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Du combat, seuls les lâches s'écartent [ft. Thalia] :: Hogwarts :: Intérieur du château :: Hall et Couloirs :: Couloirs et Escaliers
Helios Carrow
Helios Carrow
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Helios Carrow
Dim 10 Mai - 15:18
Du combat, seuls les lâches d’écartent

Thalia Carrow & Helios Carrow

Couloir de Poudlard | Après-midi | 5 décembre 2019


La neige recouvrait tout le paysage. Du moins celui qu’apercevait Helios par la fenêtre de la serre où se déroulait le cours d’herbomagie. Le sujet du jour, le Bubobulb, et l’odeur d’essence qui s’en dégageait lui donnait un léger tournis. Il adorait prélever le pus des pustules de cette plante semblable aux limaces, ce qui n’était pas du tout le cas de son binôme, un ancien Poufsouffle. Celui-ci était la tête à une fenêtre ouverte, malgré le froid, pour essayer de ne pas vomir. La blancheur de son visage se fondait dans la blancheur du paysage.

Helios lui lança un regard noir en terminant son prélèvement. Il détestait le fait de se faire avoir en faisant tout le travail seul, mais il détestait davantage le fait que cet élève soit arrivé aussi loin que lui sans avoir un estomac suffisamment accroché. Il s’agissait simplement disséquer une vulgaire plante. Helios n’avait pas eu le temps ou l’envie de se montrer intéressé et il avait eu besoin d’être reconnu par son professeur de botanique avancé. Il s’était donc tut pendant le cours.

Lorsque la fin de celui-ci sonna, il s’approcha de son binôme avec un sourire enjôleur en lui tendant le couteau encore souillé des entrailles végétales, ce qui ne manqua pas, à sa plus grande joie, de créer un haut-le-cœur au peu digne représentant des Blaireaux.

« Je te laisse nettoyer et ranger. Ce n’est qu’un juste et équitable partage des tâches puisque j’ai passé le cours seul. Et il serait bien dommage qu’elle… » Helios désigna le professeur occupé à ranger ses papiers et autres objets personnels. « … Apprenne cette triste réalité, n’est-ce pas ? » . Il lui attrapa la main, y déposa fermement l’outil  en s’appliquant pour que du pus puisse d’étaler visquement sur la main du jeune étudiant horrifié. Helios se rhabilla pour contrer le froid et attrapa ses livres. Il ne put s’empêcher de se fendre d’une dernière pique.

« Je croyais que les Blaireaux raffolaient des vers et de tout ce qui s’en rapprochait… Au temps pour moi. »

Il n’était pas inquiet, son binôme ferait ce qui était à faire, après tout il n’avait pas vraiment le choix. La température dans la serre était déjà assez basse mais celle à l’extérieur était presque polaire. Le jeune sorcier releva encore davantage son col et hâta le pas pour rejoindre ses camarades. L’après-midi était bien avancé mais sa journée de cours loin d’être finie. Une pause était cependant en perspective. En quatrième année il avait certes moins de théorie et plus de pratique, principalement en dehors de Poudlard. Mais il était toujours agréable de revenir à l’université quelques mois dans l’année.

Quelques mètres parcourus à l’extérieur lui permirent d’arriver à la hauteur d’un des élèves de sa classe. Ethan quelque chose. Le nom de ce dernier lui échappait complètement. Il appartenait aux Sang-Purs sans aucun doute mais pas d’une des plus prestigieuses familles. Cela lui reviendrait bien assez tôt, il n’y en avait pas des centaines, fort heureusement. Les deux garçons commencèrent à discuter du précédent cours et Helios se fit une joie de raconter, sans n’omettre aucun détail, les difficultés de son binôme.

Ils croisèrent un groupe de Premières Années en médicomage qui reprenaient la serre. L’une des filles sourit en direction d’Helios, ce qui lui valut un clin d’œil de la part du sorcier, entrainant par réaction en chaine les gloussements de tout le petit groupe. Satisfait de son effet, Helios releva la tête, se sentant encore et toujours dans son élément.  Il faudrait qu’il se renseigne un peu plus sur cette fille. Rentrant dans le château en montant les marches quatre à quatre, bien trop heureux de pouvoir se réchauffer entre ces pierres rassurantes, Helios salua deux Serpentards sur le trajet. Il rejoignit enfin un de ses groupes d’amis qui l’attendait, la plupart adossés à un mur.

« Hey Carrow ! Tu t’es perdu ou quoi ? »

« Lâche-moi Frank ! Apprend à trouver le chemin du pantalon d’Ethan avant de me parler d’orientation. »

Ethan arrivé en même temps rougit aussi vite que le Frank en question. Un sourire apparut triomphalement sur le visage d’Helios, ce dernier n’étant pas peu fier de sa pique. Les conversations s’enchaînèrent bien vites malgré un mutisme relatif d’Ethan et Frank, fuyant chacun le regard de l’autre. Les sujets abordés étaient nombreux et particulièrement ennuyeux pour Helios : la dernière tenue d’Astrid, une troisième année, qui ne la mettait pas du tout à son avantage, les deux premières années qui avaient été découverts en plein sport à l’horizontal dans une salle de classe déserte ou la dernière conquête d’un des membres du groupe. Helios écoutait d’une oreille distraite les ragots de la journée, n’archivant ces informations dans son cerveau que dans l’hypothétique cas où il en eut besoin pour du chantage ou autre.

S’en prendre « gentiment » à Frank l’avait laissé particulièrement sur sa faim, n’ayant pas eu l’occasion de pouvoir continuer dans ses moqueries. Il avait envie d’en découdre un peu pour relâcher la pression. Cette journée de travail lui avait donné envie de s’amuser et attendre le soir pour aller boire quelques bieraubeurres à Pré-au-Lard lui paraissait une récompense bien trop lointaine. La Providence lui offrit sur un plateau sa chère et tendre cousine Thalia Carrow lorsqu’il la vit apparaître au bout du couloir. Il remercia silencieusement le Hasard de cette douce attention avant de fixer sa cible, telle un lion attendant la gazelle.

Mais Helios savait que Thalia Carrow n’était pas du genre gazelle. Il s’agissait d’une lionne toujours prête à rendre morsure et griffure. Il se doutait que s’attaquer à elle serait difficile et il y risquait beaucoup. Mais l’occasion était trop belle de rappeler à Thalia à quel point sa décision de tourner le dos à sa propre famille l’avait amenée bien bas dans l’échelle sociale et financière. Surtout devant tant de témoins. Il ne pouvait s’empêcher de rappeler à sa cousine à quel point sa vie de fier Carrow était bien supérieure à la sienne de vulgaire rebut. Il la héla d’une voix suave et terriblement moqueuse.

« Thalia ! Comment va Hestia ? Ah oui pardon j’oubliais... Des nouvelles de tes parents sinon ? Ah que je suis maladroit… »

Il inspira. Maintenant que le terrain était posé, il fallait envoyer le cogneur sur l’adversaire. Cette métaphore de Quidditch le fit sourire. C’était bien la seule partie de ce jeu qu’il appréciait, voir les si fiers joueurs envoyés au tapis par une vulgaire balle enchantée.

