizons lointains, comme un touriste, complètement inconscient du tourment que ses camarades subissaient. Il avait même faillit y rester et il ne put s’empêcher de se demander s’il aurait continuer à faire la même erreur, si s’il avait attendu plus longtemps, Ishan aurait laissé la porte fermée et n’aurait pas répondu à son appel. Cette idée seule suffisait à briser son coeur, et il ne savait pas si c’était sous le poids de la culpabilité ou de la tristesse. Qu’importe, les deux émotions étaient tellement fortes dans son esprit qu’elles se mélangeaient entre elles.

Ses yeux étaient fixés dans ceux d’Ishan, comme s’il ne pouvait pas s’en défaire. La colère qui faisait surface graduellement dans ses yeux était à la fois fascinante et effrayante ; depuis combien de temps au juste ressassait-il cette histoire ? Depuis combien de temps refoulait-il cette douleur que lui même, qui se considérait comme son protecteur, avait marqué au fer rouge ? Eddy ne voulait même pas savoir et sans doute ne pouvait-il même pas imaginé la frustration qui bouillait dans l’être de son ami et il n’était même pas sur de le désirer. La seule chose qu’il savait vouloir cependant, c’était d’enlacer le tourmenté et de lui promettre que tout ira bien, qu’il était là et qu’il ne partira plus maintenant. Comme se racheter à un enfant à qui on a qui on avait froissé les sentiments.

Mais Ishan n’était plus un enfant, maintenant. Il était un adulte et ça se voyait dans les mots qu’il lui crachait au visage, son ton s’élevant même lorsque la colère s’était faite trop forte. Eddy tourna la tête sur sa gauche tout en la baissant, comme giflé par la force de ses mots. Et quels mots. Des paroles qui détruisaient directement des barrières qu’il s’était imposé il y a des années. Il était comme son frère. Il était comme son frère et il l’avait laissé derrière sans un regard en arrière. Edward donnerait la lune pour revoir le sien mais il n’était pas sûr qu’avec le silence qu’il avait laissé derrière, il avait laissé le même effet à Ishan. Il avait honte, tellement honte de s’être comporté de la sorte. Il était jeune et se comporter de manière irresponsable était une partie de la jeunesse après tout, mais il restait plus vieux que son collègue. Il aurait du mieux agir. Ishan le considérait comme son grand frère et lui le considérait comme son petit frère, alors pourquoi avait-il considéré ce lien si spécial acquis ? Honnêtement, il se dégoutait.

