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Les moldus du forum se sentent cruellement seuls au milieu de tout ces sorciers, alors pensez à les privilégier pour vos personnages

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Cleaning out my closet - Adèle :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
Thalia Carrow
Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Mer 16 Jan - 14:54
Cleaning out my closet
Thalia & Adèle

« But tonight I'm cleanin' out my closet. I got some skeletons in my closet and I don't know if no one knows it. So before they throw me inside my coffin and close it, I'ma expose it  »
Du retour des vacances, c'était le retour à la routine. Je dis le retour, mais personnellement j'étais restée à l'université. Je n'avais nul part où aller et je ne voulais pas payer de logement pour seulement deux semaines. J'étais logée et nourrie ici, ça aurait été bête de cracher là-dessus. J'avais bien des défauts, mais je n'étais pas bête. Alors durant mes deux semaines de congé, j'avais trainé par mal dans Londres, fait beaucoup de lecture pour les cours. Autant rattraper le peu de retard que j'avais et même prendre de l'avance. Tant qu'à avoir du temps, il valait mieux l'utiliser comme il faut. Si je voulais redorer le blason familial, je devais travailler dure car il y avait un poids énorme placé par Amycus et Alecto. En plus, pour ceux qui étaient encore vivants aujourd'hui, ce n'était pas mieux. Mon cousin Faust cachait un truc, j'en étais certaine. Juste le fait que je sois certaine qu'il ait tué sa femme me donnait la nausé et montrait que ma famille n'était presque faite que de mauvaise graine. J'en  avais honte, mais je ne pouvais rien y changer mis à part faire comme bon je l'entendais. On ne choisit pas sa famille, malheureusement. Par contre, j'avais pu choisir de couper les ponts et je l'avais fait, pour mon plus grand bonheur et le plus grand désarroi de mes parents. Pendant je m'étais sentie aussi libre qu'un oiseau, mais là je commençais à me sentir seule. Ma soeur ne pouvait plus me voir en peinture, mes parents m'avaient coupé les vivre et bon, j'avais des amis mais ce n'était pas assez pour qu'on se fasse des tatoos «amis pour la vie». C'était lourd l'indépendance.

Par contre, au milieu de tout ça, il y avait Ezechiel qui était une énigme vraiment incompréhensible. Prince des connards avec les autres, je voyais une toute autre chose quand il était avec moi, surtout depuis Halloween. Il était venu à ma rescousse alors qu'un mec refusait de me lâcher. Rien qui n'aurait pas été gérable, mais il était tout de même sorti de sa route habituelle pour venir m'aider. Et puis après, j'avais vu que son masque n'était pas si bien collé à son visage. Il avait de l'inquiétude et de la fureur dans le regard, pas seulement de l'envie de de la luxure. Je crois que j'ai eu le droit de voir le vrai Ezechiel, avec une voix douce et de l'intérêt sans arrière-pensées. Depuis ce soir-là, je ne l'avais que très peu vu. Nous avions eu de petites conversations dans les coins de couloir, mais sans plus. Je lui avais dis au revoir avant qu'il retourne dans sa famille pour les fêtes et puis la solitude était revenue. J'avais beaucoup pensé à lui durant les vacances. Ma soeur était souvent venu rompre les moments où je rêvassais.

Que faisait-elle ? Comment se sentait-elle ? Où était-elle ? Tant de questions auxquelles j'étais incapable d'avoir de réponses. Je savais qui pourrait me les donner, mais j'allais devoir la trouver. Aussitôt que tous les élèves étaient revenus à l'université, j'étais partie en chasse, mais c'était complexe. Je cherchais Adèle, la meilleure amie d'Hestia. Par contre, pour lui parler, je devais attendre que ma soeur soit au loin et que personne autour ne puisse rapporter nos conversations. Les murs avaient des oreilles après tout, j'étais la mieux placée pour le savoir. J'avais bien surpris une conversation entre mon père et Faust, c'est ce qui m'avait poussée dans mes retranchements non. Alors, j'espérais la croiser seule, mais ce n'était pas encore arrivé. Elle était soit avec ma soeur ou bien il y avait trop de gens autour. Jusqu'à cette journée ensoleillée où j'ai vu Adèle un peu plus loin dans le couloir, se dirigeant vers moi, seule. J'avais gagné le gros lot enfin. J'ai fait un petit signe de la main à la Serpentard et je me suis dirigée vers elle pour l'accrocher.

« Salut, t'aurais deux petites minutes pour moi ? »

J'ai fait un joli sourire à la verte et argent et je dois avouer que lui ai probablement donné un regard de chien battu. Je m'inquiétais pour ma soeur et je voulais savoir comment elle allait. J'avais peur pour elle. Elle pouvait se retrouver près de notre cousin très facilement et je ne pouvais garder en tête que ce soit une bonne idée. C'était une très mauvaise idée même. Toutes les idées que lui et mes parents pouvaient lui mettre dans le crâne. Je n'osais pas y penser plus que ça. Avant, j'étais près d'elle, je pouvais lui parler, surveiller ce qu'il y avait autour. Maintenant, elle était seule au milieu de toutes ces vipères. Elle était intelligente, elle pouvait faire la part des choses. Mais quand on est coincé, l'instinct de survie prend le dessus et nous place en position pour qu'on survive. Accepter ces idées de puristes la plaçait en sécurité.

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Adèle de Lestang
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Adèle de Lestang
Ven 18 Jan - 13:19

 

Cleaning out my closet

— Thalia & Adèle

Les vacances de Noël étaient sans doute les pires vacances de l'année aux yeux d'Adèle. Cette année encore, cette fête avait été des plus désastreuses. La seule différence, c'était qu'elle avait réussi à trouver le moyen de ne pas rentrer en France. Au moins cette année, elle n'avait pas eu à subir les remarques déplacées de l'autre mégère ou à supporter sa demi-sœur durant un dîner interminable. Elle avait en revanche accepté l'invitation de son oncle à venir passer Noël chez eux et clairement, cela avait été une épreuve pour elle. Elle aurait dû refuser, mais la curiosité avait finalement été plus forte. Fort heureusement, elle avait décliné l'invitation pour les deux semaines. Maintenir l'illusion que tout allait bien entre elle et ses cousins à l'université pendant tout ce temps n'aurait pas été possible. Bref ce n'était pas encore cette fois qu'elle avait appris à aimer Noël et elle ne voyait pas comment il était possible qu'un jour cela arrive. Jamais elle ne ferait partie d'une famille unie, jamais cette fête ne serait synonyme de retrouvailles joyeuses.

Cela faisait donc quatre mois qu'elle n'avait pas remis les pieds en France et parfois elle se demandait ce qu'elle y avait vraiment gagné. Elle avait certes pour le moment échappé à un mariage arrangé, mais restait toujours dépendante de sa famille. À Londres, elle n'avait plus Anna pour lui pourrir la vie, non en échange elle avait Elise, sa cousine. Ici, elle avait appris des choses sur ces origines qui l'avaient chamboulée, au point de stopper net ses recherches, le temps d'admettre tout ça. Enfin, il y avait celui qui s'était joué d'elle. Un nom qu'elle ne pouvait même plus prononcer, et l'entendre l'irritait au plus haut point. Plus d'un mois s'était écoulé depuis qu'elle avait découvert la vérité et elle avait l'impression que jamais il ne paierait assez pour ce qu'il lui avait fait. Elle avait une telle haine à son égard et elle se détestait encore plus de n'avoir rien vu venir. Elle lui avait fait aveuglément confiance pour se rendre compte au final n'être qu'une de ses distractions. Elle avait été stupide de croire qu'il pouvait être différent de ce qu'on racontait ou de croire qu'il pouvait changer avec elle. Personne ne changeait jamais. La preuve, il n'avait pas traîné pour reprendre ses habitudes de coureurs de jupons. Cela ne l'avait clairement pas aidée à décolérer et elle en était venue à lui souhaiter tous les pires maux de la terre.

Mais n'avait-elle vraiment rien gagné en venant ici ? Non. Malgré tout ce qu'elle avait eu à subir depuis son arrivée, elle avait trouvé quelque chose qu'elle n'avait pas en France. Une amitié qui lui était précieuse. Et elle devait bien avouer que sans elle, elle aurait peut-être craqué avant. Hestia était sans aucun doute l'une des personnes à l'université qui lui avait rendu la vie plus plaisante. Elles s'étaient tout de suite entendues et la brune était bien vite devenue une alliée inestimable. Par la suite, la Française s'était ouverte à elle et elle avait été de bon conseil. Conseils qu'elle aurait d'ailleurs dû mieux appliquer. Au cours de ces derniers mois, Hestia était devenue son amie la plus proche et elle était sans doute celle qui la connaissait le mieux. Elles avaient d'ailleurs quasiment passé le reste des vacances ensemble, ce qui les avait rendues plus agréables.

Adèle savait qu'Hestia avait une sœur et que leurs rapports n'étaient clairement pas au beau fixe. La première fois que Thalia l'avait abordée, la Française avait été méfiante, parce qu'elle s'était fait une image d'elle un peu négative vu les propos d'Hestia à son sujet. Elle avait été clairement surprise lorsque la Gryffondor lui avait demandé des nouvelles de sa sœur et qu'elle avait compris qu'elle s'inquiétait pour elle. Adèle n'aimait pas se mêler des affaires de famille des autres et elle n'avait pas envie de se mettre à dos Hestia, mais clairement la détresse de la rouge et or n'était pas feinte et elle s'était dit qu'il lui manquait certainement des pièces au puzzle. Alors, elle avait accepté de rassurer Thalia et de lui donner des nouvelles régulièrement, mais son amie n'était clairement pas au courant. C'était d'ailleurs une condition à ce qu'elle accepte de lui parler de sa sœur. Hestia ne devait rien savoir. Il était certain qu'elle n’apprécierait sans doute pas que la blonde parle d'elle avec la rouge et or.

Aussi lorsque Thalia l'aborda dans un couloir ce jour-là, elle ne lui répondit pas tout de suite, vérifiant d'abord les alentours que personne n'allait les voir ensemble. Il n'était pas question de perdre son amitié avec Hestia en ce moment. Elle aurait un peu de mal à s'en relever pour le coup.

- Salut, Thalia, oui bien sûr,
finit-elle par répondre en l'entraînant vers la porte d'une salle de classe la plus proche.

Peut-être qu'elle exagérait dans les précautions qu'elle prenait, mais les rumeurs se répandaient toujours trop facilement à son goût et elle n'avait pas envie de devoir expliquer à Hestia pourquoi elle discutait avec sa sœur. Elle ne voulait pas lui mentir alors que déjà elle lui cachait ça.

- J'imagine que c'est pour Hestia ? lui dit-elle en entrant dans la salle de classe.



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Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Mer 23 Jan - 18:35
Cleaning out my closet
Thalia & Adèle

« But tonight I'm cleanin' out my closet. I got some skeletons in my closet and I don't know if no one knows it. So before they throw me inside my coffin and close it, I'ma expose it  »
J’étais capable d’être subtile quand je le voulais. Je savais poser les bonnes questions aux bons moments et aux bonnes personnes. Sur le long terme, tout ça fonctionnait et surtout quand je réfléchissais clairement. La plupart du temps, j’arrivais à réfléchir comme il faut et à garder la tête froide. Par contre, il y avait certains sujets qui étaient plus épineux et qui me faisaient devenir chèvre. Les idées stupides sur les sang-purs étaient en première ligne pour me rendre folle. C’était tellement désobligeant de débile de croire que la consanguinité rendait le sang plus pure et surtout plus noble. La consanguinité rendait attardée, c’est tout. On le voyait bien avec la quantité de famille ayant un réseau plus que douteux. Aucun sorcier sain d’esprit ne pourrait penser ça autrement. C’est une maladie qui circule chez les purs, nul part ailleurs. C’est bien pour ça que j’avais quitté la maison de mes parents après tout, leurs idées m’ont complètement fait exploser. Je m’étais retenue tellement longtemps, j’avais perdu le contrôle et joué mon avenir en quelques secondes seulement. J’avais presque tout perdu, mais j’avais récupéré ma liberté. Le pire dans cette séparation que j’avais forcée, c’était la perte de ma soeur Hestia. Mon but n’était pas de l'éloigner de moi, bien au contraire. Je lui avais écris un paquet de lettres pour lui expliquer ce qui m’avait poussée à partir et surtout pour la garder près de moi malgré tout. Malheureusement, elle ne les avait jamais reçues.

La savoir loin de moi et surtout savoir qu’elle pouvait subir un lavage de cerveau sans que je puisse intervenir me rendait complètement dingue. Je voulais la surveiller de loin et Adèle venait à mon aide pour que je puisse savoir ce qui se passe dans sa vie. Prudente, alors que je venais de l’accoster en plein couloir, elle a regardé à la ronde si tout allait bien avant de me répondre. «Salut, Thalia, oui bien sûr.» J’ai souris à sa réponse tout en la suivant dans une salle de classe toute proche. C’était effectivement beaucoup plus prudent. Je ne voulais pas qu’Hestia sache pour nos petites rencontres. Il y avait tellement de sorciers ici qui ne se mêlaient pas de leurs affaires et qui voulait rajouter de l’huile sur le feu en tout temps qu’il valait mieux se cacher. Une rumeur était si vite partie et impossible à rattraper. «J’imagine que c’est pour Hestia ?» C’était assez évident. Non pas que je n’appréciais pas la Serpentard, au contraire. J’avais le plus grand des respects pour la blonde et ce qu’elle faisait pour m’aider. Elle rehaussait franchement l’image que j’avais de sa maison. Je savais très bien que je ne devais pas me fier aux stéréotypes, mais tout comme le reste, ces idées laissaient des marques partout. J’ai déposé mon sac sur un bureau avant de me retourner vers la jeune femme et enchaîner.

« Oui c’est ça, je peux rien te cacher. Elle t’a parlé de ses vacances un peu ? Comment ça s'est passé ?»