« Souris un peu, le joli minois c’est pas tout ce qu’il te reste en ce moment ? »

Meredith serait si fière de lui.

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Thalia Carrow
Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Dim 17 Mai - 4:59
Du combat, seuls les lâches s'écartent
Thalia & Helios

« Take a hit, shoot me down. I won't ever hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do. Gotta keep an eye on you. »
Il faisait froid dans le château. La pierre, à la base, était un matériau froid, autant de par son allure que par son état physique. La neige avait recouvert le sol durant la nuit, pas en grande quantité, mais assez pour que le paysage écossais change radicalement. L’herbe verte rassurante avait laissé place au blanc étincelant et aveuglant sous le soleil. Déjà au début du mois de décembre, je sentais les vacances arrivées, bien que je n’avais pas l’intention d’aller où que ce soit pour Noel. Cependant, ces vacances allaient être un synonyme de calme et de temps pour moi. J’allais pouvoir faire ce que je voulais, quand je le voulais. Je le pouvais tout le temps en fait, j’étais adulte après tout. Par contre, durant la période scolaire, je me disciplinais à rester studieuse et à ne pas trop me laisser aller dans des passe-temps. J’en avais, bien sûr. Je n’étais pas seulement une machine de travail. Je faisais du jogging, du yoga, je m’étais longtemps entraînée à la boxe avec Eliael, au combat corps à corps et au duel sorcier. Tout ça, je le faisais pour gérer mes humeurs, mais aussi parce que j’aimais ça. Je n’avais pas été une sorcière particulièrement sportive avant de quitter la maison familiale. J’étais active, mais sans plus. Depuis mon retour, j’en faisais beaucoup plus. Ça me permettait d’extérioriser mon stress et mes frustrations, tout en m’aidant à gérer mon énergie et mes humeurs reliées à mon état de sirène. Au début, cette gestion avait été complexe. Maintenant, c’était presque devenu routinier.

Ce jour-là, ma dite routine m’avait menée à mon cours de jurisprudence et nous devions étudier des cas complexes. Le cas en question? Pouvait-on faire témoigner un fantôme en procès? La question se posait. Est-ce qu’un sorcier pouvait témoigner dans le procès de son propre meurtre? De prime à bord, on disait oui. Il était le meilleur témoin du cas après tout. D’un autre côté, la personne en question n’était pas vivante. Est-ce qu’un être non vivant peut avoir une opinion? Avoir un avis? Peut-on s’y fier? C’était la question à laquelle nous devions débattre ce jour-là et les avis fusaient de tous les côtés. Le débat allait bon train et l’enseignant semblait plutôt satisfait de son effet. Il intervenait de temps en temps, pour préciser certains points, mais nous étions les principaux participants. Étant du genre à bien aimer m’obstiner, autant pour le plaisir que pour mon orgueil, c’était mon cours favori. Aidan était avec moi en classe et nous échangions avant de prendre la parole, écoutant les autres avec attention. Franchement, c’était passionnant. À la fin de la classe, nous n’avions pu arriver à un consensus. Ce serait à continuer au cours suivant et notre devoir était de forger un plaidoyer selon l’avis que nous voulions défendre et être prêt à l’expliquer aux autres. Ça me bottait bien.  

En sortant du cours, je me suis rendu compte du froid qui pouvait bien régner dans les couloirs. Les salles communes étaient chauffées avec les feux de cheminée, rendant les pièces chaleureuses et donnant une agréable odeur de feu de bois dans les pièces. Les classes, quant à elle, ne l’étaient pas, mais les bureaux des enseignants adjacents l’étaient, ce qui donnait une base de chaleur aux pièces. La source de chauffage principale était plutôt tous les étudiants qui emplissaient les locaux. Avoir autant de sorciers actifs dans un même endroit pendant autant de temps, ça ne pouvait que faire monter la température. Nous avions donc été très bien durant la période de cours. Par contre, en sortant le choc thermique se faisait sentir. Ayant l’habitude, j’avais toujours une veste avec moi et je l’ai enfilée pour me protéger de la température plutôt frisquette des couloirs. Ma journée de cours étant terminée, je prenais mon temps pour retourner à ma salle commune, perdue dans ma tête à réfléchir à ce qui allait venir d’ici environ deux semaines; les vacances de Noel. Les vacances étaient normalement synonymes d’arrêt de la routine, de temps libres et de petits plaisirs. Pour les autres, c’était aussi synonyme de temps en famille. Dans mon cas, j’allais avoir tout ça, sauf le temps en famille. J’avais eu l’espoir d’avoir du temps avec ma sœur, mais vu comment Hestia avait réagi à mon annonce en septembre, cette année, cette année, ce serait aussi un synonyme de solitude.

La seule famille que je voyais, c’était Hestia qui refusait de me lancer un regard, mon cousin Helios que j’évitais comme la peste et sa mère Meredith qui si elle avait été moldue, aurait pu être considérée comme l’une des plaies d’Égypte. Étudiant dans son département, je la voyais beaucoup plus que je l’aurais voulu et elle semblait se faire un malin plaisir à me lancer des regards qui pouvaient tuer, mais toujours subtilement, cachée, comme la vipère qu’elle était. J’essayais de toujours rester loin de tout ça, de laisser couler comme de l’eau sur le dos d’un canard. Ma patience était atteinte, constamment, mais avec le yoga, le jogging et ma natation mensuelle, j’arrivais à canaliser le tout. J’étais en route, pensive, et les couloirs étaient bondés puisque les cours étaient tous terminés pour la journée. Cependant, quand j’ai entendu mon nom, j’ai regardé autour de moi. « Thalia ! Comment va Hestia ? Ah oui pardon j’oubliais... Des nouvelles de tes parents sinon ? Ah que je suis maladroit… » J’ai rapidement repéré les cheveux beaucoup trop blonds et identifié le ton moqueur. Helios venait à ma rencontre, fière comme un paon de ses piques probablement. Le tapis rouge était en place pour lui, j’étais toute seule et il avait un public. Rien de trop beau pour le Carrow. Dans un autre contexte, les piques auraient pu me faire mal. Je veux dire, il savait où appuyer pour faire mal. Pas de chance pour lui, il se répétait. « Souris un peu, le joli minois c’est pas tout ce qu’il te reste en ce moment ? » Ce connard. Histoire de lui fermer le bec j’ai regardé mon cousin en haussant un sourcil, faignant un sourire charmeur. Il voulait du joli minois, il allait avoir du joli minois. Rien pour qu’il gagne l’attention qu’il voulait.

« Oh Hélios, tu commences à te répéter mon chou. Dis-moi, ça va bien là-haut ? On dirait que t’as rien trouvé de nouveau à me dire depuis que je suis partie de la maison ? Ça fonctionne bien ? Si t’as besoin d’aide, Hestia fait des potions extraordinaires, elle pourrait t’aider je suis certaine. En attendant, je vais y aller, quand t’auras de quoi de nouveau à me dire tu viendras me voir. »

J’ai commencé à m’éloigner, espérant qu’il lâcherait l’affaire, mais j’avais peu d’espoir. Déjà, ma grande gueule et moi l’avions piquée et il détestait ne pas avoir le dernier mot. En plus, ce gars était un prédateur, il aimait la traque. Là, elle venait de commencer.