Une douleur insupportable s’installa lorsqu’il vit le professeur faire les cents pas dans sa salle, maintenant clairement tourmenté. Il lui demandait pourquoi il revenait le voir, est-ce que tout cela était important pour lui et la seule chose qu’il avait envie de lui hurlé, c’était qu’IL était important pour lui. Eddy voulait tellement passé à autre chose et toutes ces mots, toutes ces brimades, toutes ces reproches ne comptaient finalement plus pour lui. Tout ce qu’il voulait, c’était retrouvé son petit frère. Il tendit un bras et toucha l’épaule de son ami comme pour le sortir de sa torpeur et se rétracta tout aussi vite. Un contact physique n’était peut-être pas une bonne idée pour le moment mais tout les moyens étaient bons pour l’empêcher de se torturer avec ses pensées. Eddy avait tant à lui dire, tant à lui faire comprendre mais si peu de mots pour s’exprimer. Il avait peur de le blessé encore plus en disant un mot de travers, mais sa détermination à retrouver ce qu’ils avaient dans le passé était plus forte que ses peurs et ses hésitations. Il avait trop hésiter et à présent, il était tant qu’il s’explique. Il laissa parler son coeur. « Quand je suis parti il y a des années… Je voulais voir de nouveaux horizons, apprendre de nouvelles choses, comprendre de nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes. » Un rire amère s’échappa de sa bouche malgré lui. Il ne savait même pas s’occuper des personnes qu’il connaissait déjà. « J’ai été complètement aveuglé par ces richesses, jusqu’à même oublié d’où je venais. Crois-moi, tu n’es pas le seul à avoir été mis de côté, j’ai fait le coup à beaucoup de personnes. Certains le méritaient mais la plupart non. J’ai été naïf de penser que lorsque je reviendrais, les gens m’auraient attendu bien sagement. Je ne pensais pas à ce que je faisais, ni à qui j’ai blessé et je ne m’en suis rendu compte qu’en rentrant. »  Il déglutit, visiblement ému. « Ma soeur avait prit soin de gardé toutes tes lettres. Elle non plus ne savait même pas où j’étais, » La honte refit surface, plus présente que jamais. C’était apparemment une habitude chez lui de malmené ses frères et soeurs. « mais elle savait à quel point tu comptais pour moi, elle les a toutes rangées avec soin. Quand je suis revenu, c’est une des premières choses qu’elle m’a donné. Je les ai toutes lues et relues mais je ne savais même plus où répondre, je ne savais même plus si je devais répondre. » Il baissa les yeux. « Lorsque je t’ai vu à la table des professeurs, mon coeur a explosé de joie. J’avoue que je ne m’attendais pas à la barbe, mais l’effet était le même. » Un maigre sourire naquit sur son visage. C’était vrai, il ne s’était pas vraiment attendu à un changement aussi drastique mais s’il était honnête avec lui même, cet aspect de son physique était la dernière chose qui l’avait frappé (et inquiété). Il s’abstint d’en parler cependant, jugeant qu’il était trop tôt pour en faire part. « Je ne t’ai jamais oublié à vrai dire, comment le pourrais-je ? Tu es Ishan et je suis Edwa… Eddy. Je suis Eddy. Toutes personnes nous ayant connu saurait que ce n’est pas une possibilité et pourtant… Pourtant je n’ai rien fait pour combler ce silence si pesant. Je m’en veux. Je m’en veux d’avoir pensé que notre relation était acquise. Je m’en veux d’avoir pensé en rentrant dans cette pièce que tout serait facile et que jamais tu ne m’en voudrais. Je m’en veux de ne pas avoir été là quand tu avais besoin de moi, quand tu avais besoin de m’entendre dire que j’étais là et que tout irait bien. Je m’en veux et je m’en veux et je m’en voudrais toujours. Ta colère est justifiée, ta douleur est justifiée, ta réticence est justifiée. Tu as toutes les raisons de me haïr, même si… ça fait horriblement mal. » Il se racla la gorge, la voix brisé par l’émotion, et vint se poster juste en face de son interlocuteur, ses yeux s’accrochant de nouveau dans les siens, absolument déterminé et impartial sur ce qu’il dira par la suite. « Mais tu aurais tord de penser que je ne vais pas absolument tout faire pour me racheter aux yeux de mon petit frère. » Son regard s’attendrit et un petit sourire vint se loger au creux de ses lèvres. « S’il y a une chose que tu ne peux pas m’empêcher de faire, c’est de faire ce que je peux pour m’occuper de toi et pour effacer toutes tes peines, même si elles ont été causé par ma propre personne. Alors si tu veux te défouler encore, vas-y, sort le de ton système. Tu le mérites. » Sa voix se fit encore plus douce et doucement, il lui murmura.« Je suis là maintenant Ishan. »
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Mer 16 Jan - 22:50

