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Ego te absolvo ✘ thalia & érebos :: Three Broomsticks :: Pensine :: Les RPs
Érebos Asclépiades
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Sam 19 Jan - 21:24
Ego te absolvo
thalia & erebos
06.01.19 Comme a chaque fois, j'ai du remplir tout un tas de papiers inutilement compliqués pour me porter garant de Mademoiselle Carrow. Elle n'est pas de ma maison. Elle n'est même plus élève à Poudlard, mais à l'université désormais. Néanmoins, sa condition particulière requière un adulte responsable.  Et cet adulte c'est moi. Je ne suis pas beaucoup plus vieux qu'elle pourtant, j'ai seulement quatorze années de plus. Ce qui en soi est assez peu, quand on y réfléchit. Toujours est-il qu'après avoir calculé quelle date lui conviendrait le mieux pour son énergie, en fonction du cycle lunaire, nous avons covenus du dimanche 6 Janvier. Pile poil après la rentrée, qui pour moi a sonné comme une délivrance : enfin je ne suis plus obligé de rester avec ma femme, j'ai pu repartir vivre ma petite vie comme je l'entend au château, sans avoir à feindre cette hypocrisie qui me dégoûte. Pourtant je suis obligé de jouer le jeu... C'est comme ça que ça se passe dans les familles comme la mienne. Comme ça que ça se passe également dans les vieilles familles comme celle de Thalia. Car c'est d'elle que je dois m'occuper, et non pas de sa cadette Hestia qui elle, appartiens à ma maison pour le coup.

C'est d'ailleurs assez particulier pour être noté, mais je connais bien mieux l'aînée qui pourtant est à Gryffondor. Elle était une très bonne élève de mes cours de défense contre les forces du mal et... Le destin a voulu que ma famille s'occupe d'elle lors de son accident en grèce, lors de l'été 2016. Les sirènes, les grecs y sont habitués. Nous faisons donc particulièrement attention de l'endroit où nous nous baignons, et savons comment les éviter pour ne pas risquer quoi ce soit. Les sorciers étrangers eux, ont un peu plus de mal à se rendre compte du véritable danger que peuvent représenter ces créatures. C'est donc nous, qui l'avons récupérée, après qu'elle ait été maudite. Les cas sont rarissimes, mais mon père en avait déjà vu un ou deux lors de sa carrière de médicomage. Surtout lorsqu'il était encore en fonctions à l'hôpital magique d'Athènes. Il a donc su quoi faire, à peu près, pour Thalia qui est restée chez nous quelques jours le temps de s'en remettre. Surtout de discuter avec moi. Car je comprend, la jeune femme : moi aussi en sortant de Poudlard, j'ai eu envie de liberté. Moi aussi, je suis parti loin de ma famille en signe de rébellion.

On est con, quand on a dix sept ou dix huit ans non ? Résultat, je suis tombé amoureux d'une moldue, et je l'aie suivie aux USA où j'ai travaillé comme perceur officiellement dans un salon moldu de la Nouvelle Orléans. Officieusement, j'étais chez l'antiquaire d'à coté. Deux antiquaires qui se sont révélés être des sorciers tout comme moi, et pour qui je travaillais comme traducteur principalement, lorsqu'ils recevaient de vieux livres de magie noire tout en latin ou en grec ancien. Il n'y a à ce jour qu'une seule personne qui saches pour Abigail. Les autres n'ont eu que la version de mon travail chez un antiquaire, comparable à la boutique de Barjow & Beurk sur notre chemin de traverse local. Ou tout du moins, dans l'allée des embrumes, parallèle à celui-ci. Imaginez le drame, si ma famille savait réellement ce que j'ai fait en Amérique. Vivre comme un moldu, aux côtés de l'une d'entre elles, avant de la mettre enceinte d'un bâtard au sang-mêlé. Je suis convaincu que je ne suis pas le seul homme de ma famille a avoir fauté et engendré un bâtard. Il y en a sûrement d'autres. Et des femmes également, qui ont peut être eu des enfants illégitimes avec un amant, tout en noyant le poisson on près de leurs maris légitimes. Les sang purs heureux en mariage sont rarissimes : nous sommes tous malheureux ou presque, car nous n'avons pas choisi à qui nous allions dire oui. Nos familles s'en sont chargées à notre place.

Installé devant les cheminées, je regarde l'heure sur ma montre à gousset puis la range à l'intérieur de ma longue robe noire. Il est bientôt l'heure et Thalia est une jeune femme relativement ponctuelle. Si elle est en retard, ce n'est généralement que de quelques minutes, jamais plus. Elle devrait tout de même dire merci à cette éducation vieillotte pour ça, être issu d'une famille de sang pur a généralement quelques petits avantages malgré ce qu'on peut penser. Comme le fait d'être très bien élevé, quatre vingt dix neuf pour cent du temps. Macabre est avec moi ce soir. Pour le moment, elle est par terre, attendant sagement l'arrivée de Thalia tout comme moi. Mon boa est d'une nature curieuse, si bien qu'elle m'a demandé de lui montrer cette sirène. Cette hybride qui semble la révulser autant que la fasciner. Mademoiselle Carrow est au courant de ma particularité, à moi aussi. Pourtant j'ai l'impression qu'elle ne va pas en parler sur tout les toits. Et je la remercie. Ce n'est pas que j'en ai honte, au contraire. J'évite juste de trop utiliser le Fourchelang en publique, pour ne pas aggraver mon cas.

Quand Charon étais encore là, je parlais plus facilement cette langue que le Grec ou l'Anglais. Mais c'est parce que l'héritage d'Herpo l'infâme s'était manifesté chez nous deux. Entre nous, nous nous comprenions dans ces sifflements qui semblent terrifier les autres. Mais Charon n'est plus. Et depuis son départ, depuis maintenant vingt ans, je n'utilise plus ce langage en présence d'autres humains. Tout du moins, j'évite et ne l'emploie qu'en compagnie de mon cher Boa Macabre. L'animal se redresse et tend son long cou vers ma main, sortant la langue pour renifler l'air. Quelques instants plus tard, les flammes vertes dans la cheminée apparaissent et je m'efforce d'offrir un sourire à Thalia. Macabre elle s'interroge : C'est donc elle, l'hybride ? j’acquiesce simplement, préférant éviter de siffler devant la jeune femme. « Bonsoir, Thalia. »

Le rituel est le même depuis Septembre. Nous nous retrouvons peu de temps après le repas du soir, prenons le temps de discuter quelques instants. Puis, nous nous rendons vers les barques du lac, et après avoir ramé, je me retourne pour lui laisser un peu d'intimité le temps qu'elle retire ses vêtements et plonge dans le lac. C'est le lendemain matin, aux aurores, que je viens la récupérer. Toujours au même endroit : a proximité de la petite île où Dumbledore est enterré, au pied d'un vieil arbre mort. « Tu as tout ce qu'il te faut ? Il fait un peu frais, ce soir. » Heureusement, pas assez pour que le lac soit gelé. Sinon j'aurais du en plus briser la glace avec de la magie pour lui permettre de rentrer dans l'eau glaciale... C'est pas facile, la vie de sirène. « Macabre mon serpent, voulait te rencontrer. Elle n'est pas dangereuse ne t'inquiète pas. Et c'est une demoiselle. Comme ça... Tu auras une présence féminine ce soir, pour changer. »
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Thalia Carrow
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Lumos
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Dim 20 Jan - 6:11


Ego te Absolvo
Érebos | Thalia
Lorsque j’étudiais à Poudlard, la vie était plutôt simple. Je n’avais pas à me soucier du calendrier lunaire, de l’alignement des étoiles ou de quoi que ce soit d’autre. Les journées passaient et se ressemblaient pour la plupart. Depuis mon retour à l’école, les choses avaient pas mal changé. Moi même j’avais changé. Ça ne se voyait pas trop, mais nous étions quelques uns à savoir. J’avais dû prendre des ententes spéciales avec la direction pour que je puisse gérer mon cas en paix. Je n’avais pas besoin de grand chose en fait, seulement d’aller au lac une fois par mois. Par contre, ils devaient me laisser passer sans poser de question. Je ne voulais pas devoir me justifier à chaque fois que je passais par la cheminé, j’avais bien d’autres choses à faire. Depuis ma morsure, je devais aller nager en eau libre, naturelle, prendre ma forme de sirène et recharger mes batteries. Certains pourraient que ce n’était pas trop mal comme malédiction et je peux être d’accord d’un certain point de vue. Contrairement aux loups, je ne perdais pas le contrôle de mon être. Je restais moi-même, seulement avec une queue en prime. La liaison entre mes jambes n’était pas désagréable, mais leur séparation après était relativement douloureuse. Ça n’avait, par contre, rien à voir avec les os disloqués des loups. J’avais eu de la chance dans ma malchance, je crois. J’avais aussi eu de la chance lorsque je me suis fait avoir par les sirènes en Grèce. J’aurais pu me retrouver seule à me démerder pour savoir ce qui se passait. Je n’avais pas eu à chercher trop longtemps. Affaiblie, j’étais tombée sur un ancien enseignant, le professeur Asclépiades qui semblait savoir quel mal me frappait. Lui et sa famille avait pu me remettre sur pied, m’expliquer et quand j’ai été remise, j’ai repris ma route, partant où le vent me portait.