J’avais peur de ce que Faust aurait pu lui rentrer dans le crâne pendant ces deux semaines. Mes parents aussi tant qu’à y aller. Ils pouvaient aussi bien décider de la fiancer elle à un bourgeois idiot. Et puis, avec les derniers événements, on pouvait bien se demander ce qui se tramait derrière. J’étais à peu près convaincue que Faust devait être mêlé à tous nos malheurs. Depuis la conversation que j’avais surprise, je le voyais comme l’incarnation du mal dans la vie. Qui pouvait bien faire tuer sa femme comme ça ? C’était bestial, froid, horrible et surtout effrayant. Hestia était intelligente, elle savait quoi faire de tout ça, mais j’avais peur de ce qui pourrait se jouer dans sa tête sans que je puisse y mettre moi-même mon mot. J’avais toujours été là pour la ramener tout près, la garder sur le chemin de la raison et pas sur le chemin des psychopathes consanguins. Nerveuse, je marchais sur place, allant nul part et surtout tournant en rond. Je devais me calmer. Je me suis passée une main dans les cheveux, me disant que je devais préciser mes pensées. Je devais avoir l’air d’une vraie folle.

«Je m’inquiète pour elle, mais ça tu dois t’en rendre compte déjà. Tu l’a sentie comment à son retour. C’est la même ? Elle veut pas me voir et ça me rend dingue.»

J’étais convaincue qu’Adèle pouvait comprendre ce qui m’animait en ce moment. Il se passait tellement de choses dans nos vies, pas seulement à elle et moi, mais tous les sorciers de cette école, que garder le contrôle de tout ce qui nous entourait en devenait impossible. Il fallait parfois laisser les choses aller, mais je trouvais ça terriblement difficile. C’est ce que fait l’amour en général, ça nous rend fou.
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Adèle de Lestang
Lun 28 Jan - 20:41

 

Cleaning out my closet

— Thalia & Adèle

Aux yeux de la Serpentard, Thalia Carrow était intrigante. Elle était celle qui avait tourné le dos à sa famille et même si Hestia l'avait très mal vécu, Adèle ne pouvait s'empêcher de la comparer à son oncle. Au fond n'était-elle pas celle qui avait eu le courage de suivre sa propre voie, de tirer un trait sur des idéaux désuets ? Un choix pas sans conséquence pour la rouge et or comme pour sa camarade de dortoir. Un abandon pour l'une et visiblement des regrets pour l'autre ? Est-ce que c'était ce que sa propre mère avait ressenti lorsque son frère avait quitté la France sans elle ? Son oncle avait-il lui aussi tenté de renouer avec sa sœur ? Claire l'avait-elle résolument ignoré ? Parfois, elle ne pouvait s'empêcher de comparer ces deux histoires. Un silence qui rongeait une fratrie depuis dix-neuf ans. Lorsqu'elle voyait Thalia préoccupée par le sort de sa sœur, elle leur souhaitait secrètement de ne pas terminer comme sa famille. Oui la Gryffondor était intrigante et Adèle n'avait pas ce courage de quitter du jour au lendemain sa famille. Elle, de son côté préparait sa sortie plus en douceur. Un plan pour son indépendance qu'elle croyait sans faille. Au moins, elle n'avait pas à s'en faire. Elle ne manquerait à personne quand cela arriverait. Thalia avait Hestia et c'était là toute la différence. Parfois, elle avait eu envie de dire à Hestia que sa sœur s'inquiétait pour elle, mais elle sentait que ce sujet était bien trop sensible pour qu'elle s'en mêle. N'avait-elle pas ses propres histoires de famille à gérer ? Pouvait-elle se permettre de se mêler de ce genre de choses lorsqu'elle-même était incapable d'éviter les crises dans sa propre famille ? Alors elle s'en tenait à ce rôle d'informatrice, évitant tout de même de déballer toutes les confidences d'Hestia. Quel genre d'amie aurait-elle été sinon ? Adèle n'était pas la personne la plus empathique qui soit, mais le simple sens de l'observation suffisait pour constater que l'aînée des Carrow était soucieuse. Là encore la Française avait l'impression de manquer d'informations, comme s'il y avait quelque chose de plus grave. Hestia lui semblait pourtant bien forte pour se défendre en cas de pépin, mais la blonde avait-elle vraiment besoin de s'embêter à tout comprendre ? Le deal était simple, elle renseignait Thalia et personne ne devait jamais rien savoir.
Elle sourit à la jeune femme avant de venir s'appuyer contre une table. Ne pouvait-on vraiment rien lui cacher ? Il semblait pourtant bien que si.

- Les vacances ? Nous les avons quasiment passées ensemble, je ne devrais pas avoir trop de mal à t'en parler.

À part ces deux fameux jours à Noël qu'elle avait passés chez son oncle, les deux jeunes femmes s'étaient retrouvées régulièrement. Cela dit, elles n'avaient rien fait de très original durant ces deux semaines comparé à certains de leurs camarades.

- Dans l'ensemble, ça s'est bien passé. Nous sommes parfois sorties, nous avons un peu étudié... Hestia a profité de l'absence de la plupart de nos camarades de dortoir pour faire de nouvelles expériences et nous avons papoté évidemment. Les cours, les devoirs, les profs, rien que des banalités, enfin...

Non pas toujours, mais Adèle se voyait très mal s'étaler sur ce sujet de conversation qui avait alimenté jusque très tard une de leurs soirées. Celui où elle avait fini par avouer les raisons de sa rupture avec le Finlandais et où Hestia s'était elle-même confiée sur sa propre histoire. Ces confidences-là ne pouvaient rester qu'entre elles. La Française serait furieuse si jamais Hestia allait raconter ce qu'elles s'étaient dit ce soir-là, alors jamais elle non plus ne ferait un truc pareil.

- Rien de bien intéressant, les trucs du genre tu sais, certaines filles sont soulantes ou certains mecs sont des pourris...
se rattrapa-t-elle.

Et bon sang que cette école ne manquait pas de sales types. Elle observa la Gryffondor un instant, sans oser reprendre. Elle avait bien remarqué que celui qui lui avait balancé sans aucun tact que sa relation n'était que du vent, tournait autour de la jeune femme. Adèle n'avait pas envie que la rouge et or subisse la même chose qu'elle et elle se demanda si elle pouvait se permettre de la mettre en garde. Cependant, la question suivante l'intrigua un peu, et elle garda ses interrogations de côté. Elle voulait savoir si Hestia était la même ?  Adèle ne comprenait pas trop où elle voulait en venir.

- Oui, c'est plutôt... évident, dit-elle en la désignant.

Ses allées et venues, le ton de sa voix la trahissaient assez facilement. Pourtant Adèle ne comprenait pas ce qui pouvait la mettre dans un état d'angoisse pareil.

- Je ne comprends pas trop ce que tu sous-entends, mais oui Hestia est toujours Hestia. Enfin cela dit depuis la rentrée, elle a peut-être tendance à avoir un peu la main lourde...

Adèle eut du mal à dissimuler son sourire amusé. La fougue de son amie ces derniers temps l'amusait un peu, même si elle s'était mise en mauvaise posture à cause de ça. La Française ne laissa pas planer le mystère plus longtemps et s'expliqua :

- Elle a collé son poing dans la figure d'un type. Je pense que tu seras intéressée de savoir qu'elle a fait ça pour toi... Elle ne veut peut-être pas te voir, mais visiblement il ne vaut mieux pas te menacer devant elle. Bon par contre, elle a fini en retenue.

Cela rendrait peut-être moins dingue Thalia de savoir que sa sœur ne l'avait pas complètement rayée de sa vie et qu'elle aussi se préoccupait manifestement de son sort. À ce niveau-là, Adèle pensait avoir fait sa part. Elle ne se mêlerait pas plus des histoires des deux sœurs. En revanche, elle gardait dans un coin de sa tête quelque chose qui n'avait rien à voir avec Hestia, et entre-temps elle avait décidé de mettre en garde la Gryffondor. La Française n'avait plus beaucoup d'estime pour un tas de types et celui qui avait Thalia en ligne de mire faisait bel et bien partie du lot. Il ne fallait pas que la jeune femme puisse croire un jour que ce genre de personne changeait.

- Thalia ? Je ne sais pas comment te dire ça, mais tu devrais te méfier d'Avery...


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Mer 30 Jan - 19:37
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Thalia & Adèle

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J’avais beau dire que ma famille était horrible et que notre histoire était dramatique, je n’étais pas la seule à avoir une histoire compliquée. Je dirais que c’était le cas de probablement la majorité des sorciers faisant partie de famille considérées comme pures. Le premier exemple qui me venait en tête c’était le professeur Aclépiades. Il m’avait raconté, alors que nous étions tous les deux en Grèce et que je venais de vivre ma première transformation, que sa vie de famille était compliquée. Lui aussi avait quitté sa famille, lui aussi était parti voyager et cherchait un peu qui il était à l’époque. La seule différence, pour le moment, c’est que contrairement à lui, je n’avais absolument aucune envie de retourner vivre avec les Carrow. Je n’avais pas tous les détails de la vie de mon accompagnateur, mais j’espérais fortement pour lui qu’il ne redoutais pas qu’il y ait un meurtrier dans ses proches. C’était la plus grosse différence entre nous. Peut-être qu’il y avait autre chose et qu’il ne m’en avait pas parlé. Il n’avait pas à tout me dire, je n’étais qu’une ancienne élève après tout. Nous étions plus proches que la moyenne des relations saines prof-élève, mais quand même. Il restait mon enseignant, pas mon meilleur ami.

Même chez mes proches, il n’y avait à peu près personne qui savait ce que j’étais devenue. En quittant ma famille et en quittant le pays, j’avais aussi coupé les ponts avec tous les proches que j’avais. Je m’entendais bien avec plusieurs personnes, mais il n’y avait personne à qui je tenais assez et qui était assez proche de moi pour que je lui dise tout comme ça. Je me rapprochais, certes, un peu d’Ezechiel, mais pas assez pour que je lui dise tout. Pas tout de suite en tout cas. Il m’avait vu à mon plus bas quelques jours plus tôt alors que j’étais arrivée bourrée devant sa salle commune. Il s’était occupé de moi, il m’avait écouté et surtout il avait pris le temps qu’il fallait pour que je me calme et que j’aille mieux. Il ne pouvait malheureusement pas effacer les images d’Eljas de mon esprit. Elles étaient imprimées, probablement à jamais, dans mon cerveau. Malgré le temps où il me tapait sur les nerfs, malgré la réputation qu’il traînait derrière lui, malgré qu’il était passé sur près de la moitié des sorcières de Poudlard et de l’université, avec les circonstances présentes, il était l’une des personnes les plus proches de moi en ce moment.

C’était impossible pour moi d’oublier le baiser que je lui avais donné à l’Halloween et c’était encore plus impossible pour moi d’oublier ce qu’il avait fait pour moi l’autre soir. Il n’avait pas abusé de la situation, ce que sa réputation disait qu’il aurait très bien pu faire. Il avait été doux, ouvert et compréhensif. Les autres sorciers étaient malchanceux de ne pas connaître cette facette d’Avery. J’étais privilégiée et ça me faisait sourire. Malgré Eljas, j’arrivais à sourire. «Les vacances ? Nous les avons quasiment passées ensemble, je ne devrais pas avoir trop de mal à t'en parler.» J’avais arrêté de tourner en rond dans tous les sens pour finalement m’asseoir sur un bureau près de la porte. Les paroles d’Adèle m’ont fait sourire, j’allais avoir les réponses que je cherchais avec tant de force. Ce qui me faisait le plus sourire, c’est que ma soeur avait passé le plus clair de son temps avec la blonde et non pas avec notre famille. Comme ça, elle devrait bien s’en sortir.

J’ai essayé de me calmer, la nervosité étant ce qui était le plus présent chez moi depuis mon altercation avec Eljas. J’étais généralement une boule de nerfs, c’était normal. Par contre, là, j’avais atteint des sommets de nervosité. Je sursautais au moindre bruit inattendu, je regardais souvent autour de moi pour ne pas me faire surprendre par je ne sais pas quoi. Ce n’était pas moi ça. Je me disais qu’avec le temps, ce sentiment d’insécurité allait passer. Quand ? Je n’en savais rien, mais j’espérais que ce serait bientôt. «Dans l'ensemble, ça s'est bien passé. Nous sommes parfois sorties, nous avons un peu étudié... Hestia a profité de l'absence de la plupart de nos camarades de dortoir pour faire de nouvelles expériences et nous avons papoté évidemment. Les cours, les devoirs, les profs, rien que des banalités, enfin...» C’était bien des banalités, j’aimais les banalités. C’était comme ça que tout le monde restait sain d’esprit et ne se faisait pas embrigader dans les folies familiales. «Rien de bien intéressant, les trucs du genre tu sais, certaines filles sont soulantes ou certains mecs sont des pourris...» J’ai hoché la tête, satisfaite par les mots de la Serpentard. Tout était donc sous contrôle. En tout cas, son temps des fêtes s’était très bien déroulé. Par contre, ça ne me disait pas nécessairement comment elle allait.

«Je suis contente que tu me dises ça. Mais...comment elle va ?»

La Serpentard a enchainé tout de suite, pas certaine de comprendre ce que je lui disais.  «Je ne comprends pas trop ce que tu sous-entends, mais oui Hestia des toujours Hestia. Enfin cela dit depuis la rentrée, elle a peut-être tendance à avoir un peu la main lourde...» Qu’est-ce qu’elle me chantait là. Adèle semblait trouver ça plutôt drôle, mais moi je ne comprenais pas et c’est pourquoi l’un de mes sourcils s’est levé aussi. J’allais commencer à poser des questions les unes après les autres sans réfléchir alors que la blonde a pris sur elle de tout m’expliquer tout de suite.  «Elle a collé son poing dans la figure d’un type. Je pense que tu seras intéressée de savoir qu’elle a fait ça pour toi...Elle ne veut peut-être pas te voir, mais visiblement il ne vaut mieux pas te menacer devant elle. Bon par contre, elle a fini en retenue.» Là, mon incompréhension atteignant des sommets. Pourquoi aurait-elle cogné un mec pour moi ? Et qui avait-elle cogné surtout. Je savais très bien que ma soeur avait le sang chaud, pas autant que moi normalement, mais quand même. Cependant, je ne pensais jamais qu’elle se rendrait jusqu’à frapper quelqu’un.

«Mais de quoi tu me parles ? Elle a cogné qui comme ça ? Et j’ai fait quoi pour qu’elle le tape?»