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Helios Carrow
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Helios Carrow
Lun 18 Mai - 18:49
Il y avait quelque chose chez les Carrow qui les rendaient particulièrement entêtés. Peut-être était-ce dans leur gène de sorcier ? Ils étaient entêtés, orgueilleux et particulièrement fiers. Un subtil mélange entre le paon, le tigre et le crocodile. Thalia, Hestia, Meredith et lui. Tous avaient ces traits qui les rendaient aussi incroyables qu’irritants, aussi indomptables que captivants. Pour le reste du monde sorcier mais aussi les uns pour les autres. La situation entre Thalia et Helios était un parfait  exemple de cette pseudo-analyse du caractère de la famille. Un parmi tant d’autres.

Et voilà que maintenant Thalia lui soufflait un monologue - particulièrement décevant venant d’elle, il n’y avait même pas une petite insulte - avant de faire une sortie dramatique ? Oh non, l’apanage des piques et des sorties dramatiques étaient celles d’Helios et il ne voulait pas que la pseudo-brunette marche sur ses plats de bande. Il avait beaucoup de choses à dire sur la couleur indéfinissable des cheveux de Thalia, mais il garderait cela peut-être pour plus tard. A l’instant, Poudlard était son territoire et il n’allait pas perdre de terrain devant sa cousine et ses choix capillaires douteux.

La bande d’Helios avait étouffé des rires et des exclamations lorsque Thalia avait répondu tel un chien prêt à mordre. Les relations amicales entre Helios et ces gens n’étaient pas des plus fraternelles. Ils ne se racontaient rien à cœur ouvert. Ils étaient des personnalités cools de l’université qui trainaient ensemble par besoin de reconnaissance plus que par véritables affinités. Ainsi, à la moindre faiblesse montrée par l’un d’entre eux, au moindre un chancellement qui auraient pu tous les entrainer dans une chute de l’échelle sociale universitaire, ils préféraient pousser le malheureux que de le voir s’accrocher et tous tomber.

Après avoir levé un sourcil aux paroles de Thalia, Helios s’était retourné furieux vers ceux qui étaient censés le supporter. Bien conscient des enjeux, il leur fit comprendre qu’il ne vacillait nullement et que s’ils osaient ne serait-ce que lever un pied dans l’espoir de le piétiner, Helios leur ferait cordialement manger l’ensemble de la jambe.

« Super pour le support bande de Botrucs moisis. Je me rappellerai ça la prochaine fois que vous ne serez pas foutu de répondre à un première année qui vous aura manqué de respect… »

Quelques voix s’élevèrent du petit groupe pour protester mollement mais Helios n’attendit pas de savoir exactement ce qui était dit. Des « Pardon Helios » et autres « Mais j’ai rien fait moi » vinrent lui effleurer les oreilles mais ils disparurent rapidement lorsqu’il avança à la suite de Thalia. Il était énervé et son principal objectif était de prendre sa revanche. Sa cousine allait tellement mordre la poussière que cela allait devenir son parfum de draguées de Bertie Crochue favori. En arrivant à sa hauteur, il se rapprocha pour lui murmurer quelques paroles.

« Et bah, t’as besoin de pas grand-chose pour péter plus haut que ton cul dis donc. Nouvelle compétence acquise récemment ? »

Juste après sa phrase, alors qu’ils arrivaient tous les deux à un couloir étroit, Helios s’interposa entre le chemin et Thalia. Un bras sur le mur, il lui barrait totalement le passage et la fixait maintenant avec un regard noir, emplis de déception, de haine et de rancœur. Le couloir, plus isolé que celui où ils s’étaient rencontrés quelques instants plus tôt, était vide de tout témoin. Helios pouvait s’en donner à cœur joie.

« Tu crois que tu peux me parler comme cela devant mes amis ? Tu te crois où Thalia ? Tu veux faire la futée pour montrer au monde entier que tu n’es pas une perdante ? Je pense que tu as besoin d’un petit rappel : t’as choisis de cracher sur ta famille, ton héritage, bref les seules personnes qui te supportaient et tu estimes que je devrais te laisser tranquille ? Lors de chacun des jours de la vie misérable que tu t’es choisis, je vais te rappeler à quel point tu t’es trompée, à quel point ce choix était le mauvais. Et le jour où tu reviendras à genoux supplier et demander de l’aide aux Carrow, sache que je me ferai un plaisir immense de fermer la porte du manoir sur tous tes espoirs de rédemption. »

Plus il parlait, plus Helios s’était approché du visage de Thalia. Il voulait absolument voir son regard. Il voulait la voir se décomposer et surtout regretter. Qu’est-ce qu’il voulait la voir regretter ses choix. S’il arrivait même à lui décrocher une larme, la tournée de bierraubeurres était pour lui ce soir. Meredith avait été très claire : elle ne pouvait rien faire pour Thalia mais lui… Son fils chéri pouvait montrer à Thalia à quel point elle s’était trompée. Et il n’allait pas s’en priver.

Thalia et Helios avaient été proches dans leur enfance. Ils jouaient souvent ensemble et pour de si jeunes enfants, leur âge si similaire était primordial. Ils s’appréciaient et étaient ravis de rentrer à Poudlard ensemble. Helios se voyait déjà régner sur l’école avec Thalia à ses côtés : les Carrow, Serpentards et fiers Sang-Purs piétinant ceux qui ne leurs arrivaient pas à la cheville. Oui mais voilà, comme dans tout grand plan un brin machiavélique, celui-ci était voué à échouer. Et cela n’attendit même pas une semaine après leur arrivée à l’école. Le jour même de leur entrée à Poudlard, le Choixpeau avait mis fin au grand rêve de règne d’Helios en envoyant Thalia à Gryffondor. Oh évidemment, Helios en voulait au Choixpeau pour cette décision. Mais il en voulait surtout à Thalia. Elle était passée juste après lui sur l’estrade pour découvrir sa maison d’adoption. Elle lui avait souri en montant alors qu’il la regardait de la table des Serpentards avec orgueil. Mais elle ne le rejoignit jamais. Et cette idiote avait osé sourire aux autres Gryffondors en arrivant dans ce choix de vie qu’elle n’allait plus quitter. Une trahison ni plus ni moins. Et après presque onze ans, Helios ne semblait toujours pas l’avoir digéré.