Cette rencontre m’avait aussi permi de faire face à un autre problème ; la solitude. Bien que le professeur Asclépiades puisse être effrayant au premier abord, il était un sorcier très bien, très ouvert et à l’écoute. Lors de mon séjour dans sa famille, il m’avait parler de son parcours un peu atypique qui ressemblait un peu au mien. Nous avions tous les deux des familles considérées comme pures, nous n’étions pas vraiment capable d’entrer dans le moule qui devait être le nôtre et nous étions tous les deux partis en vadrouille à la recherche de ce que nous étions vraiment. Nos motivations n’étaient pas nécessairement les mêmes, mais l’idées y était. Nous avons eu besoin de temps et nous l’avions pris. Il y a donc une certaine proximité, une certaine confiance, qui s’était installée entre nous. Nous avions des connaissances sur l’autre qu’un enseignant et un élève n’ont pas normalement. À mon arrivée à l’université, c’est donc logiquement vers lui que je me suis tournée pour savoir ce qui pouvait être fait pour mon cas spécial. Je devais aller au lac, c’était obligatoire si je ne voulais pas mourir. N’étant plus à Poudlard, je n’avais pas vraiment de raisons d’y aller alors j’avais dû faire appel à l’aide de mon ancien enseignant pour avoir un passe droit pour avoir une certaine liberté de mouvement sur le terrain de l’école. J’avais donc, à chaque fois que je devais passer au lac, l’escorte professorale à mes côtés à l’allée et au retour.

Avant de partir de mon dortoire, j’avais rempli un petit à sac avec des vêtements chauds de rechange, au cas où. Je m’étais bien habillée, avais enfilé une cape chaude, un bonnet et des gants. La soirée s’annonçait plutôt froide alors autant ne pas prendre de chance. Ce serait quand même le comble que je tombe malade à cause de mes baignades. Prête à partir, je suis partie vers les cheminés pour me transporter jusqu’au collège. À voir l’heure sur le l’horloge murale, j’allais être à l’heure. S’il y avait bien un truc qui m’énervait dans la vie, c’était bien les retards. Sac sur l’épaule, j’ai jeté la poudre dans la cheminé et j’ai dit clairement que je voulais aller à Poudlard. Quelques secondes plus tard, j’y étais. « Bonsoir, Thalia. » Petit sourire aux lèvres, Érebos m’attendait face à la cheminé, réglé comme une horloge. J’ai répondu à son sourire et je me suis sortie de la cavité en remarquant le boa qui l’accompagnait.

« Bonsoir professeur Aclépiades. »

Sortie de la cheminé, je me suis époussetée en écoutant ce que me disait l’enseignant.  « Tu as tout ce qu'il te faut ? Il fait un peu frais, ce soir. » J’ai souris de toutes mes dents à sa remarque, on aurait dit mon père, en plus aimable. Il semblait sincèrement se soucier de mon bien être et je devais avouer que ça me touchait. Si j’avais su, alors que j’étais encore son élève, que nous en finirions comme ça tous les deux, je ne l’aurais jamais cru. Notre routine me faisait du bien aussi, discuter un peu avant d’aller au lac donnait un certain aspect de normalité à ce qui se passait. Je me sentais un peu moins étrange, bien que je sache très bien que je l’étais. Ça me donnait une routine, étape par étape pour me préparer à ce qui allait se produire et c’est avec patience qu’à chaque moi, le professeur Asclépiades m’accompagnait pas à pas. C’était un vrai saint avec moi.

« Oui, j’ai tout, je vous remercie. »

J’ai secoué mon sac sur mon épaule pour lui montrer que j’avais des vêtements de rechange et il voyait bien que je m’étais bien habillée. « Macabre mon serpent, voulait te rencontrer. Elle n'est pas dangereuse ne t'inquiète pas. Et c'est une demoiselle. Comme ça... Tu auras une présence féminine ce soir, pour changer. » J’ai hoché la tête, comprenant ce qu’il me disait. La tête des Serpentards m’avait déjà dit qu’il était Fourchelang alors que nous discutions un jour. Ce n’était pas quelque chose qui était connu de tous. Il faut dire que ce n’était pas une caractéristique qui était apprécié de tous, nous savons tous que se faire traiter de vipère était péjoratif. C’était plutôt parlant sur notre affection des serpents. Ceci étant dit, c’est donc sans réelle surprise que j’ai appris que le boa, Macabre, était le sien. Il était d’une taille impressionnante. Par contre, faisant confiance à .Érebos, je l’ai cru quand il m’a dit que la bête n’était pas dangereuse. Il n’aurait pas emmené une créature sauvage, si ? Ne sachant pas trop me comporter avec le serpent, j’ai décidé de le saluer. Il communiquait avec mon enseignant après tout, autant être polie.

« Elle est impressionnante, j'étais plutôt curieuse de la rencontrer moi aussi...Enchantée Macabre. »

J'ai observé le grand boa encore quelques secondes avant de retourner mon regard vers mon enseignant en lui souriant doucement. Le savoir présent était assez rassurant, malgré son apparence étonnante. Je savais que les choses allaient bien se dérouler et tout allait être minutée avec la rigueur des horloges suisses. Aucune surprise, seulement la routine. Nous allions procéder une étape à la fois, comme toujours depuis le mois de septembre.

« Tout s’est bien passé au château pour le retour des fêtes ?»




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Érebos Asclépiades
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Dim 20 Jan - 13:09
Ego te absolvo
thalia & erebos
06.01.19  Thalia a tout prévu. Je ne suis pas vraiment surpris, mais au moins me voilà rassuré elle n'attrapera pas froid demain matin ni ce soir. Je dois avouer que j'ignore si elle peut tomber malade sous sa forme de sirène. Après tout la température du lac en hiver est glaciale, loin de celle de la méditerranée que je trouve déjà pourtant glaciale quand nous ne sommes pas en été. Je me souviens d'un garçon, qui était resté en Grèce pendant quelques mois. Sa mère faisait des études ou quelque chose du genre je ne me souviens plus vraiment. Tout ce que je sais c'est qu'il venait d'un pays froid, la Finlande je crois, et qu'il s'était baigné tranquillement dans la mer en plein mois de décembre, trouvant seulement celle-ci un peu fraîche, sous notre regard médusé à Charon et moi qui étions emmitouflés avec une écharpe et des gants. Ah, les grecs ont le sang chaud, nous ne sommes pas spécialement habitués au froid. J'ai cru que je n'allais pas survivre à mon premier hiver au royaume-uni l'année de mes dix ans, c'était également la première fois que je voyais de la neige, mais maman y avait trouvé une utilité. Nous avions fait un bonhomme de neige, puis bu un bon chocolat chaud après cette aventure. ça paraît stupide, maintenant que j'habite au Royaume-uni depuis quelques année, mais c'est quelque chose qui m'avait tout de même marqué.