Franchement, je me demandais ce qui se passait. La seule personne qu’elle aurait pu taper pour moi, c’était Eljas. Par contre, je ne voyais pas comment elle aurait pu être au courant de tout ça et surtout pourquoi, par Merlin, aurait-elle fait ça. Elle refusait de me parler et de me voir, mais de l’autre côté elle frappait les sorciers et elle disait que c’était pour moi. C’était quoi ce bordel. Alors que j’attendais et que je réfléchissais à cette histoire, toujours assise sur le bureau, Adèle est venu me piquer. «Thalia ? Je ne sais pas comment te dire ça, mais tu devrais te méfier d’Avery...» J’ai redressé la tête, sentant la tension monter en moi. Pourquoi irait-elle me dire ça. Oui j’étais au courant de sa réputation, il n’était clairement pas un ange. Par contre, je la trouvais plus que culotté de me parler comme ça. Elle ne le connaissait pas comme je le connaissais. Il pouvait être un vrai connard, mais avec moi, ce n’était pas le cas. Plus maintenant.

«Je peux savoir en quel honneur tu me dis ça ? Et je veux pas être désobligeante, je ne crois pas que tu es bien placé pour me parler comme ça...ton Eljas est pas un enfant de coeur. C’est lui qu’Hestia a cogné ? Si c’est lui tu dois savoir ce qu’il a fait. Je me trompe ?»

Ma voix avait été sèche, cassante et l’air sur mon visage était plus que sérieux. Avec les derniers jours, il ne m’en fallait pas beaucoup pour exploser et je prenais sur moi pour rester calme et ne pas exploser.

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Dim 3 Fév - 17:06

 

Cleaning out my closet

— Thalia & Adèle

Raconter des banalités semblait rassurer un peu Thalia. Il n'y avait pas grand-chose à dire et pourtant ces banalités comme elle les appelait c'était ce qui avait permis à Adèle de tenir. Sans Hestia, elle ne savait pas trop comment elle aurait continué à garder la tête haute. Déjà, elle serait probablement au bout du rouleau, son sommeil ayant fortement été impacté depuis sa rupture avec le Finlandais. Sans les potions qu'Hestia lui fournissait pour l'aider à dormir, elle n'aurait pas pu continuer à être une élève brillante. Ensuite elle lui avait apporté un soutien inestimable, sans jamais la juger ni la forcer à se confier sur son mal-être. La présence de son amie et ces banalités des vacances de Noël avaient beaucoup compté pour elle. L'amitié soignait les blessures de l'amour disait-on, mais ce serait tellement réducteur de décrire le lien qui unissait les deux jeunes femmes de cette manière.

- Elle va très bien, ne t'inquiète pas.

Hestia allait sûrement mieux que la Française en ce moment. Cependant nul doute que son amie pourrait compter sur elle si la tendance s'inversait. Adèle avait beau être une sacrée égocentrique, cela ne s'appliquait pas à ceux qui comptaient vraiment pour elle. Leur amitié lui était précieuse, comme une lumière dans la nuit de ses ennuis. Et ce qu'elle pouvait les collectionner depuis son arrivée à Londres. Elles en avaient certes mérité certains, mais d'autres lui semblaient tellement injustes. Et pourtant elle tenait bon, se raccrochant à ses rêves, à ses objectifs.

Visiblement la rouge et or ne semblait pas partager le même amusement qu'Adèle face à cette révélation. Elle, ça la faisait sourire, parce que la fois où elle s'était emportée comme elle, Adèle aussi avait fini en retenue. Cela dit, elle avait sûrement eu moins de classe que la Britannique, n'étant franchement pas une adepte des règlements de compte par la violence physique. Son affrontement ressemblait plus à un crêpage de chignons idiot qui avait amusé les curieux de l'école. Hestia avait un côté un peu brut dans sa manière d'agir qui rendait la situation beaucoup moins ridicule.
Même avec les explications de la Serpentard, Thalia semblait perdue. Bien sûr elle voulait des précisions. Qui ? Pourquoi ? Sauf qu'Adèle n'était pas présente à ce moment-là. Bruits de couloir et curiosité de savoir ce que son amie avait bien pu faire pour se retrouver en retenue lui avaient amené en partie des réponses. Qui ? Un bel idiot de sang-pur certainement. Pourquoi ? Il n'était pas certain que Thalia veuille savoir, même si elle n'était sans doute pas sans ignorer ce que les gens un peu étroits d'esprit pensaient de son départ de sa famille.

- Un idiot, si Hestia l'a cogné c'est qu'il le méritait. Et tu n'as rien fait voyons, pourquoi te mettre en position de coupable ?

Décidément, la Gryffondor semblait bien plus perdue que la Française le pensait. Était-ce un crime de suivre ses convictions ? Elle était partie de sa famille pour ne plus avoir à suivre leurs diktats, les autres élèves seraient stupides de vouloir les lui réimposer. Adèle ne voulait rien imposer à Thalia. Elle voulait juste la mettre en garde. La rouge pourrait toujours faire ce qu'elle voulait ensuite, mais au moins Adèle ne regretterait pas de n'avoir rien dit quand il était peut-être encore temps. La Serpentard ne s'attendait cependant pas à cette réaction et elle resta un instant sidérée en entendant les mots venir la frapper de plein fouet.

Comment savait-elle ? Avery était-il déjà assez proche de la Gryffonne pour lui avoir balancé toute l'histoire ? Ou finalement comme elle le craignait, malgré toute la discrétion dont ils avaient fait preuve, elle ne pouvait échapper aux quelques rumeurs de l'existence de cette relation. La faute à ce maudit thé qui lui avait fait perdre la raison peut-être ou à certains plus observateurs.
Son Eljas ? Entendre son nom la fit tressaillir comme à chaque fois qu'elle avait pu l'entendre ces dernières semaines. Ses mains se resserrèrent sur le bord de la table contre laquelle elle était appuyée. Un mois et demi quasiment que cette histoire était terminée et il venait encore lui pourrir la vie. Elle avait l'impression qu'elle n'en sortirait jamais, qu'il restait accroché à elle comme une ombre malgré tout ce qu'elle pouvait faire pour se débarrasser de son souvenir. La fin de ses mots la perturba. C'était à son tour d'être perdue et décontenancée. Oui Hestia avait aussi frappé Eljas, mais pourquoi l'aurait-elle fait pour Thalia ? La Française avait toujours cru qu'elle avait fait ça à la suite de ses révélations sur ce qu'il lui avait fait à elle. Et quand Hestia lui avait dit qu'elle l'avait cogné, elle n'avait pas cherché à en savoir plus. Elle n'avait rien demandé à son amie, elle voulait juste l'oublier. Pourquoi Thalia lui parlait-elle de lui ? Qu'avait-il fait ? Elle rassembla ses pensées avant de reprendre la parole.

- J'ignore ce que tu sais exactement, mais je ne suis plus avec Eljas...


Et elle espérait très franchement qu'aucune rumeur sur ce maudit pari ne circulait dans l'école. Elle n'avait pas besoin d'une humiliation supplémentaire ou d'être prise en pitié par les autres élèves.

- Oui Hestia a frappé Eljas, pourtant ce n'est pas de lui dont je parlais, mais d'un crétin qui a trouvé judicieux de sortir des histoires sur le fait que tu étais une traître à ton sang, ou quelque chose du même genre.

Elle n'avait toujours pas posé cette question qui lui brûlait les lèvres. Elle aurait dû ne pas y prêter attention, elle aurait dû ne rien en avoir à faire et pourtant, il y avait la curiosité qui la poussait à demander.

- Thalia, pourquoi ta sœur aurait frappé Eljas pour toi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

Pourquoi poser la question ? À son ton, il était évident qu'elle ne lui dirait rien qui lui fasse plaisir. La Serpentard avait pourtant tout fait pour virer le Finlandais de ses pensées et voilà qu'en une conversation, il revenait les envahir. N'était-elle vraiment pas bien placée pour se permettre de la mettre en garde ? Peut-être qu'au fond ça ne servirait à rien... Hestia aussi lui avait dit de rester vigilante et de ne pas s’accrocher trop vite. On voyait le résultat aujourd'hui.

- Écoute, dans le fond tu fais ce que tu veux. Je te préviens juste. Fais attention à toi. En cas de faux-pas, la chute est douloureuse.

Et tout le monde n'avait pas forcément quelqu'un pour l'aider à se relever ensuite.

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Mar 5 Fév - 2:20
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« But tonight I'm cleanin' out my closet. I got some skeletons in my closet and I don't know if no one knows it. So before they throw me inside my coffin and close it, I'ma expose it  »
Après les événements qui m’avaient fait croiser la route d’Eljas, j’avais été plutôt chambranlante sur mes pieds. J’avais rarement été aussi instable. Je ne pousserai pas le bouchon en disant que je devenais folle parce que c’était loin d’être le cas. Par contre, je pouvais passer d’une humeur à l’autre en un seul claquement de doigts. J’étais à fleur de peau. Je réagissais très fortement à tout ce qu’on me disait, préférant repousser tous les indésirables, au cas où, plutôt que de prendre le risque de me faire coincer à nouveau en me disant que je pouvais l’endurer. Je savais très bien que je ne pouvais plus endurer. Tendue, j’attendais seulement quelque mots pour m’apaiser et Adèle me les a rapidement dits. «Elle va très bien, ne t'inquiète pas.» Cette simple phrase m’a aidée à calmer mes nerfs qui étaient tendus comme jamais. Malgré toutes les explications que la blonde m’avait données, la seule chose que je retenais était qu’Hestia allait bien. C’était tout ce que je désirais pour elle, son bien être. Le reste importait peu. Avec mon départ, j’avais de la difficulté à garder un oeil sur ma soeur autant qu’avant, mais avec Adèle, tout allait pour le mieux. À tout le moins, c’est le mieux que je pouvais faire avec les moyens du bord.

Souriante, j’ai écouté les explications d’Adèle sur les derniers exploits de ma petite soeur. Je connaissais son tempérament enflammé, mais je ne pensais pas qu’elle en viendrait un jour aux mains. Il devait clairement se passer des trucs dans sa tête pour qu’elle arrive à ce point. Je veux dire, je savais très bien comment était ma soeur et malgré toutes les pressions que nous avions à la maison, elle n’avait jamais été agressive physiquement. Elle n’avait rien lancé à travers la maison, jamais claqué les portes. Rien de tout ça. Elle avait toujours été la plus réfléchie et tempérée de nous deux. C’était moi qui avait le sang chaud, qui m’emportais et qui ruais dans les brancards. «Un idiot, si Hestia l'a cogné c'est qu'il le méritait. Et tu n'as rien fait voyons, pourquoi te mettre en position de coupable ?» Elle m’avait tout de même dit qu’Hestia avait fait ça pour moi, c’est pour ça que je me mettait en position de coupable. C’était à cause de moi qu’elle avait cogné quelqu’un. Idiot ou pas, ce n’était une chose qui se faisait. L’idiot en question avait franchement dû faire chier ma soeur pour qu’elle en arrive à ce point. C’était bien pour ça que je m’étais dis que le sorcier en question était Eljas. Il avait plus que dépassé les bornes, mais je ne voyais pas comment elle avait pu le savoir à moins qu’elle est questionné Ezechiel. Je ne la voyais pas trop lui parler, mais si elle était vraiment motivée, elle le pourrait bien...sait-on jamais.

«Parce que tu as dis qu’elle l’avait fait pour moi quoi.»

Simple logique. Toujours assise sur le bureau, je me suis mise à réfléchir à la situation. Toutes les deux nous semblions perdues et connaître des morceaux différents de l’histoire qui semblait s’écrire au fur et à mesure que nous parlions. Adèle avait eu un drôle de regard quand je lui avais parlé d’Eljas et ses mots m’ont expliqué pourquoi. «J'ignore ce que tu sais exactement, mais je ne suis plus avec Eljas...» Bonne nouvelle pour elle. À voir comment il traitait les sorcières en général et à surtout à vivre ce qu’il m’avait fait vivre, je doutais fortement qu’il traite ses copines comme des reines. Comment le pourrait-il ? Il m’avait lui-même dit que ses parents lui avaient appris que les femmes devaient rester à la maison, être jolies et faire des enfants. Il n’y avait aucune utilisé autre que ça et ça me faisait vomir de savoir que des gens pensaient encore comme ça. Comment pouvait-on être aussi arriéré ?! Ça me donnait froid dans le dos et en même temps, je me disais que c’était probablement ce que mes parents et Faust pensaient. «Oui Hestia a frappé Eljas, pourtant ce n'est pas de lui dont je parlais, mais d'un crétin qui a trouvé judicieux de sortir des histoires sur le fait que tu étais une traître à ton sang, ou quelque chose du même genre.» J'ai hoché la tête, comprenant ce qu'elle me disait. a soeur avait donc vraiment eu un retour à l'école difficile. Deux connards de claqués, ça lui faisait une bonne moyenne pour l'année 2019.

«Je suis désolée, mais c'est probablement mieux comme ça.»

Malgré l’aspect comique de la nouvelle, il y avait toujours l’ombre d’Eljas qui flottait au dessus de ma tête. J’avais encore de la difficulté à digérer que ce soit. Je me pensais si agile et prête à relever tous les défis et à pousser tout ce qui se mettait sur mon chemin, je m’étais rendu compte que ce n’était pas aussi simple. Même si j’avais été entraînée par un excellent duelliste, je n’avais pas pu faire de miracle et me sortir de ce mauvais pas. Je m’étais mise à fixer le bout de mes chaussures, coincée dans ma tête, alors que j’entendais les questions de la Serpentard. «Thalia, pourquoi ta sœur aurait frappé Eljas pour toi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?» J’aurais pensé que ma soeur lui avait dit. En même temps, ce n’était pas moi qui avait parlé à Hestia. Je ne savais pas ce qu’elle même savait et si c’était ça qui l’avait motivée à frapper le vert et argent. À voir comment il traitait les gens autour de lui, il devait y avoir un paquet de raisons pour le cogner. J’ai relevé le regard vers Adèle, me demandant comment lui parler de tout ça. Nous n’étions pas spécialement proches toutes les deux, mais vu ses antécédents, je me devais de lui dire, au moins pour lui éviter de vouloir retourner vers lui. Il ne fallait pas qu’elle fasse cette erreur.

«J’aurais pensé qu’elle t’en avait parlé...je sais même pas ce qu’elle sait Hestia. Je sais pas comment ça s’est rendu à elle, y’a qu’Ezechiel, Ailsa et un ami de l’extérieur au courant.»