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Thalia Carrow
Ven 29 Mai - 3:32
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Thalia & Helios

« Take a hit, shoot me down. I won't ever hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do. Gotta keep an eye on you. »
Je détestais ma famille, mise à part ma sœur. J’essayais de me détacher de ces gens fondamentalement mauvais, sans considération pour les autres et surtout complètement arriérés. C’est ce que ça donnait la consanguinité. J’avais l’impression qu’Hestia et moi avions pu éviter le gène de la folie qui se passait d’une génération à l’autre dans les familles de sang pur. La plupart des familles pures niait que cette folie existait, mais c’était connu. La consanguinité pouvait causer d’énormes problèmes de santé, mentale ou physique. Plus ça se faisait à long terme, plus les risques étaient élevés. Dans le cas de ma famille, sans dire qu’elle était littéralement folle, l’équilibre mental et les idées saines n’étaient pas ce qui courrait le plus dans les veines des membres de ma famille. Dans le cas de ma sœur et moi, nos idées étaient plus ouvertes, mais nous n’étions pas sans défauts. Tout comme l’entièreté des Carrow, nous étions entêtées comme peu de gens l’étaient. Ça pouvait nous attirer des problèmes, mais en même temps, Hestia et moi étions des sorcières fières. Nous ne paradions pas comme des paons, loin de là. Nous étions surtout dans la finesse, c’était une fierté qui était proche de l’orgueil. C’était surtout pour nous que pour les autres cette fierté. Ça nous rendait assez sauvages dans notre genre, nous étions difficiles à contrôler et faisions nos propres chemins. Nous avions tous des caractères forts alors l’harmonie était difficile et c’était pour cela que ma relation avec mes parents était épouvantable tout comme ma relation avec mon cousin. Hélios, tout comme les autres Carrow, n’avait pas une once de bon sens dans les veines et c’était pour ça que j’avais essayé de le fuir dans ce couloir.

Je savais que je rêvais en couleur, mais j’espérais être capable de partir bien loin du Serpentard après l’avoir piqué. C’était ça mon problème, je l’avais piqué. Cet albinos arriéré aux cheveux de mayonnaise était une énorme source de problèmes et je n’avais pas du tout envie de plonger ma tête encore plus dans la merde. J’avais déjà assez de problèmes à récupérer ma sœur, je ne comptais pas m’enfoncer avec ce gars aux cheveux blancs à l’allure sale. Sincèrement, personne ne peut avoir de cheveux aussi lisses sur le crâne sans qu’il y ait de la saleté d’impliquée. Quand j’étais partie, je devais avouer que j’avais eu une certaine fierté en entendant les amis d’Helios rire à mes propos. Ça avait probablement fait royalement chier le blond et c’était une grande source de satisfaction pour moi. J’aurais au moins retiré ça de positif de notre rencontre qui se promettait d’être frustrante. Je marchais d’un bon pas, mais je ne pouvais pas courir en plein couloir. La vipère avait des jambes pas mal plus grandes que les miennes et il me rattrapa assez rapidement. Frustrée, j’ai continué de regarder droit devant moi alors qu’il se penchait à mon oreille pour me murmurer à l’oreille. « Et bah, t’as besoin de pas grand-chose pour péter plus haut que ton cul dit donc. Nouvelle compétence acquise récemment ? » Un couloir arrivait et j’espérais pouvoir m’y sauver. Malheureusement pour moi, le Serpentard est venu bloquer mon chemin. Le couloir était si petit qu’il pouvait boucher tout l’espace en s’appuyant d’une main sur l’un des murs. Alors qu’il me fixait, j’ai reconnu le regard de mon père quand je le mettais en colère. Ses yeux étaient noirs, remplis de colère. Non, c’était plus que de la colère, c’était de la haine, à la limite du dégoût. J’étais coincée dans un couloir et je sentais mon cœur commencer à battre plus rapidement. Ça me rappelait l’attaque d’Eljas sur moi l’année précédente. Il m’avait coincée seule alors qu’il était saoul à l’université et avait abusé de sa force sur moi. Je ne pouvais pas croire qu’Helios allait faire la même chose, je le dégoûtais trop. Par contre, cette peur m’emplissait autant de colère et je n’allais pas me laisser écraser, pas cette fois. Eliael m’avait appris à me battre, j’étais prête à me défendre si besoin.

« Nah, j’ai toujours eu ça, tu t’en ai seulement jamais rendu compte parce que ta tête était trop enfoncé dans les jupes de ta mère. »

J’aurais dû me taire, le fixer, ne rien dire, mais j’étais incapable de me contenir. Ce sorcier faisait sortir tout ce qu’il y avait de plus mauvais en moi. Je voulais lui en faire baver, mais j’avais de la compétition. Son avantage d’être une vipère, c’est qu’il pouvait mordre rapidement et blesser gravement. Cachant ma crainte, mes yeux ne le quittaient pas une seconde et je l’écoutais. « Tu crois que tu peux me parler comme cela devant mes amis ? Tu te crois où Thalia ? Tu veux faire la futée pour montrer au monde entier que tu n’es pas une perdante ? Je pense que tu as besoin d’un petit rappel : t’as choisi de cracher sur ta famille, ton héritage, bref les seules personnes qui te supportaient et tu estimes que je devrais te laisser tranquille ? Lors de chacun des jours de la vie misérable que tu t’es choisi, je vais te rappeler à quel point tu t’es trompée, à quel point ce choix était le mauvais. Et le jour où tu reviendras à genoux supplier et demander de l’aide aux Carrow, sache que je me ferai un plaisir immense de fermer la porte du manoir sur tous tes espoirs de rédemption. » Il avançait d’un pas régulièrement alors qu’il plantait ses mots dans ma chair. Du moins, c’est ce qu’il semblait essayer de faire, mais il avait choisi un mauvais hippogriffe de bataille. Il semblait tellement fier de ce qu’il disait, comme si ses insinuations sur la famille pouvaient me faire de la peine. Clairement, il n’était pas la plume la plus aiguisée de la boîte. Le pauvre garçon. Plus il parlait, plus je m’amusais. Ce pauvre gars n’avait absolument rien compris. Je lui ai parlé comme s’il était le premier des imbéciles.

« Je peux te parler comme je veux parce que t’es pas un sorcier très brillant, n’est-ce pas Helios ? Quand je suis partie de la maison, ça a été le plus beau moment de ma vie. J’ai pu recommencer à vivre. J’ai voulu partir. Ils m’ont rayé de l’arbre et je ne pourrais pas plus m’en foutre. Je recracherais sur ce foutoir n’importe quand. Alors tu peux claquer toutes les portes du manoir que tu veux, mais ça ne sera pas sur mon joli minois. »

Contente, j’ai essayé de repousser le bras de mon cousin, sans succès. Si je n pouvais pas le repousser, j’allais passer en-dessous. J’ai décidé de passer sous bras, en sachant très bien qu’il allait me suivre. Le couloir était long, mais je voulais retrouver la civilisation. Je ne tenais pas à rester seule avec lui dans ce couloir.

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Helios Carrow
Lun 1 Juin - 15:25
« Nah, j’ai toujours eu ça, tu t’en es seulement jamais rendu compte parce que ta tête était trop enfoncé dans les jupes de ta mère. »

« Et toi ? Ça fait combien tant que tu les as pas vues celles de la tienne ? Parce qu’elle a pas l’air de beaucoup te parler. »

Ce qui était vrai pour Helios, l’était aussi pour Thalia. Elle avait été de la famille et savait ainsi exactement là où taper pour faire le maximum de dégâts. Il était vrai que la relation proche du Serpentard avec sa mère était connu de tous, mais avoir le cran de s’en moquer ouvertement devant lui était autre chose. Certains s’y étaient risqués, pour faire rire leurs copains ou monter dans l’échelle sociale. Helios les avait tous écrasés en retour. Il ne fallait pas se moquer de lui et encore moins de Meredith sans en subir les conséquences. Se faire suffisamment craindre pour être tranquille au moins un instant. Cela fonctionnait le plus souvent. Sauf avec ceux qui n’avaient plus rien à perdre, comme Thalia.