Et je ne suis d'ailleurs toujours pas habitué au froid d'ici. Souvent, mes collègues se moquent un peu de me voir recouvert de trois ou quatre couches de vêtements, et de faire fonctionner la cheminée au maximum pour ne pas finir congelé. Au moins, en hiver, il fait particulièrement bon dans ma salle de classe et ça ne semble pas déplaire à mes élèves. Surtout s'ils ont eu un cours de potions juste avant, ou de botanique, ou quoi que ce soit en extérieur ou dans les sous sols. Au moins, elle est polie même si c'est une hybride maintenant. La réflexion de Macabre m'arrache une grimace. Mon serpent et moi ne sommes pas forcément d'accord pour ce genre de choses. Elle est bien plus radicale que moi et croyez le ou non : rien qu'à l'odeur elle peut reconnaître quelqu'un à l'ascendance moldue.

Nous entamons notre petit chemin, d'un pas tranquille. Rien ne presse. C'est surtout que nous nous efforçons Thalia et moi, de rendre tout ça le plus normal possible. Les mains dans les poches de ma cape, je surveille que Macabre arrive à suivre. Les Boas ne sont pas les serpents les plus nerveux de la création, surtout elle, qui est assez fainéante je dois avouer. « Oui. Entre nous, je suis content d'être rentré au Château. Mon fils était content de me voir et de passer du temps avec moi, mais... enfin.  » Je soupire longuement. Je n'ai pas besoin d'en dire plus ni de préciser, Mademoiselle Carrow le sait sans doute très bien. Elle a compris, sans que j'ai besoin de le lui expliquer. Marié à une inconnue, pour qui je n'ai pas le moindre sentiment, juste pour que ma descendance soit pure et seulement d'ascendance sorcière, sans qu'il y ait de moldu ou de cracmol dans la généalogie des marmots. Je me suis contenté d'en faire un seul, puisque elle comme moi, nous n'avions pas envie de l'autre. Le destin s'est au moins montré clément et a bien voulu nous offrir un fils. Si j'avais eu une fille, ça n'aurait fait aucune différence, j'aurais tout de même aimé cet enfant. Mais avec un garçon, les grands parents sont rassurés de savoir que quelqu'un pourras transmettre le nom plus tard.

« Certains élèves ont un peu de mal à se remettre dans le bain après les vacances, mais c'est habituel. J'ai peur des résultats du dernier contrôle de Défense contre les forces du mal... Je les avais prévenu pourtant de réviser pendant leurs vacances. Mais je crois que beaucoup n'ont pas pris la peine d'ouvrir leur manuel. » J'ai beau ne pas être un tortionnaire avec mes élèves, je sais que beaucoup me trouvent sévère et très demandeur. Plutôt que la pureté du sang pour définir leur valeur, je prime sur l'excellence académique et l'intellectuel. J'ai ce vieux stéréotype, qui me fait me dire que ceux d'ascendance sorcière réussissent généralement mieux à maîtriser leur magie que ceux qui descendent de deux parents moldus, ou d'un seul parent moldu. J'ai beau m'être rendu compte que c'était totalement faux, je n'arrive pourtant pas à m'enlever cette idée de la tête. J'ai un jeune homme né moldu dans mes nouveaux élèves cette année. Un gamin de première année, mais déjà prometteur et très intéressé. Et ça m'as fortement surpris. Je ne m'attend généralement pas à voir des impurs exceller scolairement et magiquement parlant.

« Je suppose que c'est la même chose à l'université ?... Surtout maintenant que vous êtes plus libres là-bas. On vous surveille moins, il n'y a plus l'étude comme à Poudlard pour vous aider à vous discipliner. » Bon, elle n'est pas obligatoire, seulement factultative, du coup souvent il n'y a pas foule dans la grande salle. Mais je me porte souvent volontaire pour la superviser, et aider si besoin ceux qui n'y arrivent pas avec un devoir, ou qui ont simplement besoin d'un avis. Généralement, ce sont surtout les bons élèves qui y viennent pour travailler dans le calme, mais aussi certains qui se rendent compte que : merde, les examens c'est après demain et je n'ai rien révisé!

« Au fait, j'ai une question peut-être un peu... indélicate à te poser. » Mais je dois satisfaire ma curiosité. Tout en continuant notre petit chemin vers les barques, je m'assure que personne ne traîne par-là. « Hier soir, j'ai croisé le Professeur de Zoomagie de l'université. Faust Carrow... Est-ce que c'est votre oncle à Hestia et toi ? Ou un cousin ? » Je doute que ce soit leur père, même s'il est un peu plus âgé que moi... Je ne l'imagine pas avoir eu des enfants. Vu leur nom de famille, ils sont forcément liés d'une manière ou d'une autre. Je n'ai jamais vraiment posé plus de questions que ça à Thalia sur a famille, pas plus que nécessaire. Mais ma rencontre avec l'autre hier soir m'a tout de même laissé avec quelques interrogations.
Je ne sais pas grand chose de la famille Carrow, mis à part qu'ils sont purs et qu'ils m'avaient plus ou moins laissé tranquille, avec Charon, lorsqu'ils enseignaient à Poudlard. Asclépiades, c'est peut-être bien un nom étranger, mais tout de même connu de ceux adeptes de l'idéologie du sang pur, ou de la magie noire. Alors... Nous n'avons pas spécialement souffert, lors de notre troisième année contrairement à d'autres. Le reste, je n'en sais pas grand chose. Mis à part qu'Hestia est très douée en potions, que Thalia s'est faite maudire par une sirène et me ressemble beaucoup sur certains points, et que Faust lui est un adepte des créatures magiques dangereuses.
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Thalia Carrow
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Lun 21 Jan - 0:28


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Érebos | Thalia
Le métier d’enseignant était franchement noble. On parlait tout le temps des potionnistes, des médicomages ou bien des alchimistes, mais jamais des enseignants. Ces gens se donnaient corps et âme pour le métier. Ils dorment à l’école, sauf durant les vacances. Ils passent leur journée sur place, sans réellement pouvoir avoir de repos. Il fallait franchement aimer son métier ou bien détester ce qui nous attendait en dehors des murs de l’école. Pour la plupart des enseignants que j’avais eu, je me disais que c’était la première option qui était en jeu. Nous avions des cours donnés par des sorciers passionnés qui voulaient donner leur savoir à tout ceux qui étaient prêts à les écouter. C’était une vocation. Il y en avait un, par contre, que je savais très bien que ses motivations n’étaient pas les mêmes. Érebos m’avait déjà parlé de son passé, de ses expéditions et de ses explorations. Comme moi, il ne sentait pas nécessairement à sa place dans le carcan des sang-purs. C’était à se demander pourquoi certains trouvaient cette consanguinité attirante. Ça me repoussait plus qu’autre chose. Pourquoi vouloir conserver un passé aussi sombre et troublant ? Il y avait tellement plus important selon moi et le professeur Asclépiades était généralement d’accord avec moi.

C’est donc sans surprise que j’ai entendu mon ancien professeur me dire ces quelques mots.«Oui. Entre nous, je suis content d'être rentré au Château. Mon fils était content de me voir et de passer du temps avec moi, mais... enfin.» Il n’avait pas besoin d’en dire plus. Il avait vécu ce qu’à peu près tous les sang-purs finissaient par vivre, c’est-à-dire des fiançailles forcée. C’était ce qui m’avait poussée à partir de chez moi. Mes parents avaient commencé à parler bons partis à table pour commencer à organiser mes fiançailles et j’avais vu rouge. Je savais que ce jour allait venir éventuellement. Ma mère en parlait tout le temps depuis qu’Hestia et moi étions petites. Pendant un temps, j’avais cru que ce serait romantique, comme dans les histoires. Mais en vieillissant, je m’étais rendu compte que c’était de la belle foutaise. Ce n’était pas romantique, ce n’était pas beau. C’était des affaires, du business contrôlé par des gens que ça ne concernait pas du tout. Tout pour rendre nos noms de plus en plus brillants dans la société. Ce que je voulais, tout le monde s’en foutait et ça avait été la goutte qui m’avait sortie de ma famille. Ce n’était pas la seule raison de mon départ, mais ça en faisait parti.