J’ai pris une grande inspiration en levant mes yeux vers le plafond avant de reprendre la parole. J’avais espéré trouver une façon sensée de raconter tout ça, mais les pierres au dessus de ma tête sont restée silencieuse.

«Je l’ai croisée dans un couloir vide et il était saoul. Il a commencé à me provoquer et il a pas aimé mes réponses… Il m’a plaquée au mur et m’a empêchée de partir. Il m’a dit des trucs horribles sur ce qu’il pensait des sorcières et m’a touchée...sous ma chemise...»

Ce que je disais là ne devait avoir aucun sens pour la blonde. Ça n’avait aussi aucun sens pour moi. Comment avait-elle pu être avec un sorcier comme ça, qui ne semblait rien respecter mis à part lui-même. Je ne savais pas comment regarder la Serpentard, trop d'émotions se battaient pour prendre le dessus dans ma tête. J'étais pleine d'amertume et de colère, la tristesse suivait et très près et beaucoup plus loin, j'avais de la pitié pour la blonde. «Écoute, dans le fond tu fais ce que tu veux. Je te préviens juste. Fais attention à toi. En cas de faux-pas, la chute est douloureuse.» J’ai hoché la tête, compréhensive. Sa chute avait dû être terrible...la pauvre. J'ai passé mes mains sur mon visage, autant pour me donner une contenance que pour remettre mes idées en place. Je ne pensais pas du tout parler de tout ça en venant voir la Serpentard.

«Je te remercie du conseil, mais c’est Ez’ qui m’a ramassée à la petite cuillère après...après tout ça. J’ai toujours cru que c’était un vrai connard, mais plus j’apprends à le connaitre, plus je vois qui il est vraiment. Il n’est pas comme on veut qu’on le voit. C'est quelqu'un de bien.»

Petit sourire au coin de mes lèvres, je me détendais un peu juste à parler de lui.
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Ven 8 Fév - 22:11

 

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— Thalia & Adèle

Pour elle. Pas à cause d'elle. Adèle réalisa encore un peu plus l'ampleur de la querelle qui régnait entre les deux sœurs. Pour que Thalia en vienne à penser qu'elle était responsable de ce qui s'était passé, pour qu'elle ne puisse imaginer Hestia défendre son honneur, le fossé devait être conséquent. La Française essayait de comprendre, comparant leur histoire à celle de sa mère et de son frère, mais ce n'était pas évident. De son côté, elle avait toujours détesté sa sœur et l'inverse était probablement tout aussi vrai. Elle ne souffrait pas d'avoir perdu un membre de sa famille et comprendre les sentiments n'avait jamais été évident pour elle. Et pourtant de nombreux sentiments l'envahirent lorsqu'elle décida de s'engager sur une conversation plus hasardeuse et que la Gryffondor lui répondit. Adèle ne s'était pas attendue à ce que cela prenne un tour beaucoup plus personnel pour elle. Voilà comment, elle se retrouvait malgré elle, confrontée à une erreur de son passé. Ce qu'elle aurait aimé pouvoir effacer tout cela de sa mémoire et ne plus avoir à y penser. Sauf qu'elle ne pouvait pas oublier le mal qu'il lui avait fait, elle ne devait pas oublier, pour ne plus jamais refaire la même erreur avec quiconque. La dérive c'était surtout qu'elle allait encore moins faire confiance aux autres maintenant.

Est-ce que c'était mieux comme ça. Oui, sans doute. Même si elle souffrait, elle avait peut-être évité d'être encore plus mal. Que se serait-il passé si elle n'avait rien dit ? Auraient-ils continué comme si de rien n'était ? Non, elle se leurrait. Il aurait fini par la détruire au moment où elle s'y attendait le moins. Comment aurait-il pu en être autrement ? Comment une relation qui n'existait qu'à cause d'un maudit pari aurait-elle pu être saine ? Comment alors qu'il s'était vanté de son succès auprès de ses amis, aurait-il pu poursuivre cette histoire sérieusement ? Non, c'était mieux comme ça. Il lui fallait juste un peu de temps pour réussir à encaisser. Mais comment ? Alors qu'elle pouvait le croiser tous les jours que ce soit dans leur salle commune, dans les couloirs, au réfectoire, alors qu'il venait lui rappeler par sa simple présence ce qu'il avait été pour elle et ce qu'il lui avait fait. Et même lorsqu'il n'était pas là, son esprit n'était jamais tranquille. Elle luttait à chaque fois contre son souvenir et ce qu'elle avait vécu. Elle ne pouvait laisser son esprit en paix, sinon c'était son image qui revenait la hanter. Et pourtant, il avait fallu qu'elle demande, parce qu'elle ne pouvait pas rester sans comprendre.

Le temps que prit Thalia à répondre ne rassura pas la Serpentard. La grande inspiration qui précéda ses paroles encore moins. Finalement, la révélation sortit et Adèle encaissa difficilement ce qu'elle venait de dire. Lentement, elle détacha ses mains du bord de la table et jugea bon de s'asseoir sur une chaise. Elle ne pouvait pas croire ce que la rouge et or lui disait. Elle n'arrivait pas à admettre qu'il ait pu s'en prendre à la jeune femme apparemment sans raison. Elle ne pouvait imaginer qu'il s'en soit pris verbalement à elle et encore moins physiquement. Elle eut envie de lui demander si elle était certaine de ce qu'elle lui disait, si elle ne se trompait pas. Mais comment pouvait-on se tromper sur une telle chose ? Adèle ne comprenait pas. Ce n'était pas le jeune homme qu'elle avait fréquenté. Ce que la rouge et or lui décrivait n'était pas ce qu'elle connaissait d'Eljas. Elle avait beau le haïr pour ce qu'il lui avait fait, elle devait bien reconnaître que jamais il ne l'avait forcée à faire quoi que ce soit. Il n'avait jamais essayé d'abuser d'elle. Thalia mentait-elle pour lui faire ravaler sa mise en garde ? L'image de ce fameux soir d'Halloween lui revint en mémoire. Ce moment où elle avait encore dépassé les bornes dans ses paroles avec lui et où il avait fondu sur elle en la bloquant derrière la nuque pour la forcer à le regarder, pour l'empêcher de fuir. Y avait-il une part sombre chez lui qu'il avait refréné et qu'elle ne connaissait pas ? Elle avait beau regarder Thalia, elle ne pouvait pas croire qu'elle pouvait mentir sur une telle chose. C'était bien trop grave à ses yeux pour que ce soit un mensonge.

- Je suis désolée Thalia, je ne pensais pas que...

Ce soit possible ? Elle ne termina pas sa phrase, songeant qu'elle ressemblait bien plus à sa mère qu'elle ne l'aurait voulu. Comme elle, elle s'était amourachée d'un type peu recommandable et comme elle, elle était en train de devenir l'ombre d'elle-même à cause de ça. Non, elle était plus forte, elle saurait passer à autre chose à un moment. Elle ne voulait tellement pas ressembler à sa mère, elle ne voulait pas du même destin qu'elle. La verte et argent observa l'aînée des Carrow. Si Adèle était choquée par ses paroles, que devait-elle ressentir alors que c'était elle qui avait vécu cette agression ?

- À mon avis, Hestia ne sait pas tout, sinon je ne pense pas qu'elle lui aurait juste collé son poing dans la figure.

Oh ça non, connaissant Hestia, elle ne se serait pas arrêtée à ça. Et c'était sans doute mieux qu'elle ne le sache pas. Eljas n'avait peut-être pas répliqué pour un coup, mais peut-être se serait-il plus défendu si elle avait été plus violente ? Elle ne savait pas quel aurait été le résultat et ne voulait pas savoir. Et de toute façon, Adèle était adepte de faire justice soi-même. Si quelqu'un devait faire payer à Eljas ce qu'il avait fait à Thalia, c'était bien elle-même.

- Tu sais, il y a une chose dont j'ai horreur, c'est que l'on fasse de moi une victime. Et ce qui m'aide vraiment à garder la tête haute, c'est le plaisir que je prends à renverser la situation. Lorsque ton bourreau prend ta place de victime, Thalia, lorsque tu lui fais regretter ce qu'il t'a fait subir, c'est délectable. La vengeance a une saveur particulièrement exquise surtout lorsque tu en es l'organisatrice.

Bien sûr que si cela n'était pas déjà fait, Adèle lui conseillait de se venger. Elle était clairement la reine de la loi du talion. Jamais personne avec elle, n'avait échappé aux conséquences d'essayer de faire d'elle une victime. Se venger était clairement une seconde nature chez la Française et beaucoup l'avait appris à leurs dépens. Elle en retirait une grande satisfaction et ainsi montrait qu'on ne s'attaquait pas à elle sans en payer le prix derrière.
Lorsque Thalia lui reparla d'Ezechiel, Adèle soupira :

- J'espère vraiment pour toi que tu as raison, je te le souhaite sincèrement. On croit parfois connaître le vrai visage des gens, mais les masques qu'ils portent sont parfois tellement trompeurs.

Adèle ne savait plus reconnaître les masques que les gens portaient. Elle avait beaucoup de mal à accepter que toute son histoire avec Eljas n'eût été que du vent. Est-ce que tout n'avait vraiment été que fictif ?

- Au moins, tu n'as pas été seule pour te remettre de ce que tu as subi. Tu ne m'enlèveras pas mes doutes vis-à-vis d'Avery, mais je lui reconnaîtrais au moins ça.

MAY



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Depuis ma rencontre avec Eljas, j’avais verbalisé ce qui s’était passé à quelques reprises. Je ne le criais pas sur les toits, je ne tenais pas vraiment à ce que ça se sache. J’étais encore indécise sur comment je devais me sentir et sur comment porter ce poids sur mes épaules. Mis à part attirer de la pitié, des regards et de l’attention que je ne voulais pas, ça n’aurait servi à rien. J’en avais seulement parlé aux gens en qui j’avais confiance et ceux qui devaient réellement le savoir. Ezechiel avait le premier, j’espérais qu’il y ait peut-être quelque chose entre nous et surtout, à ce moment-là, c’est le seul sorcier en qui j’avais assez confiance pour demander de l’aide. J’étais saoule, je n’étais pas nécessairement logique, mais ça avait été payant. Le garçon m’avait encore prouvé qu’il pouvait être une bonne personne et que je ne lui faisais pas confiance pour rien. Moi-même j’en avais longtemps douté, mais j’étais dorénavant convaincue. J’en avais ensuite parlé à Eliael qui avait longtemps été aussi une personne de confiance. Il l’était encore, mais il y avait longtemps que nous ne nous étions pas vus. J’avais eu besoin d’un point de vue extérieur à tout ça, une personne qui n’était pas impliquée et surtout une personne qui allait pouvoir me dire quoi faire, m’aider à réfléchir. Il l’avait fait et je m’étais faite une petite idée sur la suite des choses. Je n’étais complètement convaincue encore, mais la vengeance me semblait être une douce option. Je ne voulais pas qu’il garde en souvenir de moi l’image d’une sorcière faible incapable de se défendre. J’étais plus que ça et il allait éventuellement le savoir. Il fallait seulement que je me donne un peu de temps pour me faire une tête et me convaincre que j’en étais capable. Je n’avais jamais été de ce côté de la clôture, mais ce genre ne m’était jamais arrivées. À nouvel événement nouvelle réaction.

Alors que je révélais à Adèle, la troisième et dernière personne à qui je parlais de l’événement, je voyais que le choc était difficile à encaisser. Se détachant du bureau, la blonde est allée s’asseoir sur une chaise toute proche. «Je suis désolée Thalia, je ne pensais pas que...» Bien sûr qu’elle ne pensait pas. Personne ne pensait à des choses comme ça. Je ne l’aurais pas fait moi-même. Tout le monde savait que c’était possible, mais jamais de la part des gens que nous connaission, bien ou pas. Ces événements étaient lointain, ils arrivaient mais aux autres. Jamais à nos proches. Comment pouvions-nous imaginer autant de mal chez une seule personne ? Ça ne se faisait pas. Ça expliquait la peur qui m’avait envahie alors que j’étais plaquée au mur. Je n’avais vu une telle noirceur qu’une seule fois et c’était chez mon cousin Faust. Ce dernier m’effrayait énormément et maintenant le Serpentard était classé dans la même catégorie que lui. Je restais loin du professeur Carrow et, mis à part pour ma vengeance, je comptais me tenir loin d’Eljas aussi. J’espérais seulement qu’Adèle ferait la même chose. Vu ce qui venait de se passer, je ne pouvais croire qu’elle allait tout de même retourner vers lui. Seule une folle ou bien une masochiste ferait une telle chose. La Serpentard semblait avoir une bonne tête sur les épaules et être pleine de bon sens. C’est pour ça que je ne lui en voulais pas, ce n’était pas sa faute. Elle n’avait rien à voir là-dedans. Elle avait eu une mauvaise fréquentation, c’était tout.

«T’excuses pas pour ça, c’est pas ta faute.»

J’ai observé la verte et argent silencieusement, ne sachant pas rajouter de plus. Ayant balancé des informations comme ça, je devais laisser le temps à Adèle de tout avaler, à petites bouchées pour ne pas s’étouffer. Il devait se passer une paquet de trucs dans sa tête et j’imaginais très bien ce que ça pouvait être. Pourquoi n’avait-elle rien vu ? Y serait-elle passé elle aussi éventuellement ? Pourquoi aurait-il fait ça ? C’est ce que je me serais demandé si j’avais été à sa place et en réfléchissant, toutes les réponses étaient les mêmes. C’était impossible de le savoir. On ne peut pas comprendre les fous. C’est le concept même de la folie, les actions sont incompréhensibles. «À mon avis, Hestia ne sait pas tout, sinon je ne pense pas qu'elle lui aurait juste collé son poing dans la figure.» J’ai hoché la tête devant la logique de la meilleure amie de ma soeur. Elle avait cogné des gens pour moins que ça. C’était donc une bonne chose qu’elle n’ait pas su ce qui s’était passé. Ma cadette avait frappé un sorcier qui s’était foutu de mon statut de traître au sang. Si elle avait su pour Eljas, ça aurait probablement dépassé le coup de poing et elle n’aurait pas eu la chance de n’avoir qu’une retenue. Je disais ça, mais je ne savais plus vraiment comment réagissait ma soeur à quoi que ce soit. La connaissais-je vraiment encore ? Je me fiais maintenant sur Adèle pour tout ça et elle semblait avoir la même idée que moi. Probablement que ma soeur aurait agi beaucoup plus violemment. Une question restait par contre, pourquoi l’avait-elle cogné si elle ne savait pas ce qui s’était passé.