Les apparences chez les Carrow étaient tout. Sans apparence, il n’y avait pas de pouvoir. Les Carrow sans pouvoir, cela aurait été inacceptable. Chaque membre éminent d’une famille apprenait à quel point son nom était une arme redoutable et un poids considérable dans les négociations de la vie. Plus le nom était prestigieux et important, plus tout leur était facilité pour arriver au sommet. Rien que de faire vaciller ce nom, le laissant en proie à tous les charognards et autres lignées qui voulaient des miettes de pouvoir était une immense trahison. Thalia le savait et l’avait fait en pleine connaissance de cause. Helios ne pouvait pas lui pardonner d’avoir mis en péril son futur à lui pour des raisons aussi personnelles et égoïstes que…Que quoi ?! Quelles avaient été ses raisons mises à part des excuses ridicules car sa cousine n’avait simplement pas les épaules pour porter le nom de Carrow ?!

Pouvoir cracher tout son venin au visage de Thalia fit un bien fou à Helios. Il y avait mis toute sa haine mais aussi toute sa jalousie et ses propres doutes. Car au-delà de noircir les Carrow, il y avait ceci : elle avait eu la hardiesse de tourner le dos à sa famille, de prendre ses propres décisions. Inconsciemment, Helios détestait cette idée car il se savait incapable de faire preuve d’autant de courage que sa cousine. Il n’était pas un stupide Gryffondor après tout. Il était un Serpentard rusé et capable de tout pour arriver à ses fins. Mais le malaise que ressentait l’étudiant ne disparaissait pas : il avait besoin de savoir que Thalia avait fait le mauvais choix. Le choix qu’il avait refusé de faire ne devait à aucun moment amener vers des conséquences douces et à une existence meilleure. Thalia lui asséna bien le contraire au visage.

Helios resta sans voix aux déclarations de sa cousine. Elle tenta de repousser son bras et passa finalement en dessous. Après lui avoir dit cela, elle voulait fuir ? Thalia Carrow pensait véritablement qu’il en avait fini avec elle ?! Helios était grand mais pas particulièrement musclé. Il n’était pas une armoire à glace mais restait imposant. Et il le savait très bien et en jouait souvent. Mais cela n’allait que rarement jusqu’à la violence physique, sauf évidemment lorsqu’il devait obtenir des informations grâce à la torture. Mais c’était le travail, un contexte totalement différent. Cependant, à cet instant, il aurait bien giflé sa cousine pour autant d’impertinence. La satisfaction aurait été immédiate mais bien faible. Non, il fallait être plus subtil.

Le jeune homme suivit Thalia. Avant d’arriver dans une avenue de l’école plus fréquentée, le couloir faisait un coude. Helios en profita pour agripper le bras de Thalia et les fit tous les deux pivoter. Helios était maintenant entre l’avenue toute proche et Thalia.

« Prends-moi pour un con autant que tu veux si ça peut te rassurer Thalia. Fais croire au monde entier que tu te fous de tout, que tu t’es jamais sentie aussi bien. Ça doit peut-être être vrai. » Il la rapprocha de lui en resserrant davantage son emprise. « Mais alors je ne sais pas ce qui m’impressionne le plus chez toi : ton manque total de clarté sur ta situation ou la facilité avec laquelle t’as foutu ta vie en l’air… ».

Il la relâcha sèchement et lui jeta un regard empli de dégoût. Thalia catalysait toute sa haine, cela avait été déjà dit. Mais Helios avait aussi plusieurs fois pensé à partir. Des petites idées qui l’avaient effleuré par-ci par-là. S’en était alors suivit de grands débats dans sa tête. La petite voix, symbolisant le besoin de rester avec les Carrow s’était en effet bien entrainée. Ainsi, il connaissait par cœur ces arguments et les lançait à la face de sa cousine presque mécaniquement. Se reculant légèrement, il scruta Thalia. Il écarta les bras et regarda autour d’eux pour illustrer ses propos

« Tu penses que t’as fait le meilleur choix de ta vie pas vrai ? De nouveau à Poudlard, entourée de vrais gens qui tiennent à toi… » Il émit un rire mauvais. « Mais ce ne sont pas ta famille. A la moindre difficulté, ils t’enverront voir ailleurs pour se concentrer sur les gens qui comptent vraiment pour eux. Leur vraie famille. Pas toi. » Reculant encore d’un pas, il asséna : « Tu te crois invincible hein ? Tu penses que t’as fait un choix incroyable et que tu vas te venger de ces "méchantes personnes que sont les Carrow" ? Que tu vas sauver le monde ? Toi et toutes les raclures qui ne soutenez pas l’Augurey, vous êtes de vulgaires rats qui ne méritez que de vous faire charcuter par le Blood Circle. J’espère vraiment être présent le jour où tu hurleras sous la torture de ces moldus. On verra alors s’ils méritent véritablement de vivre. J’espère que tu sais que je savourerai chacune des minutes, presque davantage que le tortionnaire lui-même. »

Ses paroles étaient crues et directes. Il y avait encore une raison qui alimentait la haine de sa cousine. Simplement le fait que Meredith ait demandé à Helios de tout faire pour faire commettre un impair à Thalia pouvant entrainer son renvoi ou tout simplement la pousser à bout et la voir partir de son propre grés.

Pour toutes ces raisons, le jeune homme ne se sentait absolument pas coupable de traiter un autre être humain de la sorte. Elle le méritait. Cela s’arrêtait là. Il protégeait ses intérêts autant que ses allégeances. Thalia avait fait un choix, qu’il trouvait particulièrement stupide mais ce n’était plus à lui de dire quoi que ce soit, -il lui avait déjà dit tout ce qu’il en pensait- et elle devait en assumer les conséquences.

Il inspira lentement. Elle devait subir les conséquences de ses actes comme lui aurait pu les subir s’il avait fait un choix équivalent. Il savait que sa cousine était quelqu’un de forte et trempée dans l’acier. Un instant il se demanda ce qui se serait passé si les rôles avaient été inversés. Aurait-elle suivit les ordres avec autant d’application qu’il le faisait à l’instant ? Il repoussa bien vite ces pensées qui ne pourraient lui apporter que des problèmes. La situation était celle qu’elle était. Point. Et puis il l’avait déjà dit, il n’était pas le plus courageux des Carrow.