« Je comprends très bien, ne vous en faites pas. »

J’avais emboîté le pas de mon enseignant et nous marchions à pas tranquilles. Personne n’était pressé de se rendre où que ce soit ce soir. Je n’étais pas au bord de la mort, le lac n’était donc pas une urgence nationale. Je me sentais un peu faible comme à chaque fois où je me rendais au lac. J’étais comme une batterie moldue qui devait se faire recharger. J’étais sur la fin de mon cycle de charge et je me sentais un peu plus lourde, un peu plus au ralenti. Malgré cela, je me considérais en forme. J’avais franchement déjà été plus mal que ça. En fait, mon premier mois avait été le plus difficile. C’est à moitié desséchée que Érebos m’a trouvée et s’il ne m’avait pas foutu à l’eau. je ne serais probablement plus ici aujourd’hui. Les mains dans les poches de ma cape, j’ai jeté un coup d’oeil à mon enseignant qui semblait plutôt songeur. Je l’aurais probablement été moi-même si j’avais été à sa place. «Certains élèves ont un peu de mal à se remettre dans le bain après les vacances, mais c'est habituel. J'ai peur des résultats du dernier contrôle de Défense contre les forces du mal... Je les avais prévenu pourtant de réviser pendant leurs vacances. Mais je crois que beaucoup n'ont pas pris la peine d'ouvrir leur manuel.» Je n’avais jamais été de ces élèves qui ne font rien pendant les vacances. Ma soeur et moi étions comme ça en fait. Disons que les vacances en famille étaient ennuyantes à mourir et nous cherchions tout et n’importe quoi pour nous occuper et éviter le plus possibles les rencontres dans la haute société. Nous étions généralement obligées de nous y rendre, mais j’essayais toujours de tout mettre de mon côté pour avoir les bonnes grâces de mes parents.

Cette année n’avait pas été différente, j’avais gardé pas mal le nez le nez dans mes bouquins. C’étaient seulement mes raisons qui avaient changé. Étant seule durant les vacances, j’avais dû m’occuper durant deux semaines. Quoi de mieux que de rester à jours, en faisant un petit peu tous les jours, pépère. «Je suppose que c'est la même chose à l'université ?... Surtout maintenant que vous êtes plus libres là-bas. On vous surveille moins, il n'y a plus l'étude comme à Poudlard pour vous aider à vous discipliner.» J’ai lâché un petit rire en entendant ce que me disait le responsable des Serpentards. Il avait tout à fait raison, nous étions laissé beaucoup plus à nous même et ça se voyait chez certains étudiants qui avaient de la difficulté à garder le rythme.

«  C’est pas faux. Y’a certains élèves qui sont beaucoup plus à la ramasse que les autres. C’est leur problème, si vous voulez mon avis. S’ils se plantent, ils pourront pas travailler. Ça nous fera des incompétents de moins dans les jambes »

J’ai haussé un sourcil en regardant mon enseignant malicieusement. Nous marchions toujours tranquillement vers les barques et mes yeux sont allés se perdre vers le ciel noir qui nous surplombait. Tout était calme, rien ne semblait vouloir bouger, figés par l’hiver. Le froid allait être saisissant avant d’embarquer dans l’eau, je l’anticipais beaucoup. Un coup engloutie par les eaux sombres, je prenais ma forme et mon corps ne réagissait plus de la même façon. Il gérait mieux le froid. C’était l’entre deux, du moment où je commençais à me mettre nue au moment où je touchais l’eau, qui allait être pénible. «Au fait, j'ai une question peut-être un peu... indélicate à te poser.» Connaissant un peu Érebos, je me disais que ça ne pouvait pas être aussi pire que ça le semblait. Il n’allait clairement pas me demander la grandeur de mes bonnets de soutien-gorge. Curieuse, j’ai regardé mon accompagnateur, prête à entendre sa question. «Hier soir, j'ai croisé le Professeur de Zoomagie de l'université. Faust Carrow... Est-ce que c'est votre oncle à Hestia et toi ? Ou un cousin ?»Ce n’était pas indélicat comme questions, je considérais que c’était de la curiosité justifiée. Les Carrow étant une famille pure, nous étions tous liés. Notre relation, par contre, restait un mystère pour les gens autour. Je faisais mon possible pour rester loin de mon cousin tout en le gardant à l’oeil le plus possible. Je ne lui faisais pas confiance, mais je ne pouvais pas l’afficher devant qui que ce soit. Il semblait tellement à sa place, digne, pure, sage...ce qu’il n’était pas du tout. Lâchant un soupir, j’ai fini par répondre à mon enseignant en pesant mes mots.

« Faut est un cousin. Il est plus proche de mon père que d’Hestia et moi...pour plusieurs raisons. Mon père s’est occupé de lui quand il s’est retrouvé seul. Vous le connaissez bien ?»

Je devais avouer que j’allais à la pêche. J’étais curieuse de voir ce qu’il savait sur lui, quelle était son opinion. Peut-être qu’il pourrait me renseigner un peu.



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Lun 21 Jan - 13:09
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06.01.19 Heureusement, Mademoiselle Carrow ne semble pas mal prendre la question. J'hésitais à la lui poser, étant donné qu'elle a rejeté sa famille assez brutalement et ne semble pas suivre leurs idéaux. Elle aurais pu être vexée, gênée ou que sais-je. Mais j'ai tout de même l'impression qu'elle est une jeune femme honnête, qui ne cache pas vraiment les choses et qui dit ce qu'elle pense. « Non, pas spécialement je dois l'avouer. » Dire que je connais Faust Carrow serait mentir. J'ai juste appris certaines choses insoupçonnées à son sujet. Des choses que Thalia n'est sans doute pas censées savoir, et que je garderai donc pour moi.  

« Il m'a confié être un spécialiste des reptiles, alors on en a discuté tout simplement. Il y a certaines espèces que je connais peu, dont les serpents cornus. Lui les a fréquentés, nous avons donc échangés tous les deux à ce sujet. C'est très académique et professionnel, pas spécialement personnel. » Le fait que je m'intéresse aux serpents n'a surement rien de surprenant. Mon animal de compagnie est après tout un Boa, et la jeune femme sait que je suis un Fourchelang. C'est donc parfaitement logique. Pour Faust aussi, quand on sait qu'il est comme moi. Mais je doute qu'elle soit au courant, vu que c'est son Runespore Eris qui a craché le morceau à sa place. Sans savoir que je comprenais parfaitement. A vrai dire ça m'a un peu rappellé les touristes étrangers en grèce, qui pensaient qu'en parlant Anglais, nous n'étions pas capable de les comprendre. Manque de chance, ma mère est écossaise et j'ai passé mon adolescence ici, au Royaume-uni. Ce n'est donc pas parce que quelqu'un n'est pas censé comprendre une langue, qu'on peut dire tout ce qu'on veut en assumant que de toute manière, ça restera privé. Eris est encore une jeune Runespore. Elle n'a pas encore compris ce genre de choses, contrairement à mon Boa Macabre.

J'avoue m'être interrogé sur Thalia et sa sœur, et sur Amycus et Alecto Carrow. Sont ils aussi des Fourchelang ?... Tout semble indiquer que non. Il semble que seul Faust soit concerné. Mais d'où est-ce que ça vient ? Je suis bien placé pour savoir que c'est héréditaire, alors... Il y a du y avoir un mélange à un moment donné, que ce soit avec les Gaunt ou avec nous. Je sais que personnellement, je n'ai pas de lien de sang proche avec les Carrow. Donc peut-être du côté maternel ? Mais j'ignore qui étais la mère de mon collègue. Les Carrow sont une famille de sang-pur, mais leurs idéaux sont différent des nôtres en certains points. Certes, nous voulons tous garder notre pureté. Mais la différence majeure, c'est que ma famille ne se soumettras jamais à qui que ce soit, surtout pas à des sang-mêlés illégitimes qui sont pourtant nos cousins éloignés. « Je dois t'avouer que tu es celle que je connais le plus, dans ta famille. Je ne sais pas grand chose des autres membres du clan Carrow. Je connais peut-être plus Amycus & Alecto qui ont enseigné à Poudlard quand j'y étais élève, que Hestia qui est pourtant dans ma maison. »  

D'ailleurs il vaut mieux éviter le sujet du frère et de la sœur qui ont fait régner la terreur sur l'école. Moi, je n'avais pas trouvé ça si terrible. J'étais assez malin pour hocher de la tête d'un air consciencieux et entendu quand on me posait des questions sur Voldemort, je ne remettais pas en question sa légitimité publiquement. Seulement lorsque je discutais avec Charon, dans une langue que personne ne pouvait comprendre. Et je ne parle pas du grec, mais du Fourchelang. Amycus avait d'ailleurs trouvé cela fascinant, en tant qu'enseignant de défense contre les forces du mal, devenu simplement un cours de forces du mal durant cette année. J'étais un bon élève avec Charon, tradition familiale oblige. Et nous avions un statut particulier, aux yeux de cet homme qui semblait admirer notre capacité à parler Fourchelang comme son maître. Rien d'étonnant à tout ça, puisque cette langue est associée à la magie noire dont il était friand. J'ai donc eu la chance de ne pas vraiment souffrir, lors du règne de la terreur, contrairement à certains. Pour moi, c'était presque comme être à la maison finalement, entre la magie noire et le fanatisme de la pureté.