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Ishan & Edward - 08 septembre 2018
Ton petit jeu était terminé. Ton regard et le ton de ta voix qui se voulaient provoquant avaient laissé une entière place à ta colère. Celle ci n’était plus contrôlable, et tu laissais sortir tes mots, ta rancune, ce que tu gardais en toi depuis tant d’année, ce que tu avais été incapable de coucher sur papier puisque tu ne savais pas où lui écrire jusqu’à le retrouver à l’école. Tout ce que tu lui disais, c’était ce que tu mourrais d’envie de lui balancer à la tronche depuis la rentrée, depuis que tu l’avais retrouvé comme par surprise. Sur le coup, tu n’avais même pas su comment prendre le fait qu’Edward était de retour à Londres depuis tu ne savais combien d’années, et que jamais, il n’avait cherché à te retrouver. Bien sûr que ça, il s’en voulait. Et bien sûr que tu pouvais le croire. Quelque part, ça te rassurait même. Tu n’osais même pas imaginer ce que tu aurais ressenti s’il t’avait dit qu’il n’avait aucun remord. Mais en soit, cela ne changeait rien à cette amertume que tu lui vouais. Tu ne savais même pas par quel miracle tu te retenais de lui balancer ton poing en pleine figure, ce qui te démangeait depuis la première seconde où il avait posé un pied dans ton bureau. Probablement que cela ne changerait rien. Ni à la situation, ni à cette tempête d’émotions que tu traversais en lui déballant tout ce que supportait ton coeur depuis tellement longtemps. De toute façon, la violence, ce n’était pas toi. Tu n’étais pas comme ça, et c’était probablement pour cela que tu ne lui avais pas encore brisé le nez. Même ce qui sortait de ta bouche, il fallait être là, l’entendre, pour le croire. C’était d’ailleurs ta nature à toujours te laisser faire qui vous avez rapproché. Combien de fois il ne s’était pas interposé entre ceux qui t’emmerdaient et toi, parce que tu n’osais pas te défendre. A croire que ce jeune garçon avait bien mûri depuis, puisque aujourd’hui, tu étais parfaitement capable de te défendre seul. Pire, de l’anéantir seul.

Ta dernière phrase dépassait ta pensée. Tu en disais beaucoup trop et il fallait que cela s’arrête avant que le pire n’arrive. Ton désespoir et ta déception étaient palpables. Tu ne cherchais même pas à cacher le moindre de tes sentiments, et tu les laissais même exploser en faisant les cents pas, enchaînant des pas rapides d’un bout à l’autre de la pièce, comme si cela avait le pouvoir de te calmer. Qu’il ne soit là uniquement pour soulager sa conscience, venir s’excuser une bonne fois pour toute pour ne plus rien te devoir, puis disparaître à nouveau, la conscience tranquille, c’était quelque chose que tu ne voulais pas. Non, toi, tu espérais au fond de toi que s’il était là, c’était parce qu’il voulait vraiment renouer avec toi, qu’il n’en avait pas rien à foutre. Pourtant, dans ta déception, c’était quelque chose qui te traversait forcément l’esprit, et que tu ne sus te retenir de lui demander. Tu te stoppais finalement, ne lui faisant pas face, mais sans non plus lui tourner le dos. Tu ne voulais pas lui montrer ces larmes de rages qui t’aveuglaient, menaçant de perlet à tout moment sur tes joues. Un frisson glacé te submergea quand tu sentis un contact sur ton épaule, probablement sa main, et tu eues un mouvement de recule au même moment où il se résigna de lui même. Non, tu ne voulais pas te laisser attendrir. Tu ne voulais pas qu’il achète tes sentiments de cette manière. Tu ne voulais pas le laisser t’avoir comme ça, et encore moins lui montrer que cela pouvait marcher. Tu te retournas alors face à ton bureau, plaquant tes deux mains dessus, tandis qu’il se lança à son tour. Tu ne le montrais pas, mais tu l’écoutais avec attention. Tu ne ratais pas un seul de ses mots, aussi mal qu’ils te faisaient.