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Thalia Carrow
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Thalia Carrow
Mer 22 Juil - 23:52
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Thalia & Helios

« Take a hit, shoot me down. I won't ever hit the ground, hit the ground. Playing dead, I'll never do. Gotta keep an eye on you. »
Clairement, je voyais que mon cousin voulait me faire enrager et il s’y prenait très bien, il savait sur quels boutons appuyer, à tout le moins, la plupart du temps. Si la frustration avait pu être considérée comme un don, Hélios l’aurait eu. Il était toujours, avec moi en tout cas, de mauvaise foi, préférant provoquer que l’entente. Il n’avait jamais été un sorcier de nuance, il y avait le noir et le blanc, aucune nuance de gris. Il n’y avait qu’une opinion qui était la bonne et c’est sans surprise que vous apprendrez que c’était la sienne qui comptait, sans plus. Alors, cela va sans dire que quand j’avais foutu le camp de la maison de mes parents en envoyant chier toutes les idées débiles de ma famille, il ne l’avait pas pris. Cependant, la cassure était plus profonde que ça, juste le fait d’avoir été répartie chez les Gryffondors l’avait éloigné de moi alors qu’avant, tout allait relativement bien. Une seule petite chose, une maison, un blason, des couleurs et le lien était brisé. C’est là que je me suis rendu compte que nous n’étions pas aussi proches que je le croyais à la base. Si seulement ce petit truc le faisait chier, c’était mort. Ça m’avait montré qu’il n’était pas une personne fiable, mais je n’en avais pas fait une montagne. Un de perdu, dix de retrouvés qu’ils disent après tout.

Plus le temps passait et plus tout ça prenait de l’ampleur et nous en étions maintenant là. Il me provoquait dans les couloirs, essayant de foutre la merde quand tout va bien. Le calme, il ne semblait pas apprécier ça. Il voulait patauger dans des eaux puantes de merde, de malheur et de rancœur. « Et toi ? Ça fait combien tant que tu les as pas vues celles de la tienne ? Parce qu’elle a pas l’air de beaucoup te parler. » Quand je disais au début que la plupart du temps, le Serpentard savait où peser pour me frustrer, c’est que parfois il passait à côté, comme à ce moment-là. Les jupes de ma mère? Il ne comprenait vraiment rien le pauvre garçon. Je ne voulais plus la voir ma mère, même chose pour mon père et tout le reste de ma famille à l’exception de ma sœur. Je n’avais jamais vraiment été dans les jupes de ma mère parce qu’elle ne m’avait jamais laissée m’y blottir. Ce n’était pas digne de nous de faire ça. Nous devions rester droites, fières et dignes du nom que nous portions. Je n’en ai jamais été fière ni même digne selon mes parents. Par contre, j’ai toujours été droite, mais selon mes critères, pas les leurs. Je n’arrêtais pas de répéter que la consanguinité pouvait créer des problèmes mentaux ou bien de quotient intellectuel plus faible. À écouter les répliques de blonds, je me disais qu’il devait faire partie de la deuxième catégorie. Comment pouvait-il penser que je m’ennuyais des jupes de ma mère? Le pauvre con.

« T’es sérieux? Je suis partie pourquoi tu crois ? J’en n’ai rien à foutre de ses jupes. Elle peut bien se prendre les pieds dedans et foutre le camp…»

Je sentais que mon commentaire sur sa relation avec sa mère avait fait mouche. Pour qu’il réplique une connerie comme ça, je l’avais pris de cours. Un petit sourire moqueur est rapidement passé sur mes lèvres avant de repartir aussi vite qu’il était venu. J’avais atteint mon objectif, mais je ne voulais pas le provoquer non plus. Je n’avais pas les moyens de l’endurer bien longtemps et surtout, je savais que peu importe ce que j’allais faire, il allait avoir le dessus. J’avais beau avoir les arguments les plus solides du monde, ça ne serait jamais assez tant que sa mère allait rôder tout près. Elle était ma directrice, si elle le voulait, elle pouvait me foutre à la porte de l’école d’un claquement de doigts. Il fallait seulement que son fils lui donne des munitions, vraies ou pas. Il avait beau vouloir me faire mal, de la façon dont il s’y prenait, ça ne fonctionnait pas vraiment et je ne tenais pas à rester sur place jusqu’à ce qu’il y arrive. C’est pour ça que j’avais passé mon chemin, même si le blond avait essayé de le bloquer. J’ai marché d’un pas rapide dans le couloir en espérant avoir assez bouché le sorcier pour qu’il me laisse tranquille, mais c’était rêver en couleur. J’ai entendu ses longues enjambées me suivre pour finalement arriver à ma hauteur. Sans le regarder, je l’ai senti me saisir le bras violemment pour me faire pivoter vers lui. Encore une fois, il me bloquait le chemin. « Prends-moi pour un con autant que tu veux si ça peut te rassurer Thalia. Fais croire au monde entier que tu te fous de tout, que tu t’es jamais sentie aussi bien. Ça doit peut-être être vrai. » Il m’a rapprochée de lui en me tenant le bras avec encore plus de force. Mon cœur s’est mis à battre encore plus rapidement, mais j’ai essayé de ne pas laisser ça transparaitre sur mon visage. Je ne voulais pas lui donner ce plaisir. « Mais alors je ne sais pas ce qui m’impressionne le plus chez toi : ton manque total de clarté sur ta situation ou la facilité avec laquelle t’as foutu ta vie en l’air… » Seulement à ce moment, il a relâché mon bras. Le regard qu’il me lançait me démontrait toute sa haine, tout don mépris. Je ne comprenais pas pourquoi mes décisions le rendaient aussi amer. Ça ne changeait rien pour lui en fait. Il aurait sûrement en fin de compte une place plus importante dans la famille, un plus grand héritage. Je ne lui enlevais rien, ça n’avait pas de sens.

Je l’observais, un peu effrayée. Il m’avait souvent fait des coups de gueule dans le genre, mais il ne m’avait jamais touchée. Il avait franchi une limite que je croyais infranchissable. Les bras écartés, il regardait autour de lui et je me demandais franchement ce qu’il faisait. J’ai reculé d’un pas, plus par réflexe que pour me mettre en sécurité. Un pas ne changerait bien s’il voulait me faire mal. « Tu penses que t’as fait le meilleur choix de ta vie pas vrai ? De nouveau à Poudlard, entourée de vrais gens qui tiennent à toi… » Ouais, il avait raison, je ne pouvais pas lui enlever ça. C’était ma maison ici, je n’avais aucun autre toit sur Terre. Il y avait bien eu la maison d’Eliael où je me sentais comme chez moi, mais maintenant qu’il était parti, je n’avais rien d’autre. Le rire mesquin que j’ai entendu me laissait présager une suite qui ne serait pas aussi bien accueillie. « Mais ce ne sont pas ta famille. À la moindre difficulté, ils t’enverront voir ailleurs pour se concentrer sur les gens qui comptent vraiment pour eux. Leur vraie famille. Pas toi.» J’avais déjà eu cette pensée, c’est vrai. Mais j’avais parlé avec une voyante très sage quelques jours plus tôt et elle m’avait dit des paroles qui avaient fait leur chemin. Je devais faire confiance à mes proches. Même si je pensais au pire, il est rare que ça y arrivait. Si la vie faisait qu’ils partaient, c’était parce que je méritais mieux, pas pire. Bien que les mots de mon cousin claquent, ils restaient en surface, ils n’entraient pas en moi comme le venin qu’il espérait me faire avaler. « Tu te crois invincible hein ? Tu penses que t’as fait un choix incroyable et que tu vas te venger de ces "méchantes personnes que sont les Carrow" ? Que tu vas sauver le monde ? Toi et toutes les raclures qui ne soutenez pas l’Augurey, vous êtes de vulgaires rats qui ne méritez que de vous faire charcuter par le Blood Circle. J’espère vraiment être présent le jour où tu hurleras sous la torture de ces moldus. On verra alors s’ils méritent véritablement de vivre. J’espère que tu sais que je savourerai chacune des minutes, presque davantage que le tortionnaire lui-même. » Je n’avais jamais pensé que mon cousin contenait autant de violence. Je savais qu’il était un idiot, je savais que ses idées s’accordaient à celles du reste de ma famille. Cependant, je n’aurais jamais pensé qu’il me souhaitait un tel sort. Même si je le détestais, je ne lui aurais jamais souhaité un sort tel que celui qu’il me décrivait. Ses paroles étaient horribles, sèches et m’avaient fait l’effet d’un coup de poing dans le ventre. J’ai pris quelques secondes pour prendre une grande inspiration et accepter ce qui venait de se dire. Je ne pouvais pas lui donner ce qu’il voulait. Il attaquait comme la vipère qu’il était, il allait rencontrer la lionne que j’étais. Au lieu de reculer de peur, j’ai avancé, défiante, jusqu’à sa hauteur. Il me surplombait de sa hauteur, mais ça ne changeait rien. Quand on me parlait de cette façon, je ne me sentais pas petite, surtout quand c’était lui. J’étais une géante et s’il voulait essayer de m’écraser, il allait devoir travailler fort.