« Mais les choses ont changé, n'est-ce pas ?... On ne peut pas dire avec certitude que quelqu'un embrasse une certaine... Philosophie dirons nous, simplement en se basant sur son nom de famille. » Thalia en est la preuve. J'ignore la position de sa cadette vis à vis de tout ça. Il faut dire qu'on ne s'est jamais vraiment parlé Hestia et moi, elle a probablement plus échangé avec Eddy, puisqu'il lui a enseigné l'art des potions qui est sa matière de prédilection. Je suis d'ailleurs un directeur de maison indigne, je ne repère que les très bons élèves... Et les fauteurs de troubles. Les autres sont plutôt invisibles à mes yeux. Et comme l'a très justement souligné Thalia, ceux qui sortent du lot pour des mauvaises raisons ou qui ne brillent pas particulièrement sont relayés en seconde zone. Je n'ai jamais vraiment eu à faire à de vrais incompétents dans le travail, mais c'est lié à mon choix de carrière. Même si c'est un peu arrivé par hasard et tardivement dirons nous.

La voie de l'enseignement je n'y avais pas particulièrement songé, je pensais que j'allai finir dans le domaine scientifique ou médical comme une bonne partie de ma famille. Mais non, je suis devenu Professeur. De défense contre les forces du mal, alors que je suis conscient de ma propre nature de lâche.  Nous arrivons finalement au niveau des barques, pas très loin de la salle commune des Serpentard. Nous sommes juste au dessus, si je me repère convenablement. Aidant la jeune lionne à entrer dans l'embarcation, je laisse ensuite Macabre se hisser sur mes épaules et entre à mon tour avec elle. Gênée par le froid, mon Boa rentre d'ailleurs se cacher sous ma cape épaisse. Je l'avais prévenue, qu'il ferait froid et qu'elle n'aimerai pas ça. Mais bientôt nous allons pouvoir rentrer au chaud et profiter du feu de Cheminée dans mes appartements.

Je me saisis des rames, après que Carrow ait défait le nœud d’amarrage, et commence donc notre petit chemin vers le milieu du lac. Autant prendre notre temps, non ? Je suppose qu'elle n'est pas spécialement pressée de se mettre nue et d'affronter le froid. D'ailleurs... Une saleté de vent glacial se lève et me fait enfoncer un peu plus mon visage dans mon écharpe. Heureusement que c'est une sirène, parce que si le vent continue, il va y avoir un sacré courant dans le lac ! « Mis à part ça, tes études se passent bien ? Le droit te plaît toujours autant ? »    
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Mar 22 Jan - 16:24


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Il y avait peu de gens qui n’étaient pas au courant de ma situation, surtout chez les sang-purs. Un scandale dans les belles familles du monde, c’était évident que le bruit allait se répandre. Rien de mieux qu’une bonne crise interne pour que les autres purs essaient d’en sortir grandies. J’entendais déjà les commentaires. «Ce n’est pas dans ma famille que ce serait arrivé, mes enfants sont bien élevés, eux.» «Les pauvres Carrow, comment pourront-ils se relever après une telle humiliation. Je ne sais pas comment je ferais.» J’étais à peu près certaine que ma mère avait joué les pauvres femmes éplorées quelques jours, le temps de donner le change et de montrer que mon départ la rendait inconsolable, ce que je ne croyais pas du tout. Elle devait être bien contente de ne plus m’avoir dans les pattes et de pouvoir mettre toute son énergie sur ma soeur qui était ô combien plus convenable. Mon père, de son côté, je le voyais bien jouer de ses relations pour essayer que la nouvelle face le moins de bruit possible et surtout, il a dû lâcher sa colère sur notre arbre généalogique et dans son testament. Pas question que je reçoive un gallions de qui que ce soit. J’avais voulu les humilier, j’allais devoir vivre avec les conséquences de mes actes.

J’y étais prête aussi, le premier arrêt que j’avais fait après mon départ était Gringotts. J’avais sorti tout ce que je pouvais de mon coffre pour pouvoir me faire vivre pendant un moment et ça avait plutôt bien réussi. J’avais pu me rendre où je le voulais et faire à peu près ce que je voulais. Avec le temps, j’avais fait quelques petits boulots à droite et à gauche et j’avais pu bien vivre jusqu’à mon retour à l’université. Comme ça, j’avais pu éviter les foudres de mes parents et mon cousin Faust. Peut-être qu’il se foutait royalement de moi aussi, mais j’en doutais. Après tout, si sa femme était morte, c’était de sa faute, pas de celle d’un accident. Alors que je n’avais jamais vraiment eu conscience des opinions de ma «cousine», moi qui jetait l’humiliation sur la famille, les représailles pouvaient être à craindre. Au moins, jusqu’à présent, j’avais été tranquille. «Non, pas spécialement je dois l'avouer.»  L’avouer, c’était vite dit, c’était une bonne chose si vous voulez mon avis. Plus on se tient loin de Faust Carrow, mieux on est. Ça ne paraissait pas vraiment en général. Je le voyais bien parader dans les couloirs, la tête haute, digne. Il semblait loin d’être le meurtrier que je soupçonnais qu’il était.

«Je ne devrais peut-être pas dire ça, mais ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, si vous voulez-mon avis.»

J’appréciais énormément l’enseignant de défense contre les forces du mal. Déjà quand il était mon professeur, son cours était l’un de mes préférés, mais depuis les évènements qui nous ont rapprochés, je l’apprécie encore plus. Il ne serait absolument pas obligé de faire ce qu’il fait pour moi. Il pourrait simplement me laisser vaquer à mes occupations dans le lac et me laisser me débrouiller seule. Ça n’aurait pas été la mer à boire, sans mauvais jeu de mot. Par contre, il prenait tout le même le temps de prendre de mes nouvelles, de m’escorter et je l’appréciais. Ça rendait les choses beaucoup moins difficiles. «Il m'a confié être un spécialiste des reptiles, alors on en a discuté tout simplement. Il y a certaines espèces que je connais peu, dont les serpents cornus. Lui les a fréquentés, nous avons donc échangés tous les deux à ce sujet. C'est très académique et professionnel, pas spécialement personnel.» J’ai regardé mon accompagnateur quelques secondes avant de retourner mon regard vers l’avant. Effectivement, mon cousin avait une passion inquiétante pour les reptiles. Vous pourriez me dire que c’est son métier, la zoomagie et je suis d’accord. Par contre, la façon dont il regardait les créatures à sang-froid me glaçait. C’était comme s’il était l’un des leurs, ce qui ne m’aurait pas surpris. Il était vicieux, tout comme la réputation de ces créatures. Je savais très bien que c’était seulement une réputation qui venait de temps ancestraux et que c’était plus pertinent de nos jours, mais ça leur restait tout de même collé à la peau.