«Je me demande seulement pourquoi elle l’a cogné si elle sait rien...»

Toujours les pieds dans le vide, assise sur un bureau, mon regard n’avait que très peu bougé de sur Adèle, allant parfois se perdre par la fenêtre qui me montrait la façade du bâtiment face à nous. De la pierre grise, rien de bien réjouissant pour soulever l’ambiance lourde qui nous écrasait toutes les deux. Ce qui n’avait commencé que par une conversation de routine pour prendre des nouvelles de ma soeur avait dévié radicalement vers des souvenirs que je pensais pouvoir enfouir au plus profond de moi-même. Je savais que c’était ridicule, mais j’avais envie d’oublier. De garder ça loin de moi pour ne pas me laisser aigrir à y penser. J’avais mieux à faire, j’avais des objectifs à atteindre, des projets à réaliser et pourquoi pas des gens à aimer. Je voulais avoir ma soeur près de moi et Ezechiel aussi. Il ne se rendait pas compte que la profondeur de l’impact qu’il avait eu sur moi ce soir-là. «Tu sais, il y a une chose dont j'ai horreur, c'est que l'on fasse de moi une victime. Et ce qui m'aide vraiment à garder la tête haute, c'est le plaisir que je prends à renverser la situation. Lorsque ton bourreau prend ta place de victime, Thalia, lorsque tu lui fais regretter ce qu'il t'a fait subir, c'est délectable. La vengeance a une saveur particulièrement exquise surtout lorsque tu en es l'organisatrice.»  Ce qu’elle me disait convenait complètement au plan que j’avais en tête. Je n’étais pas fixée, mais je pensais sincèrement ne pas tout laisser couler. Il ne pouvait pas seulement partir comme ça sans vivre avec les conséquences de ses actes. Hestia l’avait frappé, certes, mais ça ne venait pas de moi. J’avais besoin de lui faire mal, de lui montrer tout le mal qu’il faisait. J’allais le faire sombrer, le faire couler de sa lourdeur. Il ne méritait que ça. Je n’étais plus que colère. Je ne savais pas comme j’allais être devant lui, j’anticipais de la peur, mais je ne pouvais pas me laisser envahir par tout ça. Je devais réagir, suivre ce que me disait Adèle.

«J’y pensais aussi...je dois y réfléchir. Disons que j’ai jamais eu à vraiment passer par là. Je réagi tout de suite normalement...mais là... Je peux pas le laisser s’en tirer comme ça, t’as raison.»

J’ai baissé les yeux au sol, un peu mal à l’aise. Il se passait plein de choses en même temps dans ma tête et garder le tout ordonné comme je l’aimais était assez compliqué en ce moment. J’essayais de me calmer avec de la méditation et du yoga, mais malheureusement ça ne faisait pas de miracle. Je me détendais, temporairement, mais c’était toujours à recommencer. J’allais devoir trouver une solution beaucoup plus permanente et l’idée qu’Adèle me suggérait pourrait probablement m’y aider. C’était l’une de mes dernières alternatives. Il n’y avait que moi qui pouvait traiter mon mal et j’allais finir par prendre les choses en main. Je devais sortir du trou sombre dans lequel je m’étais réfugiée confortablement durant les derniers jours. J’ai passé mes mains dans mes cheveux, fatiguée de réfléchir autant. J’allais aussi devoir arrêter de tout calculer et me laisser porter par mon instinct. Tout serait probablement plus simple ainsi. J’ai entendu un soupir venir de la Serpentard et je n’ai pu que sourire tristement. Nous ne pourrions jamais nous entendre sur ce sujet. «J'espère vraiment pour toi que tu as raison, je te le souhaite sincèrement. On croit parfois connaître le vrai visage des gens, mais les masques qu'ils portent sont parfois tellement trompeurs.» Ce qu’elle me disait était totalement vrai, ça avait été le cas avec Ezechiel, mais c’était l’inverse qui s’était produit. J’ai longtemps pensé que c’était un vrai connard. Depuis le plus longtemps que je me souvienne dans ma scolarité à Poudlard. Sa réputation le précédait et comment il agissait avec les filles et avec moi m’avaient parlé. Mon idée avait été faite et elle avait été très difficile à briser.

Cependant, le masque du sorcier s’amincissait de plus en plus en alors qu’il revenait à la charge vers moi. J’avais découvert une nouvelle facette au Serpentard et c’était ce qui m’attirait chez lui. Il n’y avait pas que sa fossette au menton, ses cheveux bouclés qui lui tombaient sur les yeux, son sourire rempli de dents droites et sa mâchoire coupé au couteau. Ce que je découvrais à l’intérieur de lui était aussi attirant que l’extérieur qui était accessible à tout le monde. «Au moins, tu n'as pas été seule pour te remettre de ce que tu as subi. Tu ne m'enlèveras pas mes doutes vis-à-vis d'Avery, mais je lui reconnaîtrais au moins ça.»  C’était déjà ça de gagné et je n’ai pas pu retenir un sourire face à ce que la blonde me disait. Ça devait être difficile de me dire ça et je lui en étais reconnaissante. Elle tapait sur le clou quand même, mais restait respectueuse et me laissait le bénéfice du doute. J’avais eu de la chance et elle me le disait. Je n’avais pas du tout besoin qu’on doute de moi en ce moment, je le faisais assez par moi-même. Je voulais une oreille attentive et j’en avais trouvée une chez Adèle. Nous ne nous connaissions pas très bien, mais nos discussion à propos de ma soeur nous avaient rapprochées et j’avais une très grande estime pour elle. J’étais contente de savoir qu’elle était près d’Hestia, c’était quelqu’un de bien. «Écoute, dans le fond tu fais ce que tu veux. Je te préviens juste. Fais attention à toi. En cas de faux-pas, la chute est douloureuse.» J’ai hoché la tête, comprenant très bien le message. Elle s’inquiétait pour moi et vu les circonstances c’était compréhensible. Elle s’était fait avoir par Eljas, la même chose aurait pu m’arriver. C’était peut-être de la naiveté, mais j’avais une confiance presque aveugle pour Ezechiel. Quelque chose me disait qu’il ne se serait pas autant plié en quatre pour moi si ce n’était que du vent ce que nous avions. Ce que nous avions était encore chambranlant, comme une maison encore en construction. Nous devions nous donner du temps pour lui donner des fondations solides et je me disais que nous le faisions bien pour le moment. Le temps serait le seul à me dire si je me trompais et j’espérais ne pas avoir de retour de balancier là dessus.

«Je comprends, c’est gentil de me prévenir. Je me trompe peut-être, mais je crois pas qu’il serait autant sorti des sentiers battus pour du vent. Il s’est occupé de moi sans demander quoi que ce soit en retour. Je sais pas comment dire ça...son masque c’est le connard qu’il laisse voir aux autres. Il y a autre chose derrière et c’est beau. Je vais me tenir aux aguets, mais il aurait très bien pu s’essayer sur moi, et il semble même pas y penser. C’est pas le même sorcier que j’ai connu.»

Il était loin de l’image que je m’étais faite de lui et j’essayais de comprendre d’où venait ce changement radical. Je n’en connaissais pas les motivations, mais j’étais impressionnée et agréablement surprise.

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Adèle de Lestang
Ven 15 Fév - 20:43

 

Cleaning out my closet

— Thalia & Adèle

S'excuser auprès de Thalia ? Bien sûr que ce n'était pas de sa faute. Jamais elle n'avait poussé le Serpentard à faire ça. Chacun était responsable de ses propres actes. Chacun avait toujours le choix de faire ce qui était juste ou mauvais. Elle était désolée, parce qu'en lui demandant ce qu'il lui avait fait, elle l'avait forcé à revivre ce qu'elle avait vécu. Et franchement, revivre des instants comme ceux-là pouvait être très difficile. Peu de personnes étaient au courant ? Ça se comprenait, la Française n'aurait pas aimé non plus que cela se sache et elle ne répandrait jamais cet événement. On pouvait dire ce qu'on voulait d'elle, qu'elle était spéciale, qu'elle avait un caractère pas facile à vivre au quotidien, mais jamais elle n'avait fait dans la méchanceté gratuite. Elle qui ne voulait plus rien avoir à faire avec le Finlandais, se retrouvait à s'interroger sur ses actes. Pourquoi avait-il fait ça ? Comment était-ce possible ? Comment en était-il venu à cette dérive ? La verte n'était pas complètement idiote, elle savait très bien comment il considérait la gent féminine, même si elle avait cru pendant un temps que c'était différent avec elle. Jamais elle n'aurait imaginé possible que cela puisse se traduire un jour par des agissements sur quelqu'un qui n'était pas consentant.

Hestia ne savait pas, c'était certain. Leur amitié était certes récente, mais la Française avait vite compris le caractère de son amie. Elle aurait fait bien pire. La question de la rouge et or figea littéralement Adèle. Cela n'avait pas vraiment été formulé comme une question pour la verte, Thalia lui faisant plutôt part de ce qui lui traversait l'esprit. Bien sûr la blonde avait la réponse en sa possession. Sans le savoir Thalia était venue rouvrir une plaie qui avait du mal à cicatriser, ou plutôt, la rouge et or la forçait à regarder une plaie qui ne guérissait pas du tout et qu'elle avait juste préféré ignorer. Pendant un mois, elle avait tout gardé pour elle, n'avait rien dit à personne. Pendant un mois, elle avait fait semblant que tout allait bien, mais Hestia n'était pas dupe. Et pour cause, elles fonctionnaient toutes les deux de la même façon quand il s'agissait de cacher leur douleur. Expliquer à autrui le mal qu'on lui avait fait ? Reconnaître à voix haute ce qui était arrivé ? Ça avait énormément coûté à la blonde de raconter à son amie pourquoi elle avait quitté Eljas. Elle ne pensait pas devoir le refaire un jour. Adèle baissa la tête avant de répondre :

- Pour moi...

Elle n'avait pas envie de raconter encore une fois ce dont elle avait été victime, mais si elle ne donnait pas un minimum d'explications à Thalia, elle allait s'imaginer le pire. Parce que c'était ça le risque de ne rien dire, c'était que l'on pouvait imaginer tout et n'importe quoi. Sachant, ce qu'avait vécu la Gryffondor, l'imagination pouvait aller très loin. Adèle n'avait pas non plus envie que Thalia se fasse une idée de la réalité complètement faussée.

- Comme je t'ai dit, je ne suis plus avec Eljas. Je l'ai quitté parce qu'il s'est joué de moi. Notre relation n'était qu'un jeu pour lui. Hestia lui a passé un message à sa manière, mais à ce que tu me racontes, je doute qu'il comprenne un jour que jouer avec les sentiments des femmes n'est pas normal.

Était-il nécessaire de parler du pari et de sa teneur ? Peut-être pas. Elle ne voulait juste pas que Thalia s'imagine qu'il l'ait elle aussi attouchée ou pire violée. Non, il n'avait jamais été question de ça. De toute façon, là encore Hestia ne se serait pas arrêtée à un simple coup de poing.

Au problème de la Gryffondor, la Française lui suggérait très franchement la vengeance. La solution qui l'aiderait à passer à autre chose et qui lui permettrait de se sentir plus forte face à l'adversité. La verte ne cacha pas sa surprise en entendant la sœur de son amie lui avouer qu'elle n'avait jamais eu recours à ce genre de solution. Il faut dire qu'elle ne comptait plus vraiment le nombre de vengeances qu'elle avait mis à exécution et cela depuis sa première année à Beauxbâtons.

- Bien sûr que non, tu ne peux pas. La vengeance m'a toujours aidée à garder la tête haute. Ce sera pareil pour toi, elle t'aidera à te relever.

Elle avait dit toujours. Oui la vengeance lui avait toujours permis de tourner la page, sauf une fois. La vengeance qu'elle avait infligée à Eljas n'avait pas suffi. Le coup de poing qu'Hestia lui avait donné, non plus. Elle encourageait Thalia à lui faire payer son préjudice, parce qu'au fond il n'avait pas assez souffert pour ce qu'il lui avait fait à elle. Alors si d'autres pouvaient lui faire du mal encore, elle ne perdrait pas l'occasion de les y encourager. Et pourtant, elle aurait dû s'en moquer. Elle aurait dû ne pas se préoccuper de ce qui pouvait arriver au Finlandais. Elle aurait dû, mais n'y parvenait pas.

Thalia sembla soulagée qu'Adèle reconnaisse un bon point chez Ezechiel. Elle ne faisait que constater. Il serait à l'heure actuelle très difficile de la convaincre que certains hommes n'étaient pas aussi pourris qu'ils le laissaient croire, pas avec cette mauvaise expérience encore trop récente pour qu'elle puisse ne serait-ce que l'envisager.  La blonde l'écouta décrire celui qui n'avait guère été tendre avec elle lorsqu'il lui avait balancé cette histoire de pari. Encore l'aurait-il fait pour la prévenir, elle aurait pu croire Thalia, mais non, il avait juste s'agit de sa sale curiosité et peut-être l'envie de la voir se décomposer. La Gryffondor semblait déjà convaincue qu'Avery n'était pas un salaud et Adèle comprit qu'elle ne la ferait pas changer d'avis.

- Dans ce cas, je te dirais juste de ne pas te précipiter. Ne t'attache pas trop vite, prends ton temps, ne le laisse pas prendre l'ascendant sur toi. Ces conseils sont ceux d'Hestia et je pense que si vous n'étiez pas en froid, elle te les dirait elle-même. Elle te dirait que tu mérites ce qu'il y a de mieux.

Et c'était vrai. Hestia avait été la personne vers qui elle s'était tournée lorsqu'elle était perdue sur ce qu'elle devait faire. Leur conversation cette fois-là avait été l'une des premières à lui faire comprendre que son amitié avec la verte serait importante. Certes tout cela était plus facile à dire qu'à faire. Elle-même avait cru savoir suivre ces conseils, mais les sentiments n'étaient pas des choses que l'on pouvait contrôler, encore moins lorsque comme elle, on avait déjà beaucoup de mal à les comprendre.