« J’en ai marre de me répéter Hélios, mais on m’a déjà dit qu’avec les enfants il faut le faire et que c’est normal, alors je vais le faire encore une fois. J’en n’ai rien à foutre de ce que tu penses. Ça se peut que tu aies des inquiétudes à propos de tes amis qui le sont sûrement pas, tu le sais au fond de toi. C’est pour ça qu’ils ont ri de toi tout à l’heure quand je me suis foutue de toi. C’est pas des amis ça, ils s’accrochent à toi parce qu’ils ont soit peur ou bien ils n’ont rien de mieux à s’offrir. Quand tu vas tomber de ton piédestal, parce que ça va arriver, faut seulement te donner un peu de temps, ils vont foutre le camp, comme tu l’as dit, vers leur vraie famille. »

Je me suis avancé encore de deux pas, essayant de le faire reculer un peu. Il voulait jouer au plus dominant, entre un serpent et un lion, il était facile de voir qui allait écraser qui.

« Toute la rage que tu me lances au visage, c’est pas sain et c’est pas normal. Ça devrait t’arranger que je sois partie. Tu vas hériter de plus de galions et en plus je ne suis plus dans tes jambes. Cependant, t’es là à me courir après. C’est quoi ça ? Y’a deux options, soit ça va pas avec les filles et ça te frustres et tu peux pas te faire mal parce que t’y arrives pas alors tu veux me taper sur la tête, ou bien c’est un problème de père absent. Mais mon pauvre, si c’est ça, c’est pas ta faute si ta mère a trop d’options pour savoir qui est ton père… penses-y. Maintenant, laisse moi tranquille. »

Hélios n’avait pas seulement réveillé la lionne qui sommeillait en moi, il avait aussi réveillé le kraken. Ma sirène intérieure m’avait donné plus de caractère que je n’en avais déjà et je devais faire beaucoup de sports pour extérioriser tout ça. Là, je n’aurai pas besoin de séance, ma sirène serait au repos. Je me suis retournée et je suis partie dans le coude du couloir es espérant que je lui avais assez cloué le bec pour qu’il me laisse terminer ma journée en paix. L’espoir faire vivre.

(c) DΛNDELION



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'Cause I'm upset and you're outside and we're both stuck in our paradise. You're weightless hoping, I'm out just smoking


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Lumos
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Helios Carrow
Mar 11 Aoû - 20:59
« T’es sérieux? Je suis partie pourquoi tu crois ? J’en n’ai rien à foutre de ses jupes. Elle peut bien se prendre les pieds dedans et foutre le camp…»

Helios réprima un air de surprise. Il pensait véritablement et en toute bonne foi que Thalia aimait sa mère. Il semblait maintenant qu’il s’était trompé tout du long. Alors le problème était bien plus complexe et grave que ce qu’il avait pu croire depuis quelques années. Thalia avait véritablement trahi les Carrow  elle avait tout rejeté, aussi bien la loyauté que l’amour. Elle n’avait même pas essayé de les comprendre. Elle avait juste décidé que ce devait être et voilà le résultat. Une véritable ingrate. Le monde lui avait été ouvert en grand à bord du paquebot Carrow mais elle avait préféré sauter par-dessus le bord plutôt que de les accompagner dans la croisière. Et bien qu’elle se noie, pour tout ce qu’Helios savait, il n’en avait que faire.

Alors que ce dernier déclamait toutes ses paroles savamment organisées et polissées par des années de rabaissement des autres, il se sentait bien. Une bouffée de dopamine, à moins que ce ne soit de l’adrénaline, venait se répandre dans tout son corps avec la force d’un sérum particulièrement dosé. Il se sentait puissant et particulièrement à sa place. Il était de son devoir de dire au monde ce que ce dernier devait entendre. Helios pouvait comprendre que ces vérités crues étaient parfois dures à accepter mais elles devaient être entendues.

Les mots avaient cette capacité, malgré le fait qu’ils n’étaient composés que du son, une simple vibration de l’air impalpable, de trancher aussi profondément qu’un couteau bien aiguisée la chair de victimes. Helios l’avait découvert assez jeune. Ils avaient également l’avantage de ne laisser aucune preuve, aucune trace visible des méfaits. Ils avaient simplement un incroyable effet sans aucune conséquence pour l’auteur. Les armes parfaites. Alors le jeune Carrow, avec de la patience et de nombreuses heures, soirées, années, avait appris leur utilisation et avait joyeusement tailladé qui le méritait ou simplement qui s’approchait trop près.

Mais alors qu’il terminait, alors qu’il pensait voir Thalia à terre, larmoyante, elle n’en fit rien. Elle se redressait, sortait les crocs et s’apprêtait à mordre. Intéressant. Il ne s’attendait définitivement pas à cette réaction. Soit. Enfin. Il était temps qu’elle lui donne un peu de fil à retordre… Et des raisons pour que Meredith la vire. Helios inspira. Il se prépara à encaisser les coups.

« […] Quand tu vas tomber de ton piédestal, parce que ça va arriver, faut seulement te donner un peu de temps, ils vont foutre le camp, comme tu l’as dit, vers leur vraie famille. » Helios haussa quelque peu les épaules. C’était normal. Les « amis » ne servaient qu’à être utilisés. Tout le monde utilisait tout le monde. D’où la nécessité d’avoir une famille qui elle avançait vers un but commun, gardant tous ses membres la tête hors de l’eau. Exactement ce que Thalia fuyait. Elle ne faisait que lui donner davantage d’arguments. Mais soit, elle semblait vouloir continuer son numéro. Il ne lui donna donc qu’un sourire carnassier lorsqu’elle s’avança. Le chaton sortait enfin les griffes.