Je n'ai pas relevé, préférant hocher la tête pour montrer ma compréhension. Que pouvais-je rajouter de plus. C’était effectivement des intérêts qu’ils avaient en commun et ce serait bête de ne pas en profiter. Par contre, je ne pouvais m’empêcher de me dire que la prudence devait être de mise. Il ne fallait pas trop s’approcher d’une brasier au risque de s’y brûler. «Je dois t'avouer que tu es celle que je connais le plus, dans ta famille. Je ne sais pas grand chose des autres membres du clan Carrow. Je connais peut-être plus Amycus & Alecto qui ont enseigné à Poudlard quand j'y étais élève, que Hestia qui est pourtant dans ma maison. » J’étais coincée entre une certaine joie et une certaine amertume. Joie parce qu’effectivement, les circonstances avaient faites que nous avions passé un peu plus de temps ensemble qu’un enseignant et son élève de façon normale. Il m’avait servi de boué alors que j’étais près de la mort. Il était un sorcier qui avait une place particulière dans mon échelle du respect, il y était logé très haut. À l’inverse, j’avais aussi de l’amertume à cause de la référence à Amycus et Alecto. Ils avaient fait régner un régime de terreur à l’école à une certaine époque, à ce que j’avais compris, et ça me rendait honteuse. Comment pouvait-on espérer que notre nom ne soit plus relié au mal en ayant des représentants comme eux.

«Amycus et Alecto me font honte plus qu’autre chose. Ce sont eux qui devraient être effacé de notre arbre généalogique...pas moi.»

Je crois que c’est ce qui me faisait le plus mal dans tout ça. J’étais la honte de la famille et eux, ils étaient des héros déguisés. Nous ne les avions pas célébré, par contre, certains étaient très fiers de ce qu’ils avaient fait. Ils avaient eu le courage de leurs opinions et de se battre pour une cause qui était juste. Moi qui n’était pas d’accord avec tout ça, je n’avais plus rien. Pas de famille, pas d’argent, pas de liens forts. Rien mis à part l’espoir que ma soeur me pardonne ma fuite. Tout ça me rendait bien triste. J’ai secoué la tête rapidement, voulant chasser ces idées de ma tête. Je ne devais pas avoir les blues dans le lac, je trouverais ma nuit très longue si tel était le cas. «Mais les choses ont changé, n'est-ce pas ?... On ne peut pas dire avec certitude que quelqu'un embrasse une certaine... Philosophie dirons nous, simplement en se basant sur son nom de famille.» C’était une bonne question et j’aurais tendance à vouloir dire que c’était effectivement le cas. Par contre, en y réfléchissant bien, je doutais de moi. Pour ce que je voyais dans ma famille, les idées étaient bel et bien ancrées dans les cerveaux de mes parents et de tout ceux que j’avais dû fréquenter durant les soirées pures. Les mains enfoncées dans les poches de ma cape, j’ai arrêté ma marche pour répondre et regarder Érebos.

« J’aimerais dire que vous avez raison, mais je n’en suis pas certaine. Il y a effectivement certains changements, mais les gens comme moi, mais on est considéré comme des moutons noirs...vous savez que ça donne au bout de la ligne. Dans ma famille, ils sont restés avec des idées très arriérées si vous voulez mon avis. Faut être prudent avec ces gens-là...on peut se brûler.»

J’avais regardé la tête des Serpentards avec beaucoup de sérieux. Sans dire que c’était une menace voilée, j’espérais qu’il comprenne où je voulais en venir. .Je ne pouvais pas crier sur tous les toits que mon cousin était un meurtrier raciste. Par contre, je pouvais lancer des avertissements un peu à la volée. Je n’avais aucune preuve de ce que j’avançais après tout. Seulement une conversation au mauvais endroit m’avait mis la puce à l’oreille. Un vent glacial m’a poussée à reprendre ma marche vers les barques et c’est avec un certain bonheur que j’ai entendu Érebos changer de sujet. «Mis à part ça, tes études se passent bien ? Le droit te plaît toujours autant ?» J’ai souris en y pensant. S’il y avait bien une chose qui se déroulait bien dans ma vie en ce moment, c’était mes études. J’aimais mon cursus, mes cours et la promesse pour l’avenir que ça me donnait. Il y avait de l’espoir. Encore quelques années d’étude et je pourrais enfin voler de mes propres ailes.

«Ça me tient occupée, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais ça en vaut la peine. Ça me plait toujours autant et je commence à voir le bout de la fin. Quelques années encore et je vais pouvoir commencer à vivre vraiment comme il faut. Faut que je vous remercie pour ça. Sans vous, je n'en serais pas là professeur Aclépiades.»



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Ven 25 Jan - 11:43
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06.01.19 Le moins que l'on puisse dire, c'est que Thalia ne semble pas porter le reste de sa famille dans son cœur. Je peux comprendre ce genre de réactions. Moi aussi j'ai quelques différents avec les miens, j'ai même fui moi aussi a son âge. Mais je suis toujours revenu. Parce que ma famille est plus importante que tout le reste. J'ai vite compris que nous devions rester souder entre nous, au cas où quelque chose se passe, pour protéger les jeunes. Surtout maintenant que ces abrutis de mangemort sont de retours. Nous avons déjà perdu l'un des nôtres, ils n'en aurons pas un second cette fois-ci. Thalia est également une gryffondor, qui a rompu la tradition de sa famille qui sont tous allés à Serpentard il me semble. C'est même plutôt logique, que tous les Carrow mis à part elle soient allés dans cette maison, qui a été la mienne. Et dont je suis devenu directeur. Quand je suis entré à Poudlard, je n'avais pas vraiment cette pression. Ma mère a beau être une Yaxley, elle n'était pas à Serpentard. Alors, j'ai docilement laissé le choixpeau choisir, et celui-ci a longuement hésité. Serdaigle ou Serpentard ? Finalement, la balance a penché vers les vipères après que j'ai aboué vouloir rester aux côtés de Charon, réparti quelques minutes avant moi.

Je pense que j'aurais fait un bon aiglon ceci dit. Les deux maisons pouvaient me correspondre, et j'ai l'impression que souvent, quand le choixpeau hésite vraiment, c'est finalement le choix de l'élève en question qui donne la décision finale. Je connais d'autres gens que l'on appelle tout comme moi des chapeauflou, des élèves qui ont mis plus de cinq minutes à être répartis tant c'était difficile de les placer. C'est certes un peu inhabituel, mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose, d'avoir des qualités de deux maisons ou plus. En tant que nouveau directeur de Serpentard, je m'efforce de rendre mes étudiants plus ouverts d'esprit. J'ai demandé à ce qu'on enlève le portrait de Madame Elizaeh Beurk, ancienne directrice de l'école qui encourage les élèves de Serpentard à être méchants en ver les nés moldus. Mai ma demande a été refusée, elle fait partie du patrimoine de l'école. D'ailleurs, l'an dernier, je me suis pris la tête avec son portrait pendant une bonne heure pour la convaincre d'arrêter de dire des horreurs pareilles. Mais rien à faire. Foutue peinture !

J'esquisse un sourire ravi, tout en ramant calmement quand Thalia me remercie de l'avoir aidé à reprendre ses études. En soi, je n'ai pas fait grand chose. On en a jute un peu discuté par hibou. A mon époque, l'université n'existais pas. Et même si ça avait été le cas, je ne sais pas si j'y serais allé. Probablement que oui, ma famille m'aurait poussé pour que e continue mes études, sans doute pour devenir médicomage moi aussi comme mon père. Mais le destin en a voulu autrement. Et avoir voyagé... A grandement aidé à me former. Après tout, la défense contre les forces du mal, c'est surtout de la pratique finalement. De la théorie aussi, mais mes élèves sortent régulièrement leurs baguettes en classe pour pratiquer. Je ne tiens pas à ce qu'ils se fassent tuer par des mangemorts. « Il va falloir t'accrocher, le droit est assez théorique. Mais ça vaut le coup. Tant que tu fais quelque chose qui te plaît, c'est le plus important. Je suis partisan du dicton qui dit qu'il vaut mieux faire quelque chose que tu aimes dans ta vie. Si c'est pour avoir un boulot dans le quel tu es malheureux ou malheureuse, ce n'est pas la peine. »   