- J'espère qu'un jour vos histoires pourront s'arranger. Je crois que ce que vous aviez était très fort. Un lien comme ça ne disparaît jamais complètement.


Une manière de faire comprendre à la lionne qu'il ne fallait pas perdre espoir, et aussi ne pas renoncer. C'était tout ce que Adèle pouvait faire.

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Thalia Carrow
Dim 17 Fév - 21:52
Cleaning out my closet
Thalia & Adèle

« But tonight I'm cleanin' out my closet. I got some skeletons in my closet and I don't know if no one knows it. So before they throw me inside my coffin and close it, I'ma expose it  »
Je voyais un nouvel angle de la Serpentard. Je l’avais surtout comme étant la meilleure amie de ma soeur, une bonne tête que je considérais fiable à qui je faisais confiance malgré que nous nous connaissions assez peu. Elle avait rapidement accepté de m’aider à garder le contact avec ma soeur, sans qu’elle le sache réellement. Là, je voyais un autre côté de la blonde. Le côté bagarreur, la sorcière solide qui ne se laisse pas faire et qui est maître de ses moyens. Malgré ce que je venais de lui révéler, elle restait calme et réfléchissait efficacement. J’étais franchement heureuse de savoir qu’une sorcière comme elle restait près d’Hestia. Les connards ne pourraient pas rester près, ça j’en mettrais ma main au feu. Je repassais en boucle les événements qui s’étaient passés quelques jours plus tôt et ce n’était pas facile. Je voyais encore ses yeux noirs fixés sur moi comme si j’étais un trophée de chasse juste ça me faisait sentir malpropre. Par contre, je me disais que c’était une bonne chose que j’en parle à Adèle. Si quelqu’un pouvait essayer de m’aider à comprendre à Eljas, c’était bien elle. Je ne tenais pas réellement à le comprendre, je voulais plutôt avoir son avis. Personne ne pouvait comprendre de tels agissements, pas même la personne la plus proche de lui. J’osais espérer en tout cas. La folie restait incompréhensible pour tous.

En tout cas, ça l’était pour moi. Mon cerveau n’était pas programmé pour comprendre ce genre de chose. En même temps, mon but d’aller en droit était de faire enfermer ce genre de personnes. Les dangers publics, ceux qui briment les libertés des autres et qui mettent la vie des sorciers dans la balance méritaient de finir enfermés. Déjà Eljas avait reçu une infime partie d’une punition, ma soeur l’avait frappé. Ce n’était par rapport à ce que je voulais moi-même lui faire, mais c’était déjà un point de départ. Nous nous entendions là-dessus. Par contre, cela me forçait à me poser une question. Si elle ne savait pas ce que le Serpentard m’avait fait, pourquoi l’avait-elle cogné ? «Pour moi...»  Pour elle ? Que lui avait-il fait ? La pauvre je n’osais même pas imaginer ce qu’il lui avait fait. Quand j’avais su qu’elle n’était plus avec lui, je me suis dis que ce n’était que le gros bon sens et qu’Adèle avait réalisé que son copain était un monstre dégoûtant qui ne méritait pas de la côtoyer et qu’en bout de ligne elle l’avait largué. Avec ce qu’elle venait de me dire, j’ai réalisé que ce n’était pas le cas. «Comme je t'ai dit, je ne suis plus avec Eljas. Je l'ai quitté parce qu'il s'est joué de moi. Notre relation n'était qu'un jeu pour lui. Hestia lui a passé un message à sa manière, mais à ce que tu me racontes, je doute qu'il comprenne un jour que jouer avec les sentiments des femmes n'est pas normal.» Je n’aurais jamais pensé que la blonde m’aurait réellement dit ce qui s’était passé. Certes, je me serais inquiétée, mais ce n’était pas nécessairement de mes affaires. Je savais que revivre des événements désagréables nous replongeait dans ce même état d’esprit. Avec ce que j’entendais, ça ne devait pas être facile.

«Je suis vraiment désolée Adèle, c’est horrible. Eljas est vraiment dégueulasse.»

Je comprenais encore mieux maintenant les motivations de la blonde pour qu’il y ait vengeance de ma part. Ce sorcier ne méritait pas d’avoir une vie paisible et de se la couler douce. Si c’était ce qui arrivait, c’était l’encourager à continuer sans aucun problème. Les paroles d’Adèle me berçaient. Je me disais que c’était vraiment la seule bonne chose à faire. J’allais devoir y réfléchir longuement, mais ma vengeance allait être terrible. «Bien sûr que non, tu ne peux pas. La vengeance m'a toujours aidée à garder la tête haute. Ce sera pareil pour toi, elle t'aidera à te relever.»  J’ai hoché la tête et souris, comprenant très bien ce qu’elle me disait. Je m’étais sentie toute petite, chambranlante et misérable depuis qu’Eljas m’avait coincée. Il m’avait empêché d’avoir le contrôle et pour me réparer, j’allais devoir reprendre ce contrôle. Comme ça, je pourrais recoller mes morceaux et me reconstruire petit à petit pour reprendre une vie normale. il y avait une chose qui m’intriguait par contre.

«Dis moi, tu t’es vengé de lui ? T’as pu te relever ?»

Est-ce qu’il avait reçu d’autres coups que ceux de ma soeur ? Je savais que pour ma part, ma vengeance ne passerait pas par mes poings. Je n’avais pas ce qu’il fallait pour ça et surtout, il ne m’avait pas frappée. Il m’avait terrorisée, il m’avait touchée, il avait fracassé ce que j’étais et j’allais lui montrer qui était la vraie Thalia. Celle qui avait le contrôle, celle qui était aussi solide qu’Adèle, celle qui ne se laissait pas faire et surtout celle allait lui montrer que gens déchets comme lui ne méritaient pas d’exister. Si Adèle n’avait pas encore pu prendre sa revanche, j’allais avoir une pensée pour elle. Je ne le ferais pas seulement pour moi, mais pour elle et pour toutes les autres qui avaient pu être des victimes d’Eljas. Quand ça allait être terminé, j’allais pouvoir reprendre ma vie normale et continuer à bâtir ce que je pensais qui pourrait devenir une belle histoire avec Ezechiel, pourquoi pas. Je commençais à me dire que c’était possible, surtout après ce qu’il avait fait pour moi l’autre soir. «Dans ce cas, je te dirais juste de ne pas te précipiter. Ne t'attache pas trop vite, prends ton temps, ne le laisse pas prendre l'ascendant sur toi. Ces conseils sont ceux d'Hestia et je pense que si vous n'étiez pas en froid, elle te les dirait elle-même. Elle te dirait que tu mérites ce qu'il y a de mieux.» Maintenant que je savais ce que le Serpentard avait fait à Adèle, je comprenais pourquoi elle était aussi méfiante envers Ezechiel. Moi-même je l’avais été à nos débuts. Je le repoussais tout le temps, préférant le juger sur ce que je pensais savoir que d’apprendre à le connaître. Par contre, ses méthodes n’avaient pas été impeccables non plus. Il avait été maladroit. Maintenant, il avait changé. Ça me plaisait.

«Je comprends mieux pourquoi tu me dis ça maintenant. T’es gentille de t’en faire. C’est évident que je reste prudente. Disons que je reste tout de même sur mes gardes et que je prends mon temps. Il respecte mon rythme et juste ça, ça me montre qu’il prend ça au sérieux. Enfin, je pense. Je vais voir où ça mène.»

Alors qu’elle me parlait de ma soeur, J’ai eu un grand élan de nostalgie. Ça me manquait de parler à ma soeur, de savoir ce qui se passait dans sa vie par elle. Je voulais avoir ses conseils, lui donner des conseils moi-même. Je voulais retrouver notre proximité. J’avais tellement de choses à lui raconter. Je voulais lui parler de mon voyage, de mon nouvel état, je voulais son avis sur Ezechiel et sur tout ce qui se passe dans ma vie. Je voulais lui parler de Faust, de ce que je pensais. Je voulais lui expliquer pourquoi j’étais partie et surtout je voulais qu’elle vienne avec moi. L’émotion m’a prise à la gorge alors que je pensais à elle.«J'espère qu'un jour vos histoires pourront s'arranger. Je crois que ce que vous aviez était très fort. Un lien comme ça ne disparaît jamais complètement.»  J’ai souris, étant tout à fait d’accord avec ce qu’Adèle me disait. J’espérais tellement pouvoir reconstruire ce que nous avions toutes les deux. Je voulais que tout soit comme avant, sans que nous soyons chez nos parents. Une vie normale toutes les deux, c’était possible, j’y croyais. Si seulement elle voulait me laisser une petite chance.

«Ouais, c'était fort avant que je parte et que je casse tout. J’espère vraiment pouvoir reprendre le contact, reconstruire ce que nous avions. Je crois que j’ai déjà semé une graine avant Noel, mais ça a pas été un succès. Je vais bientôt réessayer de reprendre contact. Il faut seulement qu’elle me laisse une petite chance de m’expliquer.»

J’avais seulement besoin d’un peu de temps pour m’expliquer. C’était quand même pas grand chose que je demandais, si ? De l’écoute et un peu de temps. Après, tout pourrait se régler et nous pourrions reprendre nos vie. Enfin, je l’espérais.

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Adèle de Lestang
Mar 19 Fév - 17:59

 

Cleaning out my closet

— Thalia & Adèle

Il n'était jamais venu à l'esprit de la Serpentard que cette conversation partirait dans cette direction. Elle ne connaissait pas bien Thalia, c'est vrai et pourtant il lui avait semblé naturel de la mettre en garde. Elle n'aurait pas fait ça avec tout le monde, parce qu'en général elle se fichait des autres. Sauf qu'avec sa propre expérience et ce qu'elle savait, elle n'avait pas pu s'empêcher de le faire. Et puis, elle restait la sœur de sa plus proche amie. Adèle savait que malgré leurs histoires de famille, si Thalia venait à souffrir à cause d'un sale type, ça ne lui plairait pas. Et si ça tenait à cœur à Hestia, alors ça lui tenait à cœur aussi. Ce n'était pas la première fois qu'elle parlait à Thalia, mais jamais jusqu'à présent elles n'avaient autant dévié du sujet qui les rassemblait. Ce n'était facile ni pour l'une ni pour l'autre et pourtant elles se confiaient quand même. La Française n'en avait pas l'habitude non plus, la seule qui connaissait quasiment tout d'elle était Hestia. Il fallait croire que les deux sœurs avaient un truc qui lui donnait l'envie de partager plus. Alors sans entrer dans les détails, elle avait expliqué ce qui avait poussé Hestia à frapper la personne qui lui avait fait tant de mal.

- Ne sois pas désolée non plus. Eljas est surtout un idiot qui sous-estime la force des femmes. C'est à nous de lui montrer qu'il a tort de le faire.


C'était à elles de ne pas se laisser faire et de se défendre quand on venait leur faire du mal. À elles encore de lutter contre toutes ces valeurs arriérées ancrées dans la tête des types qui se croyaient en haut de l'échelle. À elles de les faire redescendre sur terre. C'est vrai, il était triste qu'elles aient à le faire et que l'égalité des sexes ne soit pas une évidence pour tout le monde. C'était triste de se dire que puisqu'elles étaient des femmes alors elles pouvaient se retrouver un jour victimes de salauds qui se croyaient plus importants qu'elles. Mais ce n'était pas en s'apitoyant sur leur sort qu'elle ferait changer les choses. Et pour l'instant, la solution qu'Adèle pouvait proposer à la rouge et or, c'était bien la vengeance. Elle était convaincue qu'il fallait toujours rendre la monnaie de leur gallion à ses ennemis. Elle était certaine que c'était la seule chose qui pouvait lui apporter la satisfaction. Elle était trop rancunière pour accorder le pardon à ceux qui lui avaient fait du mal un jour. Elle ne se souvenait pas d'ailleurs d'avoir pardonné un jour quelque chose à quelqu'un. Oui la loi du Talion était selon elle, la meilleure chose à appliquer. Vraiment toujours ? Elle releva la tête vers Thalia lorsqu'elle l'interrogea de nouveau, ne sachant pas d'emblée quoi lui répondre. Elle ne pouvait pas non plus mentir, elle n'était pas une menteuse.

- Oui, je me suis vengée de lui.

Dès qu'elle avait pu le faire, le plus rapidement possible pour ne lui laisser aucune chance d'échapper à sa colère. Évidemment qu'elle s'était vengée. Dans ce domaine, elle appliquait ses propres conseils sans hésiter. Est-ce qu'elle avait pu se relever ? À quel moment estimait-on s'être relevé ? Elle avait passé un mois et demi sans verser une seule larme et n'avait craqué à aucun moment. Et à côté de ça, elle s'était jetée dans ses études et toutes les occupations possibles pour tenir le coup. Alors est-ce que c'était vraiment l'idée de s'être vengée qui la faisait tenir ? Elle avait repris sa vie, c'est vrai, mais était dépendante de potions de sommeil. Elle gardait la tête haute et personne à part Hestia ne semblait se rendre compte de l'illusion qu'elle maintenait, c'est vrai, mais elle était marquée par cette histoire.

- Je tiens debout, finit-elle par avouer.

Elle tenait debout, mais vacillait dès qu'elle entendait parler d'Eljas. Elle tenait debout, mais son équilibre était précaire dès qu'il s'agissait de repenser à ces moments. Ce n'était pas si simple au final parce qu'il s'agissait de sentiments et de ceux qui font le plus mal.

- Je n'ai pas envie de te mentir. La vengeance ne suffit pas parfois.

C'était ce qu'elle était en train d'apprendre, mais elle n'avait pas encore trouvé le secret qui l'aiderait à tourner la page définitivement. Cependant, même si elle acceptait de l'avouer à Thalia, elle refusait de s'attarder sur le sujet. La Française préférait lui confier les conseils que son amie lui avait donnés au début de l'année scolaire. Visiblement Thalia avait plus de bon sens en matière de sentiments qu'elle n'en avait eu.

- D'accord, je suis désolée si je t'ai paru intrusive, comme tu l'as compris, ce n'était pas mon intention.