Oh ça oui, il avait été naïf de croire que toi, et certainement d’autres, l’accueillerez à bras ouverts. Comment avait-il pu penser que son absence n’avait fait aucun mal ? C’était insupportable pour toi de l’entendre. Tu lui en voulais terriblement d’avoir cru ça, mais aussi d’avoir tout laissé derrière lui pour une maudite soif de voir ailleurs. Tu tournas la tête dans sa direction quand il évoqua tes lettre qu’il n’avait pas lu tout de suite. Combien en avais-tu envoyé ? Une dizaine ? Une vingtaine ? Puis tu avais finalement arrêté en constatant que tu n’obtiendrais pas de réponses. Et voilà pourquoi. Parce qu’il ne les avait pas lu. Il ne les avait pas reçu, puisqu’il n’était pas chez lui, et que justement, c’était la seule adresse que tu connaissais de lui. Ce qui t’avait fait stopper ? Le faire-part de ton mariage avec Sara, quelques années plus tard, ces quelques années où l’espérance d’une réponse avait continué de t’habiter. Tu avais espéré que s’il ne te répondait pas aux lettres, il ne pourrait au moins pas ignorer cet invitation à ton propre mariage. Mais si. Parce qu’il ne l’avait simplement pas eu. Les choses en auraient-elles été autrement, dans le cas contraire ? Serait-il venu ? Auriez-vous repris contact ? Aurait-il été près de toi au moment où tu avais eu le plus besoin de lui, c’est-à-dire lorsque Sara eut perdu la vie ? Tu te redressas dans sa direction quand il se lança dans une série de remord. Tu le fixais, tes yeux toujours embrumés de larmes. Un nouveau mouvement de recul quand il fit un pas vers toi, mais cette fois, tu ne pouvais plus reculer à cause du bureau derrière toi. Tu étais pris au piège entre ta propre rancoeur envers celui qui était ton grand-frère de coeur, et ses remords à lui, sa demande de lui pardonner. Quand il reprit, tu ne pus t’empêcher d’esquisser un sourire en coin. Oui, tu savais parfaitement comment il était, qu’Edward était un homme déterminé qui ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour que tu finisses par lui pardonner, maintenant qu’il était là. « Je sais pas comment tu as pu croire qu’en revenant la bouche en coeur, tout serait comme avant. Tu m’as fait mal Edward. Et le plus douloureux dans tout ça, c’était d’avoir cru que tu me ferais jamais une chose pareille, alors que tu l’as fait dès que tu en as eu l’occasion. T’as raison, j’ai toutes, les raisons de te détester. Mais je l’ai jamais fait. Je t’ai jamais détesté, et ça n’arrivera jamais. Je t’en veux ouais, ça c’est certain. Mais te haïr … Tu te mordis la lèvre. Non, malgré ce qu’il t’avait fait, tu ne le haïssais pas, et tu n’en avais même pas envie. Tu me lâcheras pas la grappe hein ? Comme quand on était gosses. Tu me foutras pas la paix jusqu’à ce que je te pardonne. » Lâchas-tu d’une voix beaucoup plus calme cette fois.