A quoi bon honnêtement ? Personne n'est naît pour être triste. Si on veut devenir plombier plutôt qu'avocat et que ça nous rend heureux, je ne vois pas le soucis. Et selon moi, tous le parents devraient penser de la même manière. Si en grandissant mon fils me dit : papa je veux devenir éleveur de Boursouflets je serais tout à fait d'accord avec son choix et je l'accepterais. C'est vrai qu'on espère toujours que nos enfants feront de grandes choses et auront une bonne situation. Mais je préfère que le mien soit heureux. J'ai même au fond de moi l'espoir qu'il ait le courage de vraiment se rebeller, et aille épouser qui il veut, plutôt que d'accepter ce que sa mère commence à prévoir pour lui. « Et si jamais tu as des questions ou un soucis, tu peux toujours en parler avec Monsieur Harisson. Même s'il est à Poudlard, il reste ton directeur de maison, il auras surement de bons conseils à te donner lui aussi. C'est quelqu'un de bien. Nous étions à Poudlard ensemble, de la même année et nous étions bons amis. Les gens ont toujours trouvé ça un peu bizarre de voir un vert et un rouge s'entendre aussi bien, mais c'est comme ça. » De toute manière, Thalia nous voit bien faire tous les deux, à essayer de souder les élèves de nos deux maisons, à les encourager à prendre exemple sur nous qui nous apprécions, plutôt qu'à se détester !    
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Sam 26 Jan - 17:24


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Ma répartition chez les Gryffondors n’avait pas été des plus simples. Je me souvenais des hésitations du chapeau qui pensait me placer dans la même maison que le reste de ma famille, chez les Serpentards, comme tous les Carrow de l’histoire des Carrow. C’est ce que mon père me disait à tout le moins. Il avait passé mon enfance à me vanter toutes les qualités de notre famille, à quel point nous étions supérieurs aux autres, des élus, des gens privilégiés qui devaient profiter de ces privilèges pour s’élever dans la vie comme lui-même l’avait fait. Les saintes paroles de Cyrus Carrow dans toute sa splendeur. Toujours aussi propre de son image, digne et fier comme un paon. Je ne l’ai su que plus tard durant ma première année, mais c’était de l’endoctrinement ce qu’il faisait avec ma soeur et moi. Il y croyait dure comme fer à toutes les idioties qu’il nous racontait. Pour lui c’était clair comme de l’eau de roche. Pour moi, jusqu’à ma première année, je pensais que c’était normal et que je devais penser comme lui. Pourquoi mon père me raconterait-il des bêtises ? C’était mon père. Je trouvais ça difficile, mais je me disais qu’il le fallait. C’est probablement cette difficulté que j’avais qui m’avait poussée chez les rouges plutôt que chez les verts.

J’avais fait mon petit bonhomme de chemin pendant toutes ces années, changeant, devenant celle que je voulais vraiment être non pas la fille fictive que mes parents espéraient tellement avoir au coeur de leur famille. Je n’étais que l’ombre de cet enfant désirée. Au moins, ils avaient eu ma soeur qui avait beaucoup mieux suivi les traditions. Elle était dans la bonne maison, contrairement à moi et c’était payant pour elle et moi j’avais relativement la paix. Ils savaient qu’il n’y avait pas grand chose à faire avec moi de toute façon. J’avais de bons résultats et je ne les ridiculisais pas trop, c’était l’essentiel. Du moins, ça c’était jusqu’à ce que je fasse scandal en foutant tout en l’air en quittant le nid familial. Bien de l’eau avait coulé sous les ponts depuis cette fameuse soirée. J’étais devenue une hybride, j’avais voyagé et j’avais commencé des études universitaires. Pas mal pour une sorcière sans famille.

Mon cursus universitaire nécessitait énormément de travail, mais ce n’était pas pour me déplaire, au contraire. J’avais besoin de me tenir occupée le plus possible pour ne pas trop réfléchir à tout ce qui se passait autour de moi. Je devais garder le focus sur mes objectifs, c’est-à-dire la réussite totale de mon objectif qui est de montrer au monde que les Carrow ne sont pas tous mauvais. Pour le faire, je travaillais énormément et, malgré que pour certains c’était horrible, ça me plaisait. Moins de réflexion interne à faire. «Il va falloir t'accrocher, le droit est assez théorique. Mais ça vaut le coup. Tant que tu fais quelque chose qui te plaît, c'est le plus important. Je suis partisan du dicton qui dit qu'il vaut mieux faire quelque chose que tu aimes dans ta vie. Si c'est pour avoir un boulot dans le quel tu es malheureux ou malheureuse, ce n'est pas la peine.» J’ai souris au professeur Aclépiades alors qu’il ramait pour nous emmener plus loin sur le lac. Ça allait bientôt être l’heure pour moi de me jeter à l’eau pour recharger mes batteries. Mon enseignant était franchement plus humain que la plupart des gens que je connaissais, il comprenait ma situation mieux que personne, il était passé par les mêmes chemins que moi, à quelques exceptions près. La différence, pour le moment, était surtout qu’il était retournée vers sa famille, ce que je ne croyais jamais faire dans cette vie ou les suivantes. Avec Faust et la mort qui rôdait autour de lui, je ne me risquerais jamais à retourner vers eux. Avec l’humiliation que j’avais apporté au nom Carrow, c’était peine perdu. Sa femme était morte, que me ferait-il ?

«C’est pour ça que je suis là, je sais que ça en vaut la peine. Et puis, ça me tient la tête occupée.»

Si je ne pensais pas à mes études, je pensais à Hestia et comment la faire m’accepter à nouveau ou bien je réfléchissais à mes baignades obligatoires. Et quand je dis penser, c’est plutôt de la prise de tête qu’autre chose. J’essayais de régler ces soucis de la meilleure des façon, mais je n’y arrivais pas comme je le voulais et ça me faisait chier. Mon cerveau ne fonctionnait pas autant que je le voulais, il ne pouvait pas tout régler. Je n’étais pas toute puissante. «Et si jamais tu as des questions ou un soucis, tu peux toujours en parler avec Monsieur Harisson. Même s'il est à Poudlard, il reste ton directeur de maison, il auras surement de bons conseils à te donner lui aussi. C'est quelqu'un de bien. Nous étions à Poudlard ensemble, de la même année et nous étions bons amis. Les gens ont toujours trouvé ça un peu bizarre de voir un vert et un rouge s'entendre aussi bien, mais c'est comme ça. » J’étais tout à fait d’accord avec lui. Je savais que mon directeur de maison, bien que dans un autre bâtiment était quelqu’un de bien. Il était, lui aussi, au courant de ma petite particularité et m’appuyait dans certaines situations si Érebos n’était pas disponible. Il restait mon directeur après tout et un enseignant tout à fait compétent pour les potions.

«Oui je sais. Vous avez toujours faits à l’inverse des stéréotypes tous les deux. Je trouvais à beau à voir quand j’étais encore au château.»

Cette pensée me faisait sourire. Ils m’avaient toujours impressionnée tous les deux. Ça m’avait toujours montré que tout était possible, que la maison ne changeait rien, que le nom ne changeait rien. Ça m’avait encouragée à continuer sur la voie que je prenais tranquillement. Ma soeur et moi pouvions nous aimer même nos maisons étaient différentes. J’ai même une pensée pour Ezechiel, un Serpentard qui me surprenait de jour en jour. C’était peut-être possible malgré tout. Le temps me le dirait bien assez vite. J’ai jeté un regard à la ronde avant de lever les yeux vers la lunes pour ensuite les baisser vers l’eau glaciale. Retournant mon regard vers le professeur Asclépiades, j’ai souris.

« C’est le moment, professeur.»




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Dim 27 Jan - 17:19
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06.01.19 Être Professeur ce n'est pas juste donner des cours, corriger des copies et surveiller les élèves. Finalement ce n'est que le sommet de l'iceberg. Ces jeunes têtes blondes passent finalement plus de temps avec nous qu'avec leurs parents pendant quelques années. Et surtout, c'est pendant des années cruciales de leurs vies, à l'adolescence, là où on se forge vraiment une personnalité. Je sais bien que c'est pas facile d'être adolescent. Je suis passé par là moi aussi. Maintenant que je suis un adulte, et un professeur, je veille à donner un bon exemple à tous ces jeunes gens. Pas seulement ceux de ma maison d'ailleurs, puisque beaucoup râlent un peu. Certains me trouvent même bien trop progressiste, et je sais très bien que certains parents d'élèves préféreraient que je sois viré, plutôt que de me laisser parler de tolérance et d'acceptations à leurs marmots. Je me demande si certains ont osé dire que j'étais un traître à mon Sang. Mais s'il y a bien quelqu'un qui a sa place à la tête des Serpentard, c'est moi. Après tout, le fondateur lui-même de cette maison est un cousin.