Non juste un partage d'expériences, pour lui éviter des souffrances inutiles. Elle n'avait pas besoin de s'en rajouter, puisqu'elle avait déjà de quoi faire avec ses histoires de famille. Est-ce qu'elles s'arrangeraient un jour ? L'aînée des Carrow semblait avoir assez de volonté pour que cela se fasse. Seul le temps pourrait le dire.

- Peut-être que si... Non laisse tomber, je suis très très mal placée pour les conseils de ce genre pour le coup. Il suffit de voir comment ça se passe avec ma cousine, pour comprendre que niveau réconciliation familiale, ce n'est pas mon sujet préféré.


Non, non Adèle devait absolument rester en dehors de ça. Et puis oui franchement, elle ne se voyait pas donner des conseils en la matière, alors que de son côté elle ne savait faire qu'empirer les choses. Cela dit la différence, c'était que Thalia voulait vraiment arranger la situation, alors que de son côté, ce n'était pas vraiment au programme. Elle avait déjà essayé avec Amaury, sans que ce soit  un succès fou, peut-être avait-elle au moins calmé les choses avec lui. Avec Elise, clairement ce n'était pas près d'arriver. Entre les douces lettres qu'elles s'étaient envoyées pour la nouvelle année et le sale tour qu'elle lui préparait pour lui faire payer le coup de son devoir en début d'année, leurs histoires alimenteraient les ragots de l'université pendant encore un bon moment.

- Ça viendra avec le temps sûrement et... là en fait je vais me taire aussi, parce que je suis très mal placée pour parler de patience. Je suis désolée de ne pas pouvoir t'aider plus à ce niveau.

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Ven 22 Fév - 0:23
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Thalia & Adèle

« But tonight I'm cleanin' out my closet. I got some skeletons in my closet and I don't know if no one knows it. So before they throw me inside my coffin and close it, I'ma expose it  »
J’avais sincèrement pensé que ma rencontre avec Adèle serait rapide. J’allais prendre quelques nouvelles de ma soeur et partir, vite fait bien fait. En allant voir la Serpentard, je tenais surtout à me faire rassurer. Je savais très bien que ma cadette était une sorcière intelligente et qu’elle allait prendre les bonnes décisions, justement parce qu’elle était intelligente. Mais en tant qu’ainée, j’avais toujours énormément couvé Hestia et je m’étais toujours souciée de son bien être, de son bonheur. Là, en étant coupée d’elle, je m’inquiétais. Plusieurs aurait facilement pu me dire que je m’en faisais trop, que je devais laisser ma soeur tranquille et que j’étais étouffante. Dans une situation différente, j’aurais pu être d’accord. Vu les circonstances, je ne pouvais pas ne pas m’inquiéter. Nos parents étaient des tarés, notre cousin était un psychopathe meurtrier, elle vivait seule avec tout ce beau monde durant les vacances et ça me rendait folle. Bon, Faust ne vivait plus à la maison depuis longtemps, mais il y passait tout de même beaucoup de temps. Oui, ma soeur avait une bonne tête, mais si elle baissait sa garde, elle pourrait très bien se faire laver le cerveau. Ils sont vicieux ces maudits sang-purs. On ne sait jamais ce qu’ils peuvent faire. Elle n’avait jamais eu accès à mes hiboux en plus, mes explications ne s’étaient jamais rendues à elle. C’est ce qui m’avait expliqué sa frustration quand elle m’avait revue cet automne. Je lui avais expliqué que je lui avais donné des nouvelles et que probablement que nos parents avaient gardé mes lettres pour eux, les avaient brûlées ou jetées ou j’en sais rien. La fin était la même, elle n’avait jamais su ce que je voulais lui dire et je n’avais toujours pas pu lui expliquer ce qui s’était passé durant les deux dernières années.

Avec Adèle à ses côtés, ma soeur étaient entre de bonnes mains. Toujours assise sur un bureau face à la blonde, j’avais été assez choquée d’apprendre ce qui avait mené leur relation à sa fin. Ça me rassurait de savoir qu’il n’était plus dans l’entourage de la jeune femme. Elle serait beaucoup plus en sécurité loin de lui. Par contre, d’un autre côté, ça me désolait. J’étais plutôt triste d’entendre tout le mal qu’il avait pu faire autour de lui. «Ne sois pas désolée non plus. Eljas est surtout un idiot qui sous-estime la force des femmes. C'est à nous de lui montrer qu'il a tort de le faire.»  J’avais sincèrement envie de croire ces doux mots, mais ma réaction à l’attaque d’Eljas ne prouvait pas que j’étais forte. J’avais été faible, je m’étais écrasée et Ailsa avait dû venir me secourir parce que je ne m’en serais probablement pas sortie aussi facilement. Je me suis longtemps pensée forte, mais depuis les événements, je n’étais plus du tout convaincue. Même, à l’inverse, je savais que je ne l’étais pas. J’avais été me réfugier dans les bras d’un sorcier pour me faire consoler. J’avais été incapable de me gérer et je devais avouer que l’alcool ne m’avait pas du tout aidée à y arriver. J’ai hoché la tête, gênée.

«Je me suis pas du tout sentie forte. Je me sentais moins forte que je l’étais avant...avant ça.»

Ceci étant dit, je me disais que les mots de la Serpentard pouvaient m’inspirer. Ils pouvaient me pousser à reprendre le contrôle, à me venger et prouver à Eljas autant qu’à moi qu’effectivement je pouvais être aussi forte que je le pensais avant. J’avais essayé de le repousser, de lui montrer que je ne voulais pas de lui, je lui avais dis qu’il me dégoûtait et je l’avais même supplié quand j’étais venue au bout de mes ressources. Ça n’avait pas été suffisant, il avait réussi à me casser et j’avais perdu la partie. Alors que j’avais demandé à Adèle si elle avait pu se venger, j’espérais franchement qu’elle avait réussi. Je voulais qu’elle me dise qu’elle avait pu le faire parce que, si elle l’avait pue, moi aussi. «Oui, je me suis vengée de lui.» Mes yeux se sont éclairés un peu, contente de savoir qu’il avait un peu souffert. Je ne savais pas du tout ce qu’elle lui avait fait, mais je savais que j’étais fière d’elle. Je voulais prendre son exemple, faire souffrir Eljas moi aussi et me sentir mieux après. Se sentait-elle mieux maintenant ? «Je tiens debout.» C’était déjà ça de gagné. Elle tenait debout, mais ça ne semblait pas facile de le faire. Les mots qu’elle utilisait était parlant. Genre oui je me suis vengée et je tiens debout, mais à l’intérieur ça ne devait pas être évident. Je pouvais comprendre. Techniquement je tenais debout, mais mon mental tenait de peine et de misère. Un simple sortilège Réparo ne pourrait pas tout recoller ce qui avait été brisé. J’allais devoir travailler très fort pour tout remettre en plus.

«Tu lui as fait quoi ? Si c’est pas trop indiscret.»

Vu ce qui s’était passé entre les deux Serpentards, il se pouvait très bien qu’Adèle n’ait pas envie de me parler de sa vengeance.  Ils avaient eu une relation plus intime que ce que j’avais eu avec Eljas. Entre lui et moi, nous étions passé de l’indifférence à la haine. Entre lui et Adèle, il y avait eu de l’attirance avant de passer, eux aussi, à la haine. La nuance entre les deux relations étaient beaucoup plus sauvage que la nôtre. C’était probablement beaucoup plus douloureux. Je ne l’enviais pas du tout la pauvre. Mais par contre, j'espérais franchement avoir le même courage qu’elle et pouvoir prendre ma revanche. «Je n'ai pas envie de te mentir. La vengeance ne suffit pas parfois.»  J’ai glissé mes mains sous mes cuisses en réfléchissant en regardant mes chaussures. Je me doutais bien que ça ne ferait pas de miracle, mais je l’avais espéré pendant un temps. Tout ne pourrais pas être arrangé. Ça ne recollerait pas tous mes morceaux qui s’étaient éparpillés tout autour. J’allais devoir faire une grande partie du travail et j’allais devoir commencer tout de suite si je voulais terminer rapidement. Je savais que je devais laisser le temps faire les choses, mais je pouvais, peut-être accélérer le rythme. Je voulais ne plus me sentir sale. Je voulais me sentir comme avant, je voulais redevenir la Thalia confiante et solide sur ses pieds que je pensais être avant.

«Ouais, j'imagine que ça ne peut pas tout faire. Au moins ça doit faire un peu de bien. Ça peut donner du soulagement.»

Du soulagement, c’est surtout de ça que j’avais besoin. Depuis les événements, je me sentais plutôt amorphe, écrasée par un poids qui n’était pas physique, mais bien mental. J’avais de grandes espérances pour le futur, il fallait seulement que je m’en donne la chance. Avec l’histoire d’Adèle, j’avais compris toutes ses inquiétudes et j’étais plutôt reconnaissante de son inquiétude. J’aimais me dire que je savais ce que je faisais, mais ça aurait été faux de le penser. Je ne savais rien. Je me laisser porter par une vague qui m’entrainait au loin et j’apprenais à nager au travers de tout ça. «D'accord, je suis désolée si je t'ai paru intrusive, comme tu l'as compris, ce n'était pas mon intention.» Bien sûr que j’avais compris que ce n’était pas son intention. Elle voulait seulement m’aider, me guider pour ne pas que je tombe dans les mêmes pièges qu’elle. C’était très louable de le faire et j’aurais probablement dû l’écouter. Mon jugement n’était pas des plus glorieux dernièrement et je ne savais pas dans quoi je m’embarquais du tout avec Ezechiel. En même temps, bien que je pensais que les deux garçons étaient des amis avant, maintenant j’en doutais fortement. Et puis, ils n’étaient pas les mêmes. Je ne voulais pas être déçu par le grand brun. Je croisais les doigts. J’ai fait un signe de la main, pour éloigner son propos.

«T’en fais pas avec ça Adèle, tu veux bien faire et c’est très bien. »

En parlant de ma soeur, la blonde m’avait souhaité de me réconcilier avec Hestia et je lui avais parlé de mes projets et de ce que j’avais fait jusqu’à présent pour revenir vers elle. Alors que la blonde commençait à parler, j’ai ouvert les yeux très grands, attendant de voir qu’elle allait me dire. « Peut-être que si... Non laisse tomber, je suis très très mal placée pour les conseils de ce genre pour le coup. Il suffit de voir comment ça se passe avec ma cousine, pour comprendre que niveau réconciliation familiale, ce n'est pas mon sujet préféré. » Avait-elle une suggestion à me faire ? Elle semblait ne pas croire que c’était pertinent de sa part de le faire vu sa relation avec sa cousine. Même si nous ne pouvions pas toujours appliquer nos conseils, les autres pouvaient en profiter quand même. J’avais avide de conseils et d’aide, tout ce qui pouvait me venir entre les mains, je comptais le prendre. Je faisais mon bout de chemin selon ce qui était le mieux pour nous, mais parfois, je ne pensais pas nécessairement à tout. Elle pensait peut-être pas ce que c’était important, mais ça l’était pour moi. « Ça viendra avec le temps sûrement et... là en fait je vais me taire aussi, parce que je suis très mal placée pour parler de patience. Je suis désolée de ne pas pouvoir t'aider plus à ce niveau. » J’ai hoché la tête de gauche à droite, lui montrant ma désapprobation. Je ne croyais pas à ce qu’elle disait. Tout le monde était bien placé pour donner des conseils.

«Arrête dis pas ça, c’est pas parce que ça va pas avec Elise que tu peux pas aider les autres. Tu pensais à quoi quand t’as dis peut-être que si ? »


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— Thalia & Adèle

Il était très étrange de parler de cette relation, qui lui avait tant fait de mal avec quelqu'un avec qui le sujet de conversation principal était l'état de sa plus proche amie. Elle qui ne se livrait pas facilement, qui avait d'ailleurs gardé pendant un mois pour elle ce qui était réellement arrivé, parvenait quand même à expliquer ce qu'elle avait vécu. Parce qu'au fond, elle était plus légitime en confiant son histoire qu'en venant avec une mise en garde sortie de nulle part. C'était normal. Qui était-elle pour lui balancer des recommandations sur ses relations ? Une simple connaissance qui avait débarqué à Londres cette année, l'amie de sa sœur dont au final elle ne connaissait pas grand-chose. Adèle non plus ne connaissait pas grand-chose de Thalia et cette discussion bien différente des précédentes, les faisait se découvrir autrement. C'était l'échange de deux jeunes femmes à qui on avait fait du mal, mais qui refusaient de se laisser abattre. C'était l'histoire de celles qu'on avait voulu descendre plus bas que terre, mais qui se relèveraient parce qu'elles étaient plus fortes que ça. La Française ne se confiait pas non plus de gaieté de cœur, mais en parlant avec la Gryffonne, elle se rendit compte que malgré la douleur, elle parvenait à le faire sans s'effondrer. N'était-ce pas la preuve que les barrières qu'elle avait remises en place après sa rupture tenaient le choc ? Sans doute, il lui aurait été impossible il y a encore un mois de parler ainsi de ce qu'elle avait vécu, en tout cas.
De son côté, elle ne voulait plus jamais avoir à faire avec Eljas. Elle s'était vengée. Certes il ne paierait jamais assez à son goût, mais elle pensait qu'elle n'arriverait jamais à tourner la page s'il gardait une place dans ses pensées. Voilà bien pourquoi, elle s'était évertuée à s'occuper l'esprit autant que possible pour ne plus avoir à penser à lui et à sa douleur. Encourager Thalia à relever la tête, surtout quand c'était Eljas qui l'avait blessée, était devenu une évidence.

- On a le droit de ne pas tout le temps être forte, l'essentiel c'est de toujours à un moment pouvoir relever la tête.

C'était ce qu'elle s'évertuait à mettre en application. Garder la tête haute face aux autres, dissimuler sa douleur, sa faiblesse et à l'ombre des regards, ou sous celui bienveillant d'Hestia pouvoir relâcher l'attention. On ne pouvait pas tout le temps être forte, même si la Française aurait aimé que ce soit le cas. Comme elle l'avouait à Thalia, elle tenait debout. Elle en était persuadée, la vengeance lui avait permis en partie d'obtenir réparation, de montrer qu'on ne pouvait pas se permettre ce qu'on voulait avec elle, sans en subir les conséquences. Ce qu'elle lui avait fait ? Oh ça, elle pouvait en parler plus facilement que ce que lui lui avait fait. Pour le coup un sourire se dessina sur ses lèvres. S'il y avait bien un truc qui l'amusait, c'était les idées qu'elle avait pour à chaque fois faire payer aux autres leurs erreurs à son encontre. Oh ça, il était clair, qu'elle prenait plaisir à préparer ses vengeances et à les exécuter. Celle d'Eljas, l'avait un peu prise de court. Il lui avait fallu faire vite, avant qu'il n'apprenne qu'elle avait découvert la vérité et surtout elle avait refusé de maintenir la mascarade trop longtemps. La colère l'avait trop rongée pour qu'elle prenne plus de temps pour élaborer une vengeance plus originale que celle qu'elle avait exécutée.