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Dim 27 Jan - 21:34
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«FT ISHAN »
La tension était plus que palpable, c’était le cas de le dire. S’il devait être honnête avec lui même, il dirait que la situation le désespérait. Non pas qu’elle lui passait au-dessus de l’esprit, mais plutôt qu’il ne savait pas comment il allait se sortir d’une telle embrouille. L’homme devant lui avait beaucoup changé ; que ce soit le temps ou les expériences, son regard n’était plus totalement le même, sa façon de parler non plus d’ailleurs. Si on lui avait dit un jour que son Ishan s’époumonerait pour défendre sa propre personne, il en aurait grandement douté ; ironique, puisque c’était justement parce qu’il le pensait son Ishan, qu’il avait pris son amitié pour acquise qu’il était entrain de se faire sermonner par son cadet. Et qu’est-ce qu’il le méritait. Il était certes partit en colère et dans un état émotionnel lamentable, mais était-ce vraiment une raison pour laisser tomber ceux qui s’appuyaient si fermement sur ses épaules ? Plus il observait l’homme s’agiter, les yeux embués, plus le poids qu’il portait dans le creux de son coeur s’agrandissait. Et le sourire en coin qu’il lui adressa lorsqu’il eut finit sa tirade ne fit rien d’autre que lui envoyer une vague de nostalgie, lorsque les choses n’étaient pas aussi compliquées, lorsqu’il n’avait pas rendu les choses aussi compliquées ; jaugeant par les mots cinglants qu’il lui envoya juste après, le sourire ne valait pas grand chose pour lui non plus. « Je sais pas comment tu as pu croire qu’en revenant la bouche en coeur, tout serait comme avant. » Il ne savait pas vraiment comment il avait pu croire lui non plus, qu’aucun de ses gestes auraient une conséquences. La seule chose a laquelle il aurait du s’attendre, c’était un poing dans la figure. Pourtant, il semblerait qu’Ishan ait beaucoup trop de tendresse en lui pour amorcer le geste ou qu’il ne valait tout simplement pas la peine une fêlure aux doigts. Ishan n’avait jamais appris à être violent de toute manière, et il en était particulièrement fier. « Tu m’as fait mal Edward. » Il n’empêche qu’il avait apprit à faire mal avec les mots, et comment pourrait-il lui en vouloir, lui qui lui priait de s’endurcir il y a des années en arrières, lorsque n’importe qui trouvait n’importe quoi pour l’agacer. La phrase eut l’effet d’une bombe en plein estomac. « Et le plus douloureux dans tout ça, c’était d’avoir cru que tu me ferais jamais une chose pareille, alors que tu l’as fait dès que tu en as eu l’occasion. » Plus que la culpabilité maintenant, c’était une honte sans pareille qui s’empara de lui. Il ne pouvait s’empêcher de baisser les yeux, et au fond, il n’essaya même pas. Tout ce qu’il disait était douloureux mais vrai, et même s’il suivit la dure vertu de mot qu’on pourrait considéré comme rassurants, le pique logée tranchant profond dans le sternum ne faisait que se faire plus présente. « Tu me lâcheras pas la grappe hein ? Comme quand on était gosses. Tu me foutras pas la paix jusqu’à ce que je te pardonne. » Il tenta un sourire en sa direction, mais il semblait plus faux encore que lorsqu’Ishan affirmait qu’il n’en avait rien à faire de lui.