Une fois au milieu du lac, je hoche la tête quand Thalia me signale que c'est le moment. Macabre sors la tête pour regarder, et je siffle d'un air mécontent : ne regardes pas la demoiselle, c'est malpoli. Elle va avoir besoin d'un peu d'intimité. Je me retourne donc avec mon serpent pour laisser le temps à mon élève de e déshabiller. En soi c'est une femme maintenant à vingt ans, plus une gamine. Ce ne serait donc pas spécialement étonnant qu'un homme la regarde s'il en avait l'occasion. ça n'aurais rien de dégoûtant. Mais je suis un professeur, alors, je reste bien sagement à ma place. Puis merde, j'ai connu les sœurs Carrow quand elles étaient encore gamines. Je ne pourrais jamais les voir autrement que comme des enfants, toutes les deux, bien qu'elles soient devenues de ravissantes jeunes femmes.

J'entend les vêtements de Thalia se plier, le silence règne sur le lac de nuit. Ma baguette à la main, je surveille d'un œil sous la surface grâce à la petite lanterne de la barque. Et même comme ça, l'eau du lac semble aussi noire que de l'encre. J'ai été assez traumatisé en première année, quand j'ai vu un bout du calamar géant. Je ne l'ai plus jamais revu après, bien que la salle commune des Serpentard donne directement sur le fond du lac noir. Tout ce que j'ai vu passer devant les fenêtres lors de ma scolarité, ce sont des strangulots ou encore quelques poissons. « Tu as déjà croisé le calamar ? »   
Bon c'est une question un peu bizarre, mais vu qu'elle plonge... Elle a plus de chances de l'avoir vu que moi. Même si j'ai vu un tentacule sous l'eau quand j'avais onze ans, en me rendant à ma cérémonie de répartition.

Elle est assez rapide maintenant. Si bien que j'entend finalement un PLOUF qui m'indique que je peut me retourner, le temps qu'elle achève sa transformation dans l'eau. Macabre fascinée par ce drôle de spectacle, regarde avec insistance la Gryffondor qui barbote dans l'eau du lac.
 « Comme d'habitude, je viendrais te retrouver à l'aube, à côté de l'arbre. »  
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Fear is not my fate
I found myself by losing hope, I lost my way to find a home, I hid myself to stay alive now I'm ready to face my disguise ; Sick of wearing a mask, sick of hiding my face, sick of every motherfucker that is in my way
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Thalia Carrow
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Lun 28 Jan - 3:08


Ego te Absolvo
Érebos | Thalia
Le temps était venu. Mon regard s’était perdu dans le ciel sans nuage et surtout sur les étoiles qui l’habitaient. À chaque fois que je plongeais, j’allais me chercher un peu de courage. Passer son temps en solo sous l’eau donnait beaucoup de temps pour réfléchir et ça me rendait toujours triste. Je pensais à ma soeur et cette impasse dans laquelle nous étions coincée. J’avais fait la gaffe de partir et elle ne m’avait jamais pardonné. Je pensais à ma famille qui m’avait effacée de leur vie à cause de mes décisions, ce qui faisait que je me retrouvais seule, presque en tout temps, quand je n’étais pas à l’école. Je pensais à Faust que je voyais comme une menace constante à cause de ce qu’il avait fait à sa femme. En tout cas, à ce que je pensais qu’il lui avait fait. Je me demandais s’il pensait à me faire la même chose vu l’image que je donnais des Carrow. Et surtout, je pensais à mon avenir. Je savais ce que je voulais faire dans l’avenir. Je voulais gagner des procès, ramener la justice dans ces histoires de sang qui n’avaient aucun sens en 2019. J’aurais aimé avoir ma petite vie, un mari et des enfants, pourquoi pas. J’étais loins d’être proche de cette objectif et ça me rendait un peu triste.

Il y avait par contre une petite lueur, le visage d’Ezechiel m’apparaissait en tête. Est-ce que ce serait possible ? J’avais appris à l’apprécier et je l’avais même embrassé, une fois. C’était plutôt chaste comme baiser, mais ça m’était apparu comme une caresse. Ça avait été doux, chaud et bon pour le peu de temps que ça avait duré. Ça m’avait fait un effet monstre et j’y pensais très souvent depuis ce soir-là. À chaque fois, ça me faisait la même chose, je souriais plutôt bêtement et je me détendais. J’étais prête. La barque immobilisée, j’ai vu le professeur Aclépiades se détourner de moi, me donnant un peu d’intimité pour me déshabiller. Je pliais mes vêtements au fur et à mesure, les serrant dans mon sac pour ne pas les froisser et surtout pour qu’ils ne soient pas mouillés par mégarde. Ne portant pas trop attention à ce qui se passait autour, j’ai entendu mon accompagnateur siffler et j’ai jeté un coup d’oeil rapide pour savoir ce qui se passait. J’ai vu le serpent se tourner vers son maitre et m’ignorer. Il avait dû lui parler, mais pour dire quoi, je n’en savais rien. Ça ne changeait pas grand chose en fait. J’avais bien autre chose en tête pour m’en soucier réellement.

Frigorifiée et nue, je me suis finalement lancée à l’eau. Le premier choc thermal a été assez dure. Le froid m’avait complètement engloutie et je me suis complètement raidi. Difficile de rester détendue dans une eau aussi froide. J’ai senti mes jambe fusionner, ce qui m’a fait un grand élan de chaleur qui est parti de mes orteils et qui a remonté tout le long de ma colonne vertébrale. Mes jambes se sont recouvertes d’écailles bleutées, tirant sur le mauve et j’ai pris une grande goulée d’eau dans mes poumons. Ceux-ci ont brûlés quelques secondes, jusqu’à ce que mon corps soit capable de le gérer. Remontant à la surface de l’eau j’ai entendu mon enseignant me parler. «Tu as déjà croisé le calmar ?» J’ai lâché un petit rire, pensant à tout le mystère qui entourait la créature qui habitait le lac. Tout le monde savait qu’elle existait, mais si peu l’avaient réellement vue. Je m’étais aventurée un peu partout dans ce lac depuis le temps, essayant de la trouver. Par contre, quand je l’ai débusquée, je suis restée loin, préférant ne pas me frotter à une créature aussi ancienne. Je ne savais pas comment elle pourrait réagir à ma présence et je ne tenais pas à perdre la vie dans ce lac. Je ne voulais pas être déclarée disparue, je ne voulais pas être oubliée.

«Oui, je l’ai vu, mais je ne me suis pas approchée. Il est plutôt effrayant. J’essaie de me tenir loin des problèmes quand je suis là dedans.»

N’ayant que la tête qui sortait de l’eau, j’ai observée mon accompagnateur et surtout son serpent qui ne me lâchait pas des yeux, comme s’il n’avait jamais rien vu de tel. Ça avait beaucoup de sens maintenant que j’y pensais. Il n’y avait pas vraiment de serpents dans le coin. Nageant sur place avec ma queue, j’ai placé mes cheveux vers l’arrière, m'éclaircissant la vue. «Comme d'habitude, je viendrais te retrouver à l'aube, à côté de l'arbre.» J’ai hoché la tête pour montrer que j’avais compris. Nous nous en tenions à la routine, comme d’habitude.

«C’est parfait, je vous remercie professeur. »

J’ai fait un petit signe de tête au chef de maison des Serpentards et je suis plongée dans l’eau glacée, me laissant engloutir dans les profondeurs noires du lac jusqu’à ce que je ne sois plus visible de la surface, prête pour une nouvelle nuit de solitude.




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'Cause I'm upset and you're outside and we're both stuck in our paradise. You're weightless hoping, I'm out just smoking

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