- Je l'ai maintenu dans l'illusion de notre relation, avant de lui retirer ses vêtements et de l'attacher à une chaise de la salle d'arts. Enfin pas tout, je ne voulais pas non plus provoquer un choc à Miss O'Hara au petit matin. Je lui ai claqué ses quatre vérités et me suis débarrassée de ses vêtements en les jetant par la fenêtre. Je ne sais pas comment il s'est sorti de là et je m'en fiche en fait. J'espère juste qu'il a été assez humilié.


L'idée que le Finlandais avait passé la nuit en caleçon attaché à une chaise avait beaucoup fait rire Hestia. Ça lui avait un peu remonté le moral en se disant que sa vengeance n'avait finalement pas été trop douce. Humilier les gens était sans doute ce qu'elle faisait de mieux en matière de vengeance.

- Oui, ça fait beaucoup de bien. Je pense que c'est important. C'est aussi se prouver à soi-même qu'on n'est pas qu'une victime.

C'était une place que la Française n'avait jamais apprécié d'occuper. Elle détestait qu'on la place dans cette position de faiblesse et elle n'avait jamais hésité à renverser la situation.
En tout cas les choses avaient été doucement mises à plat avec Thalia et aucune animosité après son avertissement ne semblait persister. Elles avaient réussi à se comprendre et c'était l'essentiel. Ce qu'elle aurait aimé que toutes ses conversations empreintes de ressentiment se soldent ainsi. Il était cependant plus simple de réparer un simple malentendu que de lourdes histoires de famille, Adèle était bien placée pour le savoir. Se mêler ou non des histoires des Carrow n'était pas une décision simple à prendre et au fond, elle avait déjà plus ou moins un pied dedans en choisissant de renseigner Thalia. Rester neutre quand il s'agissait d'une amie à laquelle on tenait beaucoup devenait compliqué. Est-ce qu'elle pouvait vraiment donner des conseils quand de son côté, elle ne savait que se mettre à dos toute sa famille ? Au fond des solutions, elle en avait. Elle n'avait juste jamais cherché à les mettre en application.

- Parfois, c'est plus facile de passer par l'écrit. On a plus le temps de poser ses mots et on peut plus facilement aller au bout de ses explications. Ici personne ne viendra intercepter ta lettre, Thalia. Hestia refuse peut-être de te voir, parce que c'est dur pour elle, mais peut-être acceptera-t-elle plus facilement de te lire.

Adèle se doutait que jamais Thalia n'enverrait le même genre de lettres que les cousines s'envoyaient. Hestia tenait à sa sœur, c'était certain. Une lettre pourrait être une solution à envisager pour avancer sur le chemin de la réconciliation. Peut-être y avait-elle déjà pensé d'ailleurs.

- Je passe beaucoup de temps avec elle, je peux toujours te tenir informée si jamais il y a une chance que tu puisses lui parler plus facilement ?


Ce n'était vraiment pas forcément un bon plan de continuer à faire des trucs dans le dos de son amie, mais elle ne pouvait pas non plus aller la voir et lui sortir de but en blanc que ce serait bien qu'elle discute avec sa sœur. Et puis si, jamais les choses s'arrangeaient, elle n'aurait plus à jouer ce rôle délicat d'informatrice.

- Hum au final avec moi c'est beaucoup, faites ce que je dis, mais pas ce que je fais,
expliqua-t-elle amusée.

Ses relations avec les hommes, avec ses camarades, avec sa famille, oh non, elle n'était vraiment pas l'exemple à suivre.

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« But tonight I'm cleanin' out my closet. I got some skeletons in my closet and I don't know if no one knows it. So before they throw me inside my coffin and close it, I'ma expose it  »
Jusqu’à présent, je m’étais considérée seule dans ma situation ce qui avait été bien idiot. Eljas était une merde incomparable, il ne pouvait pas m’avoir prise comme cible comme ça sans raison. Il n’était pas devenu un parfait connard en une seule nuit. Adèle l’avait donc subi bien avant moi. En discutant avec la blonde, je me rendais compte que tout n’était pas terminé, que le temps allait faire une bonne différence et que j’allais guérir. Plusieurs choses allaient devoir être mises en place et ça ne se ferait pas en une soirée encore une fois. Cependant, il y avait de l’espoir, je n’étais pas perdue, pas complètement. J’allais pouvoir me relever, recoller mes morceaux, petits bouts par petits bouts. Je trouvais d’ailleurs la Serpentard très brave de me parler de tout ce qui s’était passé comme elle le faisait. Elle avait la tête haute, semblait solide et surtout elle me faisait face courageusement. J’espérais franchement pouvoir me sentir aussi solide qu’elle avec le temps. Je lui avais parlé, j’étais restée entière devant elle, mais à l’intérieur, tout ne tenait qu’à un fils avant que tout lâche. Je me sentais aussi chambranlante qu’un éruptif sur un plongeon. J’étais prête à tomber au moindre faux mouvement. Eliael m’avait aidée à me relever, mais il ne pouvait pas tout faire le travail à ma place. Le reste m’appartenait et j’allais devoir travailler dure, comme Adèle l’avait fait, pour reprendre ma vie en main.

Tout ça, la vengeance dont me parlait Eliael et dont me parlait Adèle allait prendre du temps et surtout j’allais devoir faire face à la vipère. J’allais devoir le confronter. Je ne savais pas encore comment, mais j’allais devoir le faire. Même en sachant qu’elle s’était elle-même vengée, j’allais donner un peu plus de moi-même dans ma vengeance pour en rajouter une couche, pour Adèle parce qu’elle aussi avait souffert. Savoir ça allait me donner de la force, je n’étais pas la seule là-dedans. Pensive, j’avais perdu mon regard vers le sol, mais en entendant la blonde, j’ai relevé mes yeux vers elle. «On a le droit de ne pas tout le temps être forte, l'essentiel c'est de toujours à un moment pouvoir relever la tête.»  J’ai souris en entendant ses mots. J’aimais qu’elle me dise que j’avais le droit de ne pas être forte tout le temps parce que, ironiquement, je n’en avais pas la force. Je me sentais si faible dernièrement et ce n’était pas seulement une question de baignade dans le lac. Mon moral était à ras le plancher et je m’étais sentie isolée. Personne ne savait, ou presque, mais je m’étais moi-même isolée, ne voulant pas vraiment parler de tout ça. Il y avait bien Ezechiel que j’avais mis dans la confidence, mais autrement il n’y avait qu’Eliael et Adèle. J’avais le droit de le faire, mais il ne fallait pas que j’en fasse une habitude, j’allais devoir faire comme elle le disait et relever la tête.

J’ai simplement hoché la tête, ne sachant pas quoi rajouter de plus à ces mots. Elle avait tout dit. J’avais le droit et juste me le faire dire m’enlevait une énorme poids de culpabilité sur les épaules. Curieuse, je cherchais l’inspiration pour répliquer à l’attaque d’Eljas en demandant ce qu’Adèle avait fait pour lui scier les jambes, lui montrer qu’on ne pouvait pas s’en prendre à elle comme ça.  Alors que je l’écoutais me raconter ce qu’elle avait fait, mes yeux se sont ouverts de plus en plus grands, surprise et plutôt fière de ce que j’entendais. «Je l'ai maintenu dans l'illusion de notre relation, avant de lui retirer ses vêtements et de l'attacher à une chaise de la salle d'arts. Enfin pas tout, je ne voulais pas non plus provoquer un choc à Miss O'Hara au petit matin. Je lui ai claqué ses quatre vérités et me suis débarrassée de ses vêtements en les jetant par la fenêtre. Je ne sais pas comment il s'est sorti de là et je m'en fiche en fait. J'espère juste qu'il a été assez humilié.» À la fin de son histoire, j’avais un grand sourire aux lèvres. J’aurais payé chère pour voir la tête du Serpentard, presque nu attaché à une chaise, vulnérable. Je ne pensais pas avoir l’emprise qu’il fallait pour que le sorcier me suive de cette façon. Par contre, avec le temps j’allais devoir trouver quelque chose pour le coincer. J’allais devoir y réfléchir bien comme il faut.

«C’est du génie ce que tu as fait là. Il l’a bien cherché. Je vais essayer d’être à ta hauteur et je vais penser à toi quand je vais passer à l’action, quand je vais trouver ma vengeance.»

Il y avait tellement de potentiel dans ce que la Serpentard me disait. Elle avait humilié le serpent, elle l’avait rendu vulnérable, à genou sans défenses et simplement y penser me faisait du bien. J’allais devoir trouver quelque chose pour aller dans le même sens. Je voulais moi aussi le mettre à genou, l’humilier, lui montrer que j’étais forte, que j’étais solide, qu’il ne pouvait pas faire ce qu’il voulait de moi comme il lui chantait. Je ne savais pas comment j’allais faire ça, mais c’était mon objectif. C’était ce qui allait me faire tenir en un morceau jusqu’à ce que j’y arrive. Ensuite, j’allais voir. J’allais traverser le pont quand je serai rendue à la rivière. Pas avant. «Oui, ça fait beaucoup de bien. Je pense que c'est important. C'est aussi se prouver à soi-même qu'on n'est pas qu'une victime.» C’était tout ce que je voulais, ne plus être une victime. Je voulais être fière, garder la tête haute et montrer que je valais que ce que j’avais laissé entrevoir dans notre rencontre dans le couloir. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire, autant pour moi que pour Eljas et les autres personnes vivant près de lui à l’université. Il devait comprendre s’il voulait du sexe sur demande, il avait une main à utiliser, même deux s’il en avait envie. S’il voulait du pouvoir, il allait devoir travailler pour prouver au monde qu’il valait plus qu’un tas de bouse de sombral.

«C’est bien ce que je compte faire, lui montrer que je suis plus que ce qu’il a vu dans ce couloir. Je suis pas aussi faible qu’il le croit.»

Je voulais le lui prouver à lui, mais surtout je devais me le prouver à moi. Fatiguée d’être restée assise aussi longtemps, je me suis levée du bureau où j’étais depuis le début pour faire quelques pas dans la salle de classe pour me dégourdir les jambes et surtout pour me libérer un peu l’esprit. La conversation était revenue vers le sujet principal de notre rencontre, ma soeur Hestia. Je cherchais des conseils pour pouvoir me rapprocher d’elle rapidement et la blonde a fini par rajouter ce qu’elle pensait. « Parfois, c'est plus facile de passer par l'écrit. On a plus le temps de poser ses mots et on peut plus facilement aller au bout de ses explications. Ici personne ne viendra intercepter ta lettre, Thalia. Hestia refuse peut-être de te voir, parce que c'est dur pour elle, mais peut-être acceptera-t-elle plus facilement de te lire.»  Ce que la vert et argent disait n’était pas bête. J’étais plutôt frileuse avec les lettres considérant ce qui s’était passé dans les deux dernières années quand j’envoyais du courrier à ma soeur. Elle n’avait jamais reçu quoi que ce soit et là nous nous retrouvions dans un beau guêpier et j’étais la seule à me faire piquer. J’allais sincèrement penser à appliquer ce qu’elle me disait. Je n’allais peut-être pas envoyer ma lettre, mais au moins j’allais coucher sur le papier tout ce que je voulais dire à ma soeur, pour ne rien oublier et surtout pour ne pas m’emporter. Ce que je ferais, ça restait à voir, mais si au moins tout était écrit, il y avait déjà un bout du travail de fait.

«C’est franchement une bonne idée ça Adèle, je te remercie. T’as sûrement raison, en plus ça va m’aider à faire du tris dans ma tête. J’ai tellement de choses à lui dire.»

J’ai croisé mes mains devant moi pour étirer mes bras et je me suis tournée vers une fenêtre pour regarder à l’extérieur. Le soleil était resplendissant, l’avenir promettait de l’être autant si tout allait bien comme je le voulais. «Je passe beaucoup de temps avec elle, je peux toujours te tenir informée si jamais il y a une chance que tu puisses lui parler plus facilement ?» J’ai hoché la tête en souriant en entendant cette idée. C’était déjà ce que nous faisions de temps en temps, pourquoi arrêter ? « Hum au final avec moi c'est beaucoup, faites ce que je dis, mais pas ce que je fais »

«J’apprécierais oui, autant continuer ce qu’on a là. Je nous trouve plutôt efficaces. Et arrête de dire des bêtises s'il-te-plaît. Si tu veux la vérité, on est tous comme ça. On donne des conseils à rallonge, mais on les applique jamais. C'est toujours plus facile parler qu'agir. Faut juste apprendre à avoir les couilles d'appliquer ce qu'on dit. C'est bon pour moi aussi ce que je dis, je suis pas mieux.»

Je me suis rendue compte que le soleil commençait à descendre par la fenêtre, ça devait faire longtemps que nous parlions toutes les deux dans cette classe. Nous avions fait le tour de la question pas mal et j'avais même reçu plus d'aide que je l'avais espéré en venant à la rencontre d'Adèle. J'allais pouvoir partir la tête en paix pour quelques jours.

«Il commence à se faire tard et t'as probablement d'autres trucs à faire de ta journée. Je vais te laisser là dessus.»

J'ai ramassé mes choses que j'avais laissées sur le bureau et, avant de passer la porte de classe, j'ai jeté un dernier coup d'oeil à Adèle.

«Merci pour tout, vraiment. Tu m'as aidé beaucoup plus que tu le penses.»

Je suis partie vers ma salle commune, laissant Adèle et mes problèmes derrière moi. J'avais maintenant un nouvel objectif, me venger du Serpentard qui m'avait brisée en mille morceaux. Ça ne serait pas tout de suite, mais grâce à la blonde, j'avais maintenant le courage de passer à l'action.
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