« Toute la rage que tu me lances au visage, c’est pas sain et c’est pas normal. Ça devrait t’arranger que je sois partie. Tu vas hériter de plus de galions et en plus je ne suis plus dans tes jambes. Cependant, t’es là à me courir après. C’est quoi ça ? Y’a deux options, soit ça va pas avec les filles et ça te frustres et tu peux pas te faire mal parce que t’y arrives pas alors tu veux me taper sur la tête, ou bien c’est un problème de père absent. Mais mon pauvre, si c’est ça, c’est pas ta faute si ta mère a trop d’options pour savoir qui est ton père… penses-y. Maintenant, laisse moi tranquille. »

Ah la garce. La mâchoire d’Helios se crispa. Elle attaquait son lien paternel. Parfait. Il s’y était préparé. S’il y avait bien une personne qui pouvait oser, cela était bien Thalia Carrow. Et comme à chaque fois, elle ne le décevait aucunement. Enfin sur ce point-ci car sinon elle était l’incarnation de la déception. Mais bref.

« Oh mais moi je suis ravi Thalia. Mais le problème c’est que tu continues à te pavaner dans ces couloirs comme si tu vivais ton meilleur moment. Barre-toi de Poudlard et là, j’arrêtai de t’emmerder.  Je te remercie de t’inquiéter de ma vie sexuelle. Comment se porte la tienne ? Tu sais qu’un gobelin ne compte pas pour une conquête ? Et en ce qui concerne mon père… » La bouche d’Helios s’assécha. Il n’aimait pas ce sujet. Et bah quoi ? Il s’y était préparé, non de non ! Alors qu’est-ce qu’il attendait pour lui envoyer une punchline bien sentie à la grognasse? Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il se retrouvait la gorge sèche sans pouvoir parler.

Savoir qui était son père avait été la question qui avait rythmé son existence. Mais à son grand désespoir, elle n’avait jamais trouvé de réponse de la part de celle qui détenait la vérité : Meredith. Bien sûr, il avait pensé à faire des tests dès qu’il avait appris leur existence mais… Quelque chose l’en empêchait. Quelque chose… Ou quelqu’un. Et ce quelqu’un était William. Car si William était son géniteur, alors tout son univers s’effondrerait. Il ne voulait pas y penser. Non pas aujourd’hui. Une bouffée d’angoisse mêlée de rage commença à enfler dans sa poitrine. Et Thalia était là avec son sourire satisfait de petite idiote prête à tout pour se convaincre qu’elle avait tout compris à la  vie… Qu’elle serait libre de tout ce dont lui-même ne pouvait pas se défaire ?! Car elle savait d’où elle venait et cela lui permettait d’accepter de ne pas savoir où elle allait. Alors que lui… Toute cette rage se déchargea d’un coup lorsqu’il frappa le mur proche de Thalia.

« Ferme ta gueule ! »

La violence du coup ébranla à peine les pierres centenaires de l’école. La douleur afflua cependant dans son poing alors qu’il retirait lentement celui-ci du mur en reprenant petit à petit son souffle. Elle avait réussi à lui faire perdre ses moyens. Il en était étonné lui-même. Le sujet de son père était donc son point de basculement ? Intéressant. Il serait judicieux de faire quelque chose à ce sujet s’il ne voulait plus perdre le contrôle à l’avenir. Il était hors de question qu’il craque de nouveau devant qui que ce soit. Thalia était un moindre mal même si elle allait ne plus se sentir après avoir vu ce qu’elle avait pu déclencher.

Cependant elle ne sembla pas avoir été la seule témoin de l’incident et alors qu’Helios se massait légèrement la main, sachant pertinemment qu’il s’était au mieux cassé quelques phalanges, un professeur accourut.

« Qu’est-ce que je viens d’entendre jeunes gens ? Où vous croyez-vous ?! »

Helios jeta un regard au nouveau venu, un trentenaire rondouillard qu’il ne connaissait pas. Super, un nouveau avec lequel il n’avait pas eu le temps de tisser des liens. C’était vraiment son jour de chance…

« Ecoutez c’est… »

« Je ne veux rien savoir. C’est détention pour tous les deux et… 10 points de moins pour Serpentard et Gryffondor. Ça vous apprendra. Et… Et je rajoute deux heures de retenue pour tous les deux ! Tiens, je viens de finir un cours et j’aurai bien besoin que ma classe soit nettoyée. Deuxième porte à gauche. Et que ça brille si vous ne voulez pas que vos représentants soient mis au courant de vos agissements. »

Super. Ils étaient tombés sur le seul prof qui avait la flemme de nettoyer derrière lui et qui cherchaient furieusement des élèves à coller pour faire le sale boulot à sa place. Sachant pertinemment qu’il n’avait pas encore suffisamment d’infos sur Thalias, Helios ne pipa mot. Ces deux heures en tête à tête serait bénéfique pour atteindre son objectif. Il fit un signe de la tête et se dirigea vers la salle en question. Il en profita pour se lancer un petit sort de soin et retrouver l’usage de sa main droite.

« Et vous n’avez pas intérêt à vous battre là-dedans Sinon soyez persuadés que vous… Le regretterez ! »

Alors que le professeur s’éloignait avec le peu d’ego et d’autorité qu’il avait réussi à ramasser, Helios entra dans la salle. Celle-ci était réservée au Soin aux Créatures Magiques. Super. Ce n’était définitivement pas sa journée. Il ne vérifia pas que Thalia le suivait. Il le savait. Thalia était comme lui, elle ne voulait aucun problème avec la hiérarchie de Poudlard au risque de se faire éjecter. Si cela devait arriver, et cela arriverait, Helios espérait du plus profond de son être, être l’instigateur de la déchéance de sa cousine.

La pièce était relativement grande avec toutes formes de livres et autres instruments qui pouvaient servir dans la matière enseignée. Helios détestait les créatures magiques. Et voilà qu’il se retrouvait coincé avec. Il s’arrêta devant une immense cuve remplie d’eau dans lequel semblait nager des choses non identifiées. Il soupira bruyamment et s’approcha d’un des hublots de la cuve. Celle-ci était de taille modeste : en se mettant sur la pointe des pieds, Helios aurait pu voir le dessus ouvert où affleurait l’eau. Composée de bois, des hublots étaient placés sur l’ensemble de sa structure, très probablement pour permettre aux élèves de voir à l’intérieur.

« Regarde Thalia, ces trucs ont ton visage. » Dit-il en étouffant un petit rire devant la monstruosité des bestioles qui nageaient à l’intérieur. Il se retourna lentement et fixa sa cousine.

« Alors… Ou en étions-nous ? Ah oui tu me donnais des conseils familiaux, alors que tu n’as plus de famille… » Une idée pointa soudain le bout de son nez. Il tapota lentement la baguette qu’il avait précédemment sortie pour se réparer la main sans la ranger. « Tu veux peut-être rejoindre ta nouvelle famille ? »

Alors qu’il terminait sa phrase il pointa sa baguette vers Thalia et lança un « Wingardium leviosa ». Il souleva alors sa cousine et entreprit de l’amener au-dessus de la cuve. Son intention était de la voir le supplier… Même s’il était assez déterminé à laver l’affront qu’elle lui avait fait avec… Un bon bain… Pour elle évidemment.

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