Un silence sourd se dilua dans la pièce et il n’y avait que leur deux respirations pour le perturbant. Eddy avait toujours la tête baissé et les sourcils froncés. Il semblait être dans ses pensées, et vraiment, il l’était. Les propos d’Ishan l’avait vraiment touché, autant qu’il se remit en question sur tout ce qu’il avait ces dernières années ; voyager (fuir) , travailler (fuir) et encore voyager (fuir) , il n’y avait pas grand chose maintenant qu’il y pensait. Il n’avait même pas eu les épaules de se caser lorsqu’il en avait l’occasion avec Allison, il y a quelques années au coeur des Etats-Unis. Eddy mourrait d’envie qu’Ishan lui pardonne, bien sûr, que son petit-frère lui pardonne, mais au fond le méritait-il vraiment ? Il n’était pas partit (n’avait pas fuit) pour lui faire du mal, vraiment, mais plutôt parce qu’il en avait besoin. Ça ne voulait pas dire qu’il n’estimait pas sa relation avec le plus jeune, ça ne voulait pas dire qu’il ne pensait pas à lui, ça voulait juste dire qu’il avait fait une erreur. Eddy avait fait une erreur. Bien sûr qu’il s’en était rendu compte, mais maintenant à peine le poids de la réalisation qu’effectivement, il avait déçu son ami, lui pesa contre les épaules ; Edward n’avait pas vraiment d’égo mais il devait bien avouer qu’il avait du mal à accepter qu’il avait laisser tomber un proche. Comme une lame à double-tranchant, le poids de la réalisation contrebalança celui de la précédente culpabilité. Une erreur est toujours réparable ; et pour répondre à la question de son interlocuteur, non, il ne comptait pas s’arrêter là. « Non. Non je te lâcherai pas la grappe, Patil. Crois-moi, t’as encore un long chemin à faire pour que je te laisse en paix. » Il sourit, un vrai cette fois, celui qu’il avait l’habitude de lui faire. « Je m’en rends compte. J’ai fait une terrible erreur. J’étais aveuglé par la colère d’une récente dispute et cette… sensation d’étouffement… » Il frissonne en y repensant. Eddy avait l’impression qu’il serait devenu fou s’il était rester. « Peu importe. Je me suis trompé. Je n’avais pas à te laisser tomber à cause de mes problèmes personnels qui te concernait pas. Ce n’est pas juste. C’est même plutôt dégueulasse, en fait. » Eddy se rapproche, cette fois d’un pas sûr. Il n’était pas sûr comment Ishan allait réagir à cette soudaine proximité. Il savait qu’il ne fallait pas tenter le diable et essayer de l’enlacer, mais il voulait au moins se tenter à ne pas être à l’autre bout de la pièce lorsqu’il lui parle ; c’était un minimum après tout, un minimum qui semblait être un luxe vu la tension actuelle de la situation. « Dans ma tête, c’était… complètement flou. Je sais pas, c’était comme si j’étais pas vraiment parti, comme si ma présence était resté ici avec vous. Mais faut dire que je me suis mis un doigt dans l’oeil jusqu’au… bref. » Il passe une main dans ses cheveux et la fait glisser dans sa nuque, où il massage ses cervicales fermement. Un geste nerveux qu'il avait retenu de feu son grand-frère pour calmer ses nerfs ; autant dire que ce n’était pas très efficace. Il finit par poser une main, tremblante d’émotions, sur l’épaule de son ami et à part la brève surprise, qu’il lui fit d’ailleurs hausser les sourcils, de constater que son ami n’a plus vraiment la fermeté  d’épaules d’un adolescent mais plutôt d’un homme adulte - Ishan ?! -, le contact lui fit un bien fou. C’était stupide mais c’était retrouver, en un sens, un peu de familiarité dans un geste amicale qu’il pensait acquis il y a quelques années. « Ishan. Je suis désolé. Je sais que c’est pas ça qui va apaiser tes douleurs mais au moins que tu le saches. Je suis pas là pour me donner bonne conscience, si c’est que tu penses. Je veux juste… retrouver cette complicité qu’on avait. Si tu le veux bien. J’ai aucun droit de te forcer au fond, surtout que c’est moi qui nous a mis dans cette situation. » Il soupir, sa main descendant sur son avant-bras, dans une poigne pas assez forte pour lui faire mal mais assez pour lui faire ressentir sa présence. « Je te propose qu’on reparte sur… des bases neutres. Qu’on se retrouve. Sous tes conditions, et qu’importe soient-elles. »
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Anonymous

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Ven 8 Fév - 12:51

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Ishan & Edward - 08 septembre 2018
Non, tu ne haïssais pas Edward pour le mal qu’il t’avait fait. En plus d’en être incapable, tu n’en avais simplement pas l’envie parce que, comme il le savait déjà, tu étais quelqu’un de loyal, et tu étais incapable d’éprouver trop longtemps de la rancune pour ceux qui comptaient vraiment pour toi. Il t’avait tant blessé pourtant. Il s’était comporté d’une manière presque impardonnable avec toi. Bien sûr que tu avais toutes les raisons du monde pour continuer sur la même voie que ce moment où il avait fait son entré dans le bureau. La voie de la rancoeur et du mépris. Mais tu ne le fis pas. Étrangement, les mots rassurants qu’il t’adressait avec cette pointe de désespoir avaient le don de te calmer, et même te faire sourire quand tu repris la parole. C’était ça aussi, qui faisait que tu ne pouvais pas le détester. Comme quand vous étiez gosses, il avait les mots pour soigner ta douleur, pour t’apaiser quand rien n’allait. Sur ce point, il n’avait pas changé. C’était l’Edward, l’Eddy, que tu connaissais, que tu appréciais énormément. C’était ton grand-frère de coeur, ton ange-gardien, celui qui t’avait pris sous ton aile quand tu ne savais pas te défendre seul. Celui aussi qui avait failli, malheureusement. Qui avait fini par te lâcher. Qui n’était pas là quand tu avais le plus besoin de lui : à la mort de Sara. Mais ne méritait-il pas une seconde chance ? Ne dit-on pas que tout le monde en mérite une ? De tout façon, comme à l’époque, tu savais très bien qu’il ne te lâcherait pas, qu’il ne resterait pas sur un échec.

Sans grande surprise, c’est ce qu’il confirma dans un sourire que tu lui rendis, avec presque une pointe de tendresse, comme avant. Ce genre de sourire sincère que tu lui adressais lorsqu’il te venait en aide, lorsqu’il te rassurait quand vous étiez adolescents. Mais ton sourire ne dura pas. Bientôt, il s’effaça pour laisser place à une expression de surprise sur ton visage quand il évoqua une dispute. Tu compris alors que c’était la dispute qui l’avait visiblement plongé dans une colère bien trop forte pour continuer de supporter sa vie ici. Que c’était cette dispute qui était responsable de sa fuite, et que son envie de voyager, comme il disait, n’était qu’une raison secondaire causée par celle-ci. Tu te surpris à ressentir une soudaine peine pour ton ami en l’imaginant bien trop blessé pour continuer, et que, sans doute, il n’avait pas eu d’autres choix. Peut-être n’aurais-tu pas dû ressentir toute cette colère en toi tout de suite, avant d’entendre ses explications. Mais comment faire autrement si tu n’avais aucun moyen de les entendre, justement ? C’était bien pour ça que tu lui en voulais, de ne pas avoir eu l’occasion de l’écouter jusqu’à maintenant. Tu aurais pu être là pour lui, comme il l’avait été pour toi, s’il n’avait pas pris la fuite.

Tu n’avais pas d’autres choix que de le laisser s’approcher d’un pas alors qu’il enchaînait. Sans l’interrompre, tu l’écoutais d’une oreille attentive en acquiesçant d’un signe de tête. Oh oui, il s’était mis le doigt dans l’oeil en pensant que sa présence était restée ici. Mais dans le fond, tu comprenais parfaitement ce qu’il voulait dire. A contrario, à la mort de Sara, tu n’avais pas remarqué que tu t’éloignais des autres, de ta famille, de tes amis, que tu te plongeais dans cette dépression qui te détruisait tout doucement. Que, à l’inverse d’Edward, ton corps était bien là, mais ton esprit ailleurs. La main de ton ami sur ton épaule te sortit de tes pensées dans un sursaut, mais contrairement à un peu plus tôt, tu ne cherchas pas à te dégager du contact qui te soulagea presque autant que les paroles qui s’en suivaient. « Je sais bien que t’es pas là juste pour te donner bonne conscience. Commenças-tu en jetant un coup d’oeil à sa main qui était descendue sur ton avant-bras quelques secondes plus tôt. Je te connais assez pour savoir que t’es pas comme ça. Un nouveau sourire apparut sur ton visage avant de s’envoler aussitôt. Et je pensais que tu me connaissais assez pour savoir que j’aurai pu être là pour toi à l’époque, que j’aurai pu t’écouter plutôt que tu prennes la fuite. Doucement, sans geste brusque, tu enlevas sa main de ton avant bras, puis tu t’éloignas, lui tournant le dos. On a énormément de temps à rattraper. On est plus les adolescents qu’on était avant ça. Beaucoup de chose se sont passées … Des bonnes, ton sourire revint au souvenir de ton mariage avec Sara, et des mauvaises aussi … Cette fois, c’était à sa mort que tu faisais allusions, le visage plus sombre, tandis que tu t’approchais de ton mini-bar. On ne rattrapara certainement pas tout ce temps perdu, mais oui, on peut essayer de recoller les morceaux … Et puisque tu me le proposes, ma seule condition est que tu ne partes plus jamais, d’accord ? » Finis-tu en revenant vers lui, armé de deux verres de Whisky dont un que tu lui tendis, le sourire du pardon fendant ton visage.

Pando
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PLEASE, LET ME REACH OUT (Ishan & Edward